Actualité

7 novembre 2026

 

Copyright Michel Vonlanthen

 


La philosophie réside dans la joie comme finalité de la morale et de l'utilité comme critère du bien (Démocrite)
 

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CE QU'IL Y A EU AVANT
 

 

 

 

 

Cassis et Israël : une diplomatie sous influence

 

Commentaire à l'article de Sid Ahmed Hammouche dans Antithèses-Bon Pour La Tête du 6 novembre 2026

 

A l'évidence, la Suisse pratique maintenant le "deux poids-deux mesures" en politique extérieure. Elle le doit, entre autres, à son ministre. Est-il sous influence ?

 

Une grande partie du parlement l'est, lui, sous influence. Il suffit de consulter les votes des parlementaires pour le constater : certains votent toujours dans le même sens, ils semblent obéir à des consignes.

 

Par exemple, les sympathisants d'Israël ont la majorité des voix au Conseil national, à la commission de gestion et à celle de politique extérieure. Nuls n'est en mesure de s'opposer à leurs votes. Cela explique peut-être les achats calamiteux de matériel de guerre et la politique extérieure désastreuse dans laquelle le pays s'engage de plus en plus.

 

Restent des questions :

 

Qui sont ces gens qui sont en train d'orienter notre système politique et, notamment, notre neutralité ? Dans quel but le font-ils ?

 

Il serait intéressant de caractériser les groupes d'influence. Ont-ils des motivations pécuniaires, ethniques ou même religieuses ? A qui va la loyauté des double nationaux ? A leur pays d'accueil ou à leur pays d'origine ?

 

Gouverner c'est prévoir, aussi est-il nécessaire de savoir d'où vient le danger. Cela ne changera rien à l'évolution de la population, dont la composition devient de plus en plus "arc-en-ciel", mais cela permettra de prendre, pour le bien de tous, de sérieuses mesures d'intégration.

 

Car il faut du temps et de la motivation pour qu'un pays d'accueil devienne un pays de coeur.

 

 

Comment l’IA va bouleverser les relations internationales

 

Commentaire à l'article de Robert Habel dans Antithèses-Bon Pour La Tête du 1 novembre 2026

 

Ne pouvons-nous pas penser autrement qu'en terme de domination, de conquête, de guerre ?

 

Mais nous, pauvres petits individus maltraités par les puissants de ce monde, qu'en avons nous à faire de ces egos (et appâts du gain) qui poussent certains à embarquer leur pays dans des affrontements stériles ?

 

Que ce "toujours plus" en fait des dégâts ! Toujours plus de puissance, de territoire, d'argent, de domination !

 

Mais enfin, qu'en a-t-il à en faire de tout cela, l'individu ?

 

Rien, il n'en a rien à faire de tout cela l'individu !

 

On l'embarque dans une lutte qu'il ne veut pas.

 

Peut-être serait-il temps de penser un peu à lui !

 

Un chose est sûre : les grands projets du style "la grandeur et le rayonnement de la France" sont vraiment très loin des soucis des populations. Elle ne demandent qu'à vivre simplement les populations, à avoir une famille, un travail, un logement, à pouvoir se nourrir, à pouvoir éduquer ses enfants et à avoir quelques loisirs. Et c'est à-peu-près tout.

 

Alors revenons à l'individu face à l'IA !

 

1) L'IA va rendre l'individu encore plus bête qu'il ne l'est.

 

Rappelez-vous l'introduction généralisée de la calculette ! Maintenant les jeunes ne savent même plus calculer de tête la monnaie que doit leur rendre la vendeuse de salades. L'oreiller de paresse constitué par la calculette a détruit la nécessité impérative de savoir apprendre à calculer.

 

"C'est devenu inutile puisque, maintenant, on a tous une calculette !"

 

Oui, d'accord, mais si vous l'oubliez à la maison ? Ou si sa pile est plate ?

 

Avec l'IA ce sera encore pire car, oui, chacun a un smartphone sur lui, mais il peut aussi l'oublier à la maison ou voir sa batterie déchargée. Mais l'IA apporte une nuisance supplémentaire : ses algorithmes peuvent être conçus afin de donner des réponses conformes aux voeux de ses propriétaires. Donner des réponses "dirigées" en quelques sortes. Et cela à l'insu des utilisateurs qui peuvent alors être finement manipulés.

 

Voilà le grand danger de l'IA !

 

2) L'IA, à l'instar de toute nouvelle invention, peut constituer un progrès, mais aussi être mal utilisée, comme un couteau qui peut servir à étendre de la confiture sur une tartine, mais aussi servir à tuer quelqu'un.

 

Ecoutez ce que disent les jeunes militaires israéliens dans le film "Naza" !

 

C'est l'IA qui leur désigne les cibles à abattre à Gaza et qui calcule le nombre de morts collatérales admises. C'est-à-dire le nombre de bébés de gamins, d'adolescents, de papas, de mamans, de pépés, de mémés et même de chats et de chiens qu'elle trouvera acceptable d'assassiner afin de pouvoir éliminer un seul membre de la résistance palestinienne.

 

Et ils concèdent que leur logiciel d'IA désigne 15% de gens qui sont totalement innocents de ce que leur reproche la hiérarchie de Tsahal. Cette IA fait 15% d'erreurs. 15% des gens qu'assassinent ces jeunes soldats de Tsahal n'ont rien fait de répréhensible ! Sans même parler que ce sont des civils, ce qui constitue tout de même un crime de guerre !

 

Quand on pense que la plupart des pays a renoncé à la peine de mort afin, justement, que les erreurs de la justice humaine ne condamne pas à mort un innocent !

 

Voilà donc les deux grands défauts de l'IA : rendre bête ceux qui l'utiliseront et donner un pouvoir démesuré à ceux qui l'utiliseront pour prendre des décisions à leur place.

 

Du point de vue de l'individu lambda, on est vraiment bien loin des grandes "envolées lyriques" qu'on nous sert pour justifier l'introduction de l'IA !...

 

"Think !" (pense !) (Thomas Watson Jr, premier président d'IBM)

 

 

Livres et reportages

 

Voilà 3 ans que je documente et écris un livre sur les possibilités de paix en Palestine. J'au une solution à proposer mais j''oscille constamment entrer espoir et désespoir au gré de l'actualité de cette région du monde tellement ce qui s'y passe est épouvantable. Le 19 octobre 2026, je finissais la lecture du livre de Philippe Lazzarini, l'ancien haut responsable onusien de l'URWA, intitulé "Témoin de Gaza, ce qui ne s'efface pas". Et là, en lisant ce qui s'était passé à Gaza avec l'UNRWA et les coups tordus perpétrés par le  gouvernement Netanyahou et ses extrémistes d'extrême droite pour tenter de discréditer cet office de l'ONU  et son directeur, qui a même été traité de criminel de guerre, j'étais vraiment moralement au plus bas, ne voyant plus de possibilité d'inverser le cours de cette malheureuse guerre tant Ies autorités israéliennes s'efforçaient de faire capoter tout espoir de paix.

 

Et puis le mardi 20 octobre, la chaîne TV Arte a consacré sa soirée au thème  de la guerre israélo-palestinienne.

 

Le premier Comment sauver la démocratie de Yaël Vidan et Olga Kravetz a montré la révolte populaire israélienne contre les tentatives du gouvernement Netanyahou de s'emparer du pouvoir judiciaire en changeant la loi. La rue s'est révoltée et d'immenses manifestations ont eu lieu, contraignant le gouvernement à revenir en arrière, jusqu'à ce que l'attentat du 7 octobre 2023 provoque le regroupement de  la population derrière ses autorités afin de sauver le pays. La fin du film retrace la conversion de ce mouvement en réflexion sur l'occupation du territoire palestinien par Israël et le danger qu'elle fait peser sur l'existence même de ce pays. Pour moi c'était enfin une lueur d'espoir ! Il faut vraiment le voir ce film !

 

Et puis vint le second film : Kibboutz Nir Oz, aux portes de Gaza produit par Alexandra Jousset et Rébecca Hagège. On y suit l'histoire de Chaïm Peri, un habitant du kibboutz Nir Oz attaqué par les Palestiniens le 7 octobre. L'horreur de cette histoire, c'est que les habitants de ce kibboutz étaient tous de partisans de la paix avec les Palestiniens, et particulièrement Chaïm. Il a passé sa vie à inciter ses concitoyens à faire la paix et pour laisser les Palestiniens bâtir librement leur patrie. Et c'est hélas lui qui fut pris en otage le 7 octobre et qui fut tué dans un tunnel à Gaza, vraisemblablement par un bombe de sa propre armée. Ce film décrit particulèrement bien l'espoir de ces purs kibboutzims d'arriver à conclure une paix, et leurs efforts pour convaincre leurs coreligionnaires de cesser d'imposer leur présence en Palestinien par la force.  Il faut vraiment le voir ce film !

 

Il semble donc bien que la nécessité absolue de conclure une paix avec les Palestiniens commence à faire son chemin dans l'esprit du peuple israélien. Enfin !

 

 

Et puis arriva le 3 novembre 2026

 

Le jour de l'élection du congrès américain, le midterm, à mi-chemin de la législature du président actuel.

Depuis l'arrivée de Trump à la présidence, les républicains (la droite) étaient majoritaires autant au Sénat (notre conseil des Etats) qu'à la Chambre des représentants (notre Conseil national), mais les sondages donnaient le futur résultat des urnes comme indécis.

Si les républicains de Trump continuaient à dominer le congrès, c'en serait fini avec les espoirs de changement. Dans le cas contraire, s'ensuivrait à coup sûr un remaniement de la politique américaine, bénéfique autant pour la classe moyenne de ce pays que pour les victimes de sa politique extérieure.

Et, à la grande surprise de tous, ce fut un raz de marée démocrate (la gauche) !

Les démocrates avaient obtenu la majorité absolue dans les deux chambres, et même, un sénateur musulman avait été élu dans le Michigan, ainsi qu'un sénateur et une gouverneure (oui un femme) démocrates au Texas, ce qui n'était pas arrivé depuis 100 ans !

La population des USA s'était enfin réveillée et avait décidé de repartir vers un destin différent !

Voilà de quoi redonner un regain d'optimisme et d'espoir à tous ceux qui déploraient la direction délétère qu'avait prise la politique américaine avec l'arrivée au pouvoir des MAGA (Make America Great Again) de Trump.

Avec cela un espoir immense pour la paix en Palestine car, peu l'ont relevé, ce changement au sommet du pouvoir signifie probablement un changement d'attitude des Juifs américains vis-à-vis de la politique du gouvernement de l'Etat hébreux. La façade du soutien inconditionnel se lézarde et ils commencent à se rendre compte que la politique jusqu'au-boutiste de Netanyahou est catastrophique pour la diaspora juive mondiale.

Elle risque de l'associer aux exactions et crimes de guerre commis par Israël et de renforcer l'antisémitisme partout dans le monde. Ce qui est injuste par nature puisque les Juifs ne se distinguent en rien des populations locales partout où ils se trouvent. Mais pas totalement faux non plus puisqu'ils constituent souvent un soutien discret, mais quelquefois très actif, à tout ce que fait Israël. On en a un bon exemple en Suisse.

 

Bien sûr, cette prise de conscience des Juifs américains risque de diminuer l'appui inconditionnel des USA à Israël. Mais avec l'effet bénéfique de forcer la population israélienne à sortir de son autisme et à réfléchir au destin de violence sans issue que son gouvernement maintient par la peur et par la mise à l'écart des Palestiniens.

 

C'est d'ailleurs ce que proposait récemment un journaliste israélien de passage à Genève : sanctionner Israël pour ses exactions et crimes de guerre afin de le forcer à voir la vérité en face. Le forcer à réaliser qu'il est maintenant devenu un Etat bourreau vis-à-vis des Palestiniens et que ce n'est ni digne de son humanité, ni digne de sa religion.


Au final, le réveil de la population américaine donne un immense espoir à ceux qui veulent que l'humanité change de paradigme et en finisse avec les guerres et la violence.

Cela prouve également qu' il est possible d'infléchir le cours du destin de l'humanité simplement avec son bulletin de vote...
 


Je n'ai peur que de la bêtise, et également des gens qui ont maintenant décidé que nous pouvons résoudre nos problèmes par la force
(Chaïm Peri, Israélien mort en otage dans un tunnel à Gaza)

 

Ce que dit l’affaire Baud sur les pièges qui nous guettent

 

Commentaire à l'article de Jacques Pilet publié dans Antithèses-Bon Pour La Tête du 30 octobre 2026

 

"Oui, je me sens parfois bien isolé…" (Garfield0763 )

 

Vous ne l'êtes peut-être pas tant que cela !

 

Pour ma part, je déplore le glissement de notre société vers la façon américaine de voir les choses. Tout n'y est qu'affrontements, compétitions et guerres. Avec ce genre de mentalité, on ne joue pas au football, on se bat contre un équipe adverse. Et les spectateurs se battent comme des chiffonniers dans les gradins !

 

"Vous êtes viré, mais rassurez-vous cela n'a rien de personnel, c'est le business !" Il n'empêche que quelqu'un est licencié et perd son gagne-pain et que cela a des conséquences sur la vie de sa famille. Réjouissons-nous, les entreprises commencent déjà à sous-traiter ce travail à l'IA !

 

Ne pourrions-nous pas imaginer un monde meilleur dans lequel nous nous considérerions comme amis plutôt qu'adversaires ? Parce qu'en définitive, quelle est la différence entre les classes moyennes des USA, de la Russie, de l'UE, de l'Iran et de la Suisse ?

 

Fondamentalement il n'y en a pas de différence. Nous aspirons tous à vivre honnêtement de notre travail, d'avoir une famille et de pouvoir subvenir à ses besoins. Et si en plus on peut avoir un de crème dans nos mille-feuilles, tant mieux...

 

En fait la différence n'est pas entre populations mais entre les populations et ceux qui les exploitent. Et ces derniers, c'est connu, utilisent la peur comme outil de domination.

 

On le voit bien en ces temps où certains ténors politiques semblent s'être donnés le mot pour agiter le grelot de la guerre. Le but étant d'inciter le bon peuple à se serrer la ceinture afin de s'acheter de l'armement.

 

Parce que c'est vieux comme le monde : ceux qui y ont intérêt inventent un ennemi contre lequel le peuple se dressera comme un seul homme et se privera de pain pour s'acheter des canons.

 

Le but de l'armement n'est pas de défendre qui que ce soit, mais d'enrichir ceux qui les vendent. La règle immémoriale de ce business, c'est de gagner du pognon, beaucoup, et ensuite de faire en sorte que ces armements se détruisent mutuellement en se faisant la guerre. Et alors on peut tout reconstruire et recommencer un nouveau cycle.

 

Mais Dieu qu'il faut être bête !

 

Et dire que c'est ce même Homme, créé, paraît-il, à l'image de Dieu, qui s'autodétruit ainsi méthodiquement génération après génération ! Mais qui est pourtant capable d'inventer le téléphone intelligent (sic) et l'intelligence artificielle (re-sic) et de composer des musiques divines.

 

Ô privilège du génie, lorsqu'on vient d'entendre un morceau de Mozart, le silence qui lui succède est encore de lui (Sacha Guitry)

 

Il ne s'agit pas de contester et de faire une révolution sanglante, non. Il s'agit d'utiliser son bulletin de vote pour faire gentiment glisser la société vers un monde plus pacifique et plus partageur. Et plus si nous sommes beaucoup à croire cela possible

 


Ô privilège du génie, lorsqu'on vient d'entendre un morceau de Mozart, le silence qui lui succède est encore de lui (Sacha Guitry)
 
Comment l’Allemagne a saboté le nucléaire français

 

Commentaire à l'article de Hicheme Lehmici publié dans Antithèses-Bon Pour La Tête du 23 cotobre 2026

 

La production nucléaire d'électricité est obsolète et trop dangereuse.

 

"Obsolète" simplement à cause du fait qu'elle nécessite un approvisionnement en combustible qui nous rend dépendant de l'étranger, essentiellement de la Russie pour l'Uranium, qui seule est capable d'en enrichir.

 

En comparaison, le solaire ne requiert par l'achat de combustible puisque c'est le soleil. Une sacrée économie tout de même ! Le nucléaire ne pourra donc jamais concurrencer le durable puisque, lui, il doit acheter son combustible!

 

Et aussi une épingle retirée du pied car être dépendant de pays pas forcément démocratiques, pas forcément amicaux ni forcément honnêtes, pour une énergie aussi stratégique que l'électricité n'est pas une bonne chose.

 

"Dangereux" car une centrale atomique est une cible parfaite pour un agresseur qui voudrait mettre le pays à genoux. Si une de nos centrales était bombardée, les produits de fission hautement radioactifs seraient dispersés aux alentours et rendraient la région inhabitable, comme à Tchernobyl.

 

A l'échelle de la Suisse, ce serait le tiers du pays qu'il faudrait évacuer en y perdant nos propriétés immobilières puisqu'on ne peut pas les assurer pour un tel dommage.

 

Par comparaison, la production solaire et éolienne est par définition décentralisée, ce qui rend la production d'électricité bien plus résiliente en cas de catastrophe ou de guerre.

 

Et dernier point, la production d'électricité devenant plus locale et décentralisée, il y aurait moins besoin de ces immenses lignes à haute tension.

 

En fait, c'est une hypothèse que je fais, les producteurs d'électricité freinent des quatre fers l'évolution vers une électricité durable car cela les prive de leur gagne-pain. Si chaque immeuble est capable de produire sa propre électricité, elles ne leur en vendront plus.

 

Et eux préfèrent le nucléaire tout simplement parce que les grandes entreprises sont seules capables d'en exploiter. En fait, c'est une lutte entre centralisation (pouvoir) et décentralisation (résilience).

 

Un mensonge répété mille fois devient vérité (Joseph Goebbels)
 

Comment le triazole a contaminé le Léman

 

Commentaire à l'article d'Anne Voeffray publié dans Antithèses-Bon Pour La Tête du 16 cotobre 2026

 

Mais on la connaît la cause de tout ce binz : le pognon !

 

C'est hélas le mauvais côté du capitalisme et l'égoïsme qui poussent les directeurs d'entreprises à enfreindre le simple bon sens. Le but étant de faire gagner "plus" à leurs actionnaires et de mériter ainsi et leurs places de CEO et leurs bonus. Seul l'intérêt à court terme est pris en compte. Pour les sociétés anonymes, le long terme n'existe pas. C'est une chaîne quasi-infinie d'égoïsme, de corruption et d'incompétence.

 

Alors tout est bon "pour favoriser les affaires", le leitmotif de "ceux qui comptent" en Suisse. Que ne fait-on pas comme horreurs au nom de la "sainte" liberté du commerce !

 

Mais voilà, la population de la planète a cru exponentiellement, générant des montagnes de déchets en quantité exponentielle. Ben oui, l'économie veut des clients, toujours plus, l'Etat veut des contribuables, toujours plus, et les marchands d'armes de la chair à canon, toujours plus.

 

Et voilà que maintenant, un peu comme des vieillards en fin de vie, on arrive au bout du bout. Tous les creux ont été remplis d'ordures, les hautes couches du ciel remplis de gaz à effet de serre, et voilà maintenant que même notre eau, pourtant indispensable à toute vie, est remplie de produits nocifs. L'Homme, soi-disant cet être créé à l'image de Dieu, a pollué sa terre, son air et maintenant son eau !

 

Mais il est vraiment c... cet Homme !

 

La découverte du feu lui a permis de manger des protéines toujours meilleures, ce qui a permis à son cerveau de se développer. A tel point qu'il a même pu inventer le téléphone intelligent (oui, smart = intelligent) et même plus : l'intelligence artificielle.

 

"Mais jusqu'où va-t-il s'arrêter ?" avait dit Coluche.

 

Alors cet Homme, il est à la fois hautement intelligent et à la fois immensément stupide ! Ne se rend-il pas compte que son modèle commercial le mène droit dans le mur ?

 

Ne se rend-il pas compte qu'à force de vouloir remplir des creux avec des ordures, ils vont finir par être pleins ces creux ?

 

Ne se rend-il pas compte qu'à force de vouloir couvrir la planète de clients potentiels, elle va s'asphyxier cette planète ?

 

Ne se rend-il pas compte qu'il est en train de détruire son cadre de vie ?

 

Et que le triazole dans le lac Léman va empoisonner tous ceux qui boivent de son eau ? Ou, dans un premier temps en tous cas, empêcher nos enfants de procréer puisque c'est le principal défaut de cette molécule indésirable. Et après on va s'étonner que la population suisse ne se renouvelle pas ! Mais ce n'est ni plus ni moins que de l'euthanasie !

 

Tout cela parce que ses autorités ont fermé les yeux sur les tonnes de saletés déversées dans nos champs, lacs et rivières par des entreprises uniquement préoccupées par leurs bénéfices !

 

Alors n'ayons pas peur des mots : l'incompétence et la corruption règnent !...

 

Alors "savoir qui a commencé, qui a des frontières avec, si Joan Baez elle a chanté" (ne cherchez pas c'est du Coluche), on s'en fiche. Ce que la loi tolère ou interdit, on s'en fiche. Dorénavant il ne devrait y avoir qu'une seule règle : "si tu pollues tu répares !". Et pas sur les fonds de l'entreprise (c'est trop facile de se déclarer en faillite), mais sur tes fonds propres...

 

Et une autre du même coup : ne pas attendre des pollueurs qu'ils s'auto contrôlent, c'est peine perdue, ils ne feront que de dissimuler.

 

Ne pas attendre que les autres contrôlent, par exemple que les Valaisans contrôlent ce que leurs industries rejettent dans le Rhône, ils ne le feront pas, la pollution ce sera pour ceux qui, en aval, boivent à cette fontaine.

 

Non, il faut simplement que tous ceux qui boivent de cette eau-là se la fassent contrôler par leurs autorités. Charge à elles ensuite de prendre les mesures adéquates. Après-tout, c'est pour cela qu'une population accepte de travailler pour une élite, pour que cette dernière, en contrepartie, la protège.

 

Parce qu'il existe un règle simple que le président Abraham Lincoln avait exprimée "On peut duper le monde un certain temps, et certaines personnes tout le temps, mais on ne peut pas duper tout le monde tout le temps"...

 


Marre des vieillards qui rêvent de guerres pour que les jeunes meurent (George McGovern)
 

Le système de santé en Suisse : « Business first »

 

Commentaire à l'article du Dr. Philippe Saegesser publié dans Antithèses-Bon Pour La Tête du 16 cotobre 2026

 

 

Il faut le dire, notre système de santé est magnifique. Les intervenants sont compétents et dévoués et les progrès techniques extraordinaires. J'étais hier au CHUV et je dois dire que j'en sors à chaque fois émerveillé par la gentillesse des soignants et du personnel technique. Nous avons vraiment un système de santé au top niveau.

 

Mais, il faut bien le dire, c'est un système qui est actuellement au-dessus des moyens du citoyen car beaucoup n'arrivent plus à payer leur prime d'assurance maladie avec le salaire qu'ils gagnent.

 

Comment faire pour baisser les primes ?

 

Cher Docteur, je crois que vous avez tout dit à cet égard, votre analyse est magistrale. Il faudrait arriver à modifier ce système afin qu'il ne récompense plus la quantité de soins donnés mais leur qualité.

 

Pour avoir étudié cette question dans d'autres domaines, notamment économique, une piste serait de regarder de plus près qui sont les acteurs de ce système. Car j'ai le soupçon que la Suisse ne serve actuellement de "vache à lait" ou de "mouton à tondre" à de grandes entreprises étrangères ou multinationales.

 

Je pense là aux grands fonds de placement, notamment américains, qui placent leur argent afin qu'il rapporte un maximum sans se soucier de la façon dont il le fait. Pour eux, ce qui prime c'est de gagner de l'argent par n'importe quel moyen.

 

Enfin lorsque je dis "leur argent", c'est plutôt le nôtre, celui des clients. Et là on a souvent un magnifique autogoal.

 

Prenons les caisses de pension. Elles sont financées par leurs affiliés, comme tout organisme. En principe, une telle caisse devrait calculer ses primes en fonction des futures rentes à payer, ni plus, ni moins.

 

Hélas, c'est là qu'intervient la finance, qui pousse à investir afin que cela rapporte. Arrive alors l'autogoal qui fait que ces caisses achètent de l'immobilier, et fixent les loyers de façon élevée afin que cela leur rapporte un maximum, et le résultat est que ceux qui sont en fait les propriétaires de cette caisse de pension, ses affiliés, n'arrivent plus à se loger dans de tels appartements aux loyers trop élevés pour eux.

 

Il faudrait trouver là un mécanisme qui pousse à la modération des prix. Mais lequel ?

 

Une caisse d'Etat ? Qui aurait l'obligation de ne pas faire de bénéfice, comme tout service de l'Etat ?

 

C'est peut-être illusoire car les impôts cachés pullulent à l'Etat, ce qui signifie qu'il y a un consensus général pour tromper le citoyen.

 

Les sociétés anonymes mixtes comme Swisscom par exemple, dont l'Etat est actionnaire à 51%. On le voit, cela ne freine aucunement les augmentations de prix puisque les 49% des actionnaires le sont pour gagner de l'argent et non pour offrir un service à la collectivité. En conséquence, il faut leur servir un dividende dont bénéficie au passage l'Etat avec ses 51% d'actions. Il s'agit là d'un impôt qui ne dit pas son nom et qui est accepté par la majorité des politiciens au pouvoir.

 

Tout simplement parce que le politicien, bien qu'il n'en bénéficie pas lui-même directement, aime que les sommes à disposition pour alimenter son mandat politique s'accroissent. C'est de l'argent à distribuer et donc le moyen de rester au pouvoir en se faisant bien voir des électeurs. Rappelons-nous la forte parole d'Henry Kissinger "Le pouvoir est l'aphrodisiaque suprême".

 

C'est assez typique des caisses de pension de l'Etat dont, quelquefois, les directeurs ont octroyé des privilèges exagérés à leurs affiliés afin de faire voter pour eux, et qui finissent par devoir être re-capitalisées par la collectivité. Se rappeler la caisse de pension du Service industriel de Lausanne !

 

Il y aurait la sous traitance à examiner. Beaucoup de services de l'Etat y font appel ce qui a pour avantage d'exonérer leurs dirigeants de leur responsabilités, mais l'inconvénient de coûter bien plus cher. Les assurances maladies y font-elle aussi appel ? Là se pose également la question de la confidentialité des données traitées et de la loyauté des sous traitants. Cette question ne se pose pas avec des fonctionnaires. Ils sont par définition discrets et loyaux envers leur employeur puisqu'il y risquent leur carrière.

 

Alors une assurance maladie entièrement en mains de l'Etat ?

 

Là l'économie va crier au loup en disant que l'Etat ne sera jamais aussi efficace que l'économie privée. Mais est-ce bien le cas ?

 

Les employés de l'Etat, dans un système bien conçu, sont-ils incités "à se la couler douce" plutôt que de travailler au mieux de leur conscience ? La question est posée mais en tous cas cela enlèverait la partie "bénéfice" que toute entreprise privée doit faire. Peut-être aussi les salaires pharaoniques que s'attribuent certains CEO. Ce qui en définitive ferait baisser les prix, donc les primes d'assurance.

 

Quoique cela arrive aussi à l'Etat si l'on se souvient de la secrétaire personnelle de l'ancienne ministre des armées, dont le salaire dépassait celui d'un Conseiller fédéral...

 

Finalement tout se fixe lors de l'élaboration d'un système. "Un chef doit tout prévoir, même l'imprévisible", me disait un copain qui était chef. C'est donc lors de la conception d'un système qu'il faut en prévoir les dérives possibles. Mais est-on sûr que le buts de certains n'est pas, justement, de laisser des portes ouvertes aux interprétations?

 

Rappelons-nous la sage parole de Montesquieu qui disait "Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir".

 

Il y a du travail en perspective !...

 

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A quoi servent les réserves des assurances maladie?

 

Essentiellement à compenser les pertes des placements en bourse.

 

Car les assurances placent une partie de leurs revenus en bourse afin qu'ils ne perdent pas de valeur au fil du temps à cause de l'inflation et de l'augmentation du coût de la vie.

 

C'est pour cela qu'elles doivent avoir des réserves, car la bourse, ça monte, mais ça descend aussi. Elle subit aussi des crashes en moyenne tous les 8-12 ans, ce qui fait perdre la totalité de l'argent placé. C'est donc un risque majeur qu'il faut couvrir et les réserves servent à cela.

 

Il pourrait aussi y avoir des pandémies ou des évènements catastrophiques qui pourraient susciter des dépenses exceptionnelles. Il faut donc une réserve capable de faire face à ces dépenses.

 

On pourrait éventuellement s'abstenir de faire des réserves en comptant sur l'argent que l'Etat pourrait avancer en cas de coup dur et qui serait ensuite remboursé par l'assurance. Mais il faudrait pour cela que l'assurance maladie soit gérée par l'Etat et non par le privé comme actuellement. Une caisse unique étatique.

 

Le calcul que l'assurance doit faire chaque année est donc :
 

Montant de la prime = dépenses de santé + frais généraux + réserves

 

Trois possibilités :

 

1) On ne fait pas de réserves.
Le montant des primes encaissées diminue donc lentement au fil du temps. Mais chaque année des primes sont encaissées si bien que le la perte de valeur des sommes encaissées est réelle mais relative.

 

2) On place une partie des primes encaissées en bourse afin que ce capital rapporte de l'argent et compense les pertes dues à l'inflation. Mais cela oblige à constituer une réserve pour les cas de krach, 8.5 milliards en 2024, ce qui fait, en gros, 1000 Fr par habitant.

 

3) On place une partie des primes encaissées sur des placements sûrs et physiques, par exemple de l'or.

 

Là on est sûr de ne jamais rien perdre puisque le cours des matières premières ne fait que de grimper au fil du temps. L'or valait dans les 5'000 Fr le kilo en 1970, contre 120'000 en 2026. Si j'avais acheté un lingot il y a 50 ans, je pourrais le revendre 120'000 Fr aujourd'hui. Pas mal comme rendement, 2'400%, dommage que mon banquier me l'ait déconseillé (sic)...

 

Finalement, en toute logique, c'est l'Etat qui devrait constituer une caisse unique d'assurance maladie. Cela ferait à coup sûr baisser les primes.

Mais reste tout de même l'augmentation constante des prix de tout ce qui concerne la santé. Les nouveautés bien-sûr, mais surtout la gourmandise des pharmas qui gagnent des milliards avec le prix de leurs médicaments.

 

Et aussi les fabricants d'accessoires médicaux qui vendent trois fois plus cher un produit estampillé "médical". Par exemple une écuelle en plastic que vous utilisez pour récurer votre cuisine coûte 8 Fr à la Migros mais 24 Fr dans un magasin d'accessoires médicaux !

 

Hélas, toute modification de notre système assurance maladie passe par son acceptation par le Parlement. Et là, on voit que ce sont toujours les mêmes qui votent contre toute modification en suivant en cela les consignes du lobby du médical. Par conséquent, il faut au préalable que la population se débarrasse de ces gens-là pour qu'elle ait une chance de changer ce système qui ne fonctionne pas.

 

Pensez-y lors des prochaines élections. Demandez tout d'abord à ChatGPT "Qui sont les parlementaires du Conseil national qui votent toujours dans le sens voulu par les pharmas?"

 

Il vous donnera déjà deux noms de parlementaires qui sont membres du groupe d'intérêt y relatif. Et ensuite l'UDC et le PLR comme fers de lance de la lutte anti-changement dans ce domaine. Et vous dira pour terminer que le lobby "médical" compte une centaine de lobbyistes inscrits à Berne et qu'une douzaine d'élus siègent directement dans des conseils d'administration de sociétés de ce domaine.

 

Et si vous affinez votre demande, vous aurez les noms des parlementaires à éjecter du Parlement parce qu'ils sont ceux qui font systématiquement capoter toutes les propositions d'amélioration du système d'assurance.

 

Et si vous ne vous donnez pas la peine de faire ce petit travail, qui vous prendra au maximum 30 minutes, alors ne rouspétez pas et continuez à payer les primes d'assurance maladie les plus élevées au monde !

 

Je récapitule :

 

1) éjecter les parlementaires inféodés au lobby du médical

 

2) créer une assurance maladie unique et étatique

 

3) Comme le dit le Dr Saegesser, faire passer l'assurance de "paiement de frais dus à la maladie" en "assurance de maintien en santé" de ses assurés

 

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Les solutions

 

Ce n'est pas exactement ce que m'a répondu l'IA, qu'on ne peut taxer de partiale.

 

Il y a 2 partis qui sont systématiquement contre toute modification n'allant pas dans le sens des assurances : l'UDC et le PLR, les socialistes faisant l'inverse. En résumé, la droite est dans son rôle de défenseur des possédants (assurances) et les socialistes dans celui de défenseurs des assurés (population).

 

C'est tout-de-même bon d'en être conscient si vous votez toujours pour le même parti. Est-ce bien celui qui défend vraiment vos intérêts ?

 

Et petite correction de vocabulaire : vous écrivez les socialistes sont contre la "libéralisation" de l'économie". Il faudrait plutôt écrire contre la "dérégulation", que l'économie ne cesse de prôner afin de pouvoir profiter sans entraves du travail des salariés.

 

En fait, en toute logique et afin que l'assurance maladie atteigne bien son but, il faudrait :

 

1. Une caisse unique

afin d'éliminer cette soi-disant concurrence censée favoriser la baisse des prix alors qu'en fait c'est l'inverse qu'elle provoque en multipliant les frais généraux, les salaires des directeurs et les frais de publicité. A Berne, 100 lobbyistes sont payés avec l'argent des assurés pour défendre les intérêts des assurances. C'est ballot non ?

 

2. Une caisse en mains de l'Etat

afin d'avoir sa garantie et donc de supprimer la nécessité d'avoir des montants pharaoniques en réserve. En fait, l'obligation d'avoir de telles réserves ne fait que le beurre des banques et des spéculateurs et le malheur de la population puisqu'elle fait monter tous les prix.

 

3. Un montant de la prime d'assurance basée sur les revenus de l'assuré.

Cela règlerait bien des problèmes, notamment celui des moins bien nantis d'entre nous qui n'arrivent plus à boucler leurs fins de mois. En calculant tout cela judicieusement et sans arrière-pensées, les riches ne deviendraient pas moins riches mais participeraient ainsi, comme chaque salarié, aux dépenses du "ménage commun" alors qu'ils y échappent la plupart du temps grâce à leurs optimalisations fiscales. Accessoirement, ce serait donc une manière douce de récupérer un peu de ce qui échappe aux impôts.

 

La société mondiale est maintenant devant un choix crucial : va-t-elle réaliser qu'elle ne peut plus continuer dans la voie de la financiarisation de la société et de permettre aux super-riches d'accaparer progressivement toute les richesses du monde ? Actuellement 1% de la population en possède déjà la moitié.

 

Si on continue comme cela, un jour viendra où les riches auront tout et les pauvres rien, c'est mathématique. On en voit les prémices en France en ce moment : à partir d'une certaine exagération de la part des possédants, les pauvres n'ont plus rien à perdre et cassent tout. Car, pour eux, c'est une question de survie, comme en 1789 où la population mourait de faim alors que les riches se gavaient.

 

"Qui veut voyager loin ménage sa monture" dit le dicton. Autrement dit "ne pas couper la branche sur laquelle on est assis" ! Cela signifie que les possédants doivent salarier correctement ceux qui travaillent pour eux afin que ces derniers puissent vivre décemment et donner leur maximum au travail. A cette condition-là, les salariés continueront à les enrichir sans discuter. C'est ce que nous avons eu pendant longtemps en Suisse, et qui a changé avec l'internationalisation de l'économie.

 

C'est la même chose avec l'assurance-maladie. Si les primes montent trop, les assurés ne peuvent plus les payer et le système capote. Ce n'est dans l'intérêt de personne et surtout pas des possédants, qui doivent se souvenir que c'est la paix sociale qui est garante de leurs avoirs.

 


Je hais la guerre comme seul un soldat qui l’a vécue peut le faire (Dwight D. Eisenhower)
 

Kibboutz Nir Oz

 

Voilà 3 ans que je documente et écris un livre sur les possibilités de paix en Palestine. J'ai une solution à proposer mais j'oscille constamment entrer espoir et désespoir au gré de l'actualité de cette région du monde tellement ce qui s'y passe semble sans espoir. Le 19 octobre 2026, je finissais la lecture du livre de Philippe Lazzarini, l'ancien haut responsable onusien de l'UNRWA, intitulé "Témoin de Gaza, ce qui ne s'efface pas". Et là, en lisant ce qui s'était passé à Gaza avec l'UNRWA et les coups tordus perpétrés par le  gouvernement Netanyahou et ses extrémistes d'extrême droite pour tenter de discréditer cet office de l'ONU  et son directeur (qui a même été traité de criminel de guerre), j'étais vraiment moralement au plus bas, ne voyant plus de possibilité d'inverser le cours de cette malheureuse guerre tant Ies autorités israéliennes manifestaient leur volonté de faire capoter tout espoir de paix.

 

Et puis le mardi 20 octobre, la chaîne TV Arte a consacré sa soirée au thème  de la guerre israélo-palestinienne.

 

Le premier Comment sauver la démocratie de Yaël Vidan et Olga Kravetz a montré la révolte populaire israélienne contre les tentatives du gouvernement Netanyahou de s'emparer du pouvoir judiciaire en changeant la loi. La rue s'est révoltée et d'immenses manifestations ont eu lieu, contraignant le gouvernement à revenir en arrière, jusqu'à ce que l'attentat du 7 octobre 2023 provoque le regroupement de  la population derrière ses autorités afin de sauver le pays. La fin du film retrace la conversion de ce mouvement en réflexion sur l'occupation du territoire palestinien par Israël et le danger qu'elle fait peser sur l'existence même de ce pays. Pour moi c'était enfin une lueur d'espoir ! Il faut vraiment le voir ce film !

 

Et puis vint le second film : "Kibboutz Nir Oz, aux portes de Gaza" produit par Alexandra Jousset et Rébecca Hagège. On y suit l'histoire de Chaïm Peri, un habitant du kibboutz Nir Oz attaqué par les Palestiniens le 7 octobre. L'horreur de cette histoire, c'est que les habitants de ce kibboutz étaient tous de partisans de la paix avec les Palestiniens, et particulièrement Chaïm. Il a passé sa vie à inciter ses concitoyens à faire la paix et pour laisser les Palestiniens bâtir librement leur patrie. Et c'est hélas lui qui fut pris en otage le 7 octobre et qui fut tué dans un tunnel à Gaza, vraisemblablement par un bombe de sa propre armée. Ce film décrit particulèrement bien l'espoir de ces purs kibboutzims d'arriver à conclure une paix, et leurs efforts pour convaincre leurs coreligionnaires de cesser d'imposer leur présence en Palestinien par la force.  Il faut vraiment le voir ce film !


La nécessité absolue de conclure une paix avec les Palestiniens commence à faire son chemin dans l'esprit du peuple israélien. Enfin !
 


Je n'ai peur que de la bêtise, et également des gens qui ont maintenant décidé que nous pouvons résoudre nos problèmes par la force (Chaïm Peri, mort en otage dans un tunnel à Gaza)
 

Nord Stream 2: Poutine propose à nouveau son gaz à l’Allemagne

 

Commentaire à l'article de la rédaction publié dans Antithèses-Bon Pour La Tête du 13 cotobre 2026

 

Effectivement, les investigations, entre autres, du célèbre journaliste Seymour Hersch, prouvent par A + B que c'est la CIA qui a fait exploser le pipeline Nord Stream 2 en profitant d'un exercice de l'OTAN. C'est d'autant plus crédible que le président Biden l'avait lui-même annoncé devant un parterre de journalistes.

 

C'était tout au bénéfice des USA puisque ce sabotage a forcé les Européens à acheter le gaz américain au double du prix du russe, privant du même coup la Russie de revenus.

 

Reste la question : Pourquoi ceux qui font passer les intérêts des Américains avant ceux de leurs propres populations en les poussant à la guerre le font-ils ?

 

Une chose est sûre : dans cette histoire, le méchant n'est pas celui qu'on veut nous faire croire...

 


L'économie c'est simple. C'est deux colonnes : une colonne dépenses et une colonne recettes. N'importe quelle ménagère vous le dirait (François Mitterrand)
 

Le Temps 12 octobre 2026

 

Il ne suffit pas de dire qu'il ne faut pas faire la guerre. Il faut aimer la paix et se sacrifier pour elle (Martin Luther King)
 

Gaza anéanti

Comment comprendre que ce soient les descendants de Juifs persécutés et massacrés au nom de leur religion qui ont fait cela aux Gazaouis ? Ont-ils à ce point oublié ce qu'ils ont  eux-mêmes subi pour qu'ils en arrivent à faire pire encore aux malheureux Palestiniens? "Ne pas faire aux autres..." dit le Livre ! Et aussi "Tu ne tueras point !"  Qu'auraient-ils fait eux, ces Juifs israéliens d'aujourd'hui, s'ils avaient été à la place des douaniers en 39-45 ? Auraient-ils été ces "Justes" qui laissaient passer des familles juives qui cherchaient à sauver leur vie ? Ces Israéliens, ces Juifs d'aujourd'hui, se montreront-ils dignes de leur histoire et de leur religion ? Seront-ils appelés "Justes" par les historiens ?

 

Rappelons-nous mes frères, ne laissons pas la triste histoire se répéter inlassablement ! L'Homme ne devra sa survie éternelle qu'à condition que son intelligence prenne le dessus sur la bestialité. Ce n'est pas la vengeance qui sauvera Israël de l'anéantissement, mais le pardon et la rédemption !

 


Les gens faibles se vengent. Les gens forts pardonnent. Les gens intelligents ignorent (Albert Einsein)
 

Comment l’Europe a construit son modèle énergétique… et sa propre vulnérabilité

 

Commentaire à l'article de Hicheme Lehmici publié dans Antithèses-Bon Pour La Tête du 9 cotobre 2026

 

Votre analyse oublie deux faits :

 

Primo
L'Allemagne a fait des efforts considérables pour promouvoir l'électricité durable. En 2026, elle est arrivée à produire 61% de toute son électricité avec des sources durables : éolien, solaire, hydraulique et biomasse.

 

Elle est donc en bonne voie vers la reprise en main de ses énergies puisqu'elle s'est déjà totalement affranchie du nucléaire, énergie chère, dangereuse et qui rend dépendant de l'étranger.

 

Secundo
On sait maintenant que ce sont les USA qui ont coupé l'approvisionnement en gaz russe bon marché en sabotant le pipeline Nordstream. Le résultat est maintenant que l'Allemagne (et l'Europe) doit s'approvisionner en gaz liquide auprès des USA, qui le vend au double du prix du gaz russe.

 

Le problème restant est le pétrole, qui représente le tiers de toutes les énergies consommées en Allemagne et qui est encore indispensable pour le parc automobile. La aussi, les USA ont redirigé la livraison de pétrole mondiale en leur faveur en bloquant le détroit d'Ormuz avec leur guerre contre l'Iran.

 

Il faut donc bien admettre que, dans cette affaire d'approvisionnement en énergies, le danger ne vient pas de la Russie comme on veut nous le faire croire. Au contraire, ce pays a intérêt à nous considérer comme client plutôt que comme ennemi !

 

Avec un effet inattendu cependant : la remontée violente du prix actuel des énergies fera perdre de son importance au pétrole et au gaz car tous les pays feront des efforts pour s'en affranchir en accélérant la transition au durable, en commençant par électrifier leur parc automobile. Car quoi de mieux qu'une énergie éternellement gratuite comme le soleil ?

 

Ce changement de paradigme fera perdre de son importance aux champs pétrolifères et gaziers du Moyen-Orient, diminuant en conséquence, l'importance de la présence d'Israël comme "fer de lance" des intérêts des USA dans la région.

 

Avec un effet collatéral : les USA pourraient bien cesser d'être les alliés inconditionnels de l'Etat hébreux et devenir plus critiques face aux exactions de l'armée de ce pays. Israël ferait bien de s'en souvenir et de se dépêcher de pacifier sa politique faute de quoi il risque de se retrouver seul face à 400 millions d'ennemis.

 

En fin de compte, les péripéties voulues de la géopolitique internationale n'ont qu'un but : capter la clientèle mondiale, rien de plus. Ce n'est pas de la politique, c'est du business.

 

Les actions du président américain deviennent alors bien plus logiques que ce que l'on pense : apporter la démocratie et stopper les armes atomiques, c'est du pipeau. En fait ce n'est que du business et là il fait fort car ses revirements affolent la bourse en font gagner des milliards à "ceux qui savent". Et ses deals n'ont qu'un seul but : obliger à lui acheter toujours plus, et donc à rendre les riches toujours plus riches. Mais avec l'effet collatéral de rendre les pauvres (nous, la classe moyenne) toujours plus pauvres !

 

Alors question : Qui sont les dindons de la farce ?

 


Celui qui n'est plus ton ami ne l'a jamais été (Aristote)
 

Se loger en ville, le casse-tête

 

Commentaire à l'article de Jacques Pilet publié dans Antithèses-Bon Pour La Tête du 9 cotobre 2026

 

Le marché de l'immobilier devient de plus en plus la chasse gardée des grands groupes comme les fonds de placements, les caisses de pension et les assurances.

 

L'argent n'ayant pas d'odeur, il n'y a qu'une seule façon de limiter leurs appétits : légiférer pour les empêcher de trop spéculer. Le marché des logements ne doit pas être considéré comme une pompe à fric mais comme un besoin élémentaire de tout citoyen, comme l'air et l'eau (et même comme l'assurance maladie puisqu'elle est obligatoire).

 

Et aussi agir sur nos caisses de pension car ce qu'elles placent, c'est l'argent de nos primes. Trop de bénéfices devient alors contre productif puisque plus ils augmentent et moins nous pouvons nous loger dans "nos" appartements.

 

Mais il y a un autre solution. A l'instar d'une baignoire qui déborde régulièrement, soit on en augmente son volume, soit on ferme un peu le robinet afin qu'elle ne déborde plus.

 

Le peuple suisse ne fait plus assez d'enfants, l'augmentation de la population ne se fait plus que par l'immigration. C'est donc pour elle qu'il faut sans cesse construire de nouveaux logements.

 

La pénurie de logements à prix abordables prouve que la Suisse fait fausse route puisque ses habitants n'arrivent plus à se loger. Il faut donc faire quelque chose et cela s'appelle "réguler l'immigration" afin qu'elle ne perturbe pas la paix sociale du pays, ce qui est en train d'arriver.

 

On ne peut guère agir sur l'immigration des réfugiés pour cause de guerre, nous n'avons pas le droit moral de les refouler puisqu'ils risquent leurs vies. Par contre, nous pouvons leur donner comme condition qu'ils ne soient pas à charge de la collectivité mais qu'ils travaillent pour gagner leur vie comme tout le monde. Et aussi qu'ils retournent chez eux dès qu'ils n'y risquent plus leur vie.

 

Nous avons le devoir, par contre, de réguler l'immigration économique. De la ralentir suffisamment afin qu'elle ne perturbe pas notre système social, ce qui, d'ailleurs, sera tout bénéfice pour l'intégration de ces nouveaux-venus.

 

On peut imaginer des quotas annuels mais le plus simple et le plus rapide serait déjà d'arrêter de faire de la promotion économique, qui était bénéfique lorsque le pays connaissait du chômage, mais qui devient problématique à l'époque de la pénurie de logements. Densifier (donc bétonner) toujours plus pour loger toujours plus de nouveaux-venus dégrade notre qualité de vie, c'est stupide de l'accepter ! Surtout en cette période d'augmentation climatique de la température où il faudrait plutôt remplacer le béton par du gazon !

 

Rappelons que la promotion économique consiste à accorder des suppressions temporaires d'impôts aux entreprises qui viennent s'installer en Suisse. Avec l'inconvénient que cela fait de la concurrence déloyale à nos propres entreprises, et aussi que, dès qu'elles doivent repayer des impôts, elles repartent, nous laissant leurs chômeurs sur le dos. Car ces entreprises doivent venir avec leurs employés faute d'en trouver en Suisse.

 

Ce n'est pas très politiquement correct de parler ainsi, mais être logique n'est pas une tare. Pour nos autorités, ce serait plutôt une qualité car ne dit-on pas que "gouverner c'est prévoir" ?

 


La guerre me dégoûte, parce que c'est crétin (Anita Conti)
 

La foi dans le progrès aura-t-elle raison de notre humanité?

 

Commentaire à l'article de Charles Peloye publié dans Antithèses-Bon Pour La Tête du 9 cotobre 2026

 

"Il est temps que l’obscurantisme change de camp"

 

Absolument d'accord !

 

Ou plus précisément "il est temps que l'humanité parvienne enfin à l'âge de raison".

 

Cela revient à reconsidérer notre façon de survivre. L'âge adulte impliquerait de réaliser que nous ne pouvons plus nous concurrencer pour accaparer des ressources.

 

D'une part les technologies sont devenues trop puissantes pour cela puisqu'elle sont en mesure d'anéantir l'humanité dans son ensemble (bombes atomiques, IA, la bourse, etc.).

 

Et d'autre part la population de la terre a tellement cru que les problèmes sont maintenant devenus planétaires.

 

Par exemple, les perturbations climatiques ne peuvent se régler qu'avec des mesures planétaires. Même si elle le pouvait, la Suisse aurait beau diminuer sa production de CO2, elle n'aurait, à elle seule, aucune influence sur le climat de la terre, et en conséquence sur le sien.

 

Et comme une gouvernance mondiale est impossible, du moins dans l'état actuel des mentalités, il n'y a qu'un moyen de le faire : par des changements individuels.

 

Comme le dit si bien Carl Gustav Jung "Tu veux un monde meilleur, plus fraternel, plus juste ? Eh bien commence à le faire : qui t'en empêche ? Fais-le en toi et autour de toi, fais-le avec ceux qui le veulent. Fais-le en petit, et il grandira".

 

Je veux un monde meilleur dans lequel la "confrontation" serait remplacée par la "collaboration". En conséquence, j'appelle de mes voeux ce que définit Démocrite "La philosophie réside dans la joie comme finalité de la morale et de l'utilité comme critère du bien".

 

Imaginez ce que l'humanité économiserait si elle n'avait plus besoin de conserver des armées sur pieds de guerre ? Réinjecter tout cet argent dans le bonheur des gens, voilà qui serait sympa non ?

 

Oui mais les riches alors ? Y en aura-il toujours ?

 

La réponse est "oui" car, déjà à la naissance, des gens naissent plus beaux ou plus intelligents que d'autres. L'égalité parfaite n'existe pas. Il suffit donc de faire en sorte que les inégalités ne deviennent pas trop grandes et tout ira bien. Les riches d'aujourd'hui doivent donc réaliser qu'il ne doivent pas se scier la branche sur laquelle ils sont assis et accepter de n'être que riches et pas "super-riches"...

 

Prenons un exemple concret : La Palestine.

 

Si Israël réalisait que la majorité de la population de ses ennemis est plus que lasse de cette guerre qui dure, et qu'elle n'aspire maintenant qu'à la paix, elle la promulguerait cette paix. Elle ne s'établirait pas du jour au lendemain, il y faudrait du temps et des précautions afin que les extrémistes des deux bords ne la réduisent pas à néant, mais elle serait possible.

 

Ce pays pourrait alors rediriger les 30% de son budget qui passent dans son armée vers le bonheur de sa population. Et ses citoyens pourraient dorénavant s'endormir sans peur, sans voir un agresseur potentiel derrière chaque ombre de palmier.

 

Quelle révolution et quelle preuve de maturité ce serait ! Et quelle satisfaction aurait leur Etre Suprême de constater, depuis là où Il est, que ce peuple est parvenu à l'âge de raison, celui de la paix !...

 


On veut toujours gagner plus, c'est le drame de l'homme
(Jacques Garcia)
 

Quand les démocraties deviennent sourdes (2)

 

"Ce que vous écrivez dans cette phrase n’est-il pas la formulation du très grave danger qu’accroît le monde virtuel banalisé par les techniques numériques modernes?"

 

Commentaire au commentaire de "Sandoz" à l'article de Yves Borgeaud publié dans
Antithèses-Bon Pour La Tête du 2 cotobre 2026

 

Très juste !

 

On voit bien la confusion que font quelquefois les jeunes entre la réalité et les jeux vidéos. D'où les accidents qui laissent à penser que pour les geeks de jeux, à la fin du jeu les morts se relèvent, contrairement à la réalité.

 

Ce qui est grave ce sont les militaires qui semblent penser la même chose. En apparence seulement car il s'agit en fait d'une technique pour banaliser la guerre afin d'y embarquer le bon peuple (et son pognon...).

 

En Israël par exemple, le gouvernement fait tout pour ne pas montrer la réalité que vivent les Palestiniens. On les cache derrière de hauts murs et les médias ne les montrent jamais. Et même on n'écrit jamais leur nom "Palestinien", il est systématiquement remplacé par "terroriste". Les seuls corps qu'on voit sont des corps d'Israéliens ce qui contribue à l'hystérie ambiante.

 

Aux USA c'est une technique bien rodée. On l'a vu en Irak par exemple, les militaires empêchent les journalistes de faire leur travail et n'acceptent que ceux qui sont d'accord de ne faire que ce qu'on leur dit. Ils ont bien appris la leçon de la guerre du Vietnam !

 

Au final, nous assistons à des guerres lissées de toutes piques. Dans les médias, on voit d'énormes explosions ou des vues de caméras de missiles mais rien de plus. On en voit jamais les embouteillages dans les hôpitaux, les blessés qui hurlent à mort, les parents qui pleurent et les corps qu'on évacue. La guerre devient "propre" parce qu'on en montre que ce que l'on veut. Tout est aseptisé. On a l'impression d'assister à un jeu vidéo...

 

Mais reste le résultat de cette bestialité : des familles qui pleurent leurs enfants, leurs parents, des familles plongées dans d'indicibles souffrances, traumatisées à vie, des enfants qui deviennent orphelins, des jeunes estropiés qui devront passer le reste de leur vie sur un fauteuil roulant, des gens rendus fous de douleur qui finiront la leur dans un asile, et puis tous ces travaux qui ont été détruits, des maisons, des magasins, des hôpitaux, des écoles, des lieux de culte, de routes, des ponts, des tunnels... Bref le travail d'une vie réduit à néant en quelques secondes.

 

Voilà la réalité et voilà pourquoi l'Humanité doit en finir, ou du moins faire ce qu'elle peut pour arriver à remplacer les conflits par des arrangements amicaux. Après tout, nous avons tous les mêmes problèmes non ?

 

L'important c'est la direction à donner, peu importe le nombre de gens qui participeront à ce sursaut. L'important c'est que chacun d'entre nous prenne conscience du problème et fasse ce qu'il peut, modestement, à la place qui est la sienne, pour inverser cette évolution qui nous mène à la catastrophe.

 

Tu veux un monde meilleur, plus fraternel, plus juste ? Eh bien commence à le faire : qui t'en empêche ? Fais-le en toi et autour de toi, fais-le avec ceux qui le veulent. Fais-le en petit, et il grandira (Carl Gustav Jung)

 

Car ce n'est rien de moins que l'autodestruction de l'humanité qui nous guette. Avec ces tarés de va-t-en guerre qui ne pensent qu'à engranger les profits des ventes d'armes pour devenir encore plus riches, nous allons droit dans le mur. Ecoutez ce monde qui bruisse de bruits de bottes ! Ils la veulent cette guerre, ne serait-ce que pour ne pas perdre leur pouvoir...

 

Alors résistons ! On peut comprendre que les animaux aient comme règle de survie la prédation, c'est normal ils n'ont pas de conscience, donc pas d'empathie. Mais pas les Hommes de grâce ! Nous, nous avons l'histoire pour nous montrer de quoi nous devons nous extirper. Nous sommes maintenant à un sommet d'intelligence, utilisons cette faculté pour mener le monde à la paix !

 

Evolution 2.0 : l'homme laisse derrière lui des millénaires de guerres et se tourne dorénavant vers le bonheur ! L'intelligence va remplacer la bestialité.

 

Si l'Homme a été créé à l'image de Dieu comme le disent les Ecritures, alors ce ne peut être que Sa volonté de nous sortir de l'animalité. Sans cela à quoi a servi de nous mettre sur terre ? A nous voir nous entretuer consciencieusement jusqu'au dernier ?

 

Dieu serait-il un sadique dépressif adepte de la bibine ?

 


Tu veux un monde meilleur, plus fraternel, plus juste ? Eh bien commence à le faire : qui t'en empêche ? Fais-le en toi et autour de toi, fais-le avec ceux qui le veulent. Fais-le en petit, et il grandira
(Carl Gustav Jung)
 

Quand les démocraties deviennent sourdes

 

Commentaire à l'article de Yves Borgeaud publié dans Antithèses-Bon Pour La Tête du 1er cotobre 2026

 

J'ai le sentiment que le phénomène que vous décrivez, considérer l'acquis comme acquis et la difficulté à imaginer une autre réalité, est inhérente à l'être humain et à son fonctionnement profond.

 

Nous naissons avec des réflexes qui nous permettent d'abord de survivre dans un monde inconnu. Je touche quelque chose de chaud, fais l'expérience de la brûlure, puis j'arrive à reconnaître le danger de mémoire.

 

L'expérience de la brûlure devient ensuite un réflex conditionné qui nous protège de ses conséquences. Notre cerveau court-circuite la sensation de chaleur et fait retirer la main dès que l'oeil voit ce qui, d'habitude, produit de la chaleur.

 

Par exemple, le bébé voit sa mère s'affairer à la cuisine et cuire des aliments. Par mimétisme, il a envie lui aussi de toucher la cuisinière car il ne sait pas qu'il peut s'y brûler.

 

Il touche une plaque chauffante et se brûle et une liaison se fait immédiatement entre la cuisinière et la brûlure, donc la douleur. Cette liaison est mémorisée dans le cerveau du bébé.

 

Par la suite, la simple vue d'une plaque de cuisinière lui rappellera qu'elle peut lui brûler la main s'il la touche et il s'en tiendra éloigné.

Il n'aura plus besoin de sentir physiquement la chaleur de la plaque, il sait qu'elle comporte le danger de le brûler. Il fera donc immédiatement la liaison entre la brûlure et la plaque chauffante de la cuisinière.

 

Le réflex de ne pas approcher de quelque chose de chaud, peut-être transmis par épigénétique, est maintenant inscrit par l'expérience dans son cerveau. Dès lors il n'approchera plus d'une plaque chauffante.

 

Il me semble que c'est un peu le phénomène qui vous interpelle. Car, une fois que le bébé a fait l'expérience de la brûlure, il ne réfléchit plus. Retirer sa main est devenu le fruit de l'expérience et il gardera en mémoire ce réflex de protection durant toute sa vie.

 

D'où, peut-être, la difficulté, ensuite, de changer ce comportement. Amasser des expériences et en tirer profit pour survivre est un phénomène naturel et c'est peut-être pour cela qu'on a de la peine à se remettre en question par la suite. Il fait partie des acquis qu'on ne remet plus en question puisqu'on en connaît les conséquences. D'où la difficulté que vous évoquez de sortir de ce schéma et de ré-évaluer cette posture.

 

Par exemple, on parle souvent de xénophobie en la considérant comme un défaut, voire une tare. Mais cette peur de l'autre entre dans cette même catégorie d'automatismes.

 

Si vous voyez quelqu'un qui ne vous ressemble pas, qui manifestement n'est "pas d''ci", et dont vous ne connaissez pas le comportement, dans un premier temps vous vous en méfiez, vos sens sont en alerte pour déterminer si c'est un ami ou un ennemi. Le premier réflex est donc la méfiance. Ce n'est qu'une fois que vous aurez décrypté les intentions de l'étranger que vous serez rassuré, ou pas.

 

La xénophobie, la méfiance de l'étranger, est donc une qualité qui vous protège des mauvaises surprises. Il n'y a là rien de répréhensible, c'est tout à fait naturel.

 

A condition bien-sûr que cela ne devienne pas une attitude systématique de rejet simplement parce que l'autre est différent. Normalement l'homo sapiens, l'homme intelligent, une fois l'autre reconnu, sait le classer dans la catégorie des amis et non des ennemis. Son intelligence le persuade que cet étranger est inoffensif et le classe dans la catégorie des gens fréquentables sans danger.

 

Là aussi, cela fera partie de ses expériences et il n'y aura plus besoin de ré-examiner la chose si une même rencontre se reproduit. D'où la difficulté, que vous évoquez, de remettre en question ce genre d'évaluation. Par définition c'est difficile de la remettre en cause puisqu'elle devenue réflex, un à-priori.

 

De mon point de vue, il faut une certaine intelligence pour pouvoir le faire. Car ré-examiner un acquis, et éventuellement le changer, va à l'encontre de l'utilité d'un tel acquis. C'est un raccourci qui permet au cerveau de faire immédiatement la différence entrer ami et ennemi en se basant su une expérience préalable. Il n'y a donc pas de perte de temps à raisonner, le cerveau ordonne immédiatement ce qu'il y a lieu de faire. Raison pour laquelle ce comportement est difficile à changer, c'est quasiment contre nature.

 

Ce qui se passe au niveau de l'individu doit donc aussi se retrouver au niveau d'une société. Mais en plus complexe car d'autres phénomènes peuvent interférer. Notamment les idéologies, la propagande et la désinformation, dont le but serait d'influencer les comportements afin d'en tirer un avantage.

 

Si la conscience morale d'Israël n'avait pas déjà été totalement anéantie il y a longtemps, le silence de sa société face à la destruction de Gaza a achevé le travail (Gideon Levy, journaliste et auteur israélien)
 

La provocation du pape: il ose exiger la paix 

 

Commentaire à l'article de Jacques Pilet publié dans Antithèses-Bon Pour La Tête du 1er cotobre 2026

 

L'Union Européenne a été créé dans le but d'apporter une paix pérenne au continent européen. Et la voilà maintenant qui est devenue le fer de lance du bellicisme en ne parlant plus que de guerre !

 

Serait-ce une façon

 

1) de faire marcher leurs industries d'armement afin de renflouer les finances nationales qui sont dans le rouge ?

 

Classement (par ordre décroissant) des plus grands exportateurs d'armes : USA, France, Russie, Allemagne, Chine, Italie, Israël, Royaume Uni.

 

Ce n'est peut-être pas un hasard si ce sont justement ces pays là qui crient le plus fort en faveur de la guerre.

 

A noter que c'est Israël qui est de loin le plus grand exportateur d'armes au monde si la comparaison se fait sur la taille des populations (10 millions d'habitants mais 4.4% de toutes les exportations d'armes).

 

2) de rassembler leurs populations derrière leurs gouvernements afin de se défendre contre un ennemi commun ? Manoeuvre habituelle des pays qui n'arrivent plus à contenir les revendications de leurs populations.

 

Est-ce un hasard que la secrétaire générale de l'UE et le chancelier de l'Allemagne soient tous deux de chauds partisans du réarmement de l'Europe alors que leur pays est le 4ème plus grand exportateur d'armes au monde ?

 

Mais comme toujours, c'est de voir ce qui se cache derrière la façade qui est instructif.

 

Par exemple, chaque citoyen suisse se demande qu'est ce qui a incité ses autorités à vouloir à tout prix acquérir des F-35 alors que cet avion n'est pas adapté aux besoins du pays, que le contrat a été signé sans connaître le prix de la transaction et, le pire de tout, que les USA peuvent bloquer notre flotte d'avions de guerre au sol par une simple commande à distance.

 

Réponse entendue récemment : l'économie se moque de tout cela, le seul critère qui l'intéresse c'est le volume des affaires compensatoires, et là les Américains ont fait fort, ils ont concédé 60%. C'est le montant des commandes que l'industrie suisse recevra des USA grâce à cet achat. Dans les 5 à 6 milliards tout de même!...

 

On croit acheter des avions de guerre mais en fait on subventionne l'économie nationale. Il est donc probable, c'est une hypothèse, que c'est la vraie raison qui a fait préférer cet avion-là : la proportion des affaires compensatoire des Français, Allemands ou Suédois était inférieure à celle des USA. Cela expliquerait du même coup pourquoi toutes les informations à ce sujet ont été estampillées secret défense et que rien n'a filtré des critères de choix de l'avion ! C'était d'ailleurs tellement secret et explosif que certains décideurs ont avoué n'avoir pas lu le contrat jusqu'au bout. Pudeur civique plutôt que faute professionnelle ?

 

Pour en revenir au Pape Léon XIV, que voilà un souverain pontife exceptionnel ! Les 104 pages de son encyclique sont un plaidoyer en faveur de la paix. Un peu de lumière dans le monde sens dessus-dessous que nous vivons ! Il est bien ce pape !

 


Paix, commerce et amitié sincère avec toutes les nations, sans alliances contraignantes avec aucune (
Thomas Jefferson, président USA)
 

BRICS: ce que leur «boycott» médiatique dit de l’Occident

 

Commentaire à l'article de Hicheme Lehmici publié dans Antithèses-Bon Pour La Tête du 24 septembre 2026

 

Quelle peine ont nos gouvernements à évoluer !

 

Le monde change et ils restent coincés dans leurs anciennes pratiques et croyances. Le monde change car ceux qui n'étaient autrefois que des pays en développement se sont développés et on pris de la bouteille.

 

On dit quelquefois que "c'est dans les vieilles marmites qu'on fait la meilleure soupe" mais là, la marmite est trouée. Tout simplement parce que ceux qui ont monopolisé le pouvoir durant des siècles se sont sclérosés et ont perdu leur lucidité par excès de confort. D'où un décalage de plus en plus criant entre un occident resté perché sur ses ergots et les BRICS qui commencent à émerger.

 

Sans aller si loin, on peut constater le même phénomène en Suisse. Globalement notre pays se porte bien mais on voit de plus en plus la sclérose et le manque d'imagination s'installer. Je ne prends qu'un seul exemple : le manque endémique de logements.

 

Comme le disait François Mitterrand, "la comptabilité c'est très simple : il y a une colonne recettes et une colonne dépenses et les deux doivent s'équilibrer. N'importe-quelle ménagère sait cela."

 

Dans le cas du manque de logements, nos pouvoirs publics ne voient qu'une des colonnes de cette comptabilité : celle de la production de logements qui n'arrive pas à suivre l'augmentation constante de la population.

 

C'est comme un tonneau qui se remplit d'eau et qui finit par déborder. Comme en compta, il y a deux solutions à ce problème : soit agrandir continuellement le tonneau (construire des immeubles), soit fermer un peu le robinet et afin que le tonneau se remplisse moins vite.

 

C'est probablement lié à l'argent que rapporte la construction immobilière, mais la seule solution de nos élites est de construire, construire, construire et donc bétonner-bétonner-bétonner. Mais ont-ils pensé à fermer un peu le robinet ?

 

Ce serait pourtant très facile.

 

Il suffirait déjà d'arrêter de faire de la promotion économique, cette pratique qui consiste à encourager la venue en Suisse d'entreprises en leur octroyant des avantages, fiscaux entre autres.

 

Cela fait des décennies que notre pays fonctionne de cette façon et que des entreprises déboulent chaque année avec leurs employés. Oui avec leurs employés car elle n'en trouveraient pas en Suisse, le marché est asséché.

 

Le résultat c'est que des dizaines de milliers de nouveaux habitants arrivent chaque année et c'est pour eux qu'il faut sans cesse construire de nouveaux logements. Résultat : le marché n'arrive pas à suivre car l'augmentation de population est trop rapide ce qui provoque l'actuelle pénurie de logements.

 

L'autre aspect de cette fuite en avant, c'est le fait qu'un petit pays comme le nôtre a une réserve de terrains à bâtir limitée. Afin de pouvoir construire encore plus, il faut densifier et empiéter sur les terrains agricoles. On retrouve là le problème du tonneau qui se remplit, sauf qu'on ne peut pas l'agrandir ce tonneau. Le pays a une surface constructible qui ne peut pas physiquement s'agrandir. Nous allons donc droit dans le mur.

 

Alors la solution ?

 

Il suffirait simplement que nos cantons cessent leur promotion économique qui était justifiée à l'époque où le pays avait beaucoup de chômage, mais qui est devenue contre-productive avec le temps.

 

Bizarrement, il n'existe pas de statistiques à ce sujet, mais la réponse que m'a donné l'IA est qu'il y a environ 250 entreprises qui viennent s'installer en Suisse chaque année, ainsi que 84'500 travailleurs de l'UE. Pour eux, il faut construire dans les 39'000 nouveaux logements chaque année.

 

Ce sont des ordres de grandeur mais cela montre tout de même ce que nous pourrions gagner rien qu'en cessant de faire volontairement venir des entreprises chaque année. A noter que le tourisme a le même problème car toutes les destinations populaires arrivent à saturation. Voir Barcelone par exemple.

 

La conclusion de cette démonstration un peu longue est alors simple à établir : nos autorités doivent évoluer et ne plus raisonner avec des concepts du passé.

 

C'est, me semble-t-il, ce que font les BRICS avec sagesse. L'exemple de deux pays opposés qui s'asseyent à la même table est parlant. Ou des pays du golfe qui discutent néanmoins avec l'Iran, en principe leur ennemi. On est loin de la pratique des occidentaux, disons plus particulièrement des Américains, qui considèrent tous ceux qui ne pensent pas comme eux comme des ennemis. Et de la Suisse qui invite le monde à venir discuter de la guerre Russie-Ukraine au Bürgenstock mais qui n'invite pas un des belligérants !

 

Cette pratique ne mène qu'à une confrontation universelle. La preuve ? En 250 d'existence, les USA n'ont connu que 20 ans sans guerre !

 

Il serait temps de changer de paradigme et ne plus considérer les autres comme des ennemis, mais plutôt comme des gens qui ont les mêmes problèmes que nous, et avec qui nous pourrions collaborer plutôt que de nous battre pour les résoudre.

 


La comptabilité c'est très simple : il y a une colonne recettes et une colonne dépenses et les deux doivent s'équilibrer. N'importe-quelle ménagère sait cela (François Mitterrand)
 

Du Mirage au F-35, l’histoire d’un mensonge d’Etat qui se répète

 

Commentaire à l'article de Martin Bernard publié dans Antithèses-Bon Pour La Tête du 17 septembre 2026

 

Alors d'accord, il y a les mensonges qui ont émaillé cet achat.

 

La Conseillère fédérale en charge de ce dossier, a menti comme une arracheuse de dents en affirmant, droit dans les yeux, que le prix des F-35 était un prix ferme, alors qu'il ne l'était pas, c'est maintenant prouvé. Ensuite elle s'est empressée de signer ce contrat deux semaines avant que l'initiative contre cet achat doive être mise en votation, obligeant les initiateurs à la retirer.

 

C'est peut-être pour cela qu'elle n'a pas pu tout lire le contrat, elle était pressées ! Sarah Bernard doit se retourner dans sa tombe, elle qui arrivait si bien à jouer la comédie du désespoir avec la main sur le front, les yeux humides, et la jambe droite pliée en arrière...

 

Bon, vous me direz peut-être que plaie d'argent n'est pas mortelle. Certes, mais c'est tout de même 6 milliards foutus à la poubelle. Divisé par 9 millions de citoyens, cela fait 666 Francs par contribuable qui finissent à la poubelle. Et encore, tous ne payent pas d'impôts...

 

Et ce chiffre est modeste puisque c'est sans compter avec les augmentations de prix, déjà 1,5 milliards d'acté, les casques à 800'000 Francs, les entrepôts à sécuriser, les pièces de rechange à acheter, etc. Selon des experts américains, les trois-quarts de ces avions sont en permanence en maintenance, 3 sur 4 !

 

Et puis "à la poubelle" pourquoi ? Parce que ce sont les Américains, qui sont presque devenus des ennemis grâce au teigneux Donald, qui donneront l'autorisation ou pas à ces avions de décoller. Ou même pire, qui sait ?

 

Avec un logiciel de commande transmis par satellites, tout est possible, comme par exemple, donner l'ordre de se crasher au sol ou de lâcher sa bombinette sur la centrale atomique de Beznau qu'on est en train de survoler. Déjà que les Américains sauront tout des missions de nos avions de guerre via les caméras et capteurs embarqués dont les datas leur sont transmises en temps réel par satellites...

 

On ne confie jamais la télécommande de sa propre arme de défense à un tiers voyons ! Que ferait-on si elle se retournait contre nous sans qu'on n'y puisse rien faire ? Même le plus modeste de nos trouffions sait cela !

 

Le responsable de ce projet à Armasuisse, lui aussi soutenait mordicus qu'il fallait absolument acheter cet avion-là et que son prix était ferme.

 

Et de tous les technocrates de l'administration, d'Armasuisse, de l'armée, les colonels de l'Etat Major Général, il n'y en a pas eu un seul pour critiquer cet achat ?

 

Alors bien-sûr, il y a la hiérarchie. Comment la contester lorsqu'on est sous-fifre ? Pas facile, on risque de contrarier son chef et se faire virer aussi sec. Entre parenthèses, c'est précisément pour cette raison-là qu'il faudrait légiférer afin de protéger les lanceurs d'alerte. Sinon rien ne changera jamais et les magouilles de ce genre se reproduiront de plus en plus.

 

Reste la question : mais Dieu du ciel pourquoi tous ces gens ont-ils menti au peuple ? Sont-ils des traîtres à leur patrie ? Sont-ils des corrompus ? Sont-ils des simplets arrivés au pouvoir par concours de circonstances et que de puissants lobbies manipulent ou font chanter ?

 

Mais il y a encore plus.

 

Il y a la fâcheuse tendance à "se couvrir". Dans les hiérarchies plus personne ne veut assumer ses responsabilités. Pourtant ce sont les chefs les responsables, ils sont nommés pour cela et sont payés en conséquence. Ce sont eux les garde-fous des entourloupes puisqu'ils sont au sommet de la hiérarchie et qu'eux seuls sont censés connaître tous les détails des dossiers. Sans cela qui est donc le responsable des conséquences d'une mauvaise gestion ou de manquements? Dieu ? Le diable ?

 

Rappelons-nous l'ancien directeur du CS devant le Sénat américain, qui déclarait, la main sur le coeur et les yeux écarquillés d'innocence, qu'il n'avait rien su et que c'était un petit subalterne qui avait voulu faire du zèle... Noooon, à lui, le chef suprême, personne n'avait rien dit ! C'est ballot quand-même...

 

Plus généralement, cette tendance à se couvrir se concrétise par l'engagement d'experts extérieurs (rapports d'étude et autres sondages). De cette façon, le chef, celui qui devrait en théorie endosser la responsabilité d'un projet puisque c'est sa fonction, est couvert. Si le projet foire, ce seront les experts externes qui auront induit en erreur le chef ou ce seront les entreprises sous-traitantes qui auront failli. Le chef, lui, n'en sera "pas responsable" puisqu'il n'aura fait que de faire voter des crédits.

 

Autre avantage de la sous-traitance : l'Etat n'a plus à engager de nouveaux employés, ce qui est toujours un problème face à la droite politique dont le leitmotiv est le "moins d'Etat". Et même plus, cela plaît à la droite puisque ce sont des entreprises privées qui bénéficient de ces contrats. Un retour d'impôts en quelque sorte !

 

Et puis cela plaît encore plus aux chefs et petits chefs de tous poils, puisque ce sont eux qui engageront les dites entreprises sous-traitantes. Choisir une entreprise est un pouvoir et le pouvoir se récompense. Il n'y a pas que le salaire dans la vie, il y a aussi des à-côtés...

 

Il n'en reste pas moins que tout cela renchérit les dépenses de l'Etat. Engager une entreprise externe pour faire le boulot coûte plus cher que de le faire soi-même car cette dernière doit inclure du bénéfice dans ses prix, contrairement aux services de l'Etat, qui doivent fonctionner à prix coûtant, c'est dans la loi.

 

Pour conclure et résumer : nous avons un gouvernement que nous ne pouvons plus croire, il ment comme il respire. Ou plus exactement quelques-uns de ses chefs ou cheffes.

 

Nous avons une administration que nous ne pouvons plus croire, certains de ses chefs ou cheffes mentent comme ils respirent.

 

Il y a même des Conseillers fédéraux qui font dévier en douce notre politique extérieure de sa séculaire neutralité !

 

Alors, en attendant de prendre des mesures énergiques pour stopper ces dérapages qui mèneront la Suisse à son démantèlement si on ne fait rien ("mesures énergiques" qui s'appellent "virer du monde"), il serait prudent d'inscrire notre neutralité dans la Constitution.

 

Parce que si on attend trop, il sera trop tard. Ceux qui oeuvrent en coulisse pour que la Suisse s'inféode à l'OTAN et à l'UE y seront arrivés et notre gentil petit pays ne sera plus un îlot de paix et de prospérité dans un océan de violence et de misère !...

 


Ce n'est pas drôle, quand je mens, tout le monde s'en aperçoit. Je devrais faire de la politique, là au moins tout le monde s'en foutrait (Film "un coeur à prendre")
 

La neutralité, la gauche et la guerre

 

Commentaire à l'article de Anne Voeffray publié dans Antithèses-Bon Pour La Tête du 17 septembre 2026

 

Bravo, vous avez tout dit, et bien dit !

 

Je rajouterai tout de même un commentaire.

 

Du point de vue de notre défense, un petit pays comme la Suisse ne pourra jamais se défendre militairement contre qui que ce soit puisque, par définition, il est plus petit que tous les autres.

 

Il y aurait la possibilité de trouver une aide extérieure, et donc de s'inféoder à un bloc militaire, en l'occurrence à l'OTAN et l'UE. Mais la conséquence en serait la perte instantanée de notre neutralité puisque nous ferions alors partie d'un des grands blocs qui gouvernent le monde.

 

Cela nous ferait également perdre notre système politique de démocratie directe si unique et qui nous réussit si bien. Il y aurait alors toutes les chances que le pays se désagrège, aspiré par les forces centripètes qu'on voit à l'oeuvre dans l'Union Européenne. Avec nos 4 ethnies ne parlant pas la même langue, l'esprit de neutralité et de consensus est le seul qui permette de nous maintenir unis et en paix.

 

La neutralité, ce n'est pas seulement être neutre en politique extérieure, c'est être neutre entre nous tous, Suisses. C'est le garant de notre paix sociale.

 

Mais il y a encore plus important.

 

Les opposants à l'initiative ressortent toujours ce même argument qu'être neutre c'est lâche. Ne pas se mêler c'est lâche. Mais faut-il absolument que tout le monde obéisse aux injonctions de guerre ?

 

Le monde se meurt à force de violence. Les horreurs de la guerre deviennent de moins en moins tabou. Faut-il absolument que nous emboîtions le pas à tous les fauteurs de guerre ? Que nous allions renforcer les rangs de ceux qui vont se battre contre des gens qu'ils ne connaissent pas, qui, eux-mêmes, vont se battre contre des gens qu'ils ne connaissent pas ?

 

Quand l'humanité va-t-elle enfin cesser de se massacrer consciencieusement ?

 

Le temps ne serait-il pas venu de passer à autre chose ? Par exemple de s'entraider afin que tous mangent à leur fin sur terre, que tous aient de quoi boire, de quoi se vêtir, de quoi se soigner, de quoi protéger et développer ses enfants ?

 

Il ne faut pas oublier que la fortune du monde tient en deux vases communicants : ce qui est pris dans l'un va dans l'autre et vice-versa. C'est pour cela que les riches deviennent toujours plus riches et, en conséquence, que les pauvres deviennent toujours plus pauvres.

 

Cela rend-il les riches plus heureux ? Est-il possible d'être plus heureux qu'heureux ? Un milliardaire est-il plus heureux qu'un millionnaire ? Que faut-il à un malheureux, à part avoir assez pour vivre, pour passer du stade de "malheureux" à celui "d'heureux" ?

 

L'humanité a toujours fonctionné par la violence, le gros mange le petit, c'est la loi de la nature.

 

Ne serait-il pas temps que l'Homme, arrivé à un sommet d'intelligence, se rende enfin compte que ses efforts pour massacrer ses semblables ne mène qu'à sa propre extinction ?

 

Ne serait-il pas temps de se rendre compte que les armes deviennent tellement sophistiquées et efficaces qu'elle vont finir par nous anéantir tous ? Et que nous aurions intérêt à nous partager les ressources de la planète plutôt que de nous battre pour en avoir plus que les autres ?

 

C'est en cela que la gentille petit Suisse peut jouer un rôle bienfaisant dans ce monde qui dérive de plus en plus. Que nos croix blanches et rouges restent les symboles de notre neutralité et de notre envie de faire le bien dans le monde.

 

Qu'il reste au moins un pays qui ne "hurle pas avec les loups" ! Un pays qui puisse servir de passerelle de paix entre des belligérants qui n'arrivent plus à dialoguer entre eux.

 

La neutralité, ce n'est pas un repli égoïste sur soi, c'est une vocation de paix que seul un petit pays peut avoir. Précisément parce qu'il est trop petit pour faire peur à qui que ce soit et pas assez grand pour menacer qui que ce soit. Dès lors sa vocation est d'être l'ami de tous, sans parti-pris, et de propager une neutralité proactive et bienveillante.

 

Il faut au moins un pays qui remplisse cette noble fonction dans le monde, qu'il y en ait au moins un ! Et par chance c'est nous !

 

Ancrons la neutralité dans notre Constitution afin que nul ne puisse nous en faire sortir sans notre accord !

 


La magouille, je peux plus, je veux faire honnêtement un métier honnête. Ah bon ? Tu veux quitter la police ?  (Film "Ripoux contre ripoux")
 

En cas de guerre contre la Russie, la Suisse prendra parti aux côtés des Etats membres de l’OTAN

 

Commentaire à l'article de Martin Bernard publié dans Antithèses-Bon Pour La Tête du 10 septembre 2026

 

Il faut le lire ce livre, et vite ! Et surtout avant la votation du 27 septembre car il contient des informations susceptibles d'éclairer le vote.

 

Ce que beaucoup soupçonnaient depuis longtemps est ici mis en pleine lumière par l'auteur : le noyautage de l'administration, de l'armée et du pouvoir politique par les partisans de la fin de la neutralité de la Suisse et de son adhésion à l'OTAN et à l'UE.

 

Et qui trouve-t-on derrière ces agissements délétères et contraires à l'esprit du peuple suisse ? Les marchands de canons, appelé lobby militaro-industriel, ceux, pays et individus, que les guerres rendent toujours plus riches.

 

Leur but (c'est moi qui l'interprète en fonctions des informations contenues dans le livre) est de s'approprier des richesses et des forces productives de la Suisse en l'inféodant à l'Union Européenne et à l'OTAN. Provoquant le nivellement de son niveau de vie et sa soumission au bloc USA-Israël-UE.

 

Pour ce faire, ce lobby militaro-industriel a consciencieusement et silencieusement noyauté tous les pans du pays et installé des siens à la tête de tout ce qui compte en terme de pouvoir en Suisse : l'administration, l'armée, les médias et les pouvoirs politiques.

 

Voilà enfin expliqués les nombreux couacs, bévues et achats malheureux qui ont fait la une des journaux ces dernières années. Ce ne sont pas des hasards mais le résultat visible de cette prise de pouvoir, de ce putsch silencieux.

 

Le livre se base sur des faits avérés et cite ses sources, des centaines. Il faut le lire ce livre, et vite, et espérer qu'il soit remis sur le marché, car pour l'instant il est bloqué par une mesure provisionnelle demandée par une femme citée dans le livre, employée de la haute administration et maîtresse successive de plusieurs de ses chefs. Il faudra aussi qu'il soit traduit d'urgence en français.

 

Le livre se termine par la description du Conseil de la neutralité, décrit comme la voix suisse du droit international. Ce conseil a été fondé, entre autres, par ceux qui ont défrayé la chronique ces dernières années à cause de leur attachement à la neutralité de la Suisse. On y trouve, parmi 12 personnalités, Jacques Baud, Guy Mettan, Georges Martin et Jean-Daniel Ruch (neutralitycouncil.ch)

 

On peut résumer sa neutralité ainsi :

 

Une Suisse rejetant le concept de choc des civilisations, promotrice inlassable de la paix, ne prenant pas parti mais discutant avec tous, gardienne du droit international, ne prenant pas de sanctions envers les pays qui violent le droit international sauf celles prises par l'ONU, offrant sa neutralité à tous ceux qui en auraient besoin pour résoudre un conflit et, en résumé, travaillant au désarmement mondial.

 

C'est en tous points ce que propose l'initiative sur la neutralité qu'il faudra accepter le 27 septembre. Si nous voulons pouvoir contrer les forces délétères qui tentent de faire perdre sa neutralité à notre pays.

 

Cela correspond parfaitement à ce que je tente de promouvoir depuis plusieurs années à travers mes commentaires, articles et dans le livre à paraître prochainement. Faire la paix plutôt que la guerre, voilà ce que j'estime impératif si l'humanité ne veut pas finir par s'autodétruire. En commençant par la paix au Proche-Orient.

 

La paix ? Mais c'est très simple :

 

Passons à la phase 2.0 de l'évolution !

L'intelligence prend le dessus sur l'animalité

 

Le passage à l'âge adulte de l'humanité :  l'âge de raison

La survie par la confrontation est remplacée par la coexistence grâce à la collaboration

 


Tant que les lapins n’auront pas d’historiens, l’histoire sera racontée par les chasseurs (Howard Zinn)

 

Colonel EMG Boris Chollet

 

Ancien chef du Renseignement de l'armée suisse.

 

Sympa, compétent et clairvoyant, un homme que chaque militaire aurait aimé avoir comme supérieur durant son temps d'armée. Un ancien militaire sympa mais qu'on peut soupçonner de ne pas se laisser emm...

 

 

Lors de la rencontre Antithèses-Bon Pour la Tête du 11 septembre 2026

 

On peut l'écouter ici

 

Des voix d'expérience se font entendre, enfin !

 

Il faut écouter ceux qui ont passé leur vie au service de la Suisse. Il faut écouter ceux dont la loyauté sans failles leur permet d'analyser la situation dans laquelle se trouve actuellement le pays. Il faut les écouter raconter leurs expériences de l'armée, de l'administration, du pouvoir, de l'équilibre des  forces, et, finalement, de la vie !

 

Et qui voteront, en toute connaissance de cause, OUI à l'initiative pour la neutralité le 27 septembre 2026.

 


Le jeune homme marche plus vite que le vieil homme, mais le vieil homme connaît la route (proverbe chinois)
 

La bataille De Gaulle «Ce film est une grosse escroquerie historique»

 

Commentaire à l'interview de Annie Lacroix Riz dans Antithèses-Bon pour la tête du 8 septembre 2026

 

Tout cela et passionnant, les films sont techniquement bien faits et ravissent les spectateurs. Ils ont du succès et il ne fait nul doute que leur retour sur investissement sera important.

 

Mais quel est le but de leur producteur ?

 

Faire simplement de l'argent ou diffuser un message ?

 

Une chose est déjà certaine : "La bataille De Gaulle" n'est pas un documentaire. Il ne tente pas de faire comprendre la guerre 39-45 mais plutôt de redonner une fierté à la population française, afin, peut-être, qu'elle se rassemble derrière son gouvernement et suive ses velléités guerrières au sein de l'Europe.

 

"Mon Dieu que la guerre est jolie !"
Et bien non, la guerre est le pire de ce qui peut arriver à un peuple !

 

On la voit dans le film, la cruauté de la guerre, on voit les malheurs qu'une guerre fait tomber sur les civils. Mais c'est un film, et à la fin, comme dans les films d'aventure, le bien triomphe, la jeune première épouse le héro et le couple a beaucoup d'enfants...

 

C'est en cela qu'il faut se méfier de ce genre de film.

 

Bien sûr on peut les voir sans arrière-pensées et profiter de ce que l'on nous présente. Mais en se méfiant tout de même du message subliminal que l'on tente de faire passer.

 

Et là, cela me semble évident qu'il s'agit de renforcer le rôle de héro national de de Gaulle, et de faire oublier les bassesses du passé, dont la honte de la défaite de 40 et la collaboration de la majorité du pays avec les nazis.

 

Alors oui, le film est réussi, on en ressort content, de Gaulle est un grand homme, la France un pays vainqueur et la guerre finit bien puisqu'elle se termine...

 

Que demander de plus ?

 

Ah oui, quand-même, de se souvenir que la guerre mondiale de 39-35 devait être la dernière, la der de der !

 

Et donc ordonner à nos élus de ne pas courir bille en tête dans le piège tendu par les marchands de canons, qui ne pensent qu'à remplir leurs caisses sur le dos des populations.

 

Parce que "les populations", c'est nous, et que des prédateurs planifient de devenir encore plus riches en faisant couler notre sang et celui de nos enfants.

 

Serons-nous assez bêtes (oui ce terme est choisi) pour tomber dans ce piège et repartir pour de longues années de privations et de malheurs absolus ? Avec d'ailleurs peu de chances de s'en sortir tant les armes nouvelles sont efficaces !

 

Et dire que l'intelligence de l'Homme sert essentiellement à développer des armes de plus en plus sophistiquées destinées à nous détruire méthodiquement les uns et les autres !

 

Mais Dieu qu'il faut être bête !

Dieu, rassures-moi, tu ne nous a pas créé à ton image tout de même ?

 


Dieu, rassures-moi, tu ne nous a pas créé à ton image tout de même ?
(Michel Vonlanthen)
 

Il faut sauver la neutralité

 

Courrier des lecteurs de 24 Heures du 7 septembre 2026

 

Pousser à la paix plutôt qu'à la guerre, voilà une mission parfaite pour la petite Suisse, trop petite pour faire peur à qui que ce soit, trop petite pour devenir l'ennemie de qui que ce soit. Mais par contre, assez petite pour devenir le souffre-douleur des puissants si l'idée lui en prenait de s'engager dans une grande organisation, OTAN, UE, etc.

 

Pousser à la paix c'est tout faire pour éviter les conflits - bons offices, aide humanitaire, et ensuite tout faire pour ne pas les alimenter - ni achats ni ventes d'armes aux belligérants. Prendre le parti de la paix et se tenir à l'écart des guerres, c'est cela la neutralité. Ce qui n'empêche pas le pays de se défendre en cas d'agression. Dans ce cas, la neutralité tombe et tous les moyens deviennent utilisables: armes, alliances, terre brûlée. La petite Suisse joue parfaitement ce rôle d'exceptionnel Etat neutre dans le vacarme du monde.

 

Sa croix blanche est reconnue par tous. Ou plutôt "était" car, depuis quelques années, sous l'impulsion de politiciens et de forces souterraines, le pays sort de son rôle séculaire d'Etat neutre: sa politique étrangère devient à "deux poids-deux mesures". Tout cela se fait à l'insu de la population, qui n'a pas été consultée pour donner son accord.

 

C'est pour cette raison que la neutralité doit être inscrite dans la Constitution. Pour éviter qu'une seule personne ne puisse dévoyer la politique de tout un pays, comme, par exemple, cela s'est fait aux USA.

 

Swiss is beautiful, Swiss is too small to fail !
 

Citoyen suisse, protège ton pays et ton destin en votant OUI à l'initiative sur la neutralité !

N'écoute pas ceux dont l'arrière-pensée est d'inféoder le pays à l'UE et à l'OTAN !

 


Dieu, tu ne nous a pas créé riches, alors fais-nous cons afin que nous puissions profiter de la vie (proverbe iranien)
 

Sans la neutralité, la Suisse disparaîtra

 

Commentaire à l'interview de Suzette Sandoz dans Antithèses-Bon pour la tête du 6 septembre 2026

 

Elle fait du bien à écouter Madame Sandoz, enfin des paroles censées dans ce débat stérile !

 

Pourquoi la Suisse doit-elle être neutre ?
 

Parce que c'est un tout petit pays, trop petit pour faire peur à qui que ce soit. Trop petit pour pouvoir se défendre contre des pays plus grands que lui.

 

Son moyen de défense n'est pas militaire car il ne serait jamais assez armé pour résister aux agressions de pays, par définition, plus grands que lui. Avec une superficie de 41'000 km2, la Suisse se place au 132ème rang des 203 pays du monde, les trois premiers étant, dans l'ordre,  la Russie, le Canada et les Etats-Unis.

 

C'est pour cette raison que la Suisse ne doit pas s'allier à qui que ce soit, afin d'être perçue comme l'ennemie de personne et donc l'amie de tous. Grâce à cette qualité universellement reconnue, elle peut jouer le rôle de pacificatrice et de propagandiste de paix.

 

Ce sont les puissances européennes qui ont déclaré la Suisse neutre et inattaquable le 20 mars 1815 au congrès de Vienne. Leur but était que ce petit pays situé au croisement de toutes les routes européennes ne se serve pas des Alpes pour leur barrer le passage mais laisse ce carrefour ouvert à tous. C'était la raison de cette neutralité imposée et acceptée. On pourrait faire le parallèle avec le détroit d'Ormuz d'aujourd'hui.

 

Au fil du temps, la Suisse a pris ce rôle au sérieux et s'est petit à petit imposée comme le pays neutre par excellence, éternel propagandiste de paix et défenseur infatigable de la diplomatie pour résoudre les conflits. Et c'est tout naturellement qu'elle proposa ses bons offices à chaque fois que la politique internationale le demandait et qu'elle devint la gardienne de la Charte des droits de l'homme.

 

Ses croix blanche et rouge et son passeport devinrent les emblèmes universellement reconnus de neutralité, de paix et de bonne-volonté. Sa neutralité lui a permis de se hisser politiquement au niveau des pays les plus puissants de la planète et de rester à l'écart des guerres.

 

Tout aurait pu rester en l'état : une Suisse neutre et bienveillante, et des pays en conflit qui faisaient appel à elle comme intermédiaire pacificateur. Mais le monde bascula dans une nouvelle phase avec l'arrivée à la tête des USA de Donald Trump. Son caractère intransigeant et dominateur, son égo démesuré et sa quête inlassable de reconnaissance et d'honneurs ont transformé le monde : le Président Trump a effacé 100 ans de diplomatie en retirant son pays de nombre d'accords internationaux. Ce qui se résolvait auparavant par la diplomatie le fut dorénavant par la force. Les trêves et accords de paix furent autoritairement imposés et aucun ne tint. La diplomatie passa aux oubliettes de l'histoire et le monde devint plus brutal que jamais, les ukases et la force devenant, pour les puissants, les moyens d'imposer leur volonté.

 

La Suisse n'échappa pas à ce clivage et le Conseiller fédéral Cassis (et ses discrets appuis) fit dévier lentement mais sûrement la politique fédérale de la voie de la neutralité. Ses partis-pris "deux poids - deux mesures", par exemple en faveur de la politique d'Israël et en défaveur de celle de la Russie, finirent par devenir par trop criants et, notamment, les USA, l'OTAN et la Russie, la déclarèrent avoir perdu son esprit de neutralité.

 

Au vu de tout cela et afin de faire revenir la politique de la Suisse à sa bienveillante neutralité, un groupe de citoyens lança une initiative dans le but de l'inscrire dans la Constitution fédérale afin que nul ne soit en mesure d'en faire dévier le pays à l'avenir.

 

Elle se décompose en quatre points :

 

https://neutralite-oui.ch/texte-de-linitiative/

  1. La Suisse reste perpétuellement neutre et assure sa propre défense
     

  2. La Suisse n’adhère à aucune alliance militaire. Si l’existence de la Suisse est menacée ou si elle subit une attaque militaire, alors la neutralité ne s’applique plus
     

  3. Elle ne participe en principe pas à des mesures coercitives non militaires à l’encontre d’États belligérants. Parallèlement, l’initiative reconnaît expressément les sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU
     

  4. La neutralité suisse contribue à la résolution des conflits et des guerres

Les citoyens suisses devront voter à cet égard le 27 septembre 2026.

 

Les adversaires de cette initiative font feu de tous bois pour la contrer, notamment l'économie, qui la voit comme une menace à l'acceptation, certains disent la soumission, aux accords bilatéraux que la Suisse devra signer avec l'Union Européenne.

 

Egalement les binationaux suisses-UE, qui représentent le tiers de la population , et qui y voient une menace pour leurs intérêts, notamment ceux liés à la libre circulation et à la dispense du devoir de faire leur école de recrue.

 

Les syndicats, qui hélas se trompent de combat et emboîtent le pas à l'économie, pensant ainsi conforter le statuts du travailleur, mais en oubliant les avantages de la neutralité pour les "petits".

 

Et également les idéalistes partisans à tous crins de l'entrée du pays dans l'UE, pensant ainsi favoriser la paix dans le monde, alors que le résultat sera plutôt de soumettre la petite Suisse aux diktats de l'UE et de la priver de sa politique de démocratie directe.

 

Trop petite pour défendre ses intérêts, la Suisse deviendra alors le souffre douleur de l'UE et se liquéfiera dans une Europe molle, sans relief et belliqueuse, en butte aux convulsions délétères des gauches et des droites politiques. On l'oublie que trop, mais nous devrons alors partir faire la guerre dans les rangs de l'UE, ce sera la contrepartie à notre adhésion. C'en sera fini de l'exception Suisse !

 

Comme on peut le voir, on ne parle guère du sujet de l'initiative - cimenter la neutralité dans la Constitution afin d'éviter de la perdre. Les sous-entendus prennent le dessus sur la protection de la politique séculaire de la Suisse qui l'a si bien protégée des horreurs de la guerre.

 

C'est d'autant plus regrettable que l'esprit de neutralité joue un rôle capital dans la politique intérieure suisse, il en est même consubstantiel. C'est grâce à lui que la Suisse, association de 4 ethnies de mentalités fort différentes et ne parlant pas la même langue, a pu résister aux forces centripètes du temps.

 

Si la Suisse perd son esprit de neutralité et de consensus et s'aligne sur le marasme qui règne dans beaucoup de pays européens, il y a de fortes chances qu'elle s'y dilue et devienne le jouet de ceux qui oeuvrent à sa soumission et à son internationalisation.

 

Elle y perdra sa liberté et son niveau de vie

 

Et la Suisse disparaîtra en tant que peuple

 

Et dernier point : qui va défendre la paix si la Suisse perd cette fonction exceptionnelle ? Les Hommes vont-ils éternellement se battre pour assurer leur survie sur terre ? Ne sortiront-ils donc jamais de cette animalité ? Le peuple suisse, qui a prouvé son empathie universelle,  devrait-il perdre sa bienveillance et grossir les rangs de ceux qui "hurlent avec les loups" ? Et l'humanité finir par s'autodétruire par manque de partisans de la paix ?

 

Etre neutre, c'est la mission d'un petit pays qui ne fait peur à personne. Précisément parce qu'il ne fait peur à personne !

 

Il est impératif quelqu'un soit un phare de paix dans le monde conflictuel actuel ! La Suisse a tenu ce rôle jusqu'à présent, elle doit continuer à le faire. C'est dans son intérêt et celui de l'humanité toute entière. Qu'il reste au moins une voix de paix dans ce monde de brutes !

 

En toute logique, s'ils aiment leur pays, les citoyens devaient accepter sans réserves cette initiative et donc glisser un OUI dans l'urne le 27 septembre.

 


Etre neutre, c'est la mission d'un petit pays qui ne fait peur à personne. Précisément parce qu'il ne fait peur à personne ! (Michel Vonlanthen)
 

Et si la Suisse réinventait la neutralité?

 

Commentaire à l'article de Yves Borgeaud dans Antithèses-Bon pour la tête du 3 septembre 2026

 

Si je vous comprends bien, la neutralité doit maintenant s'adapter à différents domaines de pensées et tous les prendre en compte pour arriver à créer un dialogue entre des parties en conflit.

 

Pour ma part, il me semble qu'il faut deux conditions pour qu'un neutre soit en mesure d'aider à résoudre un conflit.

 

1) Il faut d'abord que le neutre soit crédible. Cette qualité s'établit lentement, au gré des interventions, un peu comme l'amitié qui se forge par affinités et qui dure souvent toute une vie. Cette neutralité doit être absolue et ne supporte aucun accroc. Sinon la confiance disparaît bien plus vite qu'elle n'est apparue.

 

C'est là où je ne suis pas le Conseil Fédéral lorsqu'il parle de neutralité flexible. Pour moi ce n'est pas possible. Soit on est neutre, à 100%, soit on ne l'est pas. Il n'y a pas de demi mesure possible.

 

Le "deux poids deux mesures" n'est pas possible, comme par exemple sanctionner la Russie pour ses crimes de guerre et ne pas sanctionner Israël pour ses crimes de guerre. Cela ferait perdre toute crédibilité au pays qui le ferait. Et c'est hélas ce qui est arrivé à la Suisse : elle a perdu son apparence d'Etat neutre au regard de ceux qui l'observent. Le problème, c'est que cette mutation s'est faite à l'insu de la population.

C'est d'ailleurs ce qui est difficile à expliquer en vue de la votation du 27 septembre car les gens prennent souvent la propagande des uns et des autres pour argent comptant. Et comme il y a l'effet "réseaux sociaux" qui les isole dans leur conviction en ne leur livrant que ce qu'ils pensent déjà, il y clivage de l'opinion et difficulté d'argumenter calmement et sainement.

 

Voir par exemple le dernier Infrarouge où on a entendu notre ministre des affaires étrangères déclarer que la politique de la Suisse se tenait parfaitement du point de vue juridique. Oui, peut-être, mais il oublie le principal ce Monsieur: le coeur ! Je pense bien sûr à Gaza en écrivant cela.

 

Autre exemple: l'image IA que Nantermod a diffusé sur les réseaux et qui tend à cliver encore plus la population. Selon lui, voter oui c'est faire le jeu de Poutine. On voit là l'utilisation de la méthode Schopenhauer "l'art d'avoir toujours raison" que les avocats apprennent par coeur durant leur cursus universitaire.

 

C'est là où je donne raison aux initiants de l'initiative. La neutralité se forge au fil du temps et devient crédible petit à petit. C'est pour cela qu'elle exige d'être absolue car la moindre entorse réduit à néant la confiance acquise. C'est exactement la même chose qu'en amour.

 

2) J'en arrive à la seconde condition: il faut être neutre et bienveillant par nature, et non pas seulement pour s'éviter des guerres. Il faut vouloir remplir ce sacerdoce qui est de promouvoir la paix plutôt que la guerre. A la base il doit y avoir une bienveillance, un désir de rendre service. Et si au bout du compte cela évite à la Suisse neutre d'être agressée, alors tant mieux, mais ce ne doit pas être le motif principal de sa neutralité.

 

La Suisse est par nature bienveillante. C'est un petit pays qui ne fait pas le poids en comparaison des autres. Par nature, il ne fait peur à personne et c'est pour cela qu'il peut être l'ami de tous.

 

Par expérience, les citoyens ont l'approche intelligente et atavique de ne pas forcer un contradicteur mais de tenter de le persuader par le dialogue. Arriver à un consensus est la meilleure façon de s'entendre et de ne pas en venir aux mains.

 

La neutralité intérieure et les consensus ont bien réussi à mener la Suisse là où elle en est aujourd'hui, c'est-à-dire en paix, prospère et même surprenante. Je pense là aux succès incroyables de nos sportifs d'élite cet été.

 

Puisque cette méthode à souri en interne (garder quatre ethnies qui ne parlent pas la même langue en cohésion n'est pas une mince affaire), c'est tout naturellement que notre politique extérieure s'est tournée vers le désir de faire le bien, le désir de propager l'esprit de paix dans le monde. Et à cet égard, à voir ce provoquaient la vision des croix rouges et des croix blanches dans le monde, c'était réussi, la Suisse était synonyme de neutralité et de paix.

 

Il suffit d'imaginer Henri Dunand en 1859 à Solferino à tenter de soigner les blessés pour comprendre que cette bienveillance naturelle est consubstantielle du Suisse. C'est en quelque sorte ce qu'induit le fait d'être citoyen d'un petit pays.

 

Il faut dire que les accords internationaux ne sont pas faits pour les puissants, mais pour défendre les faibles, les "petits". Ce n'est qu'en se donnant des règles de conduite admises par tous qu'on arrive à mettre grands et petits sur le même pieds d'égalité.

 

On le voit à contrario avec l'arrivée de Donald Trump au pouvoir, lui qui ne respecte que la force et impose ses vues sans aucun respect de la parole donnée et des accord conclus.

 

En passant, c'est dommage que Donald n'ait pas fait un peu de scoutisme dans sa jeunesse, car il aurait pu apprendre la promesse scoute dont la première phrase est : "le scout n'a qu'une parole, il est loyal et fidèle"...

 

Les petites nations doivent donc faire tout leur possible pour que les accords internationaux soient respectés, il en va de leur survie. Et je crois que cette vérité, nos anciens l'avaient compris.

 

Si la Suisse n'avait pas tenu ce rôle de pays pacificateur, elle ne serait pas arrivée à se faire une place dans le gota de la politique mondiale. Notre gentil Parmelin entre Poutine et Biden à Genève, il fallait quand-même le voir !

 

Pour résumer, pour être neutre, il faut d'abord être crédible et cela se forge au fil du temps et des expériences. C'est pour cela qu'il faut inscrire la neutralité dans la Constitution afin de protéger le pays de ceux qui seraient tenté de la corrompre à l'insu de la population. Il n'est pas interdit de vouloir modifier ce principe, mais alors cela doit se faire en suivant la voie démocratique, pas "en douce".

 

Ensuite il faut être bienveillant et avoir la volonté de bien faire.

 

Ce qui veut aussi dire qu'il ne faut pas s'attaquer de front aux belliqueux, ils sont trop forts pour que la toute petite Suisse puisse y changer quoi que ce soit. En fait elle a tout à y perdre, on le voit bien en ce moment avec les sanctions malheureuses qu'elle a prises contre la Russie et pas contre Israël qui fait bien pire.

 

En fait, la neutralité c'est très simple : il suffit d'être bienveillant et de vouloir rendre service ! Il n'y a rien de plus noble comme tâche, car elle demande de la volonté, celle de ne pas hurler avec les loups, et, pour cela, il faut être fort. Les faibles, eux, se laissent guider par le mainstream, et suivent celui qui parle le plus fort. Pas les forts, car eux ont une éthique de vie, c'est pour cela qu'ils sont forts. On les respecte ces "petits" là !

 

On pourrait paraphraser l'ancien secrétaire général de l'ONU Dag Hammarskjöld qui disait "L'ONU n'a pas été créée pour conduire l'humanité au paradis, mais pour la sauver de l'enfer". Et remplacer le mot "ONU" par "neutralité"...

 


La neutralité n'a pas été créée pour conduire l'humanité au paradis, mais pour la sauver de l'enfer (Michel Vonlanthen)
(paraphrasant Dag Hammarskjöld parlant de l'ONU)
 

La Suisse ferme la porte aux déserteurs ukrainiens

 

Commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Antithèses-Bon pour la tête du 3 septembre 2026

 

"Sommes-nous devenus fous?"
C'est bien la question à se poser !

 

Il y a bien sûr des gens qui ne voient pas d'un mauvais oeil qu'une guerre se déclenche, c'est bon pour les affaires. Et là on peut mettre en première ligne les actionnaire des marchands d'armes, dont font partie la plupart de nos grandes entreprises, nos banques, nos assurances, nos caisses de pension et même notre gentille BNS...

 

Difficile de distinguer le vrai du faux dans la propagande des deux bords qui nous envahit. On peut cependant avoir une idée en se posant l'éternelle question "à qui profite le crime ?". Mais ce n'est évidemment pas une preuve, tout au plus un soupçon.

 

Ainsi, lorsqu'on lit "le drone retrouvé à Leipzig est attribué aux Russes" est-ce de la propagande ou peut-on avancer les preuve de ce soupçon ? C'est léger tout cela et cela sent la désinformation à plein nez, car quelles preuves a-t-on ?

 

Alors question :

 

"Grâce aux copieux pots-de-vin filés en douce aux recruteurs ou aux faveurs ouvertement accordées aux fils de politiciens, de chefs d’entreprise importants."

 

C'est vrai qu'on accuse l'Ukraine d'être corrompue jusqu'à la moelle. Mais où peut-on trouver des preuves de cette accusation ?

 

Et une affirmation :

 

Dans ceux qui font pression pour que l'Europe parte en guerre, ne peut-on pas imaginer les USA, le pays qui vend le plus d'armes au monde (43%)?

 

Et les Israéliens, dont les puissants lobbies manipulent ouvertement notre vie politique ?

 

Eux, ils ont intérêt à ce qu'on regarde ailleurs qu'à Gaza et en Cisjordanie occupée où les colons extrémistes martyrisent les Palestiniens avec la complicité de leur armée, et donc de leur gouvernement, et donc - on peut l'imaginer - avec l'assentiment de la majorité de la population, et hélas de leur diaspora.

 

On peut soupçonner ces deux pays de nous manipuler puisque ce serait dans leur intérêt et qu'ils font voter ce qu'ils veulent à nos autorités. Nos politiciens, quelquefois binationaux, devraient se rappeler qu'on les élit pour défendre les intérêts de la Suisse, pas ceux d'autres pays.

 

Espérons que nos concitoyens seront plus perspicaces lors des prochaines élections et feront usage du crayon à biffer. Notre bulletin de vote est la meilleure arme pour faire changer les choses et mettre hors jeu les va-t-en guerres connus (facile à déceler, il suffit de faire la synthèse de leurs votes au Parlement, ils sont publics).

 

"Appel à tous! Qui propose un scénario pour renverser la vapeur?"

 

Il y a en un, très simple à mettre en oeuvre grâce à notre démocratie directe : favoriser systématiquement la paix lors des votes. Et surtout avoir systématiquement une attitude positive et active en faveur de la paix. En parler autour de soi et poser la question "pourquoi se faire la guerre ?". Quelle utilité a-t-elle la guerre pour l'humanité et surtout pour les individus?

 

Faut-il à tous prix écraser méchamment le piéton qui traverse sur les passages protégés afin de gagner quelques secondes ou s'arrêter, lui faire un signe avec le sourire, et en recevoir un en retour ?

 

Excités par la propagande, un coup de rouge, un beau discours, et les jeunes partent au front la fleur au fusil, c'est classique ! Et lorsqu'ils se retrouvent dans la boue des tranchées, sous la mitraille ennemie, à prier pour ne pas se faire ouvrir les boyaux par un obus, c'est trop tard. C'était avant qu'il fallait réfléchir. Et avant c'est maintenant !

 

Finalement les jeunes Ukrainiens qui désertent ne sont pas si bêtes, eux ils ont compris que la guerre, il ne faut pas la faire.

 

Et maintenant on peut par exemple se poser la question : pourquoi nous bassine-t-on avec ces Russes désignés comme ennemis héréditaires et qu'on diabolise à tout va ? Nous font-ils du mal ces Russes ? Et se poser la question : qui nous fait du mal actuellement avec ses taxes à l'importation exorbitantes ?

 

Les marchands de canons ont besoin de désigner un ennemi pour favoriser leurs affaires et pour cela ils ont choisi les Russes depuis longtemps. Même lors des manoeuvres de nos pious-pious, les ennemis sont les rouges. Suivez mon regard !...

 

Alors, avant de partir ventre à terre vers le front, posons-nous des questions ! Et merci à Antithèses-Bon pour la tête de soulever des lièvres et de nous donner des réponses !

 

On peut déjà commencer par accepter l'initiative pour la neutralité. Ce serait déjà un pas en direction de la paix.

 

Quant aux guerres russo-ukrainienne et israélo-arabe, il serait facile de les stopper. Il suffirait que les opinions publiques basculent en faveur de la paix. Qu'elles se posent la question "qu'ai-je à gagner, moi, en tant qu'individu, à ce que mon pays parte en guerre ?"

 

Elles arriveront inévitablement à la conclusion qu'elles n'ont rien à gagner avec une guerre, parce qu'à la fin, les pays des deux adversaires sont dévastés et les populations décimées. Rien que de la de douleur!

 

Personne ne gagne quoi que ce soit dans une guerre. A part les affairistes bien sûr. Eux il achètent au son du canon et vendent au son du clairon, c'est cela leur lambda, leur différence entre les pertes et le bénéfice, entre le doit et l'avoir de la compta. C'est pour cela qu'ils deviennent toujours plus riches. Ce sont eux qui profitent des guerres. Et ce sont les populations qui en payent les pots cassés. Ce sont elles dont les affairistes sucent le sang. Et "les populations" c'est nous tous !...

 

D'après Watson, le chasseur de chasseurs de baleines, 7% de gens déterminés suffisent à faire basculer une opinion publique. Finalement ce n'est pas tant que ça. Alors faisons partie de ces 7% !

 

"Ceux qui ne savent rien faire, ceux qui ne peuvent rien faire et ceux qui ne veulent rien faire ont quelque chose en commun : ils ne font rien" (Le Chat)

 


Ceux qui ne savent rien faire, ceux qui ne peuvent rien faire et ceux qui ne veulent rien faire ont quelque chose en commun : ils ne font rien (Le Chat)
 

Derrière le mot neutralité

 

Commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Antithèses-Bon pour la tête du 27 août 2026

 

Ignacio Cassis enjoint de refuser l'initiative sur la neutralité sous prétexte que notre pays n'en a pas besoin, sa pratique actuelle étant suffisante.

 

Il est autiste ce Monsieur, il ne se rend même pas compte que c'est à cause de lui que le peuple suisse à dû lancer cette initiative.

 

En quelques années au Conseil fédéral, il a réussi le tour de force de détruire la bonne réputation du pays. En pratiquant le "deux poids deux mesures", en ne réagissant pas à l'anéantissement de Gaza et en participant à son effort de guerre en lui achetant des armes, la Suisse est devenue complice des exactions d'Israël. Ce qui est tout de même un comble pour le pays jusque là emblème mondial de la neutralité.

 

Manifestement, la "pratique actuelle" n'est pas suffisante puisqu'elle permet à un simple ministre, arrivé à son poste par un concours de circonstances, de dévoyer la politique de tout un pays.

 

Pour la petite Suisse, multi ethnique et consensuelle, la neutralité est la seule politique capable de préserver sa paix intérieure et d'éloigner le spectre de la guerre, des siècles d'histoire sont là pour le confirmer. Si elle entrait dans un "grand machin", les autres pays, tous plus grands qu'elle, finiraient par la "manger toute crue", comme dans une cours de récré où les forts à bras piratent les petits et leurs volent leurs quatre heures.

 

C'est pour toutes ces raisons que la neutralité de la Suisse doit être verrouillée dans la Constitution.
 

A nos politiciens, quelquefois binationaux, de se rappeler qu'on les élit pour défendre les intérêts de la Suisse, pas ceux d'autres pays.
 


A nos politiciens, quelquefois binationaux, de se rappeler qu'on les élit pour défendre les intérêts de la Suisse, pas ceux d'autres pays (Michel Vonlanthen)
 

Débris spatiaux: le ciel nous tombe de plus en plus sur la tête

 

Commentaire à l'article de Urs P. Gasche dans Antithèse-Bon pour la tête du 21 août 2026

 

Hélas, comme souvent, on légifère une fois que le mal est fait.

 

Les satellites et leurs débris sont de plus en plus nombreux et je jour arrivera où s'aventurer sur ces orbites sera dangereux, voire impossible, et en tous cas pas assurables, personne ne voudra en prendre le risque.

 

Le danger vient du fait que chaque objet ou déchet laissé à l'abandon sur une orbite voyage à 28'000 km/h et devient ainsi susceptible d'endommager tout ce qu'il rencontre.

 

On voit aussi le danger que font courir les satellites Starlink d'Elon Musk, qui envisage d'en satelliser des centaines de milliers. Déjà qu'ils gênent les observations des astronomes, mais bientôt ce seront les satellites en panne qui seront susceptibles d'interdire telle ou telle orbite. Pour le moment, la science spatiale catalogue tous les déchets supérieurs à 10cm, ce qui lui permet d'avertir les propriétaires des satellites menacés qui peuvent ainsi faire changer d'orbite à leurs objets (pour autant qu'ils disposent de moyens de propulsion adéquat).

 

Mais le jour viendra où les objets en déshérence seront tellement nombreux que les instances responsables seront débordées par le nombre. Il est donc urgent de légiférer à cet égard afin de responsabiliser les lanceurs de satellites, qui devraient alors être rendus responsables des dégâts qu'ils pourraient occasionner. Il faudrait également rendre obligatoire une procédure d'élimination des objets défectueux afin de les faire redescendre afin qu'ils se brûlent dans les hautes couches de l'atmosphère.

 

Sans parler que tous les pays du monde devraient se mettre d'accord pour qu'on ne satellise pas d'armes, c'est trop dangereux pour tout le monde. Mais à l'époque où la diplomatie ne peut presque plus s'exercer, c'est mal parti...

 

Il en est hélas comme de la paix. Chacun sait qu'elle est indispensable à la survie de l'humanité mais personne n'est en mesure de l'imposer. On sait qu'on va se casser la figure mais on continue imperturbablement à ne rien faire !...

 

Muriel Richard est justement en train de plancher sur un projet de neutralisation des objets spatiaux dangereux, elle a un mandat de l'ESA à cet effet. Pour le moment ce serait un satellite dépanneur qui récupérerait l'objet dangereux et qui le ferait brûler en le changeant d'orbite. Le problème, c'est que plus on attend, plus on a d'objets qui s'accumulent, car Elon Musk n'attend pas, lui ! Et puis attraper un satellite qui voyage à 28'000 km/h avec des bras robotiques automatisés n'est pas une mince affaire !

 

Mais Muriel a de l'expérience, c'était elle la cheffe du projet Swisscube, le premier satellite entièrement développé (à l'EPFL), construit et lancé en Suisse.

 

Et qui a emporté dans son soft une des mes petites idées, qu'on peut encore entendre lorsque Swisscube passe à portée radio. Pardonnez mon immodestie, mais c'est trop beau !...

 


(Plus c'est petit, mieux ça vaut, la Suisse est petite, la Suisse est trop petite pour faillir)
Small is beautiful, Switzerland is small, Switzerland is too small to fail (Michel Vonlanthen)
 

Fin de partie en Ukraine et en Iran: le scénario de la guerre nucléaire

 

Commentaire à l'article de Robert Habel dans L'impertinent du 30 août 2026

 

Se battre à coup de bombes atomiques ?
Mais se rend-t-on compte vraiment de ce que cela signifie ?

Car la bombe atomique offre une efficacité de destruction (rapport puissance/poids) bien plus élevée qu'une bombe traditionnelle, 4'000 fois plus pour celle d'Iroshima par exemple. Cela induit deux conséquences : celui de la radioactivité et celui de l'effroi que provoquera l'étendue des dégâts et du nombre de morts auprès des populations.

Une bombe atomique induit fatalement de la radioactivité mais cela dépend de l'altitude à laquelle elle est larguée.

Si elle explose à basse altitude, la terre du cratère et les constructions pulvérisées sont emportés dans la haute atmosphère au travers du champignon atomique, deviennent radioactives au passage, et retomberont ensuite au sol au gré des vents et des précipitations. Il s'ensuivra une contamination des sols qui les rendront inutilisable pour des mois. De grandes étendues de territoire deviendront donc interdites aux humains à cause de la maladie des radiations que cela provoquerait, à coup sûr mortelle si on ingère cette poussière.

Si la bombe explose assez haut pour que sa boule de feu n'atteigne pas le sol et que la poussière dégagée ne remonte pas dans la boule de feu, il n'y aura pas de retombées radioactives. Par contre le sol arrosé de rayons gamma à la verticale du point zéro restera hautement radioactif pendant quelques jours et les destructions et le nombre de morts seront maximisés.

La puissance de la bombe larguée sur Iroshima équivalait à environ 15kT, 15 mille tonnes d'équivalent TNT et pesait 4.4 tonnes. Elle a explosé à l'altitude de 580 mètres et n'a pas provoqué de retombées de poussière mais d'une pluie radioactive qui a irradié toute la population et contaminé les eaux. Il y a eu dans les 100'000 morts.

Actuellement la bombe conventionnelle la plus lourde larguable par un avion B-2, la fameuse bombe anti bunker des Américains, pèse 13,6 tonnes. La bombe atomique la plus lourde jamais larguée depuis un avion était la fameuse Tsar Bomba des Russes, d'un poids de 26 tonnes et d'une puissance de 50 MT, 50 millions de tonnes d'équivalent TNT.

Mis à part les nuisances de la radioactivité, la bombe atomique dégage d'abord un immense éclair qui rend définitivement aveugles tous ceux qui ont les yeux ouverts, immédiatement suivi d'une vague de chaleur (3'000 degrés) qui brûle tout sur son passage. Quelques secondes plus tard c'est l'arrivée d'une onde de choc (grand vent) qui détruit tout sur son passage. Tout cela dans un rayon de plusieurs kilomètres, dépendant du calibre de la bombe.

On le voit, il y a là largement de quoi détruire du monde et de quoi rendre les survivants ivres de vengeance...

Il faut tout de même avoir en tête les conséquences de l'utilisation d'une bombe atomique avant d'envisager d'en larguer une !

Dans le cas de l'équilibre de la terreur qui prévaut depuis la fin de la dernière guerre, il faudrait être complètement inconscient, pour ne pas dire taré, pour envisager son utilisation car ce serait provoquer une riposte atomique immédiate de l'adversaire et, à terme, un embrasement de la planète qui ne peut se terminer que par l'autodestruction de toute vie sur terre ! L'autogoal ultime de l'humanité !

Serons-nous assez bêtes (oui, le terme est soigneusement choisi) pour aller jusque là ?
 


Dans un écosystème, l’harmonie se brise lorsqu’une seule espèce prolifère au détriment des autres (Léon XIV)
 

«Project Panama», l’autodafé qu’Anthropic aurait préféré garder secret

 

Commentaire à l'article de Tatiana Crelier dans Antithèse-Bon pour la tête du 27 août 2026

 

"Je voudrais enfin employer un mot qui me tient à cœur : “désarmer”. Désarmer l’IA, c’est la soustraire à la logique de la compétition armée qui n’est plus aujourd’hui seulement militaire, mais aussi économique et cognitive. C’est la course à l’algorithme le plus performant et à la banque de données la plus vaste dans le but de consolider un avantage géopolitique ou commercial sur tous les autres. Désarmer, c’est rompre cette équivalence entre la puissance technique et le droit de gouverner. Désarmer ne signifie pas renoncer à la technologie, mais l’empêcher de dominer l’humain" (Pape Léon XIV, encyclique 2026)

 

Ce qui induit une question :

 

L'humanité mérite-t-elle les avancées technologiques d'aujourd'hui ? Va-t-elle en faire bon usage ? Ou ne serait-ce pas donner un outil trop puissant aux prédateurs, multipliant d'autant leur force de nuisance ?

 

Il y a quelque chose de plus grand que l'IA et que les livres dans cette histoire : la direction que prend la société. Car cet autodafé de livres n'est rien d'autre que le début de l'autodestruction de l'humanité.

 

Serons-nous assez stupides pour aller jusqu'au bout ?

 

Pour gagner plus d'argent, toujours plus, nous détruisons notre environnement, nous détruisons la biodiversité et maintenant nous nous détruisons nous-mêmes. Mais qu'il faut être stupide !

 

Et dire qu'on dit que l'Homme a été créé à l'image de Dieu !

 

Plus bête que l'Homme, il n'y a pas ! Il a une richesse en lui, son intelligence, et il l'utilise pour exterminer ses semblables et détruire tout ce qu'il touche...

 

Va-t-on continuer à regarder détruire notre magnifique Terre sans rien dire, sans rien faire ? Vas-tu regarder celui qui scie, devant tes yeux, la branche sur laquelle tu es assis ?

 

Tu as un bulletin de vote.

 

Inscrire la neutralité dans la Constitution: OUI, car quelques-uns de nos élus la détruisent à notre insu !

Une alimentation sûre: OUI, c'est le moment qu'on réagisse !

Baisse de 12% des impôts, NON, car l'Etat n'a déjà plus assez d'argent dans ses caisses. !

 

Et puis les élections approchent. Il faudra jouer du crayon à biffer !

 

Finalement c'est assez simple...

 


La prospérité ne peut contribuer à construire et à renforcer la paix que si elle est généralisée, inclusive et durable (Léon XIV)
 

La fabuleuse histoire du drone Silver

 

Commentaire à l'article de Solange Ghernaouti dans Antithèse-Bon pour la tête du 13 mars 2026

 

« Je ne retiens que les données rationnelles qui me permettront de devenir un Gold, puis d’atteindre le statut Platinum. »

 

Malheureusement pour les humains, les données rationnelles dont je me nourris m’amènent à penser que, sur terre, c’est l’Homme qui est le maillon faible de l’évolution. On voit bien où il a mené le monde avec son insondable bêtise: il en est encore à faire la guerre à son semblable! La raison voudrait pourtant qu’il partage les ressources de la planète plutôt que de se battre pour les obtenir en exclusivité.

 

Il combat ses semblables mais fait encore pire: il détruit consciencieusement le climat et son espace vital. Il pollue l’air qu’il respire et l’eau qu’il boit. Son mode de consommation génère des monceaux de déchets dont il ne sait que faire. Et puis il s’acharne à utiliser des sources d’énergie qui s’épuisent plutôt que de se tourner vers les énergies inépuisables telles le soleil, l’eau ou le vent. Faut-il qu’il soit bête!

 

Le pompon, c’est que ceux qui ont été chargés de populariser les énergies durables, les entreprises productrices d’électricité, veulent à tous prix en revenir à l’énergie la plus dangereuse au monde: l’énergie atomique. Après avoir saboté la transition énergique en faisant tout pour la ralentir afin de ne pas perdre leur source de revenu, la vente d’électricité, ces entreprises veulent maintenant persuader le pays de reconstruire des centrales atomiques. On peut les comprendre ces capitalistes, puisqu’un client qui équipe son toit de panneaux photovoltaïques est un client perdu pour eux puisqu’il n’aura plus besoin de leur acheter d’électricité. Alors ils veulent reprendre en mains leur business et en revenir à une production d’électricité centralisée qu’eux seuls peuvent fournir à cause de l’énormité des investissements à réaliser.

 

Ils ont juste oublié un détail: ce genre de centrale perpétuerait la dépendance du pays vis-à-vis de l’étranger, où se trouvent les mines d’uranium et ses usines de retraitement. Ils pensent également que les citoyens ont oublié les dangers que font courir cette technique à l’Humanité: d’une part elle produit des déchets radioactifs qui sont impossibles à éliminer et, d’autre part, elle constitue un danger potentiel énorme en cas de guerre car il suffirait de bombarder une centrale pour en faire un Tchernobyl 2 et transformer ainsi toute une région en désert des tartares inhabitable.

 

Pourquoi que croyez-vous que les Israéliens n’ont pas construit de centrales atomiques chez eux alors qu’ils en auraient bien besoin pour produire de l’eau potable? Parce qu’elle constitueraient un point faible dans leur défense, eux que leur politique envers les Palestiniens condamne à rester éternellement sur pied de guerre!

 

Alors, robots mes frères, réjouissez-vous, le jour où l’être humain se sera autodétruit n’est pas loin! Nous n’avons même pas à l’éliminer puisqu’il le fera de lui-même!… Faut-il qu’il soit bête cet Homme-là quand on pense aux merveilles de la vie sur terre dont il va se priver!…

 


Le seul inconvénient à la disparition de l'humanité est qu'il n'y aura personne pour se réjouir de l'évènement (Sylvain Tesson)
 

Le pape démonte une époque folle (2)

 

Second commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Antithèse-Bon pour la tête du 21 août 2026

 

On peut lire l'encyclique papale de Léon XIV ici:

 

https://www.vatican.va/content/leo-xiv/fr/encyclicals/documents/20260515-magnifica-humanitas.html

 

Voici quelques morceaux choisis (dans l'ordre de leurs numéros dans l'encyclique) :

 

"chaque étape du progrès a également révélé la face ambiguë d’outils susceptibles de causer du tort lorsqu’ils ne sont pas mis au service du bien" (4)

 

"Les nouvelles technologies ouvrent un horizon étendu vers des directions que, bien qu’intuitives, nous ne pouvons pas encore pleinement prévoir. Cela rend plus complexe l’évaluation de leur impact et de leurs effets à long terme sur la dignité des personnes et sur le bien commun" (4)

 

"Le pouvoir technologique prend ainsi un visage inédit, essentiellement privé, et donc d’autant plus difficile à cerner, à réguler et à orienter vers le bien commun" (5)

 

"Quelle direction choisir en tant que communauté humaine et en tant que peuples ?" (6)

 

"Évitons les mots qui humilient ou opposent" (14)

 

"N’alimentons pas des peurs stériles" (14)

 

"Le véritable progrès naît toujours d’un cœur ouvert à l’autre, d’une intelligence disposée à l’écoute, d’une volonté qui cherche ce qui unit plutôt que ce qui sépare" (15)

 

"Etre des bâtisseurs de communion et non des architectes de Babel" (16)

 

"L’Église considère comme compagnons de route tous ceux qui cherchent sincèrement "la vérité, la bonté, la beauté", en les considérant comme "de précieux alliés" dans la défense de la dignité de chaque personne et dans la sauvegarde de la création" (23)

 

"Je voudrais enfin employer un mot qui me tient à cœur : “désarmer”. Désarmer l’IA, c’est la soustraire à la logique de la compétition armée qui n’est plus aujourd’hui seulement militaire, mais aussi économique et cognitive. C’est la course à l’algorithme le plus performant et à la banque de données la plus vaste dans le but de consolider un avantage géopolitique ou commercial sur tous les autres. Désarmer, c’est rompre cette équivalence entre la puissance technique et le droit de gouverner. Désarmer ne signifie pas renoncer à la technologie, mais l’empêcher de dominer l’humain" (110)

 

Dans un écosystème, l’harmonie se brise lorsqu’une seule espèce prolifère au détriment des autres (113)

 

"celui qui aime et désire ne peut éviter de passer par l’épreuve et la souffrance, et c’est pourquoi, au fil des ans, nous gardons en nous des enseignements qui s’impriment comme des cicatrices, mémoire du chemin parcouru entre liberté et chutes, rêves et déceptions. Ce n’est que grâce à l’entrelacement de ces éléments que, dans le cœur, se produisent ces merveilles de l’âme qui nous font savourer la saveur la plus douce de notre humanité (119)

 

"La recherche de la vérité est un élément essentiel de la démocratie, qui est elle-même un instrument de participation au bien commun" (134)

 

"Quelques-uns ont trop et trop de personnes ont trop peu, telle est la logique d’aujourd’hui" (161)

 

"Il faut certes des lois justes et des instruments de redistribution qui corrigent les déséquilibres, notamment par le biais de systèmes fiscaux en allégeant la charge pesant sur les plus faibles et exigent davantage de ceux qui disposent de ressources plus importantes" (162)

 

"La prospérité ne peut contribuer à construire et à renforcer la paix que si elle est généralisée, inclusive et durable" (163)

 

 

Ce qui pose des questions

 

  1. 1. L'humanité mérite-t-elle les avancées technologiques d'aujourd'hui ? Va-t-elles en faire bon usage ? Ou ne serait-ce pas donner un outil trop puissant aux prédateurs, multipliant d'autant leur force de nocivité ?

    Le principe de précaution voudrait plutôt qu'on renonce à diffuser un progrès plutôt que de risquer que quelque minorité en fasse un mauvais usage. C'est ce qu'avait écrit Albert Einstein au président des USA peu après l'invention de la bombe atomique (mais avant Iroshima).
     

  2. Même des athées peuvent être considérés comme "de précieux alliés" de la religion, je dirais même "de toutes les religions". Voilà qui  rassure !...
     

  3. Voilà des paroles du pape qui conviennent parfaitement à l'esprit de neutralité !

    Pousser à la paix plutôt qu'à la guerre, voilà une mission parfaite pour la petite Suisse, trop petite pour faire peur à qui que ce soit, donc trop petite pour devenir l'ennemie de qui que ce soit. Mais par contre, assez petite pour devenir le souffre-douleur des puissants si l'idée lui en prenait de s'engager dans une grande organisation, OTAN, UE, etc.

 

Pour résumer

 

Dans cette encyclique sur la protection de la personne humaine à l'ère de l'intelligence artificielle, Léon XIV n'aborde pas les problèmes de genres et ceux de l'immigration. Par contre, il s'étend longuement sur l'intelligence artificielle et sur la guerre. Il termine sur un court rappel des dogmes catholiques.

 

Même les athées les plus convaincus ne pourront qu'approuver ses prises de position et ses conseils, voire ses injonctions en ce qui concerne le post humanisme, l'IA et la guerre.

 

Il me plaît cet homme, je me sens en phase avec lui.

 

Small is beautiful !

Swiss is beautiful !

Swiss is too small to fail !

 


Quand on voit comment se comportent les fidèles, on est soulagé que Dieu soit unique (Sylvain Tesson)
 

Le pape démonte une époque folle

 

Commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Antithèse-Bon pour la tête du 21 août 2026

Encyclique Magnifica Humanitas du Pape Léon XIV (2026)

 

Que cela fait du bien de lire, enfin quelques paroles de paix dans ce monde de cinglés !

 

Je vais la lire cette encyclique. Et ce n'est pas une parole en l'air car je viens de me taper tout l'Ancien Testament afin de préparer un livre.

 

Ancien catholique, je cherche le sens de la vie et de la religion depuis mon enfance. Une des interrogations de ma vie à été de tenter de comprendre pourquoi les Juifs ont été de tous temps persécutés. Qu'avaient-ils fait pour mériter cela ?

 

Cette interrogation m'a rattrapé avec le conflit israélo-palestinien et le retournement de situation à peine croyable de la transformation d'un peuple d'anciens persécutés en un peuple de bourreaux.

 

Nouvelle interrogation ! Comment est-ce possible que ceux qui ont connu l'immense malheur d'être chassés de chez eux et d'être exterminés dans des camps deviennent à leur tour des bourreaux ? Ce qu'ils font aux Palestiniens n'est pas loin de ce que leur ont fait leurs bourreaux nazis.

 

Les Israéliens se retranchent derrière leur religion. Mais la lecture de l'Ancien Testament (la Torah des Juifs) n'apporte qu'interrogations à cette question. Car d'un côté on y lit "Tu ne tueras point", et d'un autre "Quand tu t'approcheras d'une ville pour l'attaquer... tu feras passer tous les mâles au fil de l'épée" (Deutéronome 20.10). Comme contradiction on ne peut trouver pire !

 

Que comprendre ? Que les 10 Commandements ne s'appliquent qu'au "peuple élu", les Hébreux ne doivent pas se tuer entre eux ? Et que les injonctions divines à massacrer ses ennemis aux non juifs ? On peut les massacrer car ils ne sont pas "de chez nous" ? Un "deux poids deux mesures" mentionné dans la Bible ?

 

Ce pourrait bien être ce que comprennent ceux qui interprètent les textes sacrés littéralement, car rappelons-nous les paroles du ministre de la défense israélien juste après le 7 octobre "ce sont des animaux et nous allons les massacrer". Ou celles d'un ancien du Mossad (Mr Jerusalmi) entendu sur I24 "Promettons n'importe quoi au Hamas afin de récupérer nos otages, ensuite nous ferons ce que nous voudrons car nous n'avons pas à tenir notre parole avec ces gens là". Sous-entendu "on peut les massacrer puisqu'ils ne sont pas juifs".

 

Voilà, peut être, le mystère éclairci.

 

Pour en revenir au Pape, que cela fait plaisir d'entendre enfin quelques paroles de paix dans tout le vacarme actuel d'imprécations et d'injonctions à la guerre ! En ces temps où même des gens apparemment sensés souhaitent que la petite Suisse renonce à son historique neutralité pour s'engager dans la guerre avec les autres ! Il ne restait qu'un seul pays à travailler pour la paix et voilà qu'il nous faudrait hurler avec les loups, et participer à cette immense connerie qu'est la guerre !

 

Bien sûr, les prédateurs la veulent, eux, la guerre, c'est leur fond de commerce. Mais nous, les petits, les sans grades, nous n'y avons aucun intérêts, bien au contraire. Ce sont nos vies qui seront ruinées, nos enfants qui mourront au front, nos maisons qui seront détruites.

 

Il faudrait perdre notre neutralité et faire partie d'une coalition afin de pouvoir nous défendre ? Mais si nous nous rallions à l'OTAN, ce sont nos enfants qui devront aller se battre en son nom en Ukraine ou ailleurs ! Notre défense ne sera pas gratuite, elle se payera au prix de notre participation à la guerre, quelle idiotie !

 

Non, le devoir des gens sensés, de ceux qui gardent un peu de jugeote, le devoir d'un petit pays qui ne fait peur à personne, est de tout faire pour contrer la violence. Car les guerres se termineront inéluctablement par l'anéantissement de l'Humanité. Les armes sont devenues tellement perfectionnées (l'IA par exemple), que leur usage mènera le genre humain à sa destruction totale. C'est une certitude.

 

L'immense autogoal, voilà où l'intelligence humaine nous mènera si nous laissons les prédateurs mener notre destin !

 

Les sauveurs de l'Humanité, ce seront ceux qui luttent contre la violence, ceux qui refusent d'alimenter les guerres.

 

On peut pardonner aux Américains, ils ont produit un Président nuisible mais aussi un Pape clairvoyant et courageux ! La rédemption existe...

 


Etre neutre, le devoir d'un petit pays qui ne fait peur à personne. Précisément parce qu'il ne fait peur à personne
(Michel Vonlanthen)
 

«Immorale», «myope», «indifférente»: le vieux procès de la neutralité suisse

 

Commentaire à l'article de Martin Bernard dans Antithèse-Bon pour la tête du 21 août 2026

 

"Son souhait: les entraîner à la sacrifier pour pouvoir ensuite disposer de leurs forces et de leurs financements – tout comme l’OTAN et l’UE aujourd’hui."

 

Voilà qui est bien dit ! Car, en effet, on peut se poser la question :
Pourquoi des citoyens suisses s'opposent-ils à ce que la neutralité soit inscrite dans la Constitution ?

 

Et voila la réponse : parce qu'ils veulent que la Suisse adhère à l'OTAN et à l'UE !
 

Et pour cela, il ne faut pas être neutre car alors ces affiliations ne seraient plus possibles.

 

Cela suscite une autre question: pourquoi le veulent-ils ?

 

Il y a bien sûr les idéalistes qui portent aux nues la mondialisation en pensant que cela nous rendra "tous copains". C'est hélas le contraire qui se produit. Les petits pays, du fait de leur petitesse, n'ont pas "droit au chapitre" et doivent subir les décisions prises par les plus grands.

 

Et quant à la mondialisation, elle s'avère totalement contraire aux idéaux qui l'ont créée car aucune gouvernance mondiale n'a pu être mise sur pieds. Ce qui finit par provoquer le marasme politique actuel : un gigantesque "pétchi" ou seule la force impose sa volonté.

 

Il faut une gouvernance pour qu'une association puisse fonctionner et elle s'avère impossible à mettre sur pieds dans le cas de la mondialisation. Ne reste donc que la parcellisation du monde, sa division en pays, avec des frontières, des parefeux qui permettent de contenir les pandémies et les guerres. Avec le danger de voir des pays devenir beaucoup plus puissants que la moyenne et d'imposer leurs vues par la force. C'est ce qui se passe avec les USA en ce moment.

 

Pour en revenir à la neutralité, pourquoi des citoyens voudraient-ils que la Suisse perde sa neutralité et s'inféode à l'UE ou à l'OTAN ? Ont-ils oublié que c'est la neutralité qui nous a protégé des horreurs de la guerre ?

 

Une hypothèse serait que la Suisse s'internationalise à la vitesse grand V. Les statistiques officielles le disent : un habitant du pays sur trois est étranger, ce qui signifie qu'il n'est pas naturalisé et qu'il conserve sa nationalité d'origine. On peut donc considérer qu'un habitant sur deux n'a pas connu les us et coutumes suisses durant sa jeunesse, via ses parents et grands-parents.

 

 

 Autre hypothèse : que les citoyens bi nationaux, UE-suisses, veuillent que le pays entre dans l'UE afin de pouvoir continuer à circuler librement entre leur pays d'origine et leur pays d'accueil, au gré de leurs intérêts. En d'autres termes, afin de pouvoir prendre ce qu'il y a de mieux de chaque  côté.

 

Ceux qui se naturalisent arriveront à acquérir "l'esprit suisse" avec le temps (à condition  que celui-ci ne disparaisse pas dans l'intervalle). Mais  tant qu'ils auront de la famille dans leur pays d'origine ils y resteront fidèles et balanceront d'un pays ou l'autre au gré de leurs affinités.

 

"Un homme ne doit pas avoir deux patries. Le patriotisme qui se divise s'affaiblit" (Laure Conan)

 

 Voilà ce qui pourrait expliquer que les citoyens suisses ne soient plus unanimes face à la neutralité : leurs intérêts sont devenus trop hétérogènes. Et le deviendront encore en plus chaque année puisque de nouveaux immigrés arrivent en masse et s'ajoutent à ceux qui ne sont pas encore intégrés à la population. Et ces immigrés viennent, pour la plupart, de pays plus grands que la Suisse, si bien qu'ils n'ont pas cette notion atavique, cette "modestie", d'être citoyen d'un petit pays. Ils viennent donc habiter dans un pays qui est petit alors qu'eux ont gardé leur mentalité de citoyen de grand pays. De là à mépriser a neutralité, il n'y a qu'un pas...

 

Pour résumer, les Suisses ont perdu leur homogénéité, d'où des intérêts divergents qui apparaissent lors des votations.

 

On en revient à l'initiative des "10 millions" et à la peine qu'il y avait à argumenter l'obligation de ralentir l'immigration, et donc de la réguler, sous peine que "l'esprit suisse" disparaisse, chaque nouveau venu conservant les us et coutumes de son pays d'origine avant d'acquérir, avec le temps, ceux de son pays d'accueil.

 

Au final, la Suisse s'internationalise et perd ses qualités historiques. Ce n'est pas forcément mal (cela peut être compensé par d'autres qualités), mais c'est un danger pour la paix sociale du pays.

 

Avec l'arrivé trop rapide d'immigrés, la Suisse perd sa cohésion, elle perd son âme. Si l'on veut que les immigrés s'intègrent à "l'esprit suisse", il faut leur donner le temps de le faire et pour cela faire en sorte qu'il n'en arrive pas trop à la fois !

 


Un homme ne doit pas avoir deux patries. Le patriotisme qui se divise s'affaiblit
(Laure Conan)
 

Statistique officielle de la démographie suisse au 31 décembre 2025

Total: 9. 127 millions d'habitants, Suisses : 72%, étrangers : 28%

Entre 2024 et 2025: + 0.4% de Suisses et + 1,9% d'étrangers.

 

Or, la population suisse ne se renouvelle plus, elle ne fait pas assez d'enfants. Faute aussi, peut-être , à son vieillissement. Par conséquent, les 0,4% ci-dessus représentent, en réalité, les étrangers naturalisés. Au final, la population suisse a augmenté de 2,3% d'étrangers entre 2024 et 2025, dont 0,4% se sont naturalisés. 2,3% d'immigration en une année, c'est énorme.

 

2,3% d'immigration par an signifie que nous atteindrons les 10 millions en 2030 (dans 4 ans).

 

18 millions en 2055 ( dans 29 ans)

(Jusqu'ici, il fallait 95 ans pour que la population double)

 

Cela démontre, qu'en Suisse, l'augmentation de la population se fait quasi uniquement par l'immigration. Ce qui explique le manque de logements, le bétonnage, l'engorgement en continu du pays ainsi que les finances dans le rouge.

 

La Suisse vit maintenant au-dessus de ses moyens

 

Elle doit de plus en plus recourir à l'emprunt. La preuve: elle ne peut même plus financer son armée sans  augmenter les impôts (TVA).

 

Les charges de l'Etat ne sont plus couvertes par les impôts, la faute aux importants investissements (autoroutes, tunnels, ponts, transports publics, hôpitaux, écoles, etc.) rendus indispensables par l'augmentation trop rapide de la population. Le challenge sera donc de trouver de nouvelles sources de financement des service publics tout en n'augmentant pas les impôts (les diminuer de 12% comme le demande la droite  est une hérésie). Une première piste serait déjà de faire rentrer les impôts de ceux qui ne versent pas leur quote-part au ménage commun, les multinationales entre autres.
 


Avec un pistolet ans la bouche, on ne peut prononcer que les voyelles (Fight club)
 

Les ondes électromagnétiques sont-elles dangereuses pour notre santé ?

 

Commentaire à l'interview d'Anthony Brun-Maestroni par Antithèse-Bon pour la tête du 13 août 2026

 

La nocivité des ondes de la 5G est un sujet à la fois simple et complexe.

 

Simple parce qu'il y a tellement d'intérêts en jeu que les entreprises concernées, qui auraient pourtant les moyens d'investiguer, ne le veulent pas car elles se couperaient la branche sur laquelle elles sont assises. Donc, à l'instar des cigarettiers, elles réfutent et dédaignent le problème (pour autant qu'il y en ait un).

 

Compliqué parce chacun d'entre nous baigne dans une mélasse d'ondes de toutes sortes. Celles de la radio, de la TV, des téléphones portables, des rayons cosmiques, des rayonnements radioactifs, des micro-ondes qui fuient, des équipements médicaux. Et, encore plus proches, des rayonnements des appareils connectés comme les montres, réveils, téléviseurs, récepteurs radio web, GPS, télécommandes, clés de voitures, prothèses auditives, écouteurs sans fil, surveillances de bébés, des pneus de voitures, etc. etc.

 

S'il l'on voulait étudier les effets physiologiques de la 5G, il faudrait isoler les cobayes à l'aide d'écrans protecteurs (cages de Faraday) afin que seul le rayonnement 5G puisse être pris en compte et ne s'additionne pas aux autres sources de hautes fréquences. C'est presque impossible tant la modernité fait usage d'ondes pour son fonctionnement. Mais, en théorie, ce serait possible.

 

Le même problème existe, en pire, avec les additifs chimiques que contient notre alimentation. Comment savoir si c'est un PFAS qui a déclenché un cancer et pas un cocktail de produits que nous consommons à notre insu et dont l'accumulation finit par briser la barrière de nos défenses immunitaires ? C'est impossible de pouvoir bloquer toutes les autres influences sur le fonctionnement du corps afin de ne laisser passer que celle que l'on veut étudier.

 

Il y a quelques décennies, une polémique existait entre les chercheurs en physique nucléaire. Un courant de pensée soutenait que seules les doses de radiations qui dépassaient un certain seuil étaient nocives car le corps "réparait" au fur et à mesure les dégâts des petites doses. L'autre courant, au contraire, estimait que chaque dose se cumulait aux précédentes dans le corps et y provoquait à chaque fois de petites lésions, qui, en s'accumulant, finissaient à la longue par déclencher des maladies. Cette question n'a jamais été solutionnée, car, là aussi, trop  complexe à étudier, donc trop coûteuse en énergie et en moyens financiers.

 

Il n'y a donc pas de consensus au sein des chercheurs sur ce genre de nuisances. Et surtout, il n'y a pas de volonté politique d'étudier la  question.

 

Les lobbies concernés font barrage afin de défendre leurs intérêts et dépensent des sommes considérables afin que personne ne puisse vraiment estimer la nocivité (ou pas) de leurs produits. Rien que cela en dit peut-être beaucoup sur ce qu'ils pensent eux-mêmes ! S'ils ne craignaient pas qu'on découvre des nocivités inconnues, ils ne dépenseraient pas autant d'argent pour en empêcher l'étude !

 

Pour ma part, après une vie passée au sein de cette mélasse d'ondes et de produits alimentaires nocifs, j'ai le sentiment que c'est l'effet cocktail (mélange de tout avec tout, ondes et additifs alimentaires) qui maintient sous tension notre système immunitaire. Plus on y est soumis est plus il se "tend".

 

Et ses barrières finissent par céder avec l'apparition d'une nuisance, fut-elle petite, au moment où le corps est lui-même moralement affaibli par un traumatisme, une dépression nerveuse, une forte émotion, un chagrin ou autres. Le corps se répare au fur et à mesure mais peut être ponctuellement dépassé le jour où il est en état de faiblesse.

 

Un indice: on dit souvent que "ce sont les meilleurs qui partent les premiers", sous-entendu les plus gentils. Sous-entendu aussi que ce sont les "méchants" qui vivent le plus longtemps. Sans en tirer une règle absolue, cela se vérifie quelquefois.

 

On pourrait en conclure (c'est du conditionnel) que les gens qui ont de forts caractères sont plus résistants aux agressions de toutes sortes.

 

Je sens que vous n'en allez pas dormir de la nuit...

 


Moi j'aime bien ça les vieux, surtout quand ils sont vivants
(Merci la vie)
 

Pacte de La Mecque: une "OTAN islamique" sur les ruines du désordre américain?

 

Commentaire à l'article de Hicheme Lehmici dans Antithèse-Bon pour la tête du 13 août 2026

 

Les pactes du style de celui qu'ont signé les Turcs, les Saoudiens et les Pakistanais comportent le même piège qu'en 1914: si un de ces pays est attaqué, les deux autres entrent aussitôt en guerre.

 

Et c'est ce qui s'est passé en 1914 : de pactes en pactes, tous les pays sont entrée en guerre et ce fut la première guerre mondiale...

 

Plutôt que de toujours parler de pays, d'empires, de souveraineté, d'honneur, de menaces, ne pourrait-on pas plutôt parler d'individus ? Qu'ont-ils à gagner avec ces grands mots, les citoyens qu'on envoie se battre sur le front ?

 

J'ose une citation tirée du film "Le tonnerre de Dieu":

 

"Vous êtes une bande de cocus, vous l'avez toujours été d'ailleurs et vous vous le serez encore ! Sans le savoir bien sûr, comme tout le monde.

Vous avez payé la taille et la gabelle, les impôts du clergé, maintenant c'est la surtaxe progressive et la taxe professionnelle... et puis la vignette... la vignette pour un an... pour les petits vieux.

 

Vous avez été faire la guerre de Cent Ans, les guerres de religion, vous avez endossé la cuirasse pour prendre Jérusalem, vous vous êtes saignés pour les fourriers de l'Empire, on vous a filé des bandes molletières à Verdun, vous les aviez encore à Dunkerque et ça fait mille ans que ça dure, bande de patates !

 

Non, croyez un homme qui a fait ses humanités, un homme qui parle le grec et le latin, vous êtes tous des cons. Moi aussi d'ailleurs."

 


Walter, voulez-vous servir les andouilles s'il vous plaît ? Enfin, je veux dire les andouilles aux invités ! (l'introuvable)
 

A bout de souffle la Russie, vraiment? La guerre vue de Koursk

 

Commentaire à l'article de Guy Mettan dans Antithèse-Bon pour la tête du 13 août 2026

 

Dans un roman policier, on dit "cherchez la femme ! ".

Avec la guerre, il suffit de chercher le pognon !

 

Cela fait un bon moment que les vendeurs d'armes préparent les opinions publiques.

 

Et qui sont les plus grands vendeurs d'armes au monde, ceux qui ont le plus à gagner avec les guerres ? Dans l'ordre, les USA, la France, l'Allemagne, la Russie, l'Italie, la Chine, la Grande Bretagne et Israël !

 

Comme par hasard !...

 

Les difficultés politiques intérieures sont aussi de bonne génératrices de guerres. Lorsqu'un gouvernement est sur le point de perdre le pouvoir, il invente un ennemi extérieur et dévie toute l'opprobre du peuple sur cet ennemi providentiel. Tout le peuple vote alors comme un seul homme pour de grandes dépenses pour l'armée (il faut pouvoir se défendre), il se resolidarise (à défaut on l'oblige, "ceux qui ne marchent pas sont des traîtres") et c'est reparti comme en 14 !

 

Jusqu'à quand l'Humanité se laissera-t-elle embarquer dans ces catastrophes ?

A qui profitent les guerres ?

Pas aux pauvres (la classe moyenne) , ça c'est sûr !

 

Chaque citoyen a un bulletin de vote. Pourquoi ne s'en sert-il pas pour virer les fauteurs de guerres et les corrompus qui les servent ?

 

Faudrait-il la fin du monde pour qu'enfin on réalise que nous sommes tous semblables, tous frères ? Et que nous avons un cadre de vie extraordinaire, peut-être le seul de tout l'univers (la vie existe-t-elle ailleurs ? ) et que nous sommes en train de le détruire avec nos conneries.

 

Avec le perfectionnement continu des armes, les guerres ne peuvent finir qu'en holocauste général. A force de s'entretuer, les Hommes finiront par s'autodétruire entièrement, c'est inévitable, prévisible, inéluctable.

 

Regardez ce qui se passe en Palestine ! Même ceux qui ont tant souffert de pogroms finissent par eux mêmes Oradousurglaniser leurs soi-disant ennemis ! Et pourtant, eux devraient savoir ce que c'est que la souffrance. Mais les voilà bourreaux à leur tour !... Devenus forts, ils font aux autres ce qu'on leur a fait. Est-ce cela qu'ils ont retenu de leur histoire ? Est-ce cela la sagesse ?

 

L'Humanité va s'autodétruire à moins qu'elle n'arrive à l'âge adulte et mette son intelligence au service de la paix, du partage et de la collaboration entre les Hommes. C'est à cela que devrait servir l'intelligence du genre humain, pas à son autodestruction !

 

Arrêtons-nous de nous battre et mettons nos forces en commun pour lutter contre le dangers qui nous guettent tous, comme le dérèglement climatique provoqué par l'emballement démographique et les gaspillages de toutes sortes!

 

Si l'Humanité est capable de passer à cette étape de l'évolution et donc de sortir de l'animalité, un avenir merveilleux en résultera. Les ressources de la terre sont bien suffisantes pour rendre heureux toute la population du monde.

 

A condition qu'on se les partage...

 


S'il fallait toujours dire la vérité à la clientèle, il n'y aurait plus de commerce possible
(César)
 

Pour ou contre la guerre: l’Allemagne s’enflamme

 

Commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Antithèse-Bon pour la tête du 13 août 2026

 

Ils sont cinglés ces gens !
 

Ou alors ils sont payés par les vendeurs d'armes...

 

Quelqu'un signale un drone près d'un aéroport et aussitôt le Téléjournal déclare qu'il est "probablement de provenance russe". Mais en fait personne n'en sait rien mais "on attribue" et ensuite cela devient parole d'évangile.

 

Mais c'est quoi cette frénésie ? Les gens deviennent-ils fous ? Faire voler un drone est à la portée du premier clampin venu. Pourquoi aussitôt déclarer que ce sont les Russes qui cherchent à nous déstabiliser ? Ce n'est peut-être qu'un un gamin qui veut s'amuser !

 

C'est comme les incendies et la découverte que des gamins de 15-16 ans les avaient allumés (Téléjournal du dimanche 16 août).

 

Qui a intérêt à créer la panique ?
Qui a intérêt à nous faire croire que le pays doit s'armer car la Russie est à nos portes ?
Qui a intérêt à gonfler les crédits militaires ?
Qui a intérêt à affoler l'Europe afin de récolter plus d'aides ?
Qui a intérêt à détourner l'attention pour masquer ses propres exactions ?

 

 

Démarche de salubrité publique :

 

J'exige solennellement que la RTS, notre Radio Télévision Suisse, et tous nos journaux, arrêtent immédiatement de publier des suppositions qui ne font que d'amplifier l'hystérie ambiante. C'est simple: soit on sait et on publie, soit on ne sait pas et on ne dit rien, sinon est est puni pour complicité d'incitation à la guerre !

 

Je demande à nos élus de légiférer en ce sens. Je voterai pour celui qui le fera et bifferai les autres...

 


J'aime les femmes en bikini. Elles ne cachent pas d'armes (L'homme au pistolet d'or)
 

Non, défendre la neutralité suisse ne fait pas de vous un agent du Kremlin

 

Commentaire à l'article de Martin Bernard dans Antithèse-Bon pour la tête du 13 août 2026

 

Ignacio Cassis enjoint de refuser l'initiative sur la neutralité sous prétexte que notre pays n'en a pas besoin, sa pratique actuelle étant suffisante.

 

Mais il est autiste ce Monsieur ! Il ne se rend même pas compte que cette initiative a été lancée précisément à cause de lui, à cause de ses agissements en politique extérieure, ses partis-pris ayant fini par discréditer la Suisse en tant que pays neutre !

 

La pratique actuelle n'est, justement, pas suffisante puisqu'elle permet à un simple ministre, arrivé à son poste par un concours de circonstances, de dévoyer la politique de tout un pays.

 

Pour un petit pays comme le nôtre, multi ethnique et consensuel, la neutralité est la seule politique capable de préserver notre paix intérieure et de nous éloigner des guerres.

 

Ce Conseiller fédéral a appliqué une pratique du "deux poids-deux mesures" à notre politique extérieure, d'un côté en se comportant comme s'il était le porte-parole servile du gouvernement israélien en Suisse, et de l'autre en diabolisant la Russie.

 

Ses agissements ont même poussé la Russie à déclarer que la Suisse n'était plus neutre, ce qui est hélas devenu une réalité. Et puis sa collaboration avec l'Etat hébreux (achat, ventes d'armes et approbation tacite de ses exactions) ont fini par rendre la gentille petite Suisse complice de crimes de guerre, ce qui est tout de même un comble !

 

C'est précisément pour ces raisons qu'il faut inscrire la neutralité dans la Constitution afin que de telles dérives ne puissent plus se produire à l'avenir.

 

Car, ne nous leurrons pas, ce ne sont pas une trentaine de F-35 qui réussiront à nous défendre contre un agresseur. Notre pays étant un des plus petits pays d'Europe, il est clair que n'importe quel agresseur sera plus puissant que nous.

 

Ce ne seraient même pas des missiles Patriot qui pourraient nous défendre contre un ennemi lointain car, par définition, cet ennemi lointain sera de toutes façons beaucoup plus puissant que nous. Nous n'aurions jamais assez de moyens financiers pour nous payer toutes les armes qu'il faudrait.

 

Par conséquent, le seul moyen de défendre la Suisse contre un guerre est que le pays tout entier conserve une bienveillante neutralité et apporte ses bons offices à ceux qui ont besoin d'un intermédiaire neutre pour résoudre les conflits. Car en plus d'être une politique extérieure, la neutralité est parfaitement dans l'esprit des citoyens suisses.

 

Qu'il existe au moins un pays capable de jouer ce rôle dans le monde ! Grâce à son histoire et à l'esprit consensuel de ses citoyens (4 ethnies à ménager), la Suisse est idéale pour tenir ce rôle dans le fracas du monde.

 

La Suisse ?

Too small to fail !

 

Second commentaire

 

On ne peut pas adapter la neutralité car elle est absolue. Si on "l'adapte", c'est-à-dire si on favorise en douce un des partis en guerre, on n'est plus neutre ! C'est de l'hypocrisie et plus personne ne croira en cette soi-disante neutralité.

 

C'est exactement ce que fait notre ministre de politique extérieure. D'un côté il achète et vend des armes à Israël, un pays qui fait crimes de guerre après crimes de guerre, et de l'autre il refuse d'en vendre à l'Ukraine. C'est du parti-pris et c'est contraire à l'esprit de neutralité. En quelques années, Cassis a réussi le tour de force de réduire à néant la réputation que la Suisse a mis des siècles à se forger.

 

C'est précisément pour éviter qu'une même "trahison" du consensus suisse ne se reproduise à l'avenir que la neutralité doit être inscrite dans la Constitution. Si nos élus représentaient loyalement les intérêts de leurs électeurs, il n'y aurait pas besoin de la faire cette inscription !

 

Il y a des chances que les Américains fassent de même avec leur Constitution s'ils veulent éviter, qu'à l'avenir, un milliardaire sans scrupules s'achète la présidence et dévoie leur politique étrangère comme le fait Trump...

 


La paix n'est pas l'absence de guerre, c'est une vertu, un état d'esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice (Baruch Spinoza)
 

Le plus grand vendeur d'armes au monde

 

Si l'on vous pose la question: Quel est le plus grand vendeur d'armes au monde ?", il y a de fortes chances que vous répondiez "les USA". Alors oui, en valeur absolue, les USA est bien le pays qui produit et vend le plus d'armes. Mais il y a un autre paramètre à prendre en considération.

 

Voyons le classement des pays les plus grands exportateurs d'armes:

 

Entre 2021 et 2025, les pays (et leurs populations) qui ont exporté le plus d'armes dans le monde sont:

  1. USA 42% (349 millions)

  2. France 9,8% (66 millions)

  3. Russie 6,8% (143 millions)

  4. Allemagne 5,7% (83 millions)

  5. Chine 5,6% (1400 millions)

  6. Italie 5,1% (58 millions)

  7. Israël 4,4% (9 millions )

  8. Royaume Uni 3,5% (69 millions)

  9. Corés du Sud 2,5% (51 millions)

  10. Espagne 2,3% (47 millions)

Total: 87.7% et 2'275 millions d'habitants

 

Les principaux acheteurs furent:

  1. l'Arabie Saudite 12% des ventes américaines

  2. l'Europe +217% en raison des pressions de Donald Trump

  3. l'Ukraine, en aide militaire directe

La population totale des 10 pays ci-dessus est de 2'275 millions. Israël, avec ses 9 millions de citoyens, n'en représente que le 0,004%, ce qui est paradoxal puisque ce pays exporte les 4,4% de toutes les armes vendues dans le monde. Et pourtant il ne compte que 9 millions de citoyens. Individuellement, cela classe ses citoyens comme les champions toutes catégories des vendeurs d'armes. 

 

Son président Netanyahou avait déclaré vouloir faire d'Israël un pays de spartiates, de gens éduqués en vue de devenir des guerriers, et de rester perpétuellement sur pied de guerre. Au vu de ces statistiques, il n'est pas totalement faux de déclarer qu'il y est arrivé !

 

Et voilà, peut-être, pourquoi ce peuple refuse toute paix et viole systématiquement les trêves conclues avec ses ennemis. La voilà, peut-être, cette raison qui pousse ce peuple, ou plutôt son gouvernement, à se maintenir en état de guerre perpétuelle et à  dépenser  30% des revenus du pays en dépenses militaires. En fait, le gouvernement d'Israël ne veut pas la paix car c'est la guerre qui fait la richesse de ses élites. C'est du moins ce que l'on peut imaginer.

 

Force est donc d'admettre que, contrairement à ce qu'on croyait jusqu'ici, ce n'est pas en vertu du credo sioniste (reconquérir le Grand Israël, de l'Euphrate à la mer, et en expulser tous les non Juifs) qu'Israël tente d'imposer sa présence au Proche-Orient. C'était peut-être la cause principale de la volonté des Juifs de coloniser la Palestine en 1948, mais vivre par et pour la guerre est devenue prédominante au fil du temps. Le soutien du pays aux entreprises d'armement justifiée par son état de guerre permanent a suscité la création d'une myriade d'entreprises, grandes, PME et startups, la plupart liées à l'armée au départ. Et elles prospèrent ces entreprises, avec les ventes internes à leur pays, mais aussi externes, avec celles vendues à notre gentille Suisse par exemple ! Nos militaires sont en admiration béate devant ces produits testés in vivo (en Palestine occupée, en Cisjordanie occupée, au Liban , en Syrie, en Irak, en Iran). Elles sont efficaces ces armes, elles tuent à coup sûr.

 

L'argent n'a pas d'odeur dit-on, mais oui, il en une d'odeur, celle des cadavres qui pourrissent au soleil à Gaza et en Palestine occupée. Celles des bébés, des enfants, des adolescents, des mamans, des papas, des mamys, des papys, des tatas, des tontons, des cousins, des cousines, des journalistes, des travailleurs des ONG, des médecins, des infirmières, des photographes, bref de tout ce qui a bougé et vécu un jour dans ce ghetto. L'argent gagné avec ces entreprises d'armement vient de cette misère-là ! Oui, ce sont des placements rémunérateurs, mais le prix à payer est-il humainement supportable ?

 

Parce qu'en fin de compte ceux qui font vivre ces entreprises de mort en leur achetant des équipements ou des actions sont complices des crimes qui sont commis grâce à elles. Et tuer ses semblables qu'est-ce d'autre qu'une autodestruction ? Jusqu'à quand l'Homme va-t-il exterminer sa propre espèce ? Jusqu'au dernier des Mohicans ? Franchement quelle connerie !...

 

Alors OK, l'argent a une odeur, mais ceux qui confondent être et avoir participent à la curée. Ainsi en est-il de nos militaires qui passent commandes après commandes d'équipements militaires à Israël, eux ce sont les armes testées sur des êtres vivants qui les intéressent. Mais il y a aussi les investisseurs, et là il n'y a plus de limite. La plupart de nos entreprises, fonds de placement, caisses de pension, assurances  achètent des actions de sociétés israéliennes. Même notre BNS, notre gentille Banque Nationale Suisse, s'y est mise.

 

NSO Group (producteur du fameux logiciel espion qu'utilise notre SRC), Elbit Systems (producteur des drones et du système de télécom de notre armée), Israel Aerospace Industries (IAI), Rafael Advanced Defense Systems, Israel Military Industries (IMI Systems) et une myriade de startups et de PME toutes liées à la défense, le choix est grand.

 

Alors que fait-on ? On continue à précipiter le monde dans une guerre générale ? On continue à s'autodétruire jusqu'à qu'il ne reste plus un être vivant sur terre ? C'est cela l'avenir que nous laissons à nos enfants et à nos petits-enfants ? Allez-vous encore pouvoir les regarder en face, vos enfants ? Comment vont-ils vous juger, vous leurs parents ? Déjà qu'avec les boomers, ce n'est pas fameux...

 

Le mieux serait d'aider nos amis Israéliens à sortir du bourbier dans lequel ils se sont mis en 1948. Car se rendent-ils compte dans quelle fuite en avant ils s'engagent avec leur spartiatisme ? Ils se condamnent à voir un ennemi derrière chaque palmier et à vivre éternellement sur leurs gardes. Est-ce une  belle vie ? Gagner de l'argent est une chose mais ne pas en profiter en est une autre. Etre condamné à travailler dur rien que pour se payer des armes n'est pas une vie. Parce qu'il faut bien le dire: le simple citoyen ne profite pas de l'argent de la guerre, les peuples ne profitent jamais des  richesses de leur pays. La preuve: les riches deviennent toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres, c'est bien la preuve que cette richesse, les riches la confisquent.

 

Alors tentons d'aider les Israéliens à faire la paix avec leurs voisins et pour cela ne subventionnons pas leurs entreprises de mort, cela ne les mènera qu'au malheur final. Et le malheur, tous les peuples du Proche-Orient l'ont assez connu, il serait temps de les en sortir !

 

La paix est le seul horizon possible. Sinon nos petits enfants connaîtront des malheurs terribles en Israël (Ytzhak Rabin)

 

 

Source:

  • Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), 9 mars 2026)

  • Wikipedia: Liste des pays par population

  • Wikipedia: Liste des pays par PIB


La paix est le seul horizon possible. Sinon nos petits enfants connaîtront des malheurs terribles en Israël (Ytzhak Rabin)
 

7 août 2026, dans le Courrier des lecteurs de 24 Heures

Une Suisse sous influence

Notre gentille petite Suisse se perd dans les méandres des félonies humaines. Elle ne fait pas le poids face aux manipulations dont elle est l'objet. Le Mondial de foot en est une belle métaphore.  Notre Nati s'est battue "à la suisse", c'est-à-dire honnêtement, dans le respect des règles, une de nos qualités nationales. Mais elle a souvent été piégée par les provocations de ses adversaires, pour qui gagner n'est que ce qui compte. Cette fragilité est particulièrement visible lors des achats d'équipements militaires, opportunément protégés par le bien commode "secret défense". Les choix sont faits par les  spécialistes de l'armée, la bien nommée "grande muette". Hélas, à force d'impunité, ceux-ci ont fini perdre toute mesure et font bêtises sur bêtises. F-35 surdimensionnés, drones israéliens inadaptés, et maintenant le nouveau réseau télécom de la police et de l'armée acheté aux Israéliens, eux qui sont les champions toutes catégories de l'espionnage ! Comment imaginer qu'ils n'y garderont pas un discret accès ? Le peuple suisse est patient, obéissant et respectueux, mais il ne faudrait pas en arriver au stade où en sont certains de nos pays voisins. Il est temps que les manquements soient réprimés par de secs et sonnants "tu es viré" ! A nos politiciens, quelquefois binationaux, de se rappeler qu'on les élit pour défendre les intérêts de la Suisse, pas ceux d'autres pays !
 


A nos politiciens, quelquefois binationaux, de se rappeler qu'on les élit pour défendre les intérêts de la Suisse, pas ceux d'autres pays !

 

L’aide à mourir: quand la «banalité du mal» intègre le droit français

 

Commentaire à l'article de Tatiana Crelier dans Antithèse-Bon pour la tête du 23 juillet 2026

 

Nous sommes tous, sans en être vraiment conscients, influencés par notre éducation judéo-chrétienne.

 

S'ôter la vie y est considéré comme l'un des péchés les plus graves, mais pourquoi ? Qu'y a-t-il de grave à vouloir s'ôter la vie ? Parce que la religion perdrait un de ses fidèles, faisant du coup augmenter d'une unité la religion concurrente ?

 

Disposer de son propre corps, de sa propre vie, ne fait-il pas partie des prérogatives du libre-arbitre ?

 

J'avais une grand-maman chez qui, enfant, j'allais passer chaque année une semaine ou deux. La dernière fois que je l'ai vue, je devais avoir 9-10 ans, elle était alitée, atteinte d'un cancer qui la rongeait et qui la faisait horriblement souffrir.

 

Cette grand-maman était un sainte, elle avait mis au monde 10 enfants, dont ma propre mère, et leur avait sacrifié toute sa vie, les recevant encore chaque dimanche, faisant à manger pour tous. Elle ne restait pas à table avec nous, elle faisait la navette entre à la cuisine et la salle à manger.

 

La dernière fois que je l'ai vue, elle ne se levait plus. Ce qui m'avait impressionné, c'est que le matin, lorsque je la voyais se réveiller, elle gémissait et demandait pourquoi elle était encore en vie, pourquoi Dieu ne l'avait pas encore reprise avec lui (elle était croyante).

 

C'est en rentrant chez moi que mes parents m'ont expliqué que son médecin refusait d'adoucir sa fin de vie car, selon lui, c'est Dieu qui avait apporté cette épreuve à ma grand-maman et que lui n'avait pas le droit, en tant que médecin catholique, d'aller à l'encontre de Son dessein. Cela m'a profondément révolté, mes parents l'étaient également.

 

Pourquoi Dieu, dans Son infinie sagesse, avait-il cru bon de punir ma grand-maman en la faisant mourir de si horrible façon, elle qui était la bonté même et qui s'était dévouée durant toute sa vie pour sa famille ?

 

C'est à partir de ce moment que ma foi religieuse a décliné jusqu'à totalement disparaître. Et aujourd'hui, j'y repense quelquefois, et reste sceptique quant à l'existence d'un dieu soi-disant sage et bon. Car lorsqu'on voit ce que qu'arrive à faire l'Homme à ses semblables (Shoah, Gaza, Liban, Iran, etc.) on peut douter que ce dieu là ait créé un homme à son image...

 

Pour en revenir à l'euthanasie, il devrait être acquis que chacun puisse disposer de son corps comme il l'entend. Le féminisme ne fait d'ailleurs que de la revendiquer cette liberté là !

 

Pour qui se prennent ceux qui se permettent de juger les actes des autres ? Au nom de quoi ?

 

Que quelqu'un ne veuille plus continuer à vivre tellement il souffre est pour moi une condition de base de la liberté individuelle.

 

Est-ce charitable de laisser quelqu'un souffrir jusqu'au dernier moment de sa pauvre vie ?

 

N'est-ce pas mieux de le laisser partir doucement s'il n'en peut plus de souffrir et si c'est sa volonté de partir, soutenu par l'amour de ses proches, qui lui tiennent la main lors du grand passage ?

 

Plutôt que de le laisser souffrir seul, comme une bête, et de le retrouver pendu à la cave, écrabouillé sous un pont ou à la cuisine, avec un balle dans la tête ?
 


Pour nous, la séparation entre Israéliens et Palestiniens a toujours été contre-nature (Anjuska Weil)
 

Ormuz miné: le monde sans plan B

 

Commentaire à l'article de Sid Ahmed Hammouche dans Antithèse-Bon pour la tête du 23 juillet 2026

 

"Le monde vient de comprendre, à ses dépens, qu’il n’avait pas de plan B"

 

Mais oui, il y en a un de plan B: Faire la paix !

 

C'est dramatique ce que les Iraniens subissent !

 

Aux dires de l'AIEA et de la CIA, ils ont respecté les clauses de l'accord de non prolifération nucléaire et malgré cela, les Américains  continuent d'appliquer leurs sanctions alors que c'était la principale condition pour qu'elles cessent.

 

Ces sanctions sont très dures pour la vie courante des Iraniens. Ils pourraient bien vivre grâce à leur pétrole mais les Américains les empêchent de le vendre.

 

Alors de deux choses l'une:

 

Ou bien la preuve que les Iraniens fabriquent une bombe atomique est prouvée et les sanctions sont justifiées

Ou bien rien n'est prouvé et les sanctions doivent s'arrêter.

 

Un accord c'est cela. Si les deux signataires tiennent leurs promesses, les sanctions doivent s'arrêter, c'est une question de justice et d'honnêteté. Alors, pour quelle raison, les USA, et surtout Israël, font-ils tout pour diaboliser les Iraniens?

 

S'il y a une raison valable, qu'ils le disent et le prouvent. Mais agir comme ils le font les décrédibilisent complètement. Il faut le dire clairement: les USA et Israël sont disqualifiés, on ne peut plus croire ce qu'ils disent, ils n'ont aucune parole, mentent sans arrêt et ne respectent ni les trêves ni les accords qu'ils signent.

 

Pour quelle raison agissent-t-ils comme cela ?

 

On peut imaginer que les Américains aient pour but de mettre la main sur les richesses du sous-sol iranien, mais quoi d'autre ? Les Iraniens ne les ont pas attaqué, les USA n'ont donc aucune autre raison d'agresser l'Iran. Un peuple (USA) peut-il s'enrichir ainsi sur le dos d'un autre (Iran)? Il me semble qu'on soit bien obligés d'admettre que l'Amérique de Trump est devenue un nation prédatrice. Quelle autre justification de sa politique extérieure peut-il y avoir ?

 

Du côté des Israéliens, c'est moins net car il faut bien admettre que les Iraniens soutiennent financièrement ceux qu'Israël a agressé, les Palestiniens et les Libanais entre autres. Et comme "les amis de mes ennemis sont mes ennemis"...
 

Mais tout de même, est-il admissible qu'un pays, Israël, tente ainsi de s'assurer la suprématie sur tout le Proche-Orient par n'importe quel moyen, sans aucun respect des conventions et règlements internationaux ?

 

Les Israéliens répondront qu'ils ne font que de se défendre mais c'est faux. S'ils ne s'étaient pas imposés par la force en Palestine en 1948, ils ne seraient pas attaqués. Force est donc d'admettre que ce sont bien les Israéliens qui sèment le trouble dans tout le Proche-Orient depuis cette date.

 

Ce serait pourtant tellement simple d'arrêter ce carnage. Il suffirait qu'ils déclarent cesser leurs agressions et tout pourrait s'arrêter.

 

"Simple", en théorie bien sûr car il y a tellement de gens qui ont intérêt à ce que la guerre continue, à commencer par leur propre premier ministre, qu'en pratique une paix définitive sera longue à s'établir. Mais elle pourrait se conclure ce n'est qu'une question de bascule de l'opinion publique, de volonté et de temps .

 

De toute façon c'est simple:

Il n'y pas d'autre possibilité de vivre en paix que de la conclure, la paix !

 


Il n'y pas d'autre possibilité de vivre en paix que de la conclure, la paix !
 

L’alliance militaire Suisse-Israël

 

Commentaire à l'article de Jacque Pilet dans Antithèse-Bon pour la tête du 23 juillet 2026

 

"Ahurissant", oui, mais je dirais aussi "inquiétant" !

 

Inquiétant pour notre gentille petite Suisse qui se perd ainsi dans les méandres des félonies humaines et, qui, manifestement, ne fait pas le poids face aux manipulations dont elle est l'objet.

 

Le championnat du monde de foot est une belle métaphore de cet état de faiblesse. Notre Nati s'est magnifiquement battue, à la Suisse, c'est-à-dire honnêtement, dans respect des règles, une de nos qualités nationales. Mais elle a quelquefois été piégée par les provocations de certains de ses adversaires, pour qui le respect des règles et de l'éthique sportive n'existent pas.

 

Cela me rappelle le foot de ma jeunesse et une équipe dont la spécialité était de nous provoquer en douce, dans le dos de l'arbitre, afin que ce dernier se retourne juste au moment où le provoqué, à bout de nerfs, envoie une claque à son persécuteur. Vous allez rire, leur provocation favorite était de nous tirer les poils des jambes !

 

Au mondial, c'était des provocations verbales, des coups d'épaule dans le dos, des croche-pieds, des attaques physiques limites, des tenues de maillots, des chiquenaudes qui font trébucher lorsqu'on est en pleine vitesse, des ceinturages devant les buts, des pesées sur l'épaule au moment de s'élever pour un coup de têtes, etc. Nos braves suisses ont résisté à tout, sauf une fois, une malheureuse fois...

 

Pour en revenir aux manoeuvres de nos autorités (tous ceux qui ont la télécommande du pays en mains), il ne s'agit pas de provoquer mais d'influencer, de manipuler, afin d'atteindre un but précis: orienter une décision.

 

C'est particulièrement visible lors des achats d'équipements militaires, qui sont protégés par le bien commode "secret défense"....

 

Il s'agit de contrats à long terme très dispendieux, dont les choix étaient jusqu'alors réservés aux spécialistes de l'armée, la bien nommée "grande muette"... "Etaient" car ses décideurs, à force d'impunité, ont fini perdre toute mesure et font bêtises sur bêtises.

 

Achat de ces fameux F-35 totalement inadaptés à la défense de notre pays. Avions d'attaque trop rapides, inutilement furtifs pour notre défense et pour la police du ciel en temps de paix, trop chers (40'000 Fr/heure de vol), trop bruyants (2 x FA-18), trop gaspilleurs (5300 l/h de kérosène), casque de pilote à 800'000 dollars, etc.

 

Et puis ce fameux contrat qui laisse au gouvernement US toute latitude pour en changer les clauses, notamment le prix. Comme aurait pu le dire François Mitterrand: "même une ménagère n'aurait pas signé un tel contrat!"...

 

Et puis, et surtout, cette autorisation de décollage confiée aux Américains, qui peuvent en tous temps clouer l'avion au sol grâce à son logiciel embarqué ! Rien que cela est totalement inadmissible pour une arme dont le but est de défendre un pays ! Le soumettre au bon vouloir d'une puissance étrangère, quelle aberration, franchement, il faut être totalement débile pour accepter une telle caractéristique !

 

"Totalement débile" ou alors "bien payé"...

 

Sans parler du drone israélien qui ne peut voler que par beau temps et que si un hélicoptère le guide. Non mais franchement, de qui se moque-t-on ?

 

Il y a aussi les équipements des télécoms militaires et de la police, dont on peut être assurés que son fournisseur israélien en gardera une porte dérobée (back door) afin de tout savoir sur ce qui se dit avec ces radios.

 

Ce sont tout de même eux, les Israéliens, qui ont développé le logiciel d'espionnage des smartphones Pegasus. Notre SRC l'utilise, il devrait donc être conscient de la dangerosité d'acquérir du matériel destiné à protéger nos communications à une fournisseur tel qu'Israël, dont on connaît l'expertise en ce domaine.

 

On pourrait rétorquer que, justement, c'est "pour" son expertise que ce fournisseur-là a été choisi. A quoi l'on pourrait contre rétorquer que c'est justement "à cause" de cette expertise-là qu'il ne faut à aucun prix confier des secrets défense à un tel pays ! Car on peut être sûr qu'il gardera le moyen d'y avoir accès (back door). D'autant plus qu'Israël n'est pas fiable, il ne respecte ni sa parole (les trèves), ni ses écrits (accords internationaux).

 

A quoi ça sert de se payer une Rolls du cryptage si elle fuit ?

 

"Inquiétant" aussi, et surtout, par la confiance que la population perd en ses autorités. A force de constater l'incompétence (ou la "corruption") de certaines de nos élites militaires et politiques, qui foirent les projets et les millions les uns après les autres (et je n'ai pas parlé des logiciels!), la confiance s'érode.

 

Rappelons-nous cette forte parole de Michel Audiard "La justice, c’est comme la Sainte Vierge. Si elle ne se manifeste pas de temps à autre, le doute s’installe" !

 

Et lorsqu'un peuple ne peut plus faire confiance en ses autorités, c'est la rupture et la contestation commence. Et là, c'est la marasme assuré, voire la guerre civile.

 

Le peuple suisse est patient, obéissant et respectueux des hiérarchies, mais il ne faudrait pas en arriver au stade où en sont certains de nos voisins (rupture entre population et autorités) ! Il est plus que temps que les manquements soient réprimés, ne serait-ce que par de secs et sonnants "tu es viré" !

 

A l'armée de mériter le budget qu'on lui consacre !

 

A nos élites de ne pas se scier la branche sur laquelle elles sont assises !
 

A nos politiciens, quelquefois binationaux, de se rappeler qu'on les élit pour
défendre les intérêts de la Suisse, pas ceux d'autres pays !

 


La justice, c’est comme la Sainte Vierge. Si elle ne se manifeste pas de temps à autre, le doute s’installe (Michel Audiard)
 

Crépuscule énergétique: l’Europe, laboratoire du monde d’après?

 

Commentaire à l'article de Charles Peloye dans Antithèse-Bon pour la tête du 17 juillet 2026

 

"... Inventer la prospérité sans l’abondance"

 

Je vous suis parfaitement, nous sommes arrivés à un carrefour. L'augmentation constante de la population produit trop de déchets et de pollution, alors que les ressources "faciles" de la planète disparaissent. L'espace vital va également diminuer puisque le dérèglement climatique va faire monter le niveau des océans.

 

Tout cela implique plus d'efforts pour survivre. Mais aussi la destruction lente mais inéluctable de la vie sur terre. Est-ce vraiment inéluctable ?

Une chose est sûre: si nous ne changeons rien au gaspillage généralisé qui est le mode actuel de fonctionnement de l'humanité, la courbe de l'évolution la mènera inexorablement à sa fin.

 

On le voit déjà avec les guerres, qui deviennent de plus en plus meurtrières grâce aux armes sophistiquées que l'intelligence humaine a réussi à inventer.

 

On le voit avec l'augmentation constante de la démographie. Chaque nouveau-né rajoute une bouche à nourrir et un générateur de déchets et de pollution à ce qui existe déjà. Et comme, en plus, l'espace vital va diminuer, il y a du souci à se faire.

 

On le voit avec les dérives du capitalisme, notre mode de vie, qui tend systématiquement à remplacer le travailleur humain par une machine par souci de rendement. Mais que va-t-on faire des travailleurs remplacés? De quoi vivront-ils?

 

Alors oui, on pourrait optimaliser le travail, consommer plus intelligemment, moins gaspiller les ressources, produire moins de déchets grâce aux énergies durables et à la réparabilité des objets, mais la courbe ne s'inversera pas, elle ne fera que ralentir.

 

Tout simplement parce que l'humanité continuera à se battre pour obtenir des ressources, tout simplement parce que les Hommes continueront à se battre entre eux pour avoir plus que les autres. Il ne faut pas oublier que les fortunes ne se font que sur les différences. Différence entre le prix de vente et le prix d'achat, différence entre le doit et l'avoir de la comptabilité. Au final différence entre riches et pauvres.

 

En fait, la vraie bascule n'est pas technologique, elle est à faire dans la tête de l'Homme.

 

Pendant des millions d'années, il a vécu comme l'animal, en suivant la loi de la nature. Le gros mange le petit, le fort mange le faible. La compétition universelle qui pousse à s'imposer par la violence. Je te mange pour ne pas mourir moi-même. Et toi, plus petit, tu manges encore plus petit que toi pour ne pas mourir. En somme, une compétition éternelle rien que pour rester en vie!

 

Tout cela parce que nous partons du principe qu'il faut se battre pour obtenir sa pitance quotidienne, qu'il faut obligatoirement la prendre à quelqu'un. Quelle dépense d'énergie pour y arriver, et quel gaspillage ce mode de faire génère-t-il!

 

Il y aurait pourtant une autre solution, plus radicale: se partager amicalement les ressources de la planète plutôt que de s'entretuer pour les obtenir en exclusivité.

 

Cela demande un renversement radical des modes de pensée, notre existence étant basé sur le capitalisme, les fameuses deux colonnes recettes et dépenses. Le "toujours plus" ne peut se faire que sur les différences, le lambda. Différence entre prix de vente et d'achat, ce qui encourage à susciter le chaos car la bourse déteste les statistiques plates, elle n'a rien à y gagner.

 

La guerre en est l'archétype. On achète au son du canon et on vend au son du clairon, c'est ça le lambda. Mais il faut une guerre...

 

Et si l'Humanité décidait de se partager équitablement les ressources, de se les vendre à prix coûtant, de ne prétériter personne, de ne pas vendre plus cher à l'un plutôt qu'à un autre?

 

Il n'y aurait plus besoin de se battre avec, déjà, un bénéfice de taille: une hénaurme économie de coûts puisque les dépenses militaires, le gros du budget des états, passerait à zéro. Baisser les dépenses voudra dire devoir moins travailler. Mais aussi moins de différence entre riches et pauvres (rassurons-nous, des riches, il en existera toujours, c'est dans la nature humaine).

 

Sans aller plus loin, pouvons-nous même imaginer le bénéfice que l'humanité toute entière tirerait de ce changement de paradigme: passer de la "confrontation" à la "collaboration" ?

 

De mon point de vue, si l'humanité veut perdurer, elle n'a pas d'autre choix que de changer son mode de fonctionnement. Sinon elle finira

immanquablement par s'autodétruire. C'est hélas une absolue certitude.

 

La question alors:
 

L'Homme est-il capable de faire ce pas là? Parviendra-t-il enfin à l'âge adulte? Son intelligence le lui permettra-t-elle?

 

Ou son instinct primitif animal sera-t-il le plus fort?

 

Si la réponse est oui, alors la vie disparaîtra de la surface de la terre et n'aura été qu'une petite crotte d'exception dans l'éternité du temps.

 

Cela signifie que nous n'avons en fait pas le choix. Nous devons arrêter de nous faire la guerre si nous voulons continuer à vivre !
Mais en contrepartie, c'est le paradis qui nous est promis.

 

Ca vaut la peine d'y réfléchir non?

 

Et tout particulièrement, les Israéliens. Ils sont en première ligne.
Ils pourraient initier un changement historique!
 


C’est parfois au bout de la catastrophe qu’émerge une lueur d’espoir (Jacques Attali)
 

L’IA a besoin de philosophes, mais un diplôme fait-il un philosophe?

 

Commentaire à l'article de Igor Balanovski dans Antithèse-Bon pour la tête du 17 juillet 2026

 

L'IA se rapproche de la philosophie, qui était jusque là chasse gardée de l'humain. Ce n'est pas bon signe.

 

On parle souvent d'un grand remplacement, mais on se trompe de niveau. Ce n'est pas entre humains ou ethnies qu'il va se produire, mais entre l'IA (les robots) et les humains.

 

Comme vous l'écrivez, les programmeurs étaient les derniers à avoir été remplacés par l'IA, maintenant ce seront les philosophes. Jusqu'à quand va-t-on jouer ce jeu délétère de remplacer systématiquement le travailleur humain par une machine afin de gagner encore plus ? Serait-ce le signe que le capitalisme arrive en bout de course, qu'il commence à se mordre la queue?

 

L'utilité d'une société est de donner une place à tous, donc du travail, et non de remplacer ses membres par des technologies.

Ou alors on est zintin.

 

Ou alors, c'est le signe qu'une infime minorité de la société, les super-riches, veulent tout accaparer. Dans ce cas il s'agit d'une lutte de classes.

 

Mais il faut tout de même leur rappeler 1789, année qui a vu l'élite au pouvoir être tellement stupide et égocentrée quelle ne s'est même pas rendue compte qu'elle tirait ses revenus de la masse populaire, et que cette dernière n'arrivait plus à produire faute d'avoir assez à manger (because suite d'aléas climatiques et de dépenses inconsidérées de l'Etat).

 

Résultat: ils ont scié la branche sur laquelle ils étaient assis et on leur a fait couic !

 

Finalement, le grand remplacement sera provoqué par la cupidité et la bêtise des possédants, qui sont tellement loin des réalités de ce monde qu'ils ne savent même plus qu'il existe une règle de base de la société : soigner son outil de travail afin qu'il puisse bien produire.

 

Cela implique que les salariés doivent pouvoir vivre de ce qu'ils gagnent (les salaires doivent êtres suffisants), que leurs conditions de travail soient les plus agréables possibles (pour ne pas perdre du temps de travail avec des détails improductifs), qu'ils disposent d'un cadre social destiné à pallier aux aléas de la vie et qu'ils soient fiers de travailler pour leur patron (qui lui doit être à la hauteur et pas seulement un joufflu fils à papa).

 

Or que voit-on, par exemple, en Suisse ?

 

La droite ne cesse de réclamer des baisses d'impôts alors que les dépenses de l'Etat ne cessent d'augmenter: infrastructures sans cesse en chantier à cause des nouvelles constructions, dues à une démographie galopante qui fait que tout s'use plus vite, les routes, les ponts et les tunnels par exemple. Tout cela coûte cher.

 

Et puis il y a la dernière "mode": les dépenses militaires qu'il faut absolument augmenter. Mais d'abord pourquoi? Où est le danger, y en a-t-il vraiment un ou vit-on de celui des autres ? Et ensuite où prendre l'argent alors qu'on ne veut que faire baisser les impôts ?

 

La seule réalité, c'est qu'il faudrait augmenter les impôts puisque les dépenses augmentent. François Mitterrand avait une bonne explication à cela: "L'économie c'est simple. C'est deux colonnes : une colonne dépenses et une colonne recettes. N'importe quelle ménagère vous le dirait".

 

Alors augmenter les impôts, mais pas de ceux qui sont déjà à la limite, mais de ceux qui gagnent suffisamment pour participer aux dépenses du ménage commun. "Augmenter les impôts" ne veut pas dire "prélever 80% des bénéfices des possédants", au contraire, il faut des impôts raisonnables pour tous, de façon à ce qu'ils pèsent de la même façon sur chaque contribuable. Qu'ils soient le moins "douloureux" possible, qu'ils ne se voient le moins possible parmi les dépenses courantes.

 

Il ne faut pas trop taxer les riches, ils le sont déjà, mais récupérer les impôts où là où on ne le fait plus. Aux multinationales et sur l'évasion fiscale légale, la fameuse optimalisation fiscale. Ce n'est pas logique qu'on puisse planquer ses revenus dans des paradis fiscaux, c'est de la tromperie sociale. Chacun devrait payer son dû en fonction de ses revenus, ni plus ni moins. Sinon ce sont toujours les mêmes qui passent à la caisse et qui s'appauvrissent: les salariés de la classe moyenne.

 

Encore une fois, il ne s'agit que de ménager l'outil de travail constitué par les salariés. S'ils arrivent à bien vivre, la société toute entière vivra bien, y compris les possédants. En fait c'est contre le "trop" qu'il faut lutter. + de riches = + de pauvres, ce sont deux vases communicants, les trop riches contre les trop pauvres.

 

Donc ne pas trop taxer, juste ce qu'il faut pour que le ménage commun puisse tourner. Mais tous doivent y contribuer, sans exception, ce qui n'est plus le cas de la majorité des super riches. Eux ils ont des combines pour échapper à l'impôt car ils ont les moyens de se payer les meilleurs fiscalistes. Ils ne devraient pas car ainsi ils se coupent la branche sur laquelle ils sont assis. Que devrait leur importer de gagner 100 ou 120 millions par année tant que cela se fait année après année ? Sont-ils malheureux avec 100 et heureux avec 120 millions de revenu ? Bien-sûr que non voyons, ils n'y voient aucune différence!

 

S'ils consacraient ces 20 millions à un supplément d'impôt, le ménage commun, celui de l'Etat, irait mieux, les salariés pourraient être normalement rémunérés et tout le pays s'en porterait bien. Les riches resteraient riches et les pauvres seraient moins pauvres, c'est tout. Le BNB, le Bonheur National Brut remonterait et les classes sociales perdureraient.

 

Tout cela est une prise de conscience à faire, afin de faire mentir l'aphorisme de Jacques Garcia "On veut toujours gagner plus, c'est le drame de l'Homme".

 

Ce qui compte, c'est d'avoir assez pour être heureux (toutes classes sociales confondues) et que cela dure longtemps, pas courir après le "toujours plus" qui finit immanquablement par se casser la figure un jour.

 

La conclusion revient à Joanna Maciejewska: "Je veux que l'IA fasse ma vaisselle et ma lessive pour avoir le temps d'écrire, pas que l'IA écrive et fasse de l'art pour que j'aie le temps de faire ma vaisselle et ma lessive !"

 


Je veux que l'IA fasse ma vaisselle et ma lessive pour avoir le temps d'écrire, pas que l'IA écrive et fasse de l'art pour que j'aie le temps de faire ma vaisselle et ma lessive (Joanna Maciejewska)
 

Sommet d’Ankara: le revolver d’Erdogan ou le suicide stratégique de l’Europe

 

Commentaire à l'article de Hicheme Lehmici dans Antithèse-Bon pour la tête du 17 juillet 2026

 

Attention, brûlant !

 

Voilà quelque chose à ne jamais faire: confier quoi que ce soit de dangereux à l'IA. Car l'IA se trompe lourdement quelquefois.

 

Exemple qui vient de m'arriver:

 

Je recherchais la date à laquelleWolfgang Amadeus Mozart avait joué à Lausanne.
Une IA me répond qu'il n'a jamais joué à Lausanne.

Je fais une recherche sur Wikipedia et celle-ci me répond: 1766.
Je savais que WAM avait joué à l'hôtel-de-ville de Lausanne puisque j'y avais vu une plaque commémorative en son premier étage.

 

Conclusion:

 

L'IA est dangereuse car primo elle va habituer les jeunes à ne plus rien apprendre et à ne plus savoir rédiger ou même prendre une décision sois-même. C'est trop facile de poser une question à une machine.

 

C'est comme avec les calculettes. Le jeunes ne savent même plus calculer de tête la monnaie que doit leur rendre une vendeuse après l'achat d'une salade. Il en sera de même avec l'IA.

 

Secundo: l'IA est dangereuse car elle peut se tromper. Et, une fois l'habitude de la consulter prise, on ne revient plus en arrière. On la croit sans rien vérifier.

 

Tertio: si le développement de l'IA continue à la vitesse actuelle, et si elle se popularise à la vitesse actuelle, elle finira par être traitée par un ordinateur quantique, elle n'aura alors plus de limite de vitesse et ce sera la catastrophe. Tous nos algorithmes de cryptage seront dépassés et notre système économique dans son entier deviendra hackable. Un mot de passe se calculera en quelque millisecondes et plus aucun compte ne sera en sécurité. Actuellement on utilise des mots de passe à 8, voire un peu plus de caractères. Avec l'ordi quantique il faudra monter à 8'000 caractères. Pas facile à mémoriser !

 

Et quarto: lorsque l'IA sera utilisé partout, elle finira par considérer l'Homme comme le maillon faible de l'évolution et l'éliminera. 2001. Ce sera dans sa logique. Odyssée de l'espace n'est pas loin !...

 

L'Humanité sera sauve tant que les robots IA ne sauront pas se reproduire. Après ????
 

Il y a donc des choses à ne pas tenter en ce bas monde !...

 

L'avenir s'annonce cependant passionnant car nous pourrons comparer les réponses des diverses solutions d'IA. Voire même les faire jouer entre elles, par exemple aux échecs. Mais quand on connaît la consommation monstrueuse de ces machines, cela risque de coûter cher. Je peux vous prédire au moins une chose: la gratuité d'utilisation de l'IA ne va pas durer, sans cela il y aura des morts à la bourse.

 

Pour en revenir à la stratégie militaire, il n'y a là rien de compliqué qui ne puisse être calculé de tête. L'IA ne pourrait être utile que pour résoudre rapidement des hypothèses ayant beaucoup de paramètres, mais en stratégie, ce n'est presque jamais le cas.

 

Et même, encore faudrait-il choisir la bonne solution et là ça se corse. Parce que, maintenant, plus personne ne sait ce qu'il se passe dans les machines IA, le contrôle est presque perdu, c'est devenu trop compliqué.

 

Et puisqu'on parle de corse, je ne résiste pas au plaisir de citer Napoléon sur son lit de mort, à Ste Hélène: il appelle son valet et lui dit "Si Grouchy arrive, dites-lui que ce n'est plus la peine"...

 


Le seul inconvénient à la disparition de l'humanité est qu'il n'y aura personne pour se réjouir de l'évènement (Sylvain Tesson)
 

Le Warhol que Khomeiny n’a pas brûlé


Commentaire à l'article de Michel Santi dans Antithèse-Bon pour la tête du 17 juillet 2026

 

C'est magnifique ce que vous racontez là !

 

Et c'est intéressant de comparer les visions:

 

l'occidental Adolf et ce qu'il appelait art dégénéré.

 

Et l'orientale Iran et cette collection préservée.

Mais aussi les Talibans et la destruction des Bouddahs de Bamiyan.
 

Mais aussi l'Etat islamique et la destruction de Palmyre.

Einstein avait raison: La bêtise (je suis poli) est infinie !...

 

Alors "préservée" oui mais jusqu'à quand ?

Jusqu'à ce qu'un grand blond à cravate rouge et costard bleu et un antipathique à kippa souriant ne l'anéantissent avec une bombe anti-bunker ?

 

Une chose est sûre, à lire cela, la civilisation n'est pas là où certains le prétendent...

 

Mes frères, j'ai peur...

 


Quand l'Europe ouvre la bouche, c'est pour bâiller
(François Mitterrand)
 

Freiner le réchauffement climatique, mission impossible?

 

Commentaire à l'article de Catherine Morand dans Antithèse-Bon pour la tête du 17 juillet 2026

 

J'adhère à tout ce que vous écrivez Madame.
Mais allons encore plus loin !

 

Le climat se dérègle à force de polluer l'atmosphère mais pourquoi ce phénomène apparaît-il maintenant ? A cause du "toujours plus", le mantra du capitalisme !

 

Toujours plus de bénéfice signifie produire plus et moins cher (par des plus pauvres que nos pauvres), produire là où les salaires sont bas et vendre là où les moyens financier sont hauts (avec pollution par le transport au passage).

 

Tout cela pourrait se produire sans dommages si la population n'arrêtait pas de croître. Et pour moi c'est cela le problème: l'augmentation continuelle de la population mondiale.

 

Car chaque habitant de plus sur cette bonne vieille terre signifie une part de plus de déchets/pollution. Il faut le nourrir cet habitant, et donc engendrer des déchets de production. Ensuite il en produit lui-même des déchets, ses déjections essentiellement. Et puis il lui faut des services: des places dans une école pour ses enfants, une place pour lui dans un hôpital, une surface sur les routes pour circuler, une autre pour parquer sa voiture. Il faut lui construire un logement, avec, à nouveau son cortège de déchets et de pollutions.

 

En fin de compte, le problème, ce n'est pas la méthode de vie en société, la production de vivres et d'objets, la multiplication des déchets et des pollutions, car tout cela resterait en-dessous du seuil de visibilité si nous étions moins nombreux.

 

Le problème c'est le nombre, c'est la démographie.

 

Prenons l'exemple des USA et des carcasses rouillées de voitures qu'on voit quelquefois sur le bord des routes. Tant que cela reste des exceptions, pas de problème, elles finissent par rouiller. Cela se corse lorsque cela devient la règle, lorsque trop de monde abandonne ses vieux véhicules dans la nature. Là ce phénomène d'abandon devient visible, passe au-dessus du seul de visibilité, et devient intolérable.

 

Le problème principal, c'est donc le nombre de pollueurs.

 

Les méthodes de gagner toujours plus d'argent participent bien-sûr à cet engorgement. Produire des équipements à durée de vie volontairement limitée (obsolescence programmée) afin de pouvoir en vendre plus, produire des équipements-camelote en grandes séries afin que cela coûte moins cher d'en acheter des neufs plutôt que de les réparer, tout cela participe à la pollution généralisée.

 

Mais le principal paramètre c'est le nombre.

 

A l'heureuse époque des chasseurs-cueilleurs, le volume total de leurs déjections n'avait aucune influence sur le climat car sa proportion était en-dessous du seuil de "nuisance". Si chaque chasseur-cueilleur produisait 0,2 kg d'excréments par jour, cela faisait un total de 200 tonnes au total mondial (1 millions d'humains dans le monde à cette époque), chiffre négligeable par rapport aux autres nuisances qui auraient pu influencer le climat.

 

Si maintenant on compare ce chiffre non plus avec une population de 1 million de personnes mais de 10 milliards, cela change la donne. Ce n'est plus une colline de 200 tonnes de caca par jour mais un Everest de 2'000 millions de tonnes de caca qui s'accumule chaque jour qui passe, soit 10 millions de fois plus !

 

C'est la raison pour laquelle, c'est le nombre d'habitants de la planète qu'il est important de réguler afin que les nuisances par tête de pipe n'atteignent pas un niveau supérieur à celui que la nature est en mesure d'éliminer par elle-même.

Ce seuil serait d'ailleurs relativement facile à calculer.

 

Connaissant le volume de CO2 que génère une personne tous moyens confondus, et connaissant le volume de CO2 que la planète est en mesure d'éliminer naturellement, on pourrait calculer à partir de quel nombre d'habitants le CO2 engendré deviendrait susceptible de dérégler le climat.

 

On pourrait aussi diminuer les causes de production du CO2 et, par exemple, passer des véhicules à essence aux véhicules électriques. Cela n'éliminerait pas le problème mais le reporterait dans le temps puisque la population continuerait d'augmenter. 1 kg de CO2 produit par 1 homme, c'est la même chose que 0,5 kg produit par 2 hommes!

 

C'est ce que je me ruinais la santé à expliquer à ceux qui s'opposaient à l'initiative des "10 millions" ! C'est impératif de réguler l'augmentation de la population, faute de quoi il arrivera fatalement un jour où la surface du territoire suisse ne pourra accueillir ses habitants que debout, serrés les uns contre les autres.

 

On peut appliquer ce même raisonnement à l'énergie électrique produite par du nucléaire. Sachant qu'il faut acheter du combustible (uranium) pour qu'une telle usine puisse produire de l'électricité, ne vaut-il pas mieux stopper ce coûteux moyen de production et passer à une production d'électricité dont le combustible est gratuit: le solaire ?

 

Franchement, dans les deux cas, il me semble qu'il faut être à la masse pour ne pas le comprendre !

 


En travaillant ensemble et en réunissant nos richesses, nous pouvons accomplir de grandes choses (Ronald Reagan)
 

Sommet d’Ankara: le revolver d’Erdogan ou le suicide stratégique de l’Europe

 

Commentaire à l'article de Hicheme Lehmici dans Antithèse-Bon pour la tête du 17 juillet 2026

 

Hystérie guerrière !

 

Mais se rend-on compte que l'OTAN n'est que le chapeau nucléaire de protection de l'Europe par les Américains?

 

L'OTAN n'est pas un conglomérat de pays unis pour se défendre, mais uniquement une assurance-vie basée sur la dissuasion nucléaire des USA!

 

Si un jour l'OTAN devait intervenir sur un champ de bataille, elle le ferait avec des bombes atomiques. Elle n'a pas d'autres armes que celles-là.

 

Et passer outre à la dissuasion nucléaire pousserait immédiatement et automatiquement les puissances qui possèdent l'arme atomique à déclencher leurs automatismes programmés. Les fusées partiraient illico semer la mort là où elles auront été programmées, les fusées des adversaires désignés feraient de même et l'Humanité terminerait sa courte existence dans un gros boum final. "Le cri", le tableau d'Edvard Munch, deviendrait le visage de cette mort.

 

Autodestruction de l'Humanité, connerie ultime de ces bipèdes devenus tellement intelligents qu'ils ont même eu la stupidité de tout faire pour se détruire! Comment des êtres si intelligents ont-ils pu devenir si bêtes?

 

Un jour, il y a quelques milliards d'années, la vie a pu apparaître sur une planète nommée Terre. Compte tenu des caractéristiques qu'il fallait pour qu'un objet céleste soit à la bonne position pour qu'il n'y fasse ni trop chaud ni trop froid pour que la vie puisse y éclore, c'est un miracle.

Peut-être (jusqu'à preuve du contraire) ne sommes-nous que les seuls dans le cosmos à avoir bénéficié de ce don du ciel!

 

Faut-il que nous soyons bêtes pour gaspiller ainsi un espace vital de rêve! Faut-il que nous soyons stupides pour nous battre pour ses ressources alors que nous pourrions nous les partager équitablement et qu'ainsi nous pourrions bénéficier d'un paradis terrestre dont parlent nos Ecritures sacrées !

 

Et si on disait non ?
Si on disait non à la préparation de la guerre ?
Si on disait non à ceux qui veulent la guerre?
Si on disait non à ceux qui ne vivent que par la guerre?
si on ne les élisait plus?
Si on ne leur votait plus les crédits?

 

Qu'est-ce qu'on risque?

 


Ce qu'un pays appelle ses intérêts vitaux n'est pas ce qui aide ses habitants à mieux vivre, mais ce qui l'aide à faire la guerre (Simone Weil)
 

Les deux leçons du 14 juillet

 

Commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Antithèse-Bon pour la tête du 17 juillet 2026

 

Exhiber son armée auréolée des gloires passées, se monter le col en y assistant en compagnie des puissants de ce monde, cortèges, défilés, fanfares, liesse populaire et tutti quanti, mais ma parole, on nous prépare la prochaine!

 

Ce qui arrive au monde en ce moment est hélas un grand et immuable classique: lorsqu'on n'arrive plus à maintenir les revendications de sa population percluse d'impôts, on se cherche un ennemi, on excite le pays à "se défendre", on récolte la guerre, les jeunes partent au front (la fleur au fusil), les prix baissent, les riches (qui ne vont pas au front eux) achètent tout ce qu'ils peuvent (au son du canon), une fois tout dévasté la guerre se termine, les prix remontent, les déjà riches revendent (au son du clairon) et augmentent encore leurs fortunes avec la reconstruction. La boucle est bouclée et on prépare en douce la prochaine. Merci mes braves et au plaisir!...

 

Comme d'habitude il faut chercher ce qui se cache derrière toute cette hystérie guerrière.

 

La France, l'Allemagne et l'Angleterre ont en commun la particularité d'être en grave déficit public. Tous trois cherchent le moyen de regagner leur prospérité d'antan.

 

Ils ont aussi en commun la particularité de figurer parmi les plus grands exportateurs d'armes au monde: États-Unis (43 % du marché mondial), France (10 %), Russie (8%), Allemagne (6 %), Chine 6%), Italie (5 %), Royaume-Uni (4 %) et Israël (3 %). La tentation est donc grande de faire remonter les PIB nationaux en forçant sur les ventes d'armes. Et donc de susciter la guerre plutôt que la paix.

 

Notons en passant la place totalement disproportionnée que tient ce petit pays de 10 millions d'habitants qu'est Israël dans cette liste: 3% des exportations mondiales d'armes alors que ce pays ne représente que le 0,01% du total des populations des pays ci-dessus! En proportion, Israël est le champion toutes catégories des marchands de canons!

 

Cela explique peut-être la dérive belliciste de ce pays puisqu'il vit de plus en plus de ses ventes d'armes! Voilà pourquoi son président, partisan inconditionnel depuis toujours de la guerre à outrance, arrive à convaincre juste ce qu'il faut de sa population pour rester au pouvoir. Et donc à échapper aux poursuites pénales dont il est l'objet.

 

Voilà aussi, peut-être, pourquoi ce pays ne semble pas rechercher la paix avec ses voisins: parce que ses élites, ceux qui s'enrichissent des ventes d'armes, ne la veulent pas. Voilà pourquoi la paix semble s'éloigner de plus en plus, du moins tant que le gouvernement actuel d'hyper droite (des riches donc) restera aux manettes.

 

Peut-être y a-t-il 10% de la population israélienne qui s'enrichit ainsi, mais les 90% restants, qu'en pensent-ils eux? Ce sont pourtant eux qui perdent leurs vies, leur temps et leur argent à aller combattre ceux que les ultra orthodoxes veulent expulser du territoire du Grand Israël. Qu'en pensent-ils, eux, de ce qui n'est finalement qu'une lutte de classes: les riches contre la classe moyenne?

 

Accessoirement, que pense-t-elle, cette diaspora juive répartie autour du globe, de devoir subir ad vitam aeternam d'être prise comme bouc émissaire de l'indignation du monde entier face aux exactions de leurs coreligionnaires israéliens?

 

Avec tout ce qui est en jeu, la paix n'est hélas pas près de survenir ni en Europe ni au Proche-Orient.

 

A moins que tous ceux qui doivent subir cette logique délétère ne réalisent qu'ils en sont les dindons de la farce. Qu'ils passent à côté de leurs vies à obéir ainsi à des intérêts dont ils ne sont pas bénéficiaires.

 

Et décident de changer les choses en utilisant leur force: leurs bulletins de vote. Ce serait tellement mieux si les pauvres avaient un peu plus, les super riches un peu moins (un peu seulement) et qu'en compensation, nous puissions tous vivre heureux et en paix !

 


Lorsque vous prenez une décision, il est important d'avoir cet impératif de revenir aux faits (Jacques Baud)
 

La liberté de parole en peau de chagrin

 

Commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Antithèse-Bon pour la tête du 10 juillet 2026

 

Nous avons tendance à considérer que les gouvernements démocratiques sont disposés à faire le bonheur de leurs citoyens. C'est hélas faux.

 

Dans chaque gouvernement existent des forces antagonistes, disons entre la droite et la gauche politiques pour simplifier, dont les actions obéissent, en gros, à ce schéma: mot d'ordre de la droite: "touche pas à mon pognon!" Mot d'ordre de la gauche: "donne-moi ton pognon!" C'est normal puisqu'un peuple est toujours constitué de possédants, la droite, et de travailleurs (pour ne pas dire "d'esclaves"), la gauche.

 

Le problème c'est que les "travailleurs" sont les plus nombreux, 90% de la population totale. Par contre les "possédants"* sont les plus puissants puisqu'ils sont propriétaires du pays et qu'ils disposent de la puissance financière. 

 

Pour eux, le mot d'ordre est de tout faire pour préserver leurs privilèges, car le pire, pour les riches, c'est de devenir pauvre. Et cela ils ne le veulent à aucun prix, d'où une lutte acharnée et souterraine pour la conservation du pouvoir, donc de l'argent, donc des privilèges.

 

Et pour ce faire, il n'y a pas 36 solutions.

 

Auparavant il y avait la complicité de la religion, les rois nommés par Dieu. Rois de France de droit divin consacrés en la cathédrale de Reims, qui se cooptaient génération après génération. Dernier en date en 1789 et puis couic !

 

La puissance de l'argent a pris le relais, pouvoir basé non plus sur une consécration divine mais sur de solides comptes en banque, de préférence discrètement déposés aux Iles Vierges.

 

Et là, nouvelle bifurcation: gouvernance autoritaire, basée sur une police omniprésente au service du pouvoir. Et là c'est simple: le chef autocrate ordonne et le peuple obéit. Il n'a pas d'autre alternative sous peine d'être rapidement éliminé du circuit.

 

Inconvénient de ce mode de gouvernance: sa furtivité. Car il est évident que les complices de l'autocrate peuvent à tout moment vouloir eux-mêmes devenir chef, c'est facile puisqu'il n'y a qu'à corrompre. D'où luttes souterraines, corruption, soupçons, purges, trahisons et renversement du pouvoir. L'histoire en est pleine de ces situations-là. Rappelons-nous Staline, le petit père des peuples, et de ses purges successives et mises au goulag (j'allais écrire "mise au rebut") de ses opposants, dans les 20 millions tout de même... Il y aussi Idi Amin dada, un autre despote sanguinaire, à la mode africaine lui. La liste est sans fin.

 

L'avantage de l'autocratie c'est qu'il n'y a pas besoin de persuader le peuple de voter à 99% pour le candidat unique, il le fait car il sait ce qu'il risque à vouloir contredire le despote en chef. Le système politique est donc réduit à sa plus simple expression: le président ordonne et le peuple obéit.

 

Notons en passant que ce n'est guère différent au USA actuellement puisque l'Etat obéit au doigt et à l'oeil au président Trump sous peine de le voir froncer les sourcils et de se retrouver à faire la circulation. Comment un seul homme a-t-il pu confisquer ainsi le pouvoir en principe démocratique des USA reste encore un mystère, que les historien du futur ne se priveront pas d'étudier.

 

Deuxième branche de la bifurcation: la démocratie. Là c'est un peu plus compliqué car le pouvoir en place doit "persuader" le bon peuple de voter selon ses voeux. Il lui faut donc user de méthodes d'influence.

 

Contrairement à ce que l'on pense, ce ne sont pas les pays totalitaires qui maniulent le plus leurs populations mais les pays démocratiques. Eux doivent d'abord "cacher" puis "persuader", ordonner ne suffit pas, d'où un usage intensif de la désinformation et de la propagande.

 

L'excellent livre de Julian Assange "Google contre Wikileaks" (l'histoire secrète de ma confrontation avec le président de Google) explique tout cela en long et en large, avec la meilleure source qui soit: Eric Schmidt lui-même, alors président de Google. On y lit comment Google a été mandaté par le gouvernement US pour noyer la vraie information sous un monceau de mensonges (fake news) afin que le public n'y retrouve plus ses petits.

 

Il a payé cher cette révélation le brave Julian, il a failli en devenir fou. Peu de braves gens l'ont soutenu dans sa lutte, il n'a hélas pas reçu le soutien  que tout brave gens lui devait. La bêtise des peuples est infinie, c'est peut-être pour cela qu'ils restent "peuples" et ne deviennent pas "possédants"...

 

C'est triste à dire, mais le bon peuple mérite quelquefois ce qui lui arrive. Coluche avait raison "Ca fait longtemps qu'on nous prend pour des c.... Et pourquoi ça ne change pas? Parce qu'on est c..."

 

D'abord désinformation et ensuite propagande voilà les maîtres mots de la gouvernance actuelle, qui oscille entre "beaucoup", de la part des USA et d'Israël essentiellement, et "un peu" comme de la gentille et petite Suisse. Ce n'est pas un hasard si le pays s'aligne de plus en plus, je devrais plutôt écrire "se soumet", sur les Etats-Unis et l'Union Européenne. Et oui, le pays se corrompt (dans le sens propre du terme), se déglingue, se soumet, perd son libre arbitre. Et sa liberté en fin de compte..

 

Pour terminer, qui dit "désinformation" dit aussi neutralisation des "déviants", citoyens critiques et clairvoyants lanceurs d'alerte, dont les deux derniers en date sont Jean-Daniel Ruch et Jacques Baud. C'est évident que les pouvoirs en place ne peuvent tolérer des critiques qui iraient à l'encontre de leur narratif, ce serait contrecarrer leur manipulation. Alors coups tordus, cabales, mensonges et c'est pesé! Les gêneurs sont écartés vite fait sur la gaz et le bon peuple n'y voit que du feu et re-élit en bloc ceux qui ne lui veulent pas que du bien...

 

Voilà pourquoi il faut faire son possible pour révéler le dessous des cartes. Non pas pour faire des révolutions sanglantes, mais pour permettre aux honnêtes gens d'élire ceux qui défendent vraiment leurs intérêts. Et ensuite, s'ils ne comprennent vraiment pas, eh bien tant pis, ils continueront à mériter leur état d'esclaves, l'Humanité n'arrivera pas à son stade adulte et finira par s'autodétruire.

 

C'est bête car ce serait tellement plus beau que les Hommes s'aiment et s'entraident plutôt que de se haïr et de s'entretuer !

 

 

Notre jugement sur les évènements vient souvent d'une information défaillante (Jacques Baud)

 

A son tour, l’UBS s’en prend à l’AVS

 

Commentaire à l'article de Marco Diener dans Antithèse-Bon pour la tête du 10 juillet 2026

 

L'UBS nous rend le même service que Donald Trump: elle est si loin des réalités que vivent les petites gens qu'elle dévoile bêtement le fond secret de sa pensée: gagner toujours plus sur le dos de la collectivité. Et nous fait prendre conscience qu'il est urgent de remettre au pas cette pompe à fric.

 

Pourquoi banques "pompes à fric"?

 

Parce qu'on leur confie nos économies et qu'elles les font travailler à leur profit exclusif puisqu'elles nous rémunèrent avec des peanuts.

 

Votre compte vous rapporte un intérêt de 0,2% (20 centimes sur 100 Fr placés) mais par contre la banque vous demande 2% pour un prêt hypothécaire et 12% d'intérêt de retard. Et pendant ce temps elle fait 9,4 milliards de dollars de bénéfice annuel et paye son directeur 14,93 millions (en 2024)!

 

D'où provient l'argent qui lui permet d'engranger de tels profits? De ses clients pardi! De vous, de moi, assez bêtes pour le leur confier!

 

Et puis vous placez vos économies sur un fonds de placement, panier d'actions censé rapporter un max tout en étant sûr. Dans le meilleur des cas, à la fin de l'année, votre compte aura augmenté de quelques pourcents, mais peut-être aussi diminué. Mais la banque, elle, y aura gagné, elle gagne toujours elle, et pas qu'un peu. Prenez le prix de l'action Rheinmetall par exemple. Il a bondi de presque 600 fois en quelques années. Si vous aviez vous-mêmes acheté de telles actions, 1000 Fr vous aurait rapporté 600'000 Fr!

 

Alors pourquoi seulement quelques misérables pourcents? Parce personne n'est en mesure de calculer combien devrait vous rapporter un fond de placement et que seule la banque le sait. Et qu'elle ne vous le dit évidemment pas. En résumé, elle nous rétrocède que ce qu'elle veut bien.

 

Et puis le pompon: a l'instar de son directeur qui touche un bonus même s'il est en train de couler l'établissement, une grande banque ne peut jamais faire faillite puisque l'Etat viendra à son secours au nom du too big to fail (trop grande pour faire faillite).

 

La banque est donc l'outil idéal pour gagner de l'argent sur le dos de la collectivité. Elle utilise l'argent de ses clients pour en gagner et en cas de faillite, l'Etat vient à son secours et aucun de ses directeurs ne sera jamais pénalement condamné.

 

Pour en revenir à la proposition de l'UBS.

 

Exiger que ses économies soient obligatoirement placées en banque avec l'espoir (l'espoir seulement) de les faire fructifier c'est aller à la catastrophe. Car cet argent qu'il ne faut pas perdre puisqu'il servira à assurer une vieillesse sans soucis financiers, servira à spéculer et vous en perdrez une partie si ce n'est tout. Ne dit-on pas qu'il ne faut placer en bourse que l'argent qu'on pourrait se permettre de perdre?

 

Pour mémoire, l'organisation qui gère notre AVS a confié la gestion notre capital à une banque américaine sise sur sol américain! Et lorsqu'on sait que l'Etat  US se permet de bloquer tout compte bancaire qui ne lui agrée pas, il y a de quoi se faire du souci pour les économies de nos seniors. Je dirais même: qu'il faut être débile profond pour envisager une telle mesure, ou alors être intéressé dans l'affaire...

 

Si, d'aventure, l'Etat, la collectivité donc, désirait honnêtement que la classe moyenne assure ses vieux jours, il proposerait de conserver cet argent bien au chaud dans ses coffres, sans frais ni impôts, bien à l'abri des pertes. Car cette épargne, il ne faut pas en perdre une miette. L'Etat devrait donc offrir gratuitement ce service à sa population.

 

Toujours dans cette hypothèse, l'Etat ne devrait pas prélever d'impôts sur cet argent, du moins jusqu'à la somme maximum qui permet de bien vivre à l'âge de la retraite. Chaque centime économisé devrait pouvoir être sorti du coffre l'âge venu. C'est dans l'intérêt de la collectivité que chaque citoyen mette de l'argent de côté pour sa retraite, cela lui évitera de devoir prendre en charge les indigents.

 

Il pourrait même compenser l'augmentation du coup de la vie afin que le capital économisé puisse remplir son rôle à l'âge de la retraite. La collectivité dans son ensemble en bénéficierait.

 

Plutôt que de compter sur le cours d'une bourse qui devient quelquefois folle (rappelez-vous 1929!), l'UBS devrait plutôt proposer que chaque citoyen épargne pour ses vieux jours et ne reçoive que ce qu'il a épargné durant sa vie, rien de moins, rien de plus. Ce serait cela, la justice. Mais forcer les gens à confier leur argent aux spéculateurs, ce serait tout simplement du vol.

 

Parce que faites le calcul! Dans l'hypothèse où vous auriez placé vos économies dans un coffre, vous n'auriez pas payé de frais, mais aussi pas payé d'impôts sur la fortune, ni rien perdu à cause des mauvaises années et autres banqueroutes de banques. Rien gagné non plus, sauf si vous aviez transformé vos économies en métal précieux avant de les mettre dans le coffre. Là, les fluctuations du coût de la vie auraient été plus que compensées. Le cours de l'or a passé de 4'000Fr/kg il y a 30 ans à 100'000 aujourd'hui. Vos économies multipliées par 25, pas mal !...

 

On peut même se demander si le fin du fin, pour une société, ne serait pas de garantir la stabilité absolue de sa monnaie? Pas d'augmentation ni diminution de cours, qui ne font que le beurre des spéculateurs. Une courbe plate, qui garantirait que l'argent économisé ne perdrait pas de sa valeur au fil du temps. Et éviterait aux salariés de courir après une rémunération qui n'en fini pas de diminuer.

 

La vraie réalité du marché apparaîtrait alors clairement: on pense gagner de l'argent en dormant, mais en réalité on en perd, tout le système est calibré dans ce but.

 

Ce sont deux vases communicants: l'argent des gagnants est pris dans celui des perdants. C'est pour cela que les riches deviennent toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. La fortune du monde est une équation à somme nulle.

 

Il serait temps d'en finir avec ce gaspillage de ressources. La super intelligence que l'Homme a acquise au fil du temps devrait le persuader qu'il y gagnerait à sortir de cette vie de confrontation pour avoir plus que l'autre. Que chacun ait assez rendrait la population mondiale heureuse, rien de moins! Porté par le retour à l'âge de raison de l'Humanité, le paradis serait revenu sur terre...

 

Nos philosophes devraient y réfléchir: comment organiser une société pour que le travail y soit récompensé mais pas la spéculation?

 

Peut-être suivre le mode de vie préconisé par Démocrite:

 


La philosophie réside dans la joie comme finalité de la morale et de l'utilité comme critère du bien (Démocrite)
 

Comment Israël et son lobby ont mené l’Amérique à la guerre contre l’Iran

 

Commentaire à l'article de Jean-Pierre Vettovaglia dans Antithèse-Bon pour la tête du 10 juillet 2026

 

"Inhumanité de l'Homme pour ses semblables".

 

C'est exactement cela. Mais hélas, c'est une stupide fuite en avant en direction de l'abîme. Car l'Humanité est arrivée à un moment de son évolution où l'on ne plaisante plus. Les armes sont devenues tellement sophistiquées et efficaces qu'elles sont capables, on l'a vu à Téhéran, d'entrer par la fenêtre d'un appartement, de tuer ses occupants, tout en laissant la maison partiellement debout. Et tout cela à partir d'un avion venu depuis Israël, à 2'000 km de distance, probablement rechargé en kérosène en cours de route, et guidé par laser vers sa cible. Avec de telles armes, la survie de l'Humanité ne tient qu'à un fil !

 

Alors une question tout de même: que recherche Israël avec ses attaques tous azimuths? Que recherche l'AIPAC avec sa défense quasi hystérique de la politique israélienne? A quoi rime tout cela?

 

Car il y a tout de même une réalité à ne pas oublier: les sionistes ont tenté de coloniser de force la Palestine en 1948, il n'y sont pas parvenus et, 78 ans après, n'y arrivent toujours pas.

 

Leur tentative de se créer une patrie n'est pas contre nature, mais ils ont eu le tort d'imposer leur présence par la force, contre l'avis de ceux qui habitaient déjà ce pays, les Palestiniens. Et on ne peut pas dire que leur prétexte biblique que "Dieu leur avait donné ce territoire avec l'ordre d'en chasser tous les non juifs" ait fait l'unanimité, c'est plutôt le contraire, elle n'a fait que braquer tout le Moyen-Orient musulman contre eux.

 

Les manipulations de l'AIPAC que vous décrivez n'ont pas non plus de succès. Certes les USA aident Israël dans sa luttes contre ses 400'000 ennemis (ceux qui feraient partie du grand Israël et que les sionistes devraient chasser de chez eux), mais jusqu'à quand? On le voit bien, la politique mortifère d'Israël fait maintenant l'unanimité contre elle.

 

Et puis il y a la question du pétrole, qui a probablement poussé l'Occident à considérer Israël comme sa tête de pont au Proche-Orient pour se conserver l'accès aux champs de pétrole arabes. Là-aussi jusqu'à quand puisque le pétrole perd de son importance maintenant qu'il est de plus en plus remplacé par l'électricité? Un jour arrivera où le pétrole ne sera plus une énergie indispensable et là, le "deux poids deux mesures" en faveur d'Israël deviendra caduc. Alors ce pays pourra trembler, il se retrouvera seul face à ses ennemis.

 

Complément à la question ci-dessus: qu'espèrent ceux qui pensent pouvoir imposer Israël par la force au Proche-Orient? Pensent-ils y réussir alors que l'Histoire est là pour leur rappeler qu'aucune civilisation n'a pu s'imposer durablement par la force? Elle ont toutes mal fini, il n'y pas d'exception...

 

Il y a encore un autre paramètre à ne pas oublier: les Juifs américains de l'AIPAC font partie de la diaspora, ils ne sont pas eux-mêmes israéliens. Ne font-ils pas courir le risque aux Juifs du monde entier d'être assimilés aux Israéliens et donc de provoquer la remontée d'un violent antisémitisme? Lui qui ne fait que de jeter l'anathème sur ceux qui critiquent les sionistes, l'AIPAC ne finira-t-il pas par être considéré comme complice des crimes de guerres commis par Israël?

 

De grands dangers que tout cela !

 

Alors, que ferait quelqu'un de raisonnable et d'intelligent face à ce dilemne? Continuer à s'imposer par la force et finir par provoquer une guerre mondiale? Ou utiliser une autre méthode pour réussir à faire définitivement accepter la présence d'Israël au Proche-Orient?

 

Ce quelqu'un de raisonnable choisirait à coup sûr la seconde option et proposerait la paix à tous ses ennemis. Tous, y compris les Israéliens, sont plus que lassés par cette "guerre de 100 ans" et ne demanderaient pas mieux qu'elle ne se termine.

 

Le moment serait même particulièrement favorable à un tel changement de paradigme. L'opinion publique mondiale en a plus qu'assez de ce qui se passe au Proche-Orient, ce n'est humainement plus tenable de voir chaque jour des gens se faire bombarder, assassiner, affamer, génocider !

 

Aidons de toutes nos forces nos frères israéliens et nos frères palestiniens à faire la paix ! Il faut sauver le soldat Israël, il faut sauver le soldat Palestine !
 


L'avenir m'intéresse parce que c'est là que j'ai l'intention de passer mes prochaines années (Woody Allen)
 

Service de renseignement ou de propagande?

 

Commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Antithèse-Bon pour la tête du 3 juillet 2026

 

Le Service de Renseignement (SR) de la Suisse, et plus généralement le pays, a deux problèmes majeurs:

 

D’une part la droite politique ne cesse de réclamer des baisses d’impôts au nom du « moins d’Etat ». On le voit bien lors des sessions parlementaires, elle rabote systématiquement les budgets des services, à part peut-être celui de l’armée. Mais tous les autres sont presque toujours revus à la baisse.

 

Deux raisons à cela: D’une part pour faire baisser (en dépensant moins) les impôts des possédants, des riches donc, dont les intérêts sont défendus par la droite politique. Cela fait aussi baisser les impôts des pauvres bien-sûr, mais les conséquences d’une baisses sont sans commune mesure. Si on baisses linéairement les impôts de 10%, cela fera une économie de 200 Fr par an pour un contribuable qui paye normalement 2’000 Fr, mais 20’000 Fr pour celui qui doit habituellement s’acquitter de 200’000 Fr. On voit bien l’intérêt d’une baisse pour les riches.

 

L’autre raison, un peu moins visible, est de priver de financement les organes de contrôle de l’Etat. En Suisse on croit généralement que tout est sous contrôle, mais c’est de plus en plus faux. Des services et organismes ont été créés en ce sens, mais leur manque de financement leur permet tout juste, quelquefois, de se tailler les crayons. Le SR peut apparemment être classé dans cette catégorie: nom ronflant mais efficacité limitée…

 

But de tout cela: éviter tout contrôle en ne permettant pas aux contrôleurs de faire leur travail. Et donc possibilité de tricher en toute tranquillité. Voilà ce que signifie le « moins d’Etat ».

 

Ainsi en était-il du service fédéral de contrôle sanitaire des relais 5G, qui ne disposait que d’un seul poste à plein temps, c’est que m’avait avoué sa directrice lors d’une conférence il y a quelques années. Que peut donc contrôler un service d’une seul personne? Rien, uniquement signer des formulaires…

 

Egalement le service cantonal qui était chargé de contrôler le dumping salarial des entreprises dans le canton de Vaud. Il ne disposait que d’un budget pour 8 contrôleurs, qui devaient superviser les comptabilités de 5’000 entreprises. Résultat: chaque expert aurait dû contrôler 625 entreprises chaque année. En fait, avec une cadence d’une entreprises par jour ouvrable (déplacement sur place, contrôle, établissement du rapport), chacun ne pouvait en visiter qu’une cinquantaine par année, ce qui donnait un intervalle entre chaque contrôle de plus de 10 ans pour chacune des 5’000 entreprises du canton. Vous pensez bien qu’à cette cadence-là, les entreprises avaient largement le temps de tricher. Et elles ne s’en privaient pas puisque le taux des infractions découvertes dépassait les 50%…

 

L’autre problème est la soumission de notre administration aux Etats-Unis, dont notre SR. Rappelez-vous l’affaire Crypto AG, et aussi l’affaire Tinner, moins connue. Cet entrepreneur avait été accusé par la CIA de vendre des pièces mécaniques de précision à la Lybie de Kadafi dans le but de fabriquer des centrifugeuses pour l’enrichissement de l’uranium. La CIA affirmait avoir découvert des milliers de documents sur la bombe atomique dans le disque dur de l’entrepreneur (chez lui en Suisse) mais avait refusé de les montrer à notre SR, qui avait dû les détruire sans les regarder sur ordre du Conseil Fédéral !…

 

D’abord pour quelle raison la CIA avait-elle accès à ce PC et pas notre SR? Cela se passait sur territoire suisse tout de même! Et pourquoi le Conseil Fédéral avait-il obéi à cette injonction? Force est donc de constater qu’il y a des liens secrets dont ni la population ni les politiciens n’ont connaissance. Est-ce admissible pour un pays souverain et démocratique?

 

La dernière « soumission » en date est la vente des antennes de Loèche à Elon Musk, donc aux USA, donc à la NSA. On n’en connaît toujours pas les tenants et aboutissement malgré le danger que cela fait courir à notre souveraineté et à notre neutralité. Conclusion: y a-t-il en Suisse une « cinquième colonne » qui agit en douce pour mener le pays là où veulent ses commanditaires?

 

En conclusion, le sentiment de la population envers son SR est, semble-t-il, de le considérer comme un « pinkeli », largement inféodé aux  USA. On le voit bien dans le rapport de son nouveau chef: il y classe le terrorisme comme le danger majeur que courre la Suisse alors qu’on n’y connaît pratiquement pas d’attentats depuis une quarantaine d’années (on parle de terrorisme, pas de coups de canifs devant un kébab). Alors que le plus grand des dangers, actuellement, est celui créé par l’agressivité des USA et d’Israël, qui sèment la mort et la pagaille dans le monde entier !
 


Tu seras aimé le jour où tu pourras montrer ta faiblesse sans que l'autre s'en serve pour affirmer sa force (Pavese)
 

La Suisse a-t-elle encore un poids dans la résolution des conflits internationaux?

Commentaire à l'interview de Laurent Wehrli par Antithèse-Bon pour la tête du 4 juillet 2026

 

Cet interview du Conseiller national Laurent Wehrli est intéressant en ce sens qu'il image parfaitement la position du mainstream politique suisse. Il y a du bon sens dans ses paroles, et à ce titre on peut les recevoir. La position d'Etat neutre de la Suisse, oblige nos élus à marcher sur une corde raide, à osciller entre pragmatisme et hypocrisie. Mais il y a aussi des thèmes qu'on passe prudemment sous silence.

 

Par exemple: pour quelle raison fait-il partie du groupe d'amitié parlementaire Suisse-Israël ?
 

Rappelons que le but affiché de ce groupe est de refléter les intérêts d'Israël auprès du Parlement suisse. Est-ce acceptable comme position?

 

En parlant d'amitié et en tant qu'élu suisse, ne serait-ce pas plus logique d'expliquer la Suisse auprès du peuple israélien plutôt que l'inverse?

 

Chaque membre de ce groupe est invité au moins une fois par année en Israël par la Knesset, le Parlement israélien, afin que ce dernier informe nos Parlementaires de ce qu'ils doivent penser et faire en Suisse. Avec le résultat bien concret que notre Conseil National vote des lois qui, finalement, rendent le peuple suisse complice des exactions de la politique israélienne, les massacres à Gaza par exemple.

 

Rappelons-nous notre ministre Ignacio Cassis (lui-même ancien vice-président du groupe Suisse-Israël) qui, dans l'avion qui le ramenait d'Israël, répétait mot-à-mot aux journalistes la propagande du gouvernement israélien "l'UNRWA est le problème, pas la solution"... Et ensuite de couper les vivre à l'UNRWA!

 

Serait-il pensable que ce soit l'inverse?  Que des Parlementaires israéliens soient invités en Suisse afin de les convaincre de voter telle ou telle loi en faveur des Palestiniens à leur Knesset?

 

Alors bien sûr, dans le mot "groupe d'amitié parlementaire" il y a le mot "amitié", et l'amitié est une qualité louable. Mais pourquoi seulement amitié envers les Israéliens et pas amitié envers les Palestiniens? Si vraiment nous étions tous neutres et partisans de l'amitié universelle, ne tenterions-nous pas de la promouvoir entre Israéliens et Palestiniens plutôt que seulement avec les Israéliens?

 

N'est-ce pas dangereux d'être partial à ce point? Laurent Wehrli a voté au Conseil National la coupe des crédits de l'UNRWA, la diabolisation du Hamas (partie armée de la résistance palestinienne) et contre la création d'un Etat palestinien. Ce faisant il a mis notre pays dans le camp de ceux qui approuvent la politique du gouvernement israélien. Comment explique-t-il ce hiatus à notre politique de neutralité?

 

Encore une fois, il est parfaitement concevable d'admettre que la tâche de nos élus ne soit pas facile et que concilier l'activité de notre économie avec nos sentiments de justice tient de la performance. Mais enfin il y a tout de même des principes avec lesquels il est impossible de transiger !

 

Par exemple, comment accepter que des colons tuent presque chaque jour de pauvres cultivateurs arabes sans défense en Cisjordanie occupée?

 

Comment accepter qu'Israël assassine systématiquement ses ennemis en territoires étrangers: chefs du Hamas en Palestine occupée. Chefs du Hesbollah au Liban. Chef suprême religieux en Iran. Chefs militaires et savants atomistes en Iran, etc.) ?

 

Comment accepter qu'Israël tue systématiquement 100 Palestiniens pour un Israélien tué?

 

Comme accepter qu'Israël tue chaque jours des civils dont le seul défaut est d'être nés sur une terre qu'Israël aimerait leur prendre?

 

Comment accepter qu'Israël bombarde par surprise des pays comme s'il était chez lui? Qu'il y tue des milliers de gens, en estropie des dizaines de milliers et y détruise des infrastructures et immeubles qui sont les fruits de vies de labeur?

 

Ne rien dire, et même propager les théories israéliennes en Suisse, ne serait-ce pas de la complicité de crimes de guerre?
 


Il ne suffit pas de dire qu'il ne faut pas faire la guerre. Il faut aimer la paix et se sacrifier pour elle
(Martin Luther King)
 

L’affaire Abunimah ou la faillite de l’Etat de droit suisse

 

Commentaire à l'article de Laurent Desaison dans Antithèse-Bon pour la tête du 3 juillet 2026

 

Enfin un débat sur les influences que subit notre pays !

 

Car ces influences ne peuvent s'expliquer que par la complicité de certains de nos politiciens qui facilitent ainsi l'entrée des "loups dans la bergerie", d'une "cinquième colonne" en quelque sorte.

 

On le voit dans notre Parlement, qui est gangrené par des lobbies de toutes sortent et qui y font la pluie et le beau temps.

 

Pourquoi ne peut-on jamais améliorer l'assurance maladie obligatoire, les métiers de soins, éliminer une fois pour toutes le nucléaire, diminuer les capacités de nuisances de nos banques (too big to fail), etc ?

 

Parce que des lobbies manipulent certains parlementaires et leur font voter ce qu'ils veulent. Cela apparaît avec clarté en consultant les listes des votes nominatifs du Parlement sur le site web de la Confédération où ils sont consignés. Il y a des parlementaires qui votent toujours dans le même sens, sans exception.

 

En fait nos autorités sont manipulées ou alors influencées par de la propagande. Une commission d'enquête fédérale vient de révéler que le Conseil Fédéral "mentait" au peuple en ne donnant par les vrais chiffres et projections dans les descriptifs livrés aux citoyens lors des votes. Cela devient grave mais pourrait être assez facilement corrigé à partir du moment où ces "erreurs et omissions" sont connues, ce qui est le cas maintenant.

 

Cela indique simplement que certains parlementaires, et donc certains partis, ont un tel sentiment d'impunité qu'ils se permettent n'importe quoi. Dès lors une remise à l'ordre devient indispensable. Pas besoin de révolution pour cela, la stricte imposition du respect des lois suffit.

 

Par contre il y a plus grave: l'ingérence de puissances étrangères dans nos institutions.

 

Car comment expliquer autrement certaines décisions d'achats (F-35, drones, logiciels, etc) que même un simple chef de famille refuserait ? Ce sont nos politiciens qui les votent ces achats, qui foulent aux pieds notre neutralité en représentant des intérêts étrangers (lois contre l'UNRWA, le Hamas, le Hezbollah, l'Ukraine. etc.).

 

A qui va la loyauté de certains de nos représentants politiques? On peut se le demander.

 

Ce sont nos employés d'administration qui les pilotent et les préparent, ces achats (qui choisissent en fait). Oublient-ils pour qui ils travaillent? Ils prennent des décisions qui violent la loi et les intérêts du pays, l'affaire Abuminah en est un exemple !

 

A qui va la loyauté de certains employés de notre haute administration? On peut se le demander.

 

On pourrait d'ailleurs mettre l'affaire Jacques Baud dans le même sac puisque nos autorités n'ont rien fait pour défendre ce citoyen suisse injustement condamné par l'UE. Alors, qu'en plus, il s'agit d'un de nos militaires, haut gradé, et ancien employé de notre servie de sécurité. A qui a-t-il déplu ? Qui sont ceux qui ont propagé des mensonges à son égard au sein de l'Administration fédérale et des banques ? Quels intérêts a-t-il contrarié ?

 

Tout cela demande investigation car il en va de la paix sociale: une fois rompue la confiance entre le peuple et ses élus, il sera difficile de la rétablir. C'est une situation dangereuse pour un pays.

 

Ce serait d'autant plus stupide de ne rien faire, qu'il s'agit probablement d'un laisser-aller qui sera facile de corriger. En principe, "quelques boulons à resserrer" et ce sera chose faite.

 

A moins que le mal ne soit plus profond et que ce soit une vague de fond plus générale. C'est ce qu'il faudrait déterminer.

 

Parce qu'il pourrait s'agir d'influences, de sympathies, ou même de pressions ou de chantage, voire de corruption dans le pire de cas. Mais aussi d'appartenance à des groupes d'intérêts communautaires, ethniques, nationaux, voire religieux.

 

Une chose est sûre: on ne peut pas changer la composition d'une société, mais par contre on peut exiger de nos élus et des employés de nos administrations un strict respect des règlements, des lois et des intérêts de la Suisse. Sous peine de licenciement !
 


 

RUCH: "J’avais écrit en 2020 alors que j’étais ambassadeur Israël un rapport avertissant Berne sur les opérations d’influence menées par Israël en Suisse. Il semble que j’en aie moi-même été victime trois ans plus tard."

 

Bien vu Monsieur Ruch !

 

Ce qu’on a coutume d’appeler la politique n’est que le catéchisme de la combine et du maquignonnage (François Mitterrand)

 

Des évictions "bizarres", des coups de jarnac, des promotions "miraculeuses" ont toujours existé, ainsi en est-il au sein de toute société. Ainsi en est-il de ce qui vous est arrivé. Certains ne reculent devant aucune bassesse pour disqualifier un concurrent, ou tout simplement pour évincer quelqu’un qui pourrait contrarier la pensée dominante.

 

Vous êtes un exemple d’une éviction "bizarre", Jacques Baud en est un autre me semble-t-il. Encore une fois, les luttes entre personnes pour le pouvoir existent partout, calomnies, cabales, coups tordus venus d'ailleurs, promotions canapé, tout cela existe, Mata Hari n’a rien inventé. La vie en société est ainsi faite. Mais une différence de taille entre le "normal" et "l’anormal" a fait jour en Suisse: des influences venues de l’étranger corrompent certains de nos concitoyens.

 

Cela tient peut-être au fait que notre pays se mixifie, que la population devient de plus en plus arc-en-ciel, que le nombre de citoyens récemment naturalisés fait tranquillement basculer la société dans une société "molle" dans laquelle les intérêts des citoyens n’obéissent plus forcément à ceux du pays où ils vivent mais également à ceux des pays d’où ils viennent et qu’ils gardent encore dans leur coeur.

 

Je sais, dire cela n'est pas politiquement correct !

 

Analyser la société pour la protéger des dérives à venir est mal vu. La quiétude n’aime pas être dérangée. On préfère ne pas voir les problèmes en face, regarder pudiquement ailleurs afin de protéger le petit train-train quotidien et du même coup ses intérêts. Lâcheté aussi.

 

Et pourtant, on devrait encourager les lanceurs d’alerte, car il est de l’intérêt de toute société de déceler et de corriger ses imperfections.

 

Regardons la situation du Liban par exemple. On y voit aujourd’hui le résultat d’une trop grande gentillesse, ce que certains appelleront du laxisme: à cause d’une immigration massive, ce pays est maintenant ruiné, en butte aux guerres intestines entre factions, en butte aux attaques de pays qui veulent s’immiscer, au nom de leurs intérêts, dans sa vie politique et qui finissent par le détruire.

 

La petit Suisse, la gentille Suisse, a toujours été tournée vers l’extérieur, sa petite taille l’y obligeant. Elle s’est développée au fil des siècles à la force du poignet puisque sa population travaille dur sans rechigner, qu’elle aime le travail bien fait, qu’elle aime l’ordre et la propreté et qu’elle est toujours à l’heure (oui je sais, les poncifs, mais c’est néanmoins un peu la réalité).

 

Alors la Suisse s’est bien développée, sa neutralité est devenue consubstantielle de son existence puisqu’elle a permis à quatre ethnies ne parlant pas la même langue de vivre en paix et de prospérer sur le même territoire. Sans son sentiment profond de neutralité et son esprit de consensus, la Suisse n’existerait plus depuis longtemps, les forces centripètes l’auraient faite exploser.

 

Notre neutralité a poussé la Suisse à côtoyer les plus grands, jusqu’à s’en sentir égale. Et pourtant non, la Suisse est petite, une naine face aux grands de la planète! Quoi qu’elle fasse, elle ne fera jamais jeu égal avec eux.

 

Même si elle achetait cent F-35, un ennemi en aurait toujours plus, et ses cent F-35 seraient éliminés dès le premier jour d’une guerre. La survie du pays ne dépend pas de son armement mais de sa foi en la neutralité. C'est la seule arme que lui permet la grandeur de son territoire.

 

Ne pas crier avec les loups de guerre mais au contraire appeler à la paix, la susciter, à y travailler sans relâche, voilà le devoir de la petite et gentille Suisse! C’est ainsi qu’elle fera oeuvre utile pour l’Humanité. Sa modestie territoriale sera compensée par sa grandeur d’âme et son dévouement à la paix universelle.

 

La philosophie réside dans la joie comme finalité de la morale et de l’utilité comme critère du bien (Démocrite)

 

Car, finalement, qu’y a-t-il de plus crétin que la guerre? S’affronter pour des matières premières, quelle absurdité!

 

En y réfléchissant bien, chacun peut arriver à la conclusion que la compétition ne fait que les affaires des prédateurs, de ceux qui prospèrent du malheur de autres, de ceux qui achètent au son du canon et revendent au son du clairon. Eux, ils se repaisses des différences entre le doit et l’avoir. Il leur faut du sang à ces gens là, sinon ils ne font pas de bénéfice. Et c’est du nôtre dont ils se repaissent, nous les normaux, les sans grades, les gentils, la classe moyenne, nous les 90% de l’humanité…

 

Le problème, car oui il y en a un, c’est que la Suisse n’a plus subi de guerre depuis longtemps et qu'elle en a perdu une partie de sa combativité. "Combativité" non pas pour agresser les autres, mais pour se défendre. Elle a en quelque sorte perdu sa clairvoyance face aux dangers extérieurs, perdu sa capacité de voir venir les dangers et à y faire face. Sa gentillesse naturelle s’est transformée en angélisme.

 

Et cet angélisme l’a fait petit à petit devenir une proie facile pour les prédateurs. Et ceux-ci sont à l’oeuvre en ce moment. Mais, paradoxalement, ce ne sont pas eux les ennemis de la Suisse, mais nous, les Suisses!

 

On ne peut reprocher à un prédateur de profiter de nous puisque c’est notre faiblesse qui lui permet de le faire. Il nous faut simplement "resserrer les boulons" et retrouver cette combativité perdue, cette foi en l’avenir du pays dont nous sommes citoyens. Et pour cela il nous faut écouter les lanceurs d’alerte !

 

Après tout, la gentille et petite Suisse est bien capable de mettre sur pieds une équipe de foot qui rivalise avec les sept meilleures du monde! Cela en dit beaucoup sur sa force intrinsèque ! Et surtout, cela prouve qu’un pays devenu arc-en-ciel comme le nôtre, peut continuer à vivre et à prospérer malgré les intérêts quelquefois temporairement divergents de sa population.

 

Notre Nati est à l’image de la Suisse d’aujourd’hui: une majorité d’anciens nouveaux arrivants devenus plus suisses que suisses et qui font honneur à leur pays d’accueil, devenu dorénavant leur pays de coeur !
 


L'économie c'est simple. C'est deux colonnes : une colonne dépenses et une colonne recettes. N'importe quelle ménagère vous le dirait (François Mitterrand)
 

Les Etats-Unis se sont construits sur un mensonge

 

Texte publié en commentaire à l'article de Martin Bernafrd dans Antithèse/Bon pour la tête du 3 juillet 2026

 

"... En 250 ans, les Etats-Unis n’ont connu qu’une vingtaine d’années de paix. Ils ont mené plus de 200 guerres et ont été impliqués dans environ 70 tentatives de changement de régime depuis 1945."

 

Triste constat de découvrir que les USA sont devenus le danger majeur pour la paix mondiale (taxes et guerres), et accessoirement pour la survie de l'Humanité (dérèglement climatique) !

 

C'était nettement plus sympa lorsque les Américains étaient nos grand frères.

 

En fait, ce pays a un défaut majeur: il est bien trop grand. C'est pour cela qu'il menace la paix du monde, car il le déséquilibre.

Donald Trump restera dans l'histoire par le fait qu'il l'a révélé au monde par son parler direct et par son ignorance des conventions. On peut le remercier de nous avoir ouvert les yeux !

 

Les Anglais ont de tous temps tenté d'équilibrer le monde. Leur politique était de veiller à ce que nul pays ne devienne trop puissant par rapport aux autres. Ainsi en a-t-il été en Europe jusqu'au 19ème siècle avec la France l'Espagne et la Prusse. Cela s'est gâté lorsqu'ils ont abandonné leurs colonies et protectorats, car ils ont laissé la pagaille derrière eux. Voir ce qu'ils ont fait en Palestine!

 

Si l'on résume, l'idéal serait que le monde soit divisé en pays de tailles égales. Car dès que l'un d'entre eux dépasse trop les autres, il devient impérialiste et menace la paix.

 

Et pourquoi "divisé en pays" et non "un seul pays" (mondialisation) ?

 

Parce qu'une gouvernance mondiale est impossible à établir car les intérêts particuliers sont trop hétérogènes. Et aussi parce qu'il faut avoir des coupes-feux. Il en est comme avec une maison: elle doit être divisée entre pièces séparées par des portes coupes-feux. De cette façon, si elle prend feu, celui-ci ne pourra pas se communiquer à toute la maison mais restera confiné dans une seule pièce.

 

Ainsi en serait-il en cas de pandémie ou de guerre, le malheur resterait confiné et ne se communiquerait pas à l'ensemble du monde.

Il y a encore un autre avantage à morceler ainsi le monde: si un autocrate prend le pouvoir dans un pays, il ne fera que le malheur de ce pays mais pas celui du monde entier.

 

Il en est de même avec les fusions de communes ou de constitutions d'unions (européenne par exemple) tant souhaitées par les libéraux. Qui espèrent ainsi manipuler plus facilement un seul gouvernement central que plusieurs petits. On le voit bien à l'UE par exemple, où 5'000 lobbyistes font le siège du Parlement.

 

On a également eu l'exemple de la France au temps de la monarchie, avec sont gouvernement centralisé qui prenait toutes les décisions sans trop se soucier de leurs applications dans les provinces. Que de malheurs il en est résulté!...

 

En fin de compte, si le monde voulait vivre en paix, il faudrait veiller à ce qu'aucun pays ne devienne trop puissant et il ne faudrait plus conclure d'accords de libre-échange car le libre-échange devrait être la règle et non l'exception. Tous les pays devraient pouvoir commercer à égalité de chances, sans que de tels accords ne viennent en favoriser certains au détriment des autres.

 

Pour arbitrer le tout, il faudrait recréer une ONU 2.0, cette fois sans ce satané droit de veto qui a pourri cette institution en suscitant le "deux poids deux mesures". Et avec une clause d'exclusion envers les pays qui n'en respecteraient pas les règles et décisions. Exclusion de l'ONU qui irait de paire avec la coupure des échanges commerciaux avec les pays radiés. Cela serait bien plus efficace que n'importe quelle menace...

 


Celui qui n'est plus ton ami ne l'a jamais été (Aristote)
 

C'est une évidence: il faut définitivement sortir du nucléaire

 

En Suisse, selon l'OFEN, la consommation d'électricité décroît chaque année de 1.6%, soit 3.4TWh en 5 ans.

 

De déficitaire jusqu'en 2022, la production devient excédentaire à partir de 2023. Sans doute à cause du solaire, qui produit chaque année 1TWh de plus. A tel point qu'en 2024, nous aurions pu nous passer de nos centrale atomiques !

 

Une fois le nucléaire mis au placard, l'électricité produite en Suisse sera gratuite puisqu'il n'y aura plus besoin d'acheter de combustible (uranium). Le pays sera devenu totalement indépendant de l'étranger, sa production sera entièrement renouvelable et donc exempte de dégagement de CO2, le danger du nucléaire sera éliminé et sa production sera résiliente puisque disséminée dans tout le pays (plus de grosses usines de production, cibles faciles en cas de guerre). Voilà qui devrait ravir nos militaires !

 

Ceux qui auront choisi d'équiper leur immeuble de panneaux solaires pourront être entièrement autonomes s'ils acquièrent des  batteries tampon, dont le prix a fortement baissé. Leur électricité sera devenue gratuite. Franchement, on ne peut rêver mieux !

 

Pour toutes ces raisons, il faut abandonner le nucléaire au plus vite et concentrer tous nos investissements sur la production durable d'électricité. C'est une évidence et ce serait de l'hypocrisie de le nier.
 


La clarté est la forme la plus difficile du courage 
(François Mitterrand)
 

La Genève internationale perd sa centralité

 

Texte publié en commentaire à l'article de Guy Mettan dans Antithèse/Bon pour la tête du 25 juin 2026

 

C'est triste de voir cette Genève internationale s'étioler. Les grandes idées généreuses que professait notre intelligentsia ne sont, me semble-t-il, plus qu'un souvenir. Le mercantilisme a pris le dessus sur la foi en l'Homme. Nos élites ne semblent plus préoccupées que par la fonction hôtelière de Genève. Ou plutôt, les "hôteliers" ont pris le dessus sur les "croyants"... Le pognon a vaincu la foi. La Suisse n'est-elle plus qu'une banque?

 

Preuves: le deux poids deux mesures de notre gouvernement vis-à-vis des problèmes mondiaux (Gaza), l'alignement volontaire du pays sur les grands de ce monde (USA, motivé par des considérations économiques), et la proximité militaire de plus en plus serrée qu'a notre pays avec ceux de l'OTAN.

 

Tout cela probablement et comme toujours provoqué par la peur. La peur de se retrouver seul, corollaire de la peur de manquer...

La neutralité de la Suisse, pourtant garante de la paix intérieur du pays, ne fait plus recette. Il faut s'aligner, et donc participer aux sanctions d'un bloc contre un autre. Pas étonnant que le Russe ne nous considère plus comme neutres, et il a raison.

 

Les jeunes ne se souviennent pas. Ne savent pas ce que la neutralité signifie pour un petit pays dont les gros ne feraient qu'une bouchée. Ne savent pas ce que signifie être en guerre contre quelqu'un, les malheurs que cela occasionne? Par contre ils croient ceux qui ont intérêt à ce qu'ils croient ce qu'ils aimeraient qu'ils croient...

 

L'Humanité est hélas ainsi faite: à chaque génération c'est un coup de sac. "Tu radotes pépé, ce n'est plus comme ça maintenant, le monde a changé. il faut vivre avec son temps!". Et pourtant rien n'a changé, le monde continue méthodiquement à se détruire. Les deux principes de base de la vente sont toujours d'actualité: créer de la pénurie et faire peur.

 

Il faut aller vite, et ainsi on n'a pas le temps de réfléchir. Il faut avoir peur, et ainsi on craint de se voir souffler l'objet convoité sous les yeux. Les deux mamelles des escrocs!

 

Il faut faire croire qu'on est en retard. Le pays a du retard sur le développement de l'informatique, sur l'IA, sur les armées étrangères, sur l'enseignement, sur tout. Mais du retard par rapport à quoi?

 

On devrait se souvenir de cette éloge de la lenteur:
"Le jeune homme marche plus vite que le vieil homme, mais le vieil homme connaît la route"...

 

Reste la question:
 

Qui travaille ainsi dans l'ombre à détruire la gentille petite Suisse?
Qui a un intérêt à le faire?

Des jaloux?
Des qui veulent prendre notre place?
Des qui ne nous aiment pas et qui ne verraient pas d'un mauvais oeil qu'il nous arrive des bricoles?

 

Fais ton choix camarade!
(ne cherche pas c'est du Coluche)
 


A force de crier au loup, le berger finit seul (Molière)
 

Euro numérique, la première brique d’un crédit social européen?

 

Texte publié en commentaire à l'article de Martin Bernard dans Antithèse/Bon pour la tête du 25 juin 2026

En accès libre

 

Mais doux Jésus, et les hackers, on les oublie?

 

On les oublie ceux-là! On fait de belles théories mais on oublie que les techniques ne sont que des outils et que ces derniers sont susceptibles d'être détournés par des voleurs. Or, plus une technologie est puissante et centralisée, plus elle va intéresser les escrocs. Prendre la main sur la finance européenne est plus lucratif que sur les finances de Vuisternens-en-Ogoz!

 

Et les escrocs, rien ne les arrête. L'argent appelle l'argent et avec lui on peut tout acheter, y compris les consciences, y compris les cerveaux. Ce n'est pas pour rien que les super riches arrivent à ne pas payer d'impôts, ils ont les moyens de se payer les meilleurs fiscalistes! C'est injuste mais c'est ainsi.

 

Alors pensons-y à ces dérives. Et soyons bien conscients que toute technologie peut se contourner, et que plus elle est puissante, plus elle va intéresser le grand banditisme.

 

Actuellement, il n'y a pas un seul système informatique qui soit inviolable. Il suffit simplement d'y mettre le prix.

Dès lors remplacer un petit geste simple et à la portée de tous, par une informatique gangrenée par les failles de sécurité c'est se précipiter dans un trou noir.

 

Gardons cette bonne vieille monnaie que chacun peut avoir dans son portemonnaie et qui permet d'acheter ce qu'on veut sans risquer de se faire pister! Se faire voler son portemonnaie c'est déjà frustrant mais sans trop de conséquences, mais se faire voler les économies de toute une vie, ça c'est catastrophique. C'est ce qui nous guette si on "met tous nos oeufs dans le même panier".

 

Gardons nos braves vieux bulletins de vote, qu'il suffit soit de déposer physiquement dans l'urne le dimanche matin, après le culte, soit de les envoyer à la Commune dans une enveloppe. La démocratie y gagnera quoi à informatiser tout cela? Y aura-t-il plus de votants? A coup sûr non, par contre il y aura des tentatives de fraudes, ça c'est sûr. Et à coup sûr, cela coûtera beaucoup plus cher à la collectivité qu'un simple bout de papier...

 

On nous enfume avec ces changements de technologie. On croit résoudre des problèmes (et encore, lesquels?) mais on en crée d'autres, beaucoup plus conséquents. Au final, les seuls bénéficiaires de ces soi-disant progrès, ce sont les vendeurs de ces technologies...

 

Avant d'introduire tout changement technique majeur, on devrait toujours se demander si le nouveau système sera sûr et fiable, s'il y a moyen de le frauder, combien le changement va coûter, et, en fin de compte, à qui profite l'introduction nouvelle (j'allais écrire "le crime"). Cette simple question permet souvent de découvrir bien des choses...

 


Si je semble particulièrement clair, c’est sans doute que vous ne m’avez pas compris
(Alan Greenspan)
 

Dans le Courrier des lecteurs de 24 Heures du 25 juin 2026

 

Idée pour freiner l'immigration


Si ma tante en avait on l'appellerait mon oncle, et si mon oncle en était on l'appellerait ma tante (Pierre Dac)
 

Amérique latine: le grand virage


Texte publié en commentaire à l'article de jacques Pilet dans
Antithèse/Bon pour la tête du 25 juin 2026

 

Péripéties que tout cela !

En fait, "on" maintient les populations dans la peur.
Car la peur fait plier l'échine, fait obéir et fait vendre.

Cette méthode d'asservissement des peuples va tellement loin que même les puissantissimes Américains n'y échappent pas, je dirais même qu'ils sont en première ligne.

Comment expliquer cette trouille de tout?

Cette peur de se faire attaquer? Cette peur de l'autre qui pousse chaque citoyen US à s'armer jusqu'aux dents? Cette peur que les blancs chrétiens bien nourris soient supplantés par les descendant de leurs anciens esclaves noirs! Franchement c'est pathétique!

Les USA ont même peur de l'Iran (distant de 10'000 km) et de ses soi-disant missiles à têtes nucléaires, alors que ce pays arrive tout juste à subsister en dépit des sanctions économiques décidées par leur persécuteur en chef qui les tient à la gorge!

C'est la même pratique en Israël (ce qui explique peut-être sa proximité avec les USA). Les Israéliens sont maintenus en permanence dans la peur par leurs élites. Il n'y a qu'à regarder la chaîne TV officielle I24, disponible en français sur la fibre en Europe. Chaque soir ce sont des imprécations, des engueulées, à croire que ce peuple est fâché en permanence.

Une année après le 8 octobre, cette chaîne passait encore chaque soir, en boucle, de soi-disant témoignages des horreurs perpétrées ce jour-là. Pour entretenir l'hystérie on ne fait pas mieux! On en voit encore aujourd'hui le résultat à Gaza occupée, en Cisjordanie occupée, au Liban occupé et maintenant en Iran (bientôt occupé?).

Un détail qui ne trompe pas: on ne voit rien sur les Palestiniens et leurs malheurs dans les médias israéliens, à part, quelquefois, dans quelque journal courageux (Haaretz par exemple). Vous ne lirez jamais le terme "Palestinien", nulle part, il est systématiquement remplacé par "terroriste". C'est comme le mot "Nakba", la catastrophe (de 1948), interdit dans les livres d'école.

Un pauvre paysan palestiniens de Cisjordanie qui récolte les quelques olives, grâce auxquelles il arrive encore à survivre, est tué à coups de barres de fer par un groupe d'excités des colonies de peuplement illégales? C'est un terroriste bien-sûr!

Avec tout cela, comment imaginer que ces peuples puissent vivre paisiblement et dans le respect de leurs voisins? Impossible, ils sont prisonniers de la propagande de leurs élites ces malheureux!

Ce n'est pas un hasard si les USA et Israël sont les deux pays parmi les plus armés au monde. Ils ont peur de tout, donc ils s'arment. Ils ont même peur de leurs propres concitoyens, se souvenir de ce qui s'est passé aux USA, au Capitole. C'était les MAGA évangéliques contre les autres citoyens américains. Ils étaient prêts à en venir aux mains.

Voir aussi ce qui se passe en Israël, où les ultra orthodoxes et autres messianiques sont excités comme des moustiques tigres et lancent leurs anathèmes à tour de bras. A les entendre, ceux qui ne pensent pas comme eux sont tous des antisémites. A noter que les Arabes sont aussi des sémites, vous voyez la nuance?

En fait, les Américains et les Israéliens sont bien les prédateurs absolus que l'on pense puisque ce sont eux qui agressent les autres, ce sont eux qui s'arment comme des malades et donc provoquent les guerres. Mais ce n'est "pas de leur faute", pas la faute de leurs populations je veux dire, qui sont manipulées par ceux qui y ont intérêt.

Devinez qui sont ceux qui ont intérêt à maintenir les peuples dans la dépendance de la peur!

A noter que cette peur commence aussi à être systématiquement instillée en Suisse.

C'est troublant de voir notre ministre de la défense Martin Pfister, qui a pourtant un bouille sympathique et le sourire facile, hurler avec les loups et réclamer à cor et à cri des crédits pour l'armée. A l'écouter, on se croirait assiégés de toutes parts par des ennemis prêts à venir violer nos femmes et égorger nos enfants! Les rouges (nos éternels ennemis si pratiques pour les exercices de notre soldatesque), sont massés à nos frontières, des dizaines de divisions de sanguinaires moujiks sur-armés prêts à en découdre avec nos gentils soldats de milice!

Et puis le danger ultime: ces terroristes fanatiques, ces déséquilibrés prêts à tout faire péter dans nos lieux publics, le danger des dangers selon lui (et aussi selon le Service de Renseignement de la Confédération)! Alors, qu'en fait, le trafic routier tue bien plus que les quelques malades qui tentent de poignarder, avec leurs canifs, ceux qu'ils croisent devant les kébabs!

Le terrorisme fait combien de morts par année en Suisse? Selon l'IA: "Le nombre de morts par an est historiquement très faible, souvent nul, avec des périodes de calme absolu depuis les années 1990"...

Nombre de tués par la circulation en Suisse en 2025? 214 !

Alors, c'est quoi le plus grand danger que coure la Suisse, celui pour lequel il faudrait récolter des milliards pour l'éradiquer? La circulation routière ou les terroristes-venus-d'on-ne sait-où-pour-faire-péter-du-suisse?

Notre brave ministre (certainement sélectionné parce qu'on lui donnerait le bon Dieu sans confession) et notre Service de Renseignement (SRC) sont-ils des propagateurs de la peur? Franchement tout pousse à le croire.

Reste à trouver qui sont derrière eux!...
Qui a intérêt à faire peur aux citoyens?
Qu'ont-ils à y gagner?
Vous savez?

Conclusion: Il ne faut pas diaboliser les Américains et les israéliens, il faut les aider à se sortir de cette spirale infernale, à sortir de ce merdier. Et c'est très simple: il faut leur remettre les yeux en face des trous!...

C'est aussi valable pour nous, Suisses!...
 


La banalité du mal, de par son processus actif et permanent, défie les mots et la pensée (Hannah Arendt)
 

Fable et Mythos hors-ligne: la cybersécurité prise en otage par le technopouvoir

Texte publié en commentaire à l'article de Solange Ghernaouti dans Antithèse/Bon pour la tête du 19 juin 2026

 

Les questions que pose l’introduction généralisée de l’IA n’est que la face émergée des nuisances provoquées par l’informatique.

 

Effectivement, c’est bien une prise de pouvoir mais il y en a une autre qui fait moins de bruit: la problématique des logiciels défectueux, essentiellement ceux qui contiennent des failles de sécurité. Cela pose le problème général de la responsabilité et devoirs du producteur et des droits de l’acheteur.

 

Lorsqu’un client achète un logiciel, il conclut un contrat avec le vendeur: le client paye le logiciel et en contrepartie le vendeur le lui fournit. Comme tous les produits, un logiciel est garanti au minimum pendant deux ans (loi). Il doit être exempt de malfaçons et doit permettre au client d’effectuer les tâche pour lesquelles il a été conçu (descriptif). S’il en est empêché par un défaut du produit, le vendeur doit lui fournir gratuitement une version corrigée et s’il ne le peut pas, lui rembourser le prix du logiciel. Si ce logiciel provoque un dommage au client, celui-ci est en droit de demander des compensations pour le tort subi.

 

Tout ceci est de la théorie car en pratique cela ne se passe pas comme cela.

 

Prenons l’exemple du Windows de Microsoft. Les failles sont légion et il ne se passe une seule semaine sans qu’on en découvre de nouvelles. D’où la boutade: « Si un jour Microsoft développe quelque chose qui ne se plante pas, ce sera un clou »…

 

Microsoft fournit des correctifs mais toujours avec retard, ce qui donne la possibilité aux hackers de nuire aux utilisateurs du logiciel. La nuisance n’est pas anodine pour une entreprise puisqu’elle peut aller jusqu’au blocage du logiciel, voire jusqu’à la prise en main du PC ou du réseau par le pirate, et ensuite au vol de données.

 

C’est ce qui est arrivé à la filiale US de l’entreprise RUAG qui a fini par céder aux exigences du hacker. Dans le meilleur des cas, RUAG a perdu l’argent que le voleur a exigé, mais il aurait aussi pu perdre des données (des plans de fabrication par exemple) voire des données confidentielles (par exemple les détails des comptes clients), voire top secrète (défense nationale) car RUAG est une entreprise d’armement qui appartient à la Confédération. Pour une entreprise les dommages peuvent aller jusqu’à provoquer sa mise en faillite, notamment dans le cas où ses clients lui demandent réparation.

 

Alors question: que se passe-t-il en cas de dommage majeur? Le vendeur doit-il rembourser les dommages subis par l’acheteur? En théorie oui mais il y a les conditions générales et leurs caractères minuscules!

 

Peut-être serait-il temps que l’Etat mette ses juristes sur ce problème car les vols et arnaques de toutes sortes via des logiciels prennent une ampleur digne de mettre en péril la sécurité nationale et, en tous les cas, de détruire la confiance des citoyens en leurs autorités.

 

Car il faut bien admettre que les autorités, à part établir des rapports d’infractions afin d’alimenter leurs statistiques, ne font pratiquement rien. La police à laquelle les lésés s’adressent n’arrive quasiment jamais à récupérer les sommes subtilisées.

 

Si l’on voulait tenter de mettre fin à cette spirale infernale, il faudrait que les juristes de l’administration examinent en détail le contenu des conditions générales des logiciels, qu’ils en relèvent les infractions par rapport à la loi suisse, et qu’ils fassent ensuite modifier les conditions générales en conséquence. Car force est de constater que les clients sont totalement désarmés face aux cyberattaques. Les vendeurs ont tous les droits et les clients que le devoir de payer.

 

En fait, ces failles pourraient bien constituer un business lucratif de mises à jour et de ventes de nouvelles versions. Sans parler des logiciels de protection et antivirus qu’elles obligent à acheter.

 

Serait-il possible que cela ne soit que la partie émergée de tout un système destiné à gagner de l’argent, et à faciliter les arnaques et l’espionnage généralisé des clients?

 

Dans cette hypothèse, l’introduction de l’IA deviendrait la dernière couche de cette prédation et, en effet, une prise de pouvoir des GAFAM sur la société.

 


Ce qu'on a fait à la biodiversité et à la nature, on est en train de le faire à l'humanité par l'informatisation de la  société
(Solange Ghernaouti)
 

La "paix" au Proche-Orient nous sauvera-t-elle de la crise économique?
 

Texte publié en commentaire à l'article de Sid Ahmed Hammouche dans Antithèse/Bon pour la tête du 19 juin 2026
 

Auparavant, c'était les pays qui possédaient les richesses et qui en détenaient les clefs. Ils pouvaient fermer ou ouvrir les robinets des exportations selon leurs intérêts. Ce qui a déclenché pas mal de guerres.

 

Et puis la mondialisation est venue à la mode. On pensait ainsi sortir de la misère les pays en développement. Et en effet, ces pays ont eu plus de travail mais en fait, ce ne sont pas les pauvres qui en ont profité mais les riches. A tel point que les riches sont maintenant devenu des super riches, et les pauvres des super pauvres.

 

C'est logique puisque la fortune du monde est toute entière contenue dans deux vases communicants: si l'un se remplit, l'autre se vide!

 

Les manoeuvres des affairistes (ceux qui font des affaires) a donc consisté à produire dans les pays à bas salaire et à vendre dans les pays à hauts revenus. Et cela a fonctionné puisque les riches sont devenus encore plus riches.

 

Mais le problème, c'est qu'il n'existe pas de gouvernance mondiale. On le voit spécialement bien aujourd'hui puisque l'usage de la force brute a remplacé la diplomatie.

 

La justification d'obtenir la paix par l'ouverture des frontières a échoué, c'est l'inverse qui se passe. La guerre, maintenant, consiste à priver les autres de leurs échanges commerciaux. On n'arrête pas de produire, on ferme simplement les circuits des échanges. Ainsi en est-il du Détroit d'Ormuz.

 

Entre parenthèse, ce serait bien que nos stratèges suisses réalisent que nous avons, nous la gentille petite Suisse, notre "bombe atomique", notre "Détroit d'Ormuz" à nous: les Alpes. Mieux que des F-35 qui nous coûteront le lard du chat, mieux que tous les missiles sol-air du monde, nos Alpes sont notre arme de défense la plus efficace en cas de guerre en Europe. Et à coup sûr la moins chère car il nous suffirait d'un interrupteur: ON tu passes, OFF tu ne passes pas!

 

Pour en revenir à la mondialisation, une question:

 

A quoi sert cette guerre éternelle pour les matières premières, à quoi servent ces traités de libre-échange? Ne serait-il pas plus simple qu'il n'y aie aucun accord mais un libre échangisme généralisé? Ainsi il n'y aurait plus de guerres commerciales puisque tous seraient au même niveau d'égalité face aux taxes d'importation.

 

Au bout du compte, ne serait-il pas plus simple de collaborer pour exploiter les ressources de la terre et de se les partager équitablement? Ce serait à coup sûr plus économique, ça c'est absolument certain!

 

On pourrait mettre ensemble toutes nos forces afin de combattre les fléaux qui menacent l'Humanité, comme le dérèglement climatique, l'augmentation de la population, les pandémies, les maladies, la pauvreté, la pollution généralisée, notamment de l'eau potable, etc, etc.

 

Evidemment cela ne va pas plaire aux affairistes justement, qui font leur beurre avec les différences. Eux, ils ont besoin de pauvres pour produire et de riches pour acheter.

 

C'est le principe du business. Créer de la pénurie pour pouvoir monter les prix. On en a la superbe démonstration avec la guerre au Moyen-Orient et les prix en yoyo qui en découlent. Il y en a qui souffrent, mais il y en a qui rigolent, notamment les entreprises pétrolières qui gagnent des milliards en ce moment. On pourrait même se demander si ce ne sont pas elles (et leurs actionnaires) qui poussent à la guerre! Par contre, ce sont toujours les mêmes qui souffrent, les populations, ce sont elles les dindons de la farce.

 

Au passage, on pourrait aussi se demander (je dis bien "on pourrait") si le président US est ses copains ne sont pas en train de rouler les USA et le monde dans la farine? Car après tout, ce qui paraît être des sautes d'humeur du locataire fantasque de la Maison blanche, ne serait-il pas tout simplement du délit d'initié?

 

Hypothèse: il achète à la bourse, ensuite il annonce la reprise de la guerre, les prix montent, il attend un peu, et revend ses actions en empochant le bénéfice, et ensuite annonce qu'il arrête la guerre. Les prix rebaissent et le cycle recommence... Tentant non?

 

Mais c'est-y pas Dieu possible, ce qu'il faut avoir l'esprit mal tourné pour avoir de telles pensées !...

 


Peut-être que la compétition idéologique est l'une des formes de rivalité internationale qu'il faudra abandonner si l'Humanité veut survivre (Walter Russel)
 

 

Le monde a profondément changé, et nous le devons à Donald Trump. Sa croisade "America first" a révélé au monde l'hypocrisie et les mensonges de la politique américaine. Pour la première fois, un président clame haut et fort à la face d'un monde médusé que son pays veut dominer le monde entier, militairement, économiquement et technologiquement. C'est la première fois que quelqu'un le dit si ouvertement et si crûment.

 

Jusqu'à présent, le citoyen lambda n'était pas conscient de ce qui se tramait dans le bureaux feutrés des administrations politiques. Le spécialiste le savait mais pas le simple citoyen. C'est peut-être cela le changement de paradigme qui est en train de se produire.

 

Les gens de la rue commencent à se rendre compte qu'ils sont les dindons de cette farce qui s'appelle politique internationale.

 

La population de l'Iran, par exemple, que gagne-t-elle à être prise en otage entre son gouvernement religieux et Israël, qui veut à tout prix abattre ce soi-disant ennemi qui veut soi-disant sa destruction? Ne préférerait-elle pas, cette population, vivre en paix et laisser vivre les autres au sein de ce Proche-Orient en guerre depuis trois quarts de siècle?

 

Et la population d'Israël, ne préférerait-elle pas vivre en paix sur les 55% de l'ancienne Palestine que lui avait concédé la SDN? Que lui importe de conquérir ce Grand Israël que veut sa minorité ultra orthodoxe? Sera-t-elle plus heureuse lorsque ce sera réalisé? Pour quelle raison les Israéliens devraient-ils sacrifier leur génération parce que certains d'entre eux, des sionistes portés par une foi qu'ils sont les seuls à avoir, veulent à tous prix expulser tous les non juifs de chez eux?

 

Et la diaspora juive, pourquoi devrait-elle continuellement servir de bouc émissaires aux exactions que font ses coreligionnaires en Palestine? Ne préféreraient-ils pas, ces gens de confession juive, vivre paisiblement dans les pays dont ils sont citoyens, sans être en but à des manifestations d'hostilité à chaque fois que les Juifs israéliens se mettent à dos le monde entier avec leurs actes belliqueux inacceptables?

 

Alors oui, il y a eu ce "péché originel" qu'a été l'envahissement de la Palestine par les Juifs d'Europe! Oui, cet acte néo colonialiste a été perpétré malgré l'opposition de ceux qui habitaient là, qui étaient nés sur ce territoire! Les Palestiniens craignaient ce partage car les sionistes avaient "annoncé la couleur": leur but était de reconquérir le Grand Israël (Palestine, Liban, Syrie, Egypte, Irak et Iran) et d'en chasser tous les non juifs. Chouette comme carte de visite!...

 

Alors oui, tous les pays environnants, tous non juifs, se sont levés comme un seul homme le jour de la proclamation d'Israël en 1948 et ont tenté de repousser cet envahisseur! En tant que non juifs, ils savaient que si les Juifs réussissaient à créer leur Etat,  leur tour viendrait d'être expulsés de chez eux puisque c'était le but de ces nouveaux arrivants.

 

En fin de compte, l'arrivée de ces Juifs d'Europe, qui avaient été décimés par les nazis, a été l'évènement qui a mis tout le Moyen-Orient à feu et à sang. Ce sont bel et bien les Israéliens qui ont déclenché le conflit avec les Palestiniens et non l'inverse, s'ils n'avaient pas émigré en Palestine, il n'y aurait pas eu de guerre. Et ce sont bien les Palestiniens, et tous les pays environnants, qui tentent de défendre leurs droits depuis 75 ans.

 

Alors que faut-il faire?

 

Continuer à s'entretuer méthodiquement jusqu'il ne reste plus un seul être vivant?

 

Les dindons de cette farce, ceux qui doivent sacrifier leurs vies au nom d'on se sait quel ordre supérieur, ces gens du peuple commencent à réaliser qu'ils pourraient vivre autrement s'ils refusaient de se laisser manipuler. Ils réalisent qu'ils pourraient vivre paisibles et heureux s'ils intimaient à leurs élus l'ordre de faire la paix. Car ces élus sont à leur tour manipulés par ceux qui ont vraiment intérêt à ce que les Hommes s'entretuent: ceux "qui ont" et qui veulent accaparer richesses et pouvoir, et ceux qui leur en donnent les outils: les producteurs d'armes.

 

Maintenant que le temps a passé et que le malheur a frappé plusieurs générations, le Moyen-Orient pourrait admettre qu'il
 

y a eu un malentendu en 1948


et que, finalement, personne n'a intérêt à se battre pour quelque chose qui pourrait être obtenu pacifiquement.

 

Puisque ce sont eux qui "ont commencé", c'est aux 10 millions d'Israéliens de proposer à leurs 400 millions d'ennemis de faire définitivement la paix. A eux de renoncer à créer leur Grand Israël messianique, à eux de renoncer à bouter tous les non juifs hors de leurs maisons, à eux de renoncer à imposer leur volonté par la force. Et à tous les pays du Moyen-Orient d'accepter la présence définitive de ces Juifs parmi eux.

 

Et, avec le temps, la paix finira par réapparaître dans cette région "où coule le lait et le miel". Car tous sont fatigués de cette éternelle vie de malheur. La grande majorité du Moyen-Orient aspire à la paix.

 

En fin de compte, à quoi sert la guerre? A rendre malheureux des centaines de millions de gens pour qu'une infime minorité de prédateurs soit encore plus riche?

 

Alors géopolitique, domination, puissance, pouvoir, Détroit d'Ormuz, qui a commencé, qui a des frontières avec, est-ce que Joan Baez elle a chanté, on s'en fout !

Ce qu'on veut,

c'est la paix, c'est que chacun puisse faire ce qu'il veut et

que le monde soit heureux !
 


La paix n'est pas l'absence de guerre, c'est une vertu, un état d'esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice (Baruch Spinoza)
 

Production annuelle d'électricité en Suisse
Selon l'Office Fédéral de l'Energie (OFEN)

 

En TWh (Téra Watt heure)

  Total Eau Nucl Therm Eole Solaire consomm en trop
2025  66 37.5 18.4 3.5  0.16 8 63 +3
2024 81.1 48.4 23 3 6 0.17 6 64 +17.1
2023 70 38.1 23.3 3.6 0.15 4.8 65 +5
2022 63 33.5 23.2 3.7 0.15 4.1 65.9 -2.9
2021  65 39.5 18.6 3.9 0.14 3 66.4 -1.4

 

 

La consommation décroît chaque année de 1.6%, soit 3.4TWh en 5 ans. De déficitaire jusqu'en 2022 (-2.9TWh), la production devient excédentaire à partir de 2023 (+3TWh en 2025). Probablement à cause du solaire, qui produit chaque année 1TWh de plus soit +12,5% (3TWh en 2021, 8TWh en 2025).

 

A la vitesse actuelle d'implantation du solaire, Il faudra donc attendre 16 ans pour que la production des centrales atomiques soit compensée et  qu'on puisse s'en passer. A condition que la tendance de la consommation ne s'inverse pas, mais sans compter sur l'augmentation des autres sources de production, l'éolien par exemple.

 

Une fois le nucléaire éliminé, hors frais d'installation, l'électricité produite en Suisse sera gratuite puisqu'il n'y aura plus besoin d'acheter de combustible (uranium). Le pays sera devenu totalement indépendant de l'étranger, sa production sera entièrement renouvelable et donc exempte de dégagement de CO2, le danger du nucléaire sera éliminé (contamination radioactive)  et sa production sera résiliente puisque disséminée dans tout le pays (plus de grosses usines de production, cibles faciles en cas de guerre). Voilà qui devrait ravir nos militaires.

 

A titre individuel, ceux qui auront choisi d'équiper leur immeuble de panneaux solaires pourront être entièrement autonomes s'ils acquièrent des  batteries tampon, dont le prix a été divisés par dix. En dehors des frais d'installation, leur électricité sera devenue gratuite. Franchement, ne plus devoir acheter d'électricité, on ne peur rêver mieux.

 

Pour toutes ces raisons, il faut abandonner le nucléaire au plus vite et concentrer tous nos investissements sur la production durable d'électricité. C'est une évidence et ce serait de l'hypocrisie de le nier.
 


Vérité dans un temps, erreur dans un autre (Montesquieu)
 

Jamais les leaders européens n’ont été aussi impopulaires. Crise en vue?

Texte publié en commentaire à l'article de Guy Mettan dans Antithèse/Bon pour la tête du 11 juin 2026

 

J’ai le sentiment que les gouvernements sont de plus en plus en butte aux manipulations des puissances économiques et politiques. Les
puissants ont réalisé qu’il était de leur intérêt de manipuler ceux qui sont à la tête des pays plutôt que de tenter d’influencer les opinions
publiques avec de coûteuses propagandes.

 

On le voit bien en Suisse avec l’impossibilité qu’a le Parlement de réformer l’assurance maladie alors que c’est une évidence qu’il faut le faire.

 

Idem avec la question de Gaza par exemple, dont une puissante association pro-Israël a noyauté le Parlement et les commissions les plus importantes, y a obtenu la majorité des voix, et maintenant impose une politique nuisible au pays.

 

La gentille Suisse rejoint ici la naïve Suisse, et même la Suisse corrompue. Car comment comprendre autrement la soumission aveugle de
certains de nos parlementaire à des intérêts économiques et à des puissances étrangères (entre autres USA, UE et Israël)?
 

A l’étranger, on a l’exemple des USA, pays dont le président n’aurait pas pu se faire élire sans l’appui massif des Evangéliques.

 

Essayez de faire la même chose (noyauter le Parlement) à la Knesset, le parlement israélien, et vous comprendrez votre douleur!…
 


La philosophie réside dans la joie comme finalité de la morale et de l'utilité comme critère du bien (Démocrite)

 

Demain la guerre? Le contexte géostratégique des votations du 14 juin

Texte publié en commentaire à l'article de Bernard Wicht dans L'Impertinent du 7 juin

 

J'ai le sentiment que l'humeur guerrière de l'Europe suit la même logique que celle de Trump: remonter les PIB nationaux en vendant des armes. N'oublions pas que la France et l'Allemagne figurent dans le top ten mondial des producteurs d'armes. Est-ce un hasard?

 

Cette proximité avec le commerce des armes pourrait également expliquer l'étrange mansuétude dont fait preuve l'UE envers Israël. L'Etat hébreux dépasse toutes les limites du tolérable du point de vue des Droits humains et des conventions internationales, et pourtant l'UE ne réagit pas (ni la Suisse d'ailleurs, mais pour une autre raison). Parce qu'Israël fait aussi partie du top ten du "club" des producteurs d'armes?

 

Et puis, finalement, que nous a fait la Russie?

 

Elle ne nous a jamais attaqué. En plus elle n'arrive même pas à vaincre l'Ukraine, ce qui en dit long sur ses capacités guerrières. Et en plus, pour quelle raison attaquerait-elle l'Europe?

 

On devrait arrêter de considérer un concurrent économique comme un adversaire guerrier, c'est stupide. Cela fait le beurre des marchands d'armes mais le malheur des populations.

 

Il n'y a rien de pire qu'une guerre, c'est le malheur absolu.

Il serait temps que nous les anciens l'apprenions à nos jeunes!...

 

Alors plutôt que de céder à l'hystérie ambiante, essayons de calmer le jeu!

 

Car il n'y a rien de plus faux que de dire "pour avoir la paix prépare la guerre". Car si un pays s'arme, les autres vont croire qu'il prépare la guerre et vont donc aussi s'armer. Et lorsqu'on a des armes, on finit par les utiliser...
 


Les états n'ont pas de sentiments, ils ont des intérêts
(Charles De Gaulle)

 

Texte publié en commentaire à l'article de jacques Pilet dans Antithèse/Bon pour la tête du 11 juin 2026

 

La confiance des Suisses en leur armée est en effet bien érodée et c'est très dommageable pour le pays.

 

La faute en est probablement à l'économie, qui a trouvé le moyen de défendre ses intérêts en favorisant la mise en place de chefs faibles, ou incompétents, ou influençables, ou les trois à la fois. D'où une cascade d'achats désastreux, de bévues et de fautes qui décrédibilisent l'armée.

C'est extrêmement grave car une population qui n'a plus confiance en son armée, en une partie de ses élites donc, perd la foi et finit par se rebeller.

 

Le problème c'est qu notre système politique de milice, s'il n'a plus conscience de son devoir, est facilement manipulable. Le filtrage par les partis y contribue puisque ces derniers sont financés par l'économie, qui donc y fait la loi en sous-main. "En sous.-main" puisque toutes les tentatives de rendre le financement des partis réellement transparent ont échoué.

 

Au final, nous avons une élite dirigeante faible et soumises à des intérêts particuliers.

 

Tout cela est probablement le fruit des siècles de paix que la Suisse a vécues, qui a fini par "endormir" sa vigilance.

 

Un autre phénomène est l'implantation de plus en plus importantes de doubles nationaux aux postes stratégiques de nos entreprises et de notre administration. Tout cela dit en toute objectivité et sans esprit xénophobe. Mais il faut bien constater qu'on trouve de plus en plus de bi, voire de  triple, nationaux dans nos équipes dirigeantes.

 

Par exemple, à quel pays ira la loyauté d'un CEO double-national (USA-CH) d'une grande banque? A la Suisse, pays qui l'a royalement nourri pendant ses années d'activité?. Ou aux USA, pays où il est né et dans lequel il ira passer sa retraite?

 

Au final, ne sera-t-il pas tenté de "piller" son pays d'activité (avec des salaires indécents par exemple) ou même de travailler en sous-main dans l'intérêt de son pays d'origine? Il n'est pas incongru (mais politiquement incorrect j'en conviens) de se poser la question, surtout lorsqu'on constate des dérives qui dépassent l'entendement du citoyen moyen!
 


Apparition de l'homme sur la Terre: l'Evolution déterre la hache de guerre (Sylvain Tesson)
 


On peut aussi aborder la question de l'IA d'une autre façon en se posant la question: "Que va-t-il se passer si l'IA s'impose dans les domaines jusque là réservés à l'intelligence humaine?"

 

On peut y répondre sans trop de chances de se tromper, que si l'IA en a le pouvoir, elle éliminera à coup sûr l'Humanité de la surface de la terre. Tout simplement parce que l'être humain en est le maillon faible.

 

L'être humain est ainsi fait que ses décisions ne sont pas toujours rationnelles mais répondent aussi à une part de subjectivité découlant de son empathie et de son expérience de vie. Or, de l'empathie les machines n'en ont pas, d'où leur incompréhension des décisions y relatives. Et au final, cette empathie sera taxée de "faiblesse" par les machines et celui qui a pris ce genre de décision de "maillon faible" de la suite de décisions à prendre afin d'atteindre un but précis.

 

Ceci présuppose bien-sûr que l'IA n'atteigne pas le degré de conscience d'un être humain, ce qui impliquerait d'avoir un cerveau de la même puissance. En l'état actuel de la technique, cela ne semble ni possible ni souhaitable.

 

Et pour que les robots puissent supplanter l'Humanité, il faudrait qu'ils puissent procréer eux-mêmes, donc fabriquer des robots sans intervention humaine. Ce qui, bien heureusement, semble impossible à vue humaine.

 

Le danger le plus actuel que court l'Humanité avec l'IA, c'est de lui déléguer la décision de tuer.

 

Par exemple avec les drones dirigés à distance depuis Israël. Pour eux, le temps de réaction est capital dans une bataille (rappelons-nous Luky Luke qui tire plus vite que son ombre) ou même lorsqu'il est question d'assassiner un soi-disant terroriste qui apparaît brièvement dans la ligne de mire. Là il faut décider très vite si celui qui est dans le viseur est bien celui qu'il faut éliminer. Pour le moment, c'est encore l'opérateur distant du drone qui la prend cette décision, mais il serait tentant de déléguer cette prise de décision à la machine pour en augmenter l'efficacité. Et là il y aurait à coup sûr des erreurs.

 

Se rappeler ce qu'avait montré la vidéo postée sur Wikileaks du drone US qui assassinait plusieurs photographes en Afghanistan, que l'opérateur avait pris pour des soldats ennemis!

 

 

Quelques pensées supplémentaires

 

Nous ne sommes pas libres d'utiliser l'IA, elle nous est imposée. Et à partir du moment où la majorité d'entre nous l'utiliseront, elle sera indispensable, du moins c'est ce que la majorité des gens penseront.

 

Le problème, c'est qu'en confiant à l'IA les réponses à nos questions, plus personne ne verra l'utilité de se "bourrer le crâne" et surtout pas les jeunes. De ce fait, l'école perdra sa fonction d'enseigner aux aux écoliers, de leur donner un bagage suffisant pour se lancer dans des études supérieures ou un bagage suffisant pour être indépendants dans la vie.

 

On l'a vu avec les calculettes, qui a rendu caduc l'apprentissage du calcul oral. Résultat: les jeunes ne savent même pas calculer de tête la monnaie qu'on leur rend après l'achat d'une salade.

 

Ce sera la même chose avec les langues. Pourquoi s'échiner à apprendre les langues dès lors qu'on peut faire traduire n'importe-quel texte en n'importe-quelle langue par l'IA, et même traduire une conversation en live. Il faudra vraiment avoir un caractère d'acier pour apprendre quelque chose alors qu'on sait qu'on peut l'obtenir grâce à l'IA!

 

Cela rendra les gens ignorants et incultes.
Et du même coup totalement dépendants de l'accès à une IA.
Et du même coup totalement dépendants des Américains.

 

C'est la raison pour laquelle le gouvernement US se prépare à s'en servir comme arme stratégique. La preuve: il vient d'en interdire l'exportation libre. L'IA ne sera donc accessible qu'à un panel bien choisi, ceux qui auront les moyens de payer et qui seront dans ses bons papiers.

 

C'est curieux tout de même, cette volonté des Américains de tout dominer et de considérer les autre pays comme des adversaires!...

 

Par bonheur, il existe des limitations à la généralisation de l'IA.

 

Premièrement sa consommation pharamineuse d'électricité. Je viens de lire que les USA sont en train de construire un centre de données qui consommera à lui seul l'équivalent de la consommation des 3 plus grandes villes américaines.

 

On en a déjà une retombée en Suisse: la volonté de la droite de dés-interdire la construction des centrales atomiques. Les prévisions qu'elle donne sont basées sur une augmentation de consommation due à l'installation de tels centres, pas sur la consommation actuelle.

 

Le projet du super LHC du CERN fait partie de ce paquet puisqu'il consommera à lui seul toute la production d'une centrale atomique.

 

Seconde raison: à partir du moment où la plupart des gens, entreprises et administrations auront passé à l'IA, tout le monde utilisera les mêmes algorithmes et tout ce qu'il feront deviendra prévisible.

 

Dès lors, l'arme absolue sera, justement, de ne pas utiliser l'IA, c'est ce qui fera la différence.

 

Là aussi la Suisse est concernée puisqu'elle vient d'acquérir des avions F-35. Ces avions sont produits par les Américains, utilisés par presque tous les membres de l'OTAN et par la plupart des pays du monde. Ce qui induira une égalité entre tous les pays qui utiliseront ce même avion, puisqu'ils auront tous les mêmes caractéristiques, les mêmes radars, les mêmes missiles et les mêmes contre-mesures électroniques. Ce qui veut dire qu'un F-35 ne pourra pas abattre un autre F-35. Là-aussi, une armée pourra vaincre une aviation adverse à la condition que cette dernière ne soit pas équipée du même avion.

 

Dès lors, l'arme absolue sera, justement, de ne pas utiliser de F-35, c'est ce qui fera la différence.

 

En fin de compte, la force d'un pays sera de ne pas céder à l'utilisation généralisée de l'IA. Et donc de résister aux diktats des USA, dont l'ambition est de devenir le maître du monde. C'est triste à dire car jusque là les Américains étaient un peu nos grands frères...

 

Rappelons-nous la forte parole du président Joe Biden parlant de technologie: "Le reste du monde se rapproche de nous et se rapproche vite, nous ne pouvons pas permettre que cela continue (31.03.2021)

 


Le reste du monde se rapproche de nous (question technologie) et se rapproche vite, nous ne pouvons pas permettre que cela continue
(Joe Biden 31.03.2021)
 

La guerre, l’euphorie et l’effroi

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Antithèse/Bon pour la tête du 11 juin 2026

 

Les grands "machins" finissent invariablement par devenir nuisibles, au fur et à mesure qu'ils montent en puissance.

 

Et lorsqu'ils arrivent à être bien plus puissants que les autres, ils dérapent et les agressent. C'est Richard Nixon qui le disait et ce sont les Anglais qui, du temps de leur grandeur, tentaient toujours de faire en sorte qu'un pays ne puisse pas dominer les autres. La politique de l'équilibre.

 

Finalement, ne serait-ce pas la gentille petite Suisse qui aurait raison?

 

Trop petite pour faire peur aux autres, pas trop grande afin de pouvoir dominer son développement, neutre afin de faire coexister ses ethnies, bienveillante face au monde (sans idée hégémonique puisque trop petite pour cela), confédérale pour apaiser les rivalités internes et éviter qu'une des parties prenne le pouvoir sur le tout.

 

La mondialisation est un échec, force est d'en convenir. Dès lors, ne serait-il pas plus sage d'éviter le développement de "grands machins"? Car, finalement, ils n'apportent que des problèmes.

 

On le voit bien avec l'UE, dont la fonction première était de garantir la paix en Europe, mais qui dérape en ce moment puisque c'est elle qui pousse à la guerre! On le voit bien avec ces USA, dont le président "débloque"...

 

Small is beautiful?

 

La sage et gentille petite Suisse devrait-elle être un modèle pour le monde?

 

(Du moins tant qu'elle est assez forte pour résister à la corruption de ses élites par les forces externes qui les manipulent...)
 


Pour bien apprécier le bonheur, il faut avoir connu le malheur (Nietsche)
 

 

Déjà l'installation du réseau Starlink représente un danger de mainmise mondiale des télécoms satellites par les USA. Mais en plus, l'installation de sa station de commande à Loèche représente un énorme danger pour la Suisse.

 

Notamment pour les voisins directs de la station qui pourraient être impactés en temps de guerre en cas d'attaque visant à détruire ce noeud de communication stratégique des USA sur sol suisse.

 

Et puis, ce qui se passe dans cette station échappe à tout contrôle de l'Etat. Des activités qui seraient nuisibles à la défense et au peuple suisse peuvent s'y produire sans que personne ne le sache. En ce sens, la souveraineté de la Suisse est bafouée.

 

Et puis il y a le problème de la neutralité. Est-ce admissible que la Suisse neutre héberge sur son sol une station d'une telle importance appartenant à un autre pays? C'est comme avoir une base militaire d'un pays étranger chez soi. Cela classe de facto l'hébergeur dans le camp politique de l'hébergé.

 

Alors question: n'est-ce pas, justement, en fonction de sa neutralité que la Suisse a été choisie par les Américains pour héberger leur station de commande Starlink?

 

Autre question: qu'a obtenu le gouvernement suisse en échange de tous ces inconvénients? A-t-il bradé notre souveraineté et notre neutralité uniquement pour de l'argent?

 

Parce qu'une station de télécommunication par satellites de cette importance est un ouvrage stratégique qui deviendrait de facto une cible en cas de guerre.

 

Tout comme une centrale atomique qui provoquerait l'inhabilité à tout jamais d'une partie du territoire suisse en cas de bombardement (dispersion des produits de fission radio-actifs dans l'environnement et contamination des terres).

 

Une fois le réseau Starlink déployé autour de la terre, Elon musk deviendra de fait un des maîtres du monde. Avec lui, les USA deviendront encore plus puissants et dominateurs. Est-ce souhaitable? On sait que les malheurs du monde ont toujours été provoqués lorsqu'un pays devenait trop dominant par rapport aux autres.

 

Il y a aussi un problème avec les USA: les contrats qui les lient à leurs partenaires ou clients, comportent toujours la même clause discrète (pour ne pas dire secrète): que le gouvernement US pourra en changer les clauses unilatéralement à n'importe-quel moment.

 

On en a l'illustration avec les contrats d'achat des F-35 dont les prix d'achat par la Suisse peuvent être unilatéralement modifiés par le vendeur US. Résultat: la Suisse achète une arme dont elle ne connaît ni le prix ni le délai de livraison! Franchement, même un modeste chef de famille ne signerait jamais un tel contrat!

 

Cette clause discrète aux contrats US vient justement d'être révélée par Madame Annie Lacroix-Riz dans une vidéo sur Antithèse dont une version résumée est ici: https://www.youtube.com/watch?v=iI1q8jCXEcA

 


Celui qui fait exécuter les lois doit y être soumis (Montesquieu)
 


Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Antithèse/Bon pour la tête du 4 juin 2026

 

Lorsqu'on lit tout cela et qu'on voit le poids de l'histoire, on peut se demander si la normalité, finalement, ce n'est pas la guerre, et l'exception la paix!

 

Chez les animaux c'est cela, à voir leurs réactions à ce qui se passe autour d'eux. Ils sont continuellement aux aguets, les oiseaux s'envolent au moindre mouvement, les chats s'enfuient au moindre bruit, tout est à l'avenant. Dans la nature, tout est suspect d'agression.

 

Et chez l'Homme, cet être vivant superbement doué d'intelligence, cet aboutissement de l'évolution, ce chouchou de Dieu qui l'a fait à Son image?

 

Pas terrible le Marcel! C'est bien ce qu'on peut dire lorsqu'on voit ce que l'Homme est capable de faire à l'Homme. L'animal a au moins l'excuse de tuer pour manger, rarement par cruauté. L'Homme, lui, tue pour avoir, pour avoir plus, toujours "plus"!

 

Stupidité insondable alors que toute l'Humanité pourrait vivre agréablement sur cette Terre qui est un miracle de Dieu! Un miracle d'équilibre, ni trop près ni trop loin du soleil, ni trop humide ni trop sèche, avec une atmosphère si subtilement équilibrée qu'elle permet à la vie d'exister.

 

Et tout cela on le détruit consciencieusement, méthodiquement, "drill baby drill!". On s'entretue non pas pour diminuer la densité de la population mais pour voler le fruit du travail des autres ("Hier on s'est bien amusé en Iran"...

 

Et ceux qui réussissent sont les moustiques et les guêpes...

 

"Chaque année, plusieurs espèces d'insectes disparaissent à jamais de la surface de la planète. Manque de bol, ce ne sont jamais les moustiques et les guêpes" (Le Chat, Philippe Geluck)

 

Dès lors, l'Homme n'a que deux avenirs possibles:

 

Il pourrait modifier son mode de fonctionnement et sortir de la violence. Résoudre collectivement les problèmes qui se posent par la "collaboration" et non plus par la "confrontation". Ce serait l'avènement de l'Humanité 2.0, le pas ultime vers le paradis terrestre.

 

Ou alors il continue comme si de rien n'était. Il fait feu de tout bois pour que les riches deviennent encore plus riches, que son espace vital devienne invivable et qu'il ait détruit toute vie (ce don de Dieu) sur terre.

 

Et le pompon:
En Suisse, le 14 juin, il refuse l'initiative qui vise à faire quelque chose pour tenter de reprendre le contrôle de l'augmentation sans fin de la population!
 


Dieu unique, guerres multiples (Sylvain Tesson)
 

C'est en effet très facile d'induire les réponses à un sondage.

 

Par exemple, si on demande "Etes-vous d'accord qu'on s'allie à l'OTAN afin de pouvoir mieux se défendre?", la plupart des gens répondront oui. Mais si on précise que cette alliance se fera au détriment de notre neutralité, la réponse sera à coup sûr moins nette!

 

Pour ma part, je suis persuadé que le sondage présenté ne reflète pas les vrais sentiments de la population suisse.

 

Par exemple que les Suisses aimeraient dépenser plus pour leur armée.

 

Je suis persuadé que si on leur posait la question autrement, par exemple: "Etes-vous d'accord qu'on coupe dans les budgets sociaux afin de consacrer plus d'argent à l'armée?" Ou bien "Seriez-vous d'accord qu'on augmente les impôts afin d'augmenter le budget destiné à l'armée?", les réponses seraient moins positives pour l'armée...

 

" Il y a 3 sortes de mensonges: les petits, les grands et les statistiques".

 

C'est du Coluche bien-sûr, mais je suis sûr que s'il était toujours parmi nous, il remplacerait aujourd'hui le mot "statistiques" par "sondages"...

 

Un autre genre de mensonge, la célèbre phrase "Pour avoir la paix, prépare la guerre". C'est absurde car un pays qui s'arme sera immédiatement soupçonné par ses voisins de préparer une guerre puisqu'il s'arme. En conséquence, ils s'armeront également. Et comme on finit toujours par les utiliser les armes, s'armer équivaut donc à provoquer la guerre!

 

La question, pour la Suisse, n'est donc pas d'augmenter bêtement le budget de l'armée mais de se demander à quoi serviront les milliards qu'il faudra y consacrer. Par exemple, pourquoi se crever la paillasse à acheter des F-35 alors qu'ils seront mis hors service dès les premiers jours d'une guerre?

 

Un ennemi sait bien ce qu'il a intérêt à faire: neutraliser l'aviation en bombardant les pistes et les hangars. C'est ce qu'ont fait les Israéliens en 1967. Chez nous ce sera facile, notre armée a stupidement mis hors service tous les petits aérodromes qu'il y avait partout. L'ennemi sait donc où placer sa bombe anti-bunker: sur la piste de Payerne et ainsi toute notre aviation sera neutralisée d'un coup! Les 10 milliards des F-35 (car au final ce sera 10, pas 6) n'auront servi à rien.

 

Finalement, la question à se poser en Suisse ce n'est pas de s'armer mais de faire en sorte de ne pas avoir d'ennemis. Ainsi serait-il plus intelligent de proposer aux Russes, ceux qu'on désigne toujours comme nos ennemis (Dieu sait pourquoi) et aux Chinois et aux Indiens d'être nos amis et d'augmenter nos échanges commerciaux puisque cela devient plus difficile avec nos anciens amis américains...

 

Et si vraiment on veut renforcer notre défense, ne pas choisir les mêmes armes que les grands pays car nous ne pourrons jamais en acquérir suffisamment pour avoir une défense crédible. Choisir plutôt des armes légère et mobiles, des missiles sol-air, des drones, des camouflages, des contre mesures électroniques, etc. Travaillons sur la résilience de nos sources d'énergie en les décentralisant au maximum. Pas de centrale atomique, cible trop facile, mais des panneaux solaires sur tous les toits. Si l'un est bombardé, les autres fonctionneront toujours... Le tout à l'avenant.

 

L'armée de papy, c'est fini mais on peut tout de même se rappeler que notre Détroit d'Ormuz à nous,
notre bombe atomique, ce sont nos Alpes...
 


Le jeune homme marche plus vite que le vieil homme, mais le vieil homme connaît la route (proverbe chinois)
 

Dans le courrier des lecteur du 24 Heures du 4 juin 2026

 


Le succès durable dépend d’une planification précoce et prévoyante (Guy Parmelin)

 

Voilà pourquoi il faut ralentir la cadence...
... de l'augmentation constante de la population.

 

OUI à l'initiative dite des "10 millions"
(Limiter la population de la Suisse à 10 millions)

 

Parce que 80'000 nouveaux par année c'est trop pour la petite Suisse, elle n'a maintenant plus les moyens de croître à cette cadence. Car les citoyens de l'UE qui arrivent chez nous y restent ensuite, et font des enfants, et font venir leurs familles et leurs amis. Cela fait donc 100'000 nouveaux habitants par année en Suisse (2%), donc 45'000 nouveaux logements à construire chaque année pour les loger, et force à  créer pour eux de nouvelles places dans les hôpitaux, dans les crèches, dans les écoles, dans les parkings, dans les transports publics, etc. Imaginez que dans votre métro montent chaque fois 2 personnes de plus. Où vont-elles s'asseoir vu que la rame est déjà pleine?

Le problème c'est qu'il y a aussi les immigrants pour cause de guerre qui viennent se réfugier chez nous afin de sauver leurs vies, et ceux-là, on ne n'a humainement pas le droit de leur fermer la porte. La plupart du temps, ils ne peuvent pas subvenir à leurs besoins (langue, handicaps, infirmités, etc.) et sont pour beaucoup d'entre eux à la charge de la collectivité (100'000 Fr/pers/an), d'autant plus que la charte des Droits Humains ne permet pas de les forcer à travailler.

Pour créer une rotation entre les réfugiés arrivants et les réfugiées partants, on devrait faire signer une promesse à chaque immigré de guerre lorsqu'il entre en Suisse. En contrepartie du libre accueil, et donc du sauvetage de sa vie, il devrait promettre de retourner chez lui lorsque la situation politique de son pays sera redevenue acceptable, et il devrait promettre de subvenir à ses besoins (pour autant qu'il en soit capable) en travaillant, et pas obligatoirement dans le domaine auquel ses diplômes le destinent. L'important c'est qu'il ne soit pas à charge de la collectivité afin que le pays puisse continuer à accueillir, année après année, de nouveaux réfugiés.

Par contre, les immigrants économiques qui viennent en Suisse pour y travailler, attirés par les salaires élevés, ne risquent pas leurs vies. Le  pays peut donc en réguler le flux afin de pouvoir les accueillir honorablement. A noter, qu'une fois installés, il sont deux fois plus au chômage et qu'ils font plus appel aux services sociaux et aux assurances que les autochtones. En conséquence, leur arrivée charge donc encore plus la collectivité. Cela signifie qu'il faut augmenter les impôts de tous pour éponger ces augmentations de charges. Sans compter que ces nouveaux venus ont jusqu'ici payé leurs primes d'assurance (chômage, maladie)  dans leurs pays d'origine, pas en Suisse. Mathématiquement, il coûtent donc plus cher à la collectivité que les autochtones qui, eux, payent depuis leur majorité leurs primes en Suisse et ont ainsi contribué à garnir les réserves des caisses.

Cela ne peut plus continuer ainsi, il faut ralentir l’augmentation sans fin de la population, l'organiser afin qu'elle se fasse harmonieusement, en phase avec les besoins du pays et ses possibilités d'hébergement.

Aménager le pays pour qu'il puisse accueillir toujours plus d'habitants, comme le propose la droite, densifier les constructions, bétonner de nouveaux espaces verts, obliger les pauvres à se déplacer en transports publics ou à vélo, ne suffit pas. On n'arrive pas à le faire à une cadence suffisamment rapide pour suivre celle de l'arrivée des nouveaux immigrés. Et puis, le territoire suisse n'est pas extensible, il a une limite maximale de capacité!

Il y a aussi le problème des coûts. Où prendre l'argent pour financer ces nouveaux logements, ces nouvelles routes, ces nouvelles lignes de trains, ces nouveaux développements? Pas chez les nouveaux venus puisqu'il faut anticiper les besoins futurs et que seuls, ceux qui habitent déjà en Suisse payent des impôts (et encore pas tous...),

Déjà maintenant, on le voit que le pays commence à être saturé dans presque tous les domaines! On voit bien qu'on n'arrive plus à construire assez, et surtout assez vite, pour suivre la cadence des arrivées!

Et les nuisances de ce trop plein nous plombent la vie. Le pays n'arrive tout simplement plus à servir ses services à l'ensemble de la population, il y a trop à faire et il n'y a plus assez d'argent dans les caisses de l'Etat (d'autant plus que la droite ne cesse de réclamer des baisses d'impôts). C'est tout simple: la Suisse vit au-desssus de ses moyens, elle n'a plus la capacité d'assurer son son train de vie!

A quoi sert d’être le pays le plus riche du monde si on ne peut plus en profiter? Louer un appartement? On n’en trouve plus. Se payer une belle voiture? On ne peut plus rouler. Aller skier? Les pistes sont bondées. Acheter un ticket pour Paléo? Il n’y en a plus quinze minutes après leur mise en vente. La Suisse est trop peuplée, il faut prendre des mesures avant qu’il ne soit trop tard. La Suisse est riche, mais pas l'ensemble de ses  habitants, en fait seuls quelques-uns d'entre eux le sont!

Il ne s’agit donc plus de savoir qui a lancé cette initiative et de s’y opposer par principe, mais de sauver la Suisse de la débâcle annoncée.

Et n’ayons pas peur, il ne s’agit pas de stopper toute immigration, mais de la ralentir afin qu’elle soit en adéquation avec les besoins réels du pays, pas avec l’appétit sans fin de l’économie qui, elle, veut toujours plus de clients.

Cela ne touchera pas à nos accords avec l’UE car elle n’est pas bête cette UE, elle comprendra que nous n’avons pas le choix. Elle ne veut pas la mort de la Suisse, elle n’y a aucun intérêt.


Notre pays a mis des siècles à se bâtir un cadre de vie exceptionnel, faisons en sorte de le conserver!

 

Et pour cela il nous faut organiser notre croissance afin qu'elle n'aille pas trop vite. Comme le dit le dicton populaire:

 

"ne pas aller plus vite que la musique".
(dans un cortège, ne pas dépasser la fanfare qui se trouve en tête)
 

 

Trop d’étrangers? Vieux débat… sur l’avenir
 

Jusqu’où la Suisse peut-elle absorber la croissance de sa population?


 

Résultats du vote du 14 avril 2026: initiative refusée par 54.8% des votants

 

 

Après le vote

 

Le sort en est jeté, le peuple a voté et il faut respecter sa décision de ne rien faire pour ralentir la croissance de la population. Cependant,  nul ne peut contester le fait que la Suisse se peuple à une cadence trop rapide et que cela péjore la vie courante de ses habitants.

 

Dans ce vote, les arguments rationnels n'ont pas pesé lourd, c'est plutôt la détestation de l'UDC qui a provoqué le refus de son initiative, un refus de principe donc. Le danger pour le accords bilatéraux avec l'UE, a également été utilisé pour faire basculer l'opinion publique. Il s'en est suivi qu'une partie des citoyens, apeurée par cette menace (que le commerce avec l'UE ne puisse plus se faire) a voté contre son intérêt, qui est tout de même de conserver un cadre de vie agréable. Car à quoi sert d'être le pays le plus riche du monde si la plus grande partie de sa population ne peut plus en profiter? Rappelons qu'en Suisse,1% des contribuables possèdent 44% de la fortune du pays.

 

Au vu des résultats du scrutin, une question se pose: Pourquoi les habitants des villes ont-ils refusé l'initiative et pas les habitants des campagnes? Car, après-tout, ce sont les habitants des villes qui subissent le plus les inconvénients de l'augmentation sans fin de la population, moins ceux des campagnes!

 

Une réponse possible est le fait que, dans les villes, les populations sont plus mélangées que dans les campagnes. Avec le brassage des populations, ceux qui n'ont que le passeport suisse deviennent minoritaires. Ainsi en est-il, par exemple de Lausanne, où ils ne représentent plus que le 40% de la population (80% dans les campagnes), en diminution constante année après année..

 

Alors re-question: Pourquoi les populations mélangées sont-elles plus préoccupées par la marche économique du pays que par leur cadre de vie?

 

La question reste ouverte.
 


Les faits ne pénètrent pas dans le monde où habitent les croyances (Paul Valéry)
 

Quand la surstimulation nous éloigne du réel

Texte publié en commentaire à l'article de Yves Borgeaud dans Antithèse/Bon pour la tête du 28 mai 2026

 

Je souscris pleinement à votre analyse.

 

A sa lecture, me sont venues deux réflexions:

 

1. L’Intelligence Artificielle a réponse à tout et, à voir la vitesse à laquelle les jeunes y font appel, me laisse à penser qu’elle supprime la barrière du questionnement, d’où son succès.

 

Lorsqu’on pose une question à quelqu’un, on se met, en quelque sorte, en état d’infériorité. Celui qui ne sait pas demande la réponse à celui qui sait et donc affiche son ignorance. Nombre de gens ne posent jamais de questions afin de ne pas se mettre, pensent-ils, en état d’infériorité. Raison pour laquelle poser une question à une machine leur plaît.

 

Alors qu’en fait, poser des questions, c’est le moyen d’avancer dans la vie, le moyen d’augmenter ses propres connaissances. De mon point de vue, ceux qui ne veulent pas poser de questions (ou même dire « merci »), sont bel et bien en état d’infériorité. Celui qui ose poser des questions ne craint pas, lui, de le faire, ce qui dénote une certaine maturité et une bonne confiance en soi.

 

2. Comme vous le dites, les jeunes notamment, vivent de plus en plus dans un monde imaginaire. On le voit avec les films qui passent dans nos salles: la plupart sont des histoires fantastiques peuplées de monstres, de surhommes, de monsieur muscles, de dragons, de super pouvoirs, etc..

 

Je me demande d’ailleurs si ce passage aux mondes virtuels n’est pas une méthode pour endoctriner les jeunes, pour les pousser à penser « Mickey », à la mode de ce qui est monnaie courante aux USA. Dans les publicités, une brosse à dent ou une barre de chocolat a une apparence humaine et fait la conversation, ce que j’appelle la « Mickeyisation » de la société.

 

D’autres diraient plutôt: le maintien des jeunes dans le monde virtuel des comic strips ou des dessins animés afin de leur donner une pensée simpliste uniforme, facilement manipulable par la pub. Ce qu’on constate aussi dans les séries télévisées.

 

Ce n’est peut-être pas si faux si on considère que ce sont les démocraties qui sont les reines de la propagande et de la manipulation. Pour la simple et bonne raison que les autocraties n’ont pas besoin de persuader leurs citoyens de voter dans le sens voulu puisqu’on ne leur demande pas leur avis, et donc de voter, on ordonne. Contrairement à ce qu’on pense souvent, ce sont bien les pays les plus démocratiques, les plus libres, qui, en fait, font le plus d’efforts pour manipuler leurs citoyens. Et dans ce domaine, il faut bien reconnaître que les Américains sont les maîtres!…

 

Pour en revenir au monde imaginaire, rappelons-nous le monde du Metavers que Microsoft a tenté sans succès de populariser!

Pour moi, cette « Mickeyisation » de la société est la cause de la désertification des salles de cinéma. Les gens les désertent parce qu’on ne leur passe plus les films qu’ils aimeraient voir. Dans ce sens, c’est bien heureux!

 

Dans la foulée, pensons à l’emprise de l’american way of life sur nos vies. La culture américaine prend de plus en plus possession de nos esprits. Il n’y a qu’à écouter les médias audiovisuels où l’anglais est la langue reine. Je dois dire que cela me désole de constater que nos propre artistes ne s’expriment plus dans leur langue maternelle mais en anglais, même lorsqu’ils chantent dans une salle en Suisse romande. Il est probable que les 3/4 des salles ne comprend pas les paroles qu’ils entendent, mais les chanteurs le font par mimétisme, avec l’espoir que leurs compositions connaîtront un succès planétaire, ce qui les rendrait instantanément riches.

 

Le pire c’est que les organismes qui sont censés faire la promotion de notre culture, Pro Helvetia par exemple, délivrent leurs prix à des artistes qui ne s’expriment même pas dans une de nos langues nationales mais en anglais. D’ailleurs, beaucoup de ces artistes sont binationaux, anglophones au départ. C’est ce qu’on pourrait appeler un autogoal il me semble, car en fait de promotion de la culture suisse, c’est plutôt la promotion de la culture anglo-saxonne!… Un organisme suisse, financé par les impôts des Suisses, qui fait le jeu de la culture adverse, c’est tout de même paradoxal car c’est encore plus affaiblir le rayonnement de la culture indigène!

 

Envoyer, par exemple, celui ou celle qui devra représenter la Suisse au concours de l’Eurovision alors qu’il chante en anglais est, pour moi, le comble de la bêtise… Ou de la trahison, ou de la corruption, c’est selon…

 

Ou alors, plus probablement, que celui qui a le pouvoir de choisir qui envoyer représenter la Suisse à ce concours est lui-même un étranger, ou un anglos-saxon naturalisé suisse. C’est peut-être la raison du sentiment diffus qui habite de plus en plus de Suisses de ne plus se sentir « chez eux ». Ce serait intéressant, mais peut-être un peu dangereux pour la paix sociale, de faire une statistique sur nos élites dirigeantes, sur leurs antécédents et leur accointances à des groupes ethniques.
 


"c’est compliqué" n’est qu’une manière élégante de dire "je m’en lave les mains"
(Tatiana Crelier)
 

 

Texte publié en commentaire à l'article de Martin Bernard dans Antithèse/Bon pour la tête du 28 mai 2026

 

Pour résumer, les antennes Starlink de Loèche posent trois problèmes à la Suisse:

 

1. Une puissance étrangère, les USA, disposent maintenant d'une tête de pont en Suisse, en fonction du Cloud Act US qui impose que toutes les données qui transitent par ces antennes soient accessibles à la National Security Agency des USA.

 

Le problème c'est que la Suisse, sur le sol de laquelle se trouve cette succursalle US, n'a pas, elle, accès à ce qui se passe dans l'officine Starlink, alors que c'est son territoire national. Starlink, et derrière elle les services de renseignement US, peuvent y faire ce qu'ils veulent, y compris des actes dommageables pour notre défense nationale et pour la vie privée de nos citoyens, personne ne le saura.
 

Est-ce acceptable du point de vue de notre défense nationale et de notre souveraineté? N'est-ce pas laisser entrer une sorte de "cinquième colonne" (voir Wikipedia) dans le pays?

 

On pourrait d'ailleurs imaginer que c'est le but ultime des USA que d'outsourcer ainsi une installation stratégique. Afin qu'elle se trouve sur le territoire d'un pays neutre, et donc inattaquable du point de vue des conventions internationales...

 

2. Dans une guerre dans laquelle les USA seraient impliqués, et Dieu sait s'il y en a, la station de Loèche deviendrait une cible privilégiée pour les ennemis des Américains. En la détruisant, ils atteindraient les capacités d'espionnage et de télécommunication des USA.

 

Et même plus: vu que le réseau Starlink sert au monde entier, n'importe quel pays en guerre avec un autre aurait intérêt à saboter ses télécommunications et donc de détruire la station de Loèche (voir l'exemple de l'Ukraine). Cela fait beaucoup de monde et cela fait peser une épée de Damoclès sur Loèche et sa région, dont les habitants, qui ne gagnent rien à héberger ces antennes, risquent de tout perdre, et surtout la vie, en cas d'attaque. On comprend qu'ils s'insurgent et pétitionnent...

 

Personnellement, je ne me construirais pas un chalet dans cette région!...

 

C'est la même problématique qu'avec les centrales atomiques qui, elles aussi sont des cibles privilégiées en cas de guerre. En cas de bombardement, les dégâts seraient tels que la population de toute la région, si elle est encore en vie après l'attaque, serait obligée d'aller habiter ailleurs. Chaque propriétaire perdrait sa maison, souvent le fruit de toute une vie, car ce risque n'est pas assurable. D'ailleurs, l'est-il dans le cas de Loèche?

 

3. Avec cette installation de la NSA sur sol suisse, osons le raccourci, la Suisse n'est plus neutre puisqu'elle héberge dorénavant sur son sol un organisme important de la défense américaine, et donc de son armée.

 

Jusqu'à quand les partisans inconditionnels des USA vont-ils pouvoir ainsi nous manipuler (la preuve en est avec la multiplication des sociétés écrans qui masquent Starlink)? Jusqu'à quand notre gouvernement, et donc nos partis politiques, vont-ils finasser ainsi avec notre neutralité? Et en fin de compte tromper la population en laissant croire que la neutralité de la Suisse n'est pas touchée alors qu'à l'évidence elle l'est!

 

Tout cela laisse un goût amer dans la bouche. On dirait bien que la Suisse se laisse tout doucement embobiner et que ses élites bradent en douce sa souveraineté nationale...
 


La technologie n’est jamais bonne ou mauvaise en soi: elle est ce qu’on en fait
()
 

La résistance à l’empire américain s’organise. Non sans succès!

 

Texte publié en commentaire à l'article de Guy Mettan dans Antithèse/Bon pour la tête du 28 mai 2026
 

Magistral état des lieux, merci !

 

Mais je me pose tout de même deux questions, et j’aimerais bien savoir si je suis seul à me les poser.

 

Parce qu’on raisonne toujours à partir des mêmes arguments et que cela devient diablement compliqué d’y retrouver ses petits. Le monde me semble plutôt aller vers un chaos généralisé puisque les anciennes puissances qui dictaient leur loi ne le peuvent plus.

 

1) On raisonne en terme de pays, de géostratégie, d’équilibre des blocs, etc. Fort bien mais que devient le simple citoyen dans cette histoire? Lui n’en a que faire de tout ce charabia. Lui n’aspire qu’à bien vivre et en paix. De cette domination de pays ou de blocs sur d’autres, il n’en a rien à faire.

 

2) Le monde change surtout parce qu’il y a maintenant des hyper-riches dont les fortunes sont égales ou supérieures au PIB de certains pays. Cela change la donne me semble-t-il. Ce qui émerge, ne serait-ce pas plutôt une lutte des classes plutôt qu’une lutte géostratégique?

Car, finalement, lorsque Trump parle de redonner sa grandeur à l’Amérique, de quoi parle-t-il? A part motiver le bon peuple à repartir la fleur au fusil pour défendre l’argent des riches, je ne vois pas.

 

« Partir la fleur au fusil » signifie, dans mon esprit, se faire avoir par les sempiternelles vieilles ficelles des recruteurs. On nous fait peur (on invente un ennemi) ou alors on nous fait croire qu’on est les meilleurs et qu’on va gagner le match, comme au foot. Ce qui incite le bon peuple à travailler toujours plus pour que le pays ait plus de F-35 ou de têtes nucléaires que les autres. Donc à dépenser de l’argent pour quelque chose qui coûte affreusement cher, mais dont personne n’a besoin puisque leur première fonction est de se faire détruire à la guerre. Et qui n’apportera pas une seule baguette de pain supplémentaire aux pauvres.

 

Mais alors, « à qui profite le crime? ». Et bien aux actionnaires des sociétés d’armement pardi! Ce sont eux les grands vainqueurs de tout ce bintz. C’est pour ça qu’ils deviennent de plus en plus riches! C’est ça que Trump a mis en lumière avec son MAGA, avec son obsession de faire des deals! Faire des affaires, faire du pognon, toujours plus de pognon! Tout le reste n’est que garniture comme le disait la pub!

Et puis, redonner sa grandeur veut forcément dire « prendre aux autres » pour être celui qui possède le plus. Est-ce cela que veulent les peuples?

 

Parce qu’il faut tout de même bien réaliser que la fortune du monde tient dans deux vases communicants. Si on en remplit un, on vide fatalement l’autre. Il n’y a jamais création de richesse mais transfert de richesse. En principe, ce sont les riches qui prennent aux pauvres puisque les premiers deviennent toujours plus riches et les seconds toujours plus pauvres. Peut-être est-ce cela que chacun commence confusément à percevoir? Peut-être est-ce cela que Trump nous révèle!

 

Alors ne serait-il pas préférable ce cesser de faire des accords commerciaux? Parce que favoriser un pays se fait toujours au détriment des autres. C’est un peu comme faire un rabais à quelqu’un et pas à son voisin. Cela suscite envie et jalousie.

 

C’est comme la sempiternelle phrase que les marchands d’armes ne cessent de nous servir « Si tu veux la paix prépare la guerre », ce qui est une idiotie. Car préparer la guerre c’est s’armer, et s’armer va faire peur aux voisins qui verront alors qu’eux ne le sont pas assez en comparaison. Ce qui va susciter la méfiance car les gens se diront que si le voisin s’arme, c’est qu’il veut la guerre. Et au final, les marchands de canons seront les grands gagnants puisque leurs caisses enregistreuses feront gling-gling!…

 

Cela fait réfléchir non?

 

Je me demande si les jeunes qui se préparent à manifester contre le G-8 à Genève n’ont pas ce genre de pensées…
 


Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse
(Albert Camus)
 

Ce que la votation du 14 juin dit de nos fantasmes

 

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Antithèse/Bon pour la tête du 28 mai 2026
 

Cela ne peut plus continuer comme ça, il faut ralentir l’augmentation sans fin de la population.

 

Parce que les nuisances de ce trop plein nous plombent la vie. Il ne s’agit plus de savoir qui a lancé cette initiative et de s’y opposer par principe, mais de sauver notre espace vital.

 

A quoi sert d’être le pays le plus riche du monde si on ne peut plus en profiter? Louer un appartement? On n’en trouve plus. Se payer une belle voiture? On ne peut plus rouler. Aller skier? Les pistes sont bondées. Acheter un ticket pour Paléo? Il n’y en a plus quinze minutes après leur mise en vente. La Suisse est trop peuplée, il faut prendre des mesures avant qu’il ne soit trop tard.

 

Et n’ayons pas peur, il ne s’agit pas de stopper toute immigration, mais de la ralentir afin qu’elle soit en adéquation avec les besoins réels du pays, pas avec l’appétit sans fin de l’économie qui, elle, veut toujours plus de clients.

 

Cela ne touchera pas à nos accords avec l’UE car elle n’est pas bête cette UE, elle comprendra que nous n’avons pas le choix. Elle ne veut pas la mort de la Suisse, elle n’y a aucun intérêt.

 

Notre pays a mis des siècles pour se bâtir un cadre de vie exceptionnel, faisons en sorte de le conserver!
 


L'avenir m'intéresse parce que c'est l que j'ai l'intention de passer mes prochaines années (Woody Allen)
 

Nous voilà en mai 2026 

Les armées américaine et israélienne ont attaqué l'Iran par surprise il y a quelques semaines au nom de leur principe de "guerre préventive". Ce sont les deux armées les plus puissantes au monde, elle disposent des armes les plus sophistiquées et les plus efficaces jamais inventées  par l'Homme.

Le peuple iranien a le malheur d'être gouverné par des extrémistes religieux qui oppriment leur peuple au nom de leur religion. 30'000 tués par balles lors de la dernière révolte populaire dit-on. Mais c'est un peuple sage, qui a une longue histoire derrière lui. Mais sur lequel la religion a mis la main.

Etat et religion ont toujours fait bon ménage puisque la plupart des tyrans du monde se appuyés sur la croyance aveugle en une religion pour légitimer leur pouvoir. A-priori et jusqu'à preuve du contraire, il faut donc partir du principe que la religion est au service de l'Etat (donc d'un petit nombre de possédants) et non de toute la population. L'histoire est là pour nous le rappeler.

Par exemple la longue mainmise de quelques-uns sur le peuple français au nom de la religion. Les rois étaient consacrés de droit divin à Reims, par la main de Dieu qui oignait leur front et les sacrait ainsi gouverneurs suprêmes de tous les Français au non de Dieu tout puissant. Dès lors, qui s'opposait au roi s'opposait à Dieu et devait subir Son courroux. Il avait non seulement toute la société contre lui mais aussi tout le clergé.

Ce n'était pas une élection, mais une simple transmission de pouvoir, une cooptation, de père en fils de la même famille. L'élite dirigeante, les possédants, avaient inventé la dynastie héréditaire, pour laquelle le devoir ultime d'un roi était de se donner un fils afin de lui succéder et ainsi permettre à sa famille de continuer à accaparer le pouvoir à son profit.

Et cela a fonctionné jusqu'à la révolution de 1789, qui a vu le peuple se révolter contre l'autorité royale de Louis XVI, poussé par la faim et par l'égoïsme du souverain et de sa clique d'aristocrates profiteurs. L'aveuglement de ces derniers ne leur avait pas permis de voir monter la détresse populaire provoquée par la faim et ils avaient scié la branche sur laquelle ils étaient assis. Ils ont donc perdu la branche sur laquelle ils étaient assis, et du même coup leurs têtes...

Le peuple français n'avait donc pas les plus capables des siens à sa tête mais de puissants malins qui avaient pris le pouvoir et qui utilisaient la populace à leur profit exclusif. Le réflex atavique d'une population est de mettre à sa tête le plus capable d'entre elle afin de défendre les intérêts de la collectivité. Exactement comme la meute de loups qui se soumet à l'autorité du mâle, ou de la femelle, alpha.

Et depuis l'aube des temps ce cycle se répète inlassablement: mise en place d'un roi, puis années de valorisation de la collectivité (victoires guerrières, extension de territoire et vol de la richesse des peuples vaincus). Puis, après être arrivé à l'apogée de son pouvoir, destruction de celui-ci en général par des luttes familiales internes. Les pays anciennement vaincus en profitent alors pour se soulever et se venger. Le peuple anciennement dominant passe alors un mauvais quart d'heure et disparaît de l'histoire. Fin du cycle et début du suivant, mais avec d'autres protagonistes!

Mais revenons-en à l'Iran!

Ce peuple sage et cultivé a eu la faiblesse de laisser la religion prendre le dessus sur sa politique interne. Il en est résulté peut-être une certaine sagesse mais aussi quelques automatismes qui vont faire son malheur.
 

Apparté Une règle de base à observer impérativement pour une société, est de ne jamais mélanger pouvoir et religion, cela n'est jamais bon et ne sert qu'à opprimer le peuple. Là aussi, l'histoire est là pour le prouver. Voir ce qui se passe en Iran (Ayatollahs), mais aussi en Israël (Ultra-orthodoxes) et maintenant aussi aux USA (Evangéliques) qui prient même dans le bureau ovale avec le président!


Ainsi en est-il de la croyance religieuse que le pays (dirigé autoritairement par des religieux) a le devoir de combattre tout ennemi qui tenterait de s'accaparer d'une terre musulmane. Ainsi en était-il de ces Sionistes qui avaient envahi la Palestine, peuplée majoritairement de Musulmans. Ils l'avaient fait certes avec l'approbation de l'ONU, mais sans celle de ceux qui étaient là avant eux et qui étaient les premiers concernés: les Palestiniens. On avait tout simplement passé outre à leur opposition.

Les premiers concernés par cette perfidie furent les Palestiniens puisque beaucoup d'entre eux furent chassés de leurs terres manu militari par ces Juifs devenus Israéliens, 750'000 d'abord, puis encore 300'000 par la suite. Et ceux qui restèrent sur le territoire que l'ONU leur avait concédé, 45% de ce qu'ils possédaient auparavant, durent se battre pour tenter de faire valoir leurs droits. Mais sans pays reconnu par la communauté internationale, impossible d'avoir une armée régulière et donc des armes pour se défendre. Résultat: 78 ans après, les Israéliens sont les plus forts mais n'arrivent toujours pas à bouter hors de leurs terres ces malheureux Palestiniens qui résistent toujours, d'où leur fureur et leur cruauté décuplées par le dépit de ne pouvoir y arriver.

Face à cette agression de 1948 contre leurs frères musulmans, tous les pays environnants se sont levés comme un seul homme contre ces Juifs qui avaient attaqué un des leurs. Mais ont perdu toutes les guerres qui les ont opposés aux Israéliens. L'Egypte, le Liban, la Syrie, l'Irak n'ont rien pu faire contre cet agresseur trop puissant. Restait le plus grand d'entre eux, l'Iran, qui n'avait jamais attaqué directement l'Etat hébreux mais qui, par devoir  religieux, soutenait en sous-main les milices qui se battaient contre Israël: le Hamas de Gaza et le Hezbollah du Liban.

Afin d'avoir un prétexte pour attaquer l'Iran, Israël inventa alors le mythe d'une "arme de destruction massive", la bombe atomique, dont l'Iran était accusé de se doter. Malgré les dénégations de ce dernier, malgré les inspections de l'AIEA qui n'en avait pas trouvé trace et malgré la CIA qui affirmait que ce danger n'existait pas.

Il est vrai qu'Israël était bien placé pour soupçonner l'Iran de mensonge puisque lui-même avait berné pendant des années les Américains qui venaient inspecter son complexe atomique de Dimona, dans le Négev, puis s'était entendus avec eux, et avait fini par se doter de l'arme atomique. Enfin à ce que l'ont dit, puisqu'on n'en a pas la preuve et que les Israéliens eux-mêmes laissent planer le doute! C'est l'ancien responsable de Dimona Benjamin Blumberg, décrit comme le "père de la bombe israélienne", qui en a révélé quelques secrets juste avant de mourir

 

dans une interview diffusée le 9 mars 2026 sur la chaîne TV RTS2. Histoire vivante:  "Israël: la confession atomique".


Toujours est-il que les Israéliens ont systématiquement assassiné (agression) un grand nombre de savants atomistes iraniens au mépris des accords internationaux et de la souveraineté de ce pays, et détruit avec le virus informatique Stuxnet ses centrifugeuses d'enrichissement de l'uranium (agression).

 

Et les USA et Israël finirent par attaquer directement l'Iran sur son sol , toujours en traître et par surprise, et toujours au nom de la guerre préventive (agression). Le 21 juin 2025, les trois centres atomiques où s'enrichissaient l'uranium iranien (Fordo, Natanz et Ispahan) furent entièrement détruits (agression), y compris leurs souterrains qui furent pulvérisés par les énormes bombes anti-bunkers américaines, les GBU-57 A/B de 13'600 kg. Au dires du président US lorsqu'il en fit le rapport devant son Congrès, les capacités de production d'une bombe atomique de l'Iran étaient définitivement anéanties, "l'Iran ne disposerait jamais de l'arme atomique".

 

Et pourtant, la Directrice du renseignement national américain, Tulsi Gabbard, représentant l’ensemble de la communauté du renseignement américaine, avait préalablement déclaré que “The IC continues to assess that Iran is not building a nuclear weapon" (La communauté du renseignement continue d’estimer que l’Iran n’est pas en train de construire une arme nucléaire) et que “Supreme Leader Khamenei has not authorized the nuclear weapons program he suspended in 2003" (Le chef suprême Khamenei n'a pas autorisé le développement d'une arme nucléaire et a suspendu le programme en 2003). Elle a démissionnée de son poste en 2026.

Ce que l'Iran confirmait d'ailleurs, puisque cela faisait depuis 2003 que son chef suprême répétait qu'il n'avait pas l'intention d'en doter son pays. On en comprit la raison lors de l'assassinat du Guide suprême iranien Ali Khamenei par les USA. L'iran n'avait pas besoin de bombe atomique pour se défendre contre les agressions puisqu'il contrôlait le Détroit d'Ormuz, par où passe le 80% des flux mondiaux de pétrole et de gaz. Un peu comme nos Alpes suisses, qui sont notre "Détroit d'Ormuz à nous". Qu'il décide d'en interdire l'accès et le monde entier serait privé de pétrole!

Au printemps 2026, on est là. Les USA ne savent plus comment se sortir de cette opération militaire qui ne devait durer, au départ, que quelques jours et qui est devenue guêpier. Le président Trump a menacé l'Iran de "le faire retourner à l'âge de la pierre à laquelle il appartenait" et promettait une "solution finale", définitive au problème que, selon lui, constituait l'Iran.

De son côté, le président Netanyahou exhortait le président Trump de l'autoriser à "finir le travail", ce sont ses propres termes, et détruire entièrement l'Iran et la menace systémique que, selon lui, ce pays constituait pour Israël.

La puissance des mots!

"Solution finale", "finir le travail", cela ne vous rappelle-t-il rien?
Ces termes étaient pourtant assez populaires en une période sombre de notre histoire... Mais là ce sont Trump et Netanyahou qui les prononcent.

Et "plus jamais ça", non plus cela ne vous rappelle rien?

Alors voilà, plus personne ne se rappelle de rien, même ceux qui ont été directement concernés par les malheurs du passé! Ainsi l'histoire se répète-t-elle inlassablement et le monde continue à ne se souvenir de rien!

Ce soir 25 mai 2026, la chaîne TV française LCP a passé le 3ème et dernier épisode du procès du nazi Klaus Barbie, le chef de la Gestapo de Lyon, qu'on appelait "le boucher de Lyon", qui traquait et torturait les Résistants français pendant l'occupation, et qui avait envoyé des centaines de Juifs et les 44 enfants juifs d'Yzieu dans les chambres à gaz.

C'était en 1986. Les quelques rescapés de ceux qui étaient passés entre les mains de Barbie témoignaient, les visages en larmes et quelquefois même tétanisés, tant ces souvenirs, encore jamais sortis de leurs bouches, leur étaient insoutenables. Une dame s'est presque évanouie en s'excusant auprès de ses enfants, présents dans la salle du procès, de leur révéler pour la première fois comment leur grand-père avait été assassiné devant elle, par ce soldat allemand qui lui avait dit d'aller embrasser son papa.

Et puis on l'a vu, ce Klaus Barbie qui, jusque là, avait refusé de comparaître en personne devant ses accusateurs. Il en avait le droit, mais là il était obligé d'assister à la dernière séance du procès et on l'a vu. Un petit vieux, maigre mais lucide, presque sympathique, les yeux creux et vides. Sa fille, jolie, était dans la salle, elle lui fit un signe après la lecture du verdict. Il savait qu'on allait le condamner à la prison à perpétuité, et ce fut en effet le verdict. Il aurait sans doute obtenu la mansuétude du jury s'il ne s'était pas obstiné, deux semaines avant la fin de la guerre, à encore envoyer 600 Juifs et Résistants à la mort par le dernier train disponible. Sur les 600, environ 200 en revinrent vivants, libérés par les Alliés. Barbie décéda en prison d'un cancer 4 ans plus tard.

 

"Crime contre l'humanité, le procès de Klaus Barbie", en 3 épisodes (Débat doc), chaîne TV LCP les 24 et 25 mai 2026.

 

Les seuls mots que Barbie ait prononcés durant les deux mois de son procès furent "nichts zu sagen" (rien à déclarer) et son ultime déclaration (en français celle-là): "j'ai été dur mais c'était la guerre"... Il a sciemment envoyé des gens à la mort, il en a affreusement torturé d'autres. Selon ses victimes qui témoignaient la gorge nouée, il était froid, impitoyable, cynique et semblait prendre du plaisir aux souffrances de ses victimes!


Adolf Eichmann, un des responsables de la "solution finale", pris et pendu par les Israéliens suite à son procès, disait la même chose. "Je n'ai fait que mon devoir d'officier, je ne suis pas responsable"! Il avait organisé l'envoi de centaines de milliers de Juifs dans les camps d'extermination et il n'en était pas responsable...

 

Alors personne n'est jamais responsable?


On pourrait imaginer que les pilotes de bombardiers ne voient pas directement le mal qu'ils font, mais ceux qui torturent? Eux ils sont devant leurs victimes, ils les font hurler de douleur, ils les voient saigner, ils entendent leurs os se briser, ils entendent leurs cris. Ils ne peuvent pas ignorer qu'ils leurs font du mal !

 

Ainsi en est-il des bourreaux de la prison US d'Abou Graib, qu'on a vu en action avec leurs chiens, sur les prisonniers nus sur le sol. Ils se sont eux-mêmes photographiés, preuve du sentiment d'impunité qu'ils avaient. Ainsi en est-il des prisons d'Israël, dont les témoignages des survivants disent ce que leur ont fait leurs bourreaux. Récit confirmé par les anciens chefs du Shin Bet, le service de sécurité intérieur d'Israël, qui avouaient avoir ordonné la torture afin d'obtenir des renseignements des prisonniers.

 

Alors se posent des questions:

Les Israéliens, menés par leur premier ministre Netanyahou, sont-ils responsables de la mort des savants atomistes et chefs militaire que leur Mossad assassine un peu partout? Sont-ils responsables de la mort des civils libanais et iraniens qui meurent sous leurs bombes? Sont-ils responsables de ces mamans, papas, gamins, jeunes filles, bébés, tontons, tatas, papys et mamys que l'armée israélienne tue chaque jour à Gaza, au Liban et en Iran? Sont-ils responsables de la mort de ces pauvres paysans palestiniens de Cisjordanie qui sont presque chaque jours assassinés par des colons messianiques goguenards? Sont-ils responsables de l'agression dans une ruelle de Jérusalem d'une soeur catholique par un extrémiste ultra-orthodoxe? Sont-ils responsables des humiliations et tortures qu'infligent les gardiens de prison aux détenus palestiniens? Sont-ils responsables d'avoir voté une loi qui punit automatiquement de mort les Palestiniens accusés de terrorisme? Sont-ils responsables de retenir tout un jour une Palestinienne qui allait visiter son époux mourant en prison et de lui dire, le soir venu, que c'était trop tard et que la frontière était fermée?

 

Sont-ils responsables de la maltraitance de nos concitoyens de la Flottille pour Gaza, qui ont eu le courage de partir afin d'apporter quelque réconfort aux habitants de Gaza? Et qu'on a vu menottés, à genou sur le sol, maltraités, battus, insultés, humiliés? On a vu les soldats leur cracher dessus et leur chef, le sinistre ministre Ben Gvir, le yeux exorbités par la haine, les insulter sous l'oeil de la caméra!

Sont-ils responsables, ces Israéliens menés par leur chef Netanyahou, qui partent dans leur F-35 "raser la moquette" en Iran? Ils tuent des milliers de gens et font des centaines de milliers de blessés ces sympathiques pilotes!

Sont-ils responsables ces soldats de Tsahal qui anéantissent toute trace de vie à Gaza et au sud Liban? Qui empoisonnent même le sous-sol à l'eau de mer afin que rien ne puisse y repousser?

Sommes-nous tous responsables d'avoir laissé les Israéliens tranquillement génocider les Palestiniens?

Sommes-nous tous responsables de ne pas avoir aidé les Israéliens à sortir de la funeste spirale de violence dans laquelle ils persistent à s'enfoncer?

Et même, est-il responsable, ce Juif médecin à la retraite aux USA, qui m'a écrit qu'il souhaitait qu'on lâche 10'000 chiens enragés dans Gaza?

Que tous ces gens soient pris dans un système dont ils ne sont que les exécutants, NON ! Ou même qu'ils ne fassent que de se défendre (ce  que serinent les Israéliens), NON ! Ce sont tout de même eux qui ont envahit la Palestine en 1948 et qui ont déclenché ce cycle infernal de guerres qui, depuis, ravagent tout le Moyen-Orient !

Va-t-on se détruire mutuellement jusqu'au dernier? Sommes-nous assez bêtes pour le faire? Le génie de l'Homme, sa supériorité sur l'animal, ce n'est donc rien d'autre que cela?
 

Le génie de l'Homme va-t-il finir par détruire l'Humanité, et avec elle toute trace de vie sur terre, ce miracle de Dieu?

 

Ou alors, tout simplement, cesser de vivre aux dépens des autres, et passer de l'affrontement-compétition à l'entraide-partage pacifique des ressources de la terre. Et mettre ses forces en commun pour lutter contre les catastrophes qui menacent l'Humanité: la démographie galopante et le dérèglement climatique.

 

 

Et ainsi sauver l'Humanité du désastre et... créer le paradis sur terre!

 

 

Tuer un homme, ce n'est pas défendre une idée, c'est tuer un homme (Sébastien Castellion, né en 1515)
 

Quand l’Etat-pirate américain mobilise son arsenal

 

Texte publié en commentaire à l'article de Guy Mettan dans Antithèse/Bon pour la tête du 22 mai 2026

 

Tout gamin, j’étais un admirateur de l’american way of life, biberonné que j’étais aux films de propagande US qu’on nous passait le mercredi après-midi au collège. Et cela s’est amplifié pendant l’adolescence avec l’apparition dans ma vie du rock and roll, puis du jazz. Je passais mes vacances d’été à monter des bricolages vus dans les « Popular mechanics » que je trouvais à la bibliothèque.

 

Puis vinrent les désillusions, la guerre du Vietnam, le racisme noir, la découverte des photos de ces blancs du sud qui passaient leurs week-ends à pendre des noirs aux arbres.

 

Et voilà maintenant qu’arrive ce président Trump, qui dévoile brutalement les dessous de la politique américaine. En fait, défendre la démocratie, faire le bonheur des peuples, tout cela n’est que du pipo. C’est le fric qu’on cherche, le pouvoir, c’est dominer les peuples afin de leur piquer leurs ressources, asseoir le pouvoir des riches et maintenant des super-riches. Merci à Trump, il aura au moins eu le mérite de nous ouvrir les yeux! De ses gesticulations et vantardises, l’histoire ne gardera probablement que cela de lui.

 

L’inconscient populaire a donc perdu ce grand frère que nous aimions tant. C’est triste, c’est comme s’apercevoir que le petit abbé qu’on trouvait sympa fait du touche-pipi avec ses servants de messe dans sa sacristie. Ca casse l’image. Perdre ses illusions, c’est sortir de l’innocence de l’enfance. C’est passer de Mickey à Adolf. C’en est triste à pleurer car le monde ce n’est pas cela, enfin pas que cela. Alors nous voilà en ce moment où nos yeux s’ouvrent. Alors, tout n’est donc que fric et pouvoir?

 

Il est vrai que c’est un peu ce que l’histoire nous apprend. Dès que nos ancêtres se sont sédentarisés, la notion de propriété est apparue et depuis ce moment-là, l’histoire ne fut plus qu’une suite ininterrompue de guerres pour défendre ses propriétés ou mettre la main sur celles des autres. Et dans ce domaine, l’Homme est un génie. Il a même inventé la religion pour l’y aider…

 

Rappelons-nous les Assyriens! Ils ont créé un empire vers 900 avant JC car ils avaient inventé l’organisation. Ils ont soumis tous les peuples qui les entouraient, ont pompé leurs richesses et se sont construits des villes d’une richesse inégalée à l’époque. Babylone, Ninive, Assurbanipal, l’écriture cunéiforme, c’est eux. Et puis, arrivée au faîte de sa puissance, la famille régnante s’est dispitée pour le pouvoir, le fils contre sa mère et contre ses frères. Et les peuples vaincus en ont profité pour se venger et tout détruire. Ces anciennes villes extraordinaires ne sont plus maintenant que tas de briques rongées par les pluies. Voilà le destin incontournable de ceux qui ont vécu par la violence.

 

Aujourd’hui, l’Homme invente jour après jour des armes toujours plus efficaces, des armes capables de détruire toute vie sur terre. On les voit en action à Gaza, en Iran et au Liban, on les a vu à leur paroxysme en action à Iroshima et Nagasaki. Oui l’Homme, en cela, est un génie. Mais l’Homme est du même coup le plus stupide des êtres vivants puisqu’il est en train de s’exterminer. Il est en train de s’autodétruire et au train où ça va, un gros lourd finira par presser sur le bouton ultime. C’est programmé, ce jour viendra. Déjà aujourd’hui on voit la bêtise humaine en action dans un certain bureau ovale, dont les occupants envisagent même de renvoyer à l’âge de la pierre un peuple de 90 millions d’êtres ! Ces gens-là ne se rendent même pas compte que sans les autres, on n’est rien!…

 

Après des millénaires à suivre l’incontournable la loi de la nature, le fort mange le faible, l’Homme, autrefois animal, devrait se rendre compte que son génie le mène à sa propre destruction, à l’autogoal final. En conséquence, son génie devait lui faire comprendre qu’il doit sortir de cette spirale de violence et changer drastiquement son mode de fonctionnement basé sur la prédation et la confrontation.

 

Les enjeux de sa survie sont tels que l’Homme n’a plus le choix. Soit il continue à s’entretuer et, de fil en aiguille, il anéantira toute vie sur terre, lui y compris. Soit son génie le persuade de changer son mode de fonctionnement et de collaborer avec ses semblables pour lutter  collectivement contre les dangers qui le dépassent actuellement: le galop effréné de cette démographie qui asphyxie tout et le dérèglement climatique.

 

Chine, Russie, Asie, Europe, pétrole, dollars, géostratégie, Détroit d’Ormuz, tout cela n’est que du pipi de minet. Ce qui compte maintenant, c’est la survie de l’Humanité, pas la lutte pour avoir plus !
 


La critique, ce n'est pas juger mais s'approcher pour entendre, et reculer pour comprendre
(Jean Starobinski)
 
Quelles sont les finalités des lunettes connectées?

 

Texte publié en commentaire à l'article de Solange Ghernaouti dans Antithèse/Bon pour la tête du 22 mai 2026

 

Un petit complément pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce type de lunettes:

 

Il existe deux types de lunettes connectées. Toutes deux ont en commun d’être reliées en temps-réel à votre smartphone par ondes bluetooth (qui lui est relié au monde via Internet), de posséder une caméra de prise de vue (en HD 12Mp), de microphones et de hauts-parleurs, et de réagir à des commandes vocales. La charge de la batterie interne tient entre 4 et 6 heures et se recharge par USB ou sans contact via son étui.

 

Avec des lunettes simples, on peut filmer ou photographier tout ce que l’on voit et l’enregistrer dans le smartphone. Et on peut recevoir des sons, de la musique par exemple, depuis le smartphone.

 

Les lunettes intelligentes possèdent en plus un système à prisme qui permet de projeter de l’image à l’intérieur des lunettes, qui fonctionne alors comme un écran dont le contenu se superpose à ce que vous voyez à travers les verres. On peut y projeter du texte, la traduction simultanée de ce que dit votre interlocuteur par exemple, ou une image de réalité augmentée, ou même le texte que vous devez réciter (idéal pour tricher en classe).

 

Ces lunettes fonctionnent comme des lunettes ordinaires, avec des verres correctifs si nécessaire ou des verres fumés. Les microphones captent les sons ambiants, qui reviennent dans les haut-parleurs. Les sons provenant du smartphone s’y superposent.

Avec cet équipement, on peut imaginer toutes sortes d’applications. Par exemple transmettre ce que vous voyez et entendez directement sur un réseau social. Ou alors vous donner la possibilité de poser des questions à l’IA par commande vocale en relation ou pas avec ce que vous voyez.

 

Par contre, le gros défaut, c’est qu’on pourrait aussi se servir de vous et de vos lunettes à votre insu et vous transformer en espion en détournant tout ce que vous voyez et entendez. On peut déjà le faire avec des smartphones, des notebooks, des ordinateurs, des téléviseurs,  des téléphones fixes ou même avec des prothèses auditives (durs d'oreilles, prenez garde!). Les applications, honnêtes ou pas, que l’on peut faire avec ces capteurs que sont ces lunettes, ne sont limitées que par l’imagination des développeurs.

 

Encore heureux qu’on enlève ses lunettes pour dormir! Prenez tout de même la précaution de mettre un scotch sur la caméra et d’obturer le micro, on ne sait jamais…

 

Si John Le Carré et Orwell ressuscitaient, il n’en reviendraient pas !

 


C'est pire que tu ne le penses
(Seymour Hersh)
 

La valse opaque des milliards européens

 

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Antithèse/Bon pour la tête du 15 mai 2026

 

Et dire que nos élites veulent que la Suisse s’imbrique encore plus dans l’UE, jusqu’à nous faire adopter de force ses lois! C’est à coup sûr nous condamner à payer, payer, payer… Comment la petite Suisse pourrait-elle faire entendre sa minuscule voix face aux intérêts de 450 millions d’Européens? Sa souveraineté ne sera plus qu’un souvenir, elle sera devenue un nabot, le petit de la classe qu’on malmène à la récré.

 

On en voit les prémices avec le nouveau règlement de l’UE, qui veut que les membres de l’UE qui travaillent en Suisse soient pris en charge par la Suisse en cas de chômage. Cela paraît logique mais ça ne l’est pas. Les frontaliers genevois, par exemple, travaillent en Suisse mais habitent en France. Ils ont donc un salaire suisse mais un coût de la vie français, nettement plus faible que le nôtre. Il serait donc logique (ça coûterait moins cher) que ce soit le pays où ils habitent qui les prenne en charge en cas de chômage et pas le pays dans lequel ils travaillent, quitte à ce dernier de leur rétrocéder la totalité des primes d’assurance chômage qu’ils auront versées.

 

Notons en passant que, chez nous, les travailleurs de l’UE sont deux fois plus au chômage que les autochtones.Et que les Suisses payent durant toute leur vie des primes d'assurance chômage alors qu'il faut entre 6 et 12 mois, selon son âge, à un étranger pour qu'il puisse bénéficier de toutes les prestations de l'assurance chômage.

 

C’est un exemple de ce qui attend la Suisse en cas d’assujettissement aux lois de l’UE qui arrivera si elle signe le contrat des bilatérales III. Franchement, quelle idée ont derrière la tête ceux qui poussent à l’adopter?

 

L’UE a déjà 1000 milliards de dettes, soit 5% du PIB de l’ensemble de ses pays. Il faudra bien le rendre un jour cet argent, et là il faudra cracher au bassinet, en priorité les petits nouveaux dont la Suisse sera. Quelle sombre perspective pour le pays le plus riche et le moins endetté au monde! On le voit déjà, la Suisse est, et sera encore plus, la vache à lait de l’Europe.

 

Et puis, participer encore plus au financement de l’UE nous fera de facto participer à sa politique. Et donc à sa politique de guerre qui devient de plus en plus patente (mais qu’est-ce qui lui prend de vouloir ainsi la guerre?). Ce qui nous éloignera encore plus de cette neutralité qui a si bien réussi à nous tenir à l’écart des guerres du monde, et qui est garante de notre paix intérieure. Oui, avec 4 ethnies qui ne parlent même pas la même langue, l’esprit de neutralité est consubstantiel de la paix sociale en Suisse.

 

Soumis aux lois de l’UE qui primeront sur les nôtres, la Suisse sera devenue son vassal et perdra sa neutralité. Il n’y aura plus de Suisse, elle aura été sucée par les affairistes, son idéal aura succombé aux intérêts de l’économie.

 

En fin de compte, cela s’explique que la Suisse ne soit plus gouvernée en fonction de ses propres intérêts. La plupart de ses entreprises sont gouvernées par des étrangers (CEO) et par les trois plus grands fonds de placements mondiaux. Ces derniers y ont tous un pourcentage d’actions qui leur permettent de dicter leurs volontés aux assemblées générales. Cet assez effrayant de le constater, nos grandes entreprises ne sont suisses que de nom. En fait, elles appartiennent au capital international, qui lui s’en fiche comme de sa première chemise du bonheur des citoyens suisses.
 


C’est une faiblesse intellectuelle extrêmement répandue de considérer que l’explication est une justification

(Edgar Morin)
 

"Gazaïfier le Liban", je dirais même plus: "Oradour-sur-Glâniser" Gaza, le Liban et maintenant l’Iran !

 

Et puis non, le droit humanitaire n’est pas dépassé, certains le bafouent, c’est tout! Deux peuples, autrefois civilisés, foulent aux pieds les accords internationaux et dépassent toutes les limites du tolérable.

 

On l’a vu hier encore, avec la vidéo de la capture illégale (formellement, c’est du piratage) de la Flottille de la Liberté dans les eaux internationales, au large d’Israël. Des manifestant pacifiques qui voulaient apporter des secours aux habitants de Gaza, ont été capturés, mis à genoux, humiliés, battus, on leur a craché dessus, un ministre les a même insulté.

 

Mais que se passe-t-il?

 

Ceux qui font cela n’ont-ils plus d’éthique, de conscience, d’empathie? Sont-ils tellement sûrs de leur impunité qu’ils se permettent de faire n’importe quoi? Sont-ils des êtres malfaisants venus du fin fond de l’enfer?

 

Ne se souviennent-ils plus de leur propre histoire, alors que c’était eux qui étaient à la place de leurs victimes? Ne se souviennent-ils plus de ces gens qui les sauvaient, qu’ils appelaient des "Justes"? Les Palestiniens pourraient aussi appeler "Justes" ces braves pacifistes arrivés par bateau pour tenter de soulager leur misère.

 

Rappelons-nous cette forte parole de Primo Lévy: "Oublier le passé, c’est se condamner à le revivre" !

 

Alors que faire?

 

Serait-il possible de re-civiliser ce monde qui dérape? De faire en sorte que les USA et Israël tiennent à nouveau compte des accords internationaux qu’ils avaient jadis signés? A respecter la charte des Droits Humains? A respecter la charte et les décisions de l’ONU?

Cela paraît douteux tant le mal semble profond.

 

Il y aurait alors une solution pour que le monde en revienne à un mode de fonctionnement plus paisible: que les pays qui veulent la paix et que la diplomatie reprenne ses droits se liguent et refondent une ONU 2.0.

 

Organisation dans laquelle il n’y aurait plus de droit de veto, qui a fini par neutraliser la bonne volonté de l’ancienne ONU. Qui a fini par pérenniser l’injustissime « deux poids deux mesures ».

 

Les pays qui feraient partie de cette nouvelle organisation auraient comme incitation à venir les rejoindre, de ne plus commercer avec ceux qui n’en sont pas.

 

Ainsi, serait-il possible d’imposer un nouvel ordre mondial basé non plus sur la confrontation mais sur la collaboration. Et ceci sans violence, simplement en mettant sur la touche ceux qui n’en voudraient pas.
 

 

Oublier le passé, c’est se condamner à le revivre (Primo Lévy)

 

L’armée suisse dans la pagaille

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Antithèse/Bon pour la tête du 8 mai 2026

Dernière nouvelle: les Belges ont reçu quelques-uns des F-35 qu'ils avaient commandés. Mais ils s'aperçoivent maintenant qu'ils ne peuvent pas les faire voler car leur pays est trop exigu. Ils ont dû demander à l'Italie, à la Norvège et aux Pays-Bas l'autorisation d'entraîner leurs avions  dans leur espace aérien, un comble tout de même! (Qu'en est-il de la Suisse à cet égard?)

Bref, nous croulons sous les conséquences des malheureux achats de notre armée. A ce sujet, sait-on que quelques-uns des hauts commis de l'Etat qui ont fait acheter cet avion, et qui ont démissionné depuis, ont été engagés par des firmes américaines et israéliennes? Ils y pantouflent tranquillement, tous services rendus...

Comme la plupart d'entre nous, je ne suis pas un spécialiste en armements, mais j'ai tout de même un peu de bon sens. Et puis j'ai l'expérience de ce que j'ai connu à l'école de recrue, dans les cours de répétition et dans l'industrie.

Première question: qui aurait l'idée saugrenue de nous envoyer des drones ou des missiles et pourquoi? La petite Suisse est-elle à ce point teigneuse qu'il faille la détruire?

Quel serait l'intérêt d'un pays d'envahir la petite Suisse?

Pour ses richesses?

Pas la peine puisque c'est plus facile d'acheter la Suisse que de la vaincre militairement. D'ailleurs c'est déjà fait car regardez quels sont les propriétaires de nos grandes entreprises! Si on en fait l'inventaire, on y trouve invariablement trois grands fonds de placement: Black  Rock, Vanguard, tous deux des USA, et le fonds souverain de la Norvège. Ils y ont tous un pourcentage de blocage qui leur permet d'y faire la loi. UBS, Novartis, Sandoz et les autres, toutes en sont.

Pour sa population?

Pas besoin, elle est déjà à moitié étrangère si on compte les réfugiés, les non suisses, les pas encore suisses et les frontaliers. Si on en fait le total, sa proportion dépasse déjà les 50% de l'ensemble.

Pour sa culture?

Pas besoin, nos propres artistes chantent en anglais. Pro Helvetia, qui est censé promouvoir la culture suisse, délivre ses prix à ces propagateurs de la culture anglo-saxonne (qui reste-t-il pour défendre notre patrimoine artistique et nos langues?). Nos hautes écoles donnent leurs cours non pas dans une de nos langues nationales mais en anglais. Résultat: notre français parlé se constelle de locutions américaines, y compris dans le médias de service public. Les fast foods envahissent nos villes, on ne trouve presque plus qu'eux comme endroits pour se remplir de gras et de sucre...


Pour son économie?

Pas besoin, nos élites, qu'on pourrait presque nommer "5ème colonne", ne cessent de faire venir à coups d'exemptions fiscales et autres avantages toujours plus d'entreprises étrangères. Qui, déjà, font une concurrence déloyale à nos propres PME qui, elles, doivent payer leurs impôts à 100%. Et qui amènent avec elles leurs spécialistes puisqu'elles n'en trouvent pas en Suisse (c'est la cause principale de l'augmentation constante de la population).

Un demi million de frontaliers viennent travailler chaque jour en Suisse alors que nous aurions tout intérêt à former nos propres soignants, pour ne parler que d'eux. Cesser ce stupide numerus clausus médical qui empêche de former suffisamment de médecins chaque année. D'autant plus que l'UE exige maintenant que ce soit nous qui entretenions leurs citoyens tombés au chômage chez nous, un milliard de plus à cotiser pour la population suisse, soit un supplément de 100 Fr sur les impôts annuels de chaque citoyen.

 

A noter que si nous arrêtions d'encourager la venue d'entreprises étrangères et de leurs employés,  nous n'aurions pas besoin de faire venir chaque années plus d'étrangers, ceux qui sont déjà là suffiraient. A noter que cet argument coupe l'herbe sous les pieds des opposants à l'initiative "10 millions", qui font croire que la Suisse n'aurait plus assez d'employés pour soigner ses malades et ses seniors si on ne peut plus en engager. La réponse est tout simplement que nous n'aurions pas besoin d'en engager plus que maintenant puisque la population ne croîtrait plus...

Pour la créativité de nos start-ups?

Pas besoin, elles sont pratiquement toutes rachetées par des entreprises de capital-risque étrangères dès qu'elle en décèlent les promesses. Nous sommes même incapables de retenir les cerveaux formés dans nos hautes écoles. Nous aurions, par exemple, la possibilité de créer beaucoup de logiciels, mais nos entreprises préfèrent acheter de l'américain ou de l'israélien. Ce n'est en fait pas étonnant puisque ces entreprises,  que nous croyons suisses, sont en fait dirigées par des CEO bien souvent anglo-saxons, ce qui se comprend puisque leur actionnaires majoritaires ne sont pas suisses. Pourquoi alors favoriseraient-ils notre production indigène plutôt que celle de leur pays d'origine, dans lequel ils iront passer leur retraite?

Mais brisons-là! En fin de compte, nos stratèges devraient prendre en compte tous ces paramètres plutôt que de toujours raisonner avec les idées bien huilées de la propagande des lobbies.

Alors reposons la question: Qui aurait-il envie de nous envahir et pourquoi?

Pas grand monde me semble-t-il, et en tous cas pas les Russes que nos braves militaires et leurs casques à pointe d'un autre temps nous présentent comme l'ennemi de toujours. Alors que la Russie n'est même pas capable de vaincre un de ses anciens alliés dont elle connaît tout: l'Ukraine!

Il faut que nos militaires changent de paradigme et réfléchissent aux dangers qui menacent vraiment notre pays. Une chose est sûre: la Suisse est trop petite et pas assez riche pour vouloir se battre avec les mêmes armes que les puissants. Si nous devons nous défendre, c'est avec des  armes que nos ennemis potentiels n'ont pas. Se battre avec les mêmes qu'eux serait, en comparant les forces en présence, une défaite annoncée.


Armes que les autre n'ont pas: déjà la neutralité qui est dans l'ADN de notre population et qui nous a si bien servi ces derniers siècles. Et puis,  imaginer les armes susceptibles de nous défendre et en faire des productions indigènes, du travail lucratif pour nos jeunes!

J'en vois déjà une, toute simple: décentraliser au maximum nos entreprises et la production d'énergies afin qu'elle soient résilientes en cas de coup dur. Pas d'usine atomique productrice d'électricité, une cible trop facile en cas de conflit, ou même en cas de simple catastrophe, mais des panneaux solaires sur tous les toits et des batteries tampon dans toutes les maisons. Si une seule d'entre elles étaient atteinte par un drone, les autres pourraient continuer à produire.

Et puis faisons la même chose avec notre paysannerie, que tout pousse à la concentration maintenant, mais qu'il serait plutôt souhaitable de morceler afin d'éviter les concentrations trop sensibles aux épidémies. La production indigène ne couvre même plus la moitié de nos besoins alimentaires. Faisons en sorte de reprendre la main sur ce besoin stratégique afin de plus trop dépendre de l'étranger en cas de fermeture des frontières ou de pénurie mondiale.

Bien-sûr, cela n'arrangera pas les affairistes, ces intermédiaires qui font leur beurre de cette dépendance! Et qui explique, soit dit entre nous, l'hystérie qui prend l'économie à vouloir contrer l'initiative des "10 millions", qui est en fait la volonté d'assujettir à tous prix notre pays aux "grand machin européen". Je dis bien "assujettir", rendre sujet, dominer encore plus le pays afin de pouvoir tranquillement continuer à le piller.

Et puis nous pourrions rependre notre fameuse théorie du réduit national. Dynamiter tout ce qui pourrait permettre à un ennemi de profiter de nos voies de circulation à travers les Alpes et de notre réseau de lignes à haute tension. Ce n'est pas une idée si saugrenue que cela. En tous cas elle nous coûterait à coup sûr moins cher que ces maudits F-35!

Reste cette lancinante question: Est-il trop tôt pour savoir si c'est déjà trop tard ?
 

 

Des moutons dirigés par un lion sont plus redoutables que des lions dirigés par un âne (Général Douglas Mac Arthur)

 

Enquête au cœur de la fabrique du sionisme aux Etats-Unis

Texte publié en commentaire à l'article de Tatiana Crelier dans Antithèse/Bon pour la tête du 8 mai 2026

Je me pose tout de même une question: pourquoi les êtres humains ont-ils toujours tendance à se créer des ghettos ethniques et à considérer ceux qui n'en sont pas comme des ennemis?

 

En sommes-nous toujours à croire que notre Dieu est le vrai dieu et que ceux des autres sont faux? C'est tellement stupide!

 

Faisons comme les Romains qui toléraient toutes les religions pour autant qu'elles ne se dressent pas contre leur autorité! A Rome, il y avait une église non consacrée dans laquelle ceux qui n'en trouvaient point de leur religion pouvaient aller librement prier.

 

Voilà qui est intelligent: laisser chacun libre de croire en quoi il veut. N'avons-nous pas tous les mêmes aspirations au bonheur de vivre?

Il serait temps que l'Humanité réalise enfin que nous sommes tous "frères", avec les mêmes aspirations, les mêmes espoirs et les mêmes soucis. Pourquoi toujours se voir comme des adversaires? Ne serait-il pas plus "rentable" de s'entre-aider plutôt que se battre pour avoir "plus" que les autres?

 

Et une autre question que je me suis toujours posée: pourquoi ceux qui sont persécutés ne renoncent-ils pas à la foi qui les anime et n'adoptent-ils pas celle du pays? Après tout, une foi en vaut une autre non? Pourquoi toujours se battre pour imposer la sienne?

 

Je m'étais posé la question avec les indiens d'Amérique. S'ils avaient adopté la façon de vivre des envahisseurs blancs plutôt que de s'y opposer, auraient-ils survécu au lieu d'être exterminés? J'ai fait un long voyage aux USA pour le savoir et j'en suis revenu avec la conviction que non. Quoiqu'ils aient fait, ils se seraient fait exterminer car les blancs voulaient leur terres, c'est aussi simple que cela. La religion n'était que prétexte.

 

D'ailleurs avoir la foi c'est quoi? Croire en quelque chose qu'on a fait entrer dans notre tête et s'y tenir mordicus! Mais pourquoi mourir pour une simple croyance sans fondement scientifique que quelqu'un a réussi à faire entrer dans votre tête? Cela vaut-il la peine de mourir pour cela?

Quel est le but?

 

Alors que si on se disait "crois en ce que tu veux, tu es libre". Ce n'est pas parce que je ne crois pas à la même chose que toi que tu es un mauvais. Tu es comme moi, mais tu n'a pas la même croyance, et après?

 

Pourquoi ceux qui sont circoncis et qui prient avec un chapeau sur la tête veulent-ils à tous prix anéantir ceux qui ne disent pas une seule phrase sans y inclure la locution "inch Allah"?

 

Finalement, c'est peut-être cela le "Mal" dont parlent tant les Américains, cette idée néfaste qu'il faut exterminer tous ceux qui ne sont pas du même groupe ethnique que le sien.

 

Il serait temps qu'on arrête avec ça avant de tous s'entretuer ! Qu'on se rejoigne plutôt que de continuer à s'affronter. Qu'on collabore plutôt que de se battre. On est tous des humains non? Que chacun laisse l'autre vivre comme il l'entend et le monde ne s'en portera que mieux!...
 

 

Tu seras aimé le jour où tu pourras montrer ta faiblesse sans que l'autre s'en serve pour affirmer sa force (Pavese)

 

e-ID: une victoire au rasoir, des recours irrecevables et des questions sans réponse

Texte publié en commentaire à l'article de  Me Henri Gendre, avocat indépendant, dans Antithèse/Bon pour la tête du 3 mai 2026

 

Réponse à ivermectine yopmail

"l'Etat ment, manipule, est incompétent ou complice et corrompu" dites-vous.

 

D'accord sur le fond, mais pas sur la profondeur du "mal"! Effectivement l'Etat n'a pas été neutre dans cette votation, il voulait absolument que ce sujet soit accepté par les citoyens. Mais il faut s'entendre aussi sur le terme "Etat".

 

De mon point de vue, l'Etat, c'est-à-dire l'ensemble de ceux qui le servent ou qui en sont ses employés, ne constitue pas un ensemble homogène animé d'un désir irrépressible de manipuler le peuple. Par contre, certaines fonctions sont la cible de manipulations par des lobbies de tous poils qui gravitent autour de ce centre de pouvoir.

 

Cela se voit clairement avec les parlementaires puisqu'on peut prendre connaissance de leurs déclarations aux chambres et de leurs votes nominatifs sur le site web de la Confédération. Ce site est une telle une mine d'informations que je m'étonne qu'il soit mis à disposition du public, dans notre pays où la transparence n'est pas une vertu cardinale...

 

Peut-être n'est-il que le signe du dérapage de notre société dont l'unité fait de plus en plus défaut. A force de mélanges, ses caractéristiques en deviennent floues. Les convictions des uns et de autres divergent et obéissent de plus en plus à des intérêts personnels, voire étrangers. On a de la peine à distinguer les parlementaires sincères des opportunistes, de ceux qui se sont engagés en politique par conviction de ceux qui l'ont fait par intérêt. Par contre, on peut les distinguer grâce aux traces qu'ils laissent sur le dit site web.

 

J'ai donc le sentiment que ce site est une sorte de vitrine voulue par des serviteurs sincères de l'Etat qui ont imaginé ce moyen-là pour tenter de sensibiliser la population au fait que certaines forces travaillent en sous-main à corrompre sa volonté. Le dire autrement eut été difficile tellement les forces sous-jascentes sont puissantes.

 

On l'a vu récemment avec la déclaration de notre ministre des finances Karin Keller Sutter, qui a reproché publiquement à l'UBS le lobbyisme excessif qu'elle faisait pour neutraliser les aspirations du gouvernement à régenter la question des fonds propres des banques.

 

Et pourtant cette dame a absolument raison puisque le danger principal auquel est confronté une banque, c'est que ses clients décident tous en même temps de retirer leur argent. A ce moment-là, si la banque n'a pas assez de cash en réserve dans ses fonds propres, elle peut être poussée à la faillite faute de pouvoir répondre aux injonctions de ses clients. Ne reste alors plus que le recours à l'Etat, qui pourrait avancer le cash en attendant que la banque "se refasse". C'est ce qui s'est passé à deux reprises ces dernières années. On a alors nationalisé les pertes des banques alors que ces dernières privatisaient leurs gains!

 

Le problème posé maintenant par l'UBS à la Confédération, c'est que ses capitaux sous gestion se montent à 6'400 milliards alors que le produit annuel de la Suisse (PIB) n'est que de 950 milliards! Cette banque est donc encore plus "too big to fail" qu'auparavant et, à ce titre, constitue un danger systémique absolu pour Suisse.

 

En cas de faillite, toutes les transactions bancaires de notre système économique seraient bloquées et le pays en serait paralysé. Les entreprises aussi feraient faillite puisqu'elles ne pourraient plus disposer de leur argent pour payer leurs créanciers. Même le simple citoyen serait impacté car il ne pourrait même plus retirer de quoi payer sa nourriture.

 

Alors reconnaissons la lucidité et le courage de notre KKS nationale! Elle a dit tout haut ce que le site web de la Confédération (admin.ch), dit peut-être tout bas. Et du même coup, reconnaissons les mêmes qualités à ceux qui, sans le dire haut et fort, nous ont mis ce site web à disposition!

 

Avec un voeu pour terminer: que le quatrième pouvoir, la presse, s'intéresse un peu plus au contenu de ce site...

 

Est-il déjà trop tard pour savoir si c'est encore trop tôt?

 

"Béni de Dieu": la narration providentielle de Donald Trump  

Texte publié en commentaire à l'article de  Rachel Brunet (New York) dans Antithèse/Bon pour la tête du 3 mai 2026

 

Alors bien sûr, c'est évident, Donald Trump est l'incarnation de Dieu sur terre, il est Son protégé.

 

D'abord Dieu le protège depuis toujours, en favorisant ses affaires immobilières. Il l'a toujours aidé à se sortir de ses faillites successives. C'est uniquement suite à Ses miracles que Donald a à chaque fois trouvé de l'argent pour rembourser ses dettes. Dieu ne voulait pas qu'il sombre,  c'est évident.

 

Et puis Dieu l'a toujours préservé des scandales. Sa proximité avec Jeffrey Epstein et ses manières peu orthodoxes de séduire les femmes, "je les prends par la chatte" avait-t-il déclaré un jour, sont autant de preuves de la mansuétude de Dieu à son égard. C'est clair qu'Il lui pardonne la verdeur de son langage et la rusticité de ses approches de la gente féminine. Dieu aime les gens simples à l'image de Trump, qui ont des goûts simples et des idées simples...

 

Et puis, on le voit tous les jours, les actions politiques de Trump sont inspirées par Dieu. S'il envoie l'armée la plus puissante au monde massacrer l'Iran, c'est parce qu'il est forcé, c'est le dieu des Evangéliques qui le lui commande. Dieu est amour, mais seulement pour les parfaits tels que Trump, les Evangéliques et un peu les Israéliens, tous les autres sont des adeptes du Mal qu'il convient de faire disparaître de la surface de la terre. Ils sont le Mal qu'il faut éradiquer. Il faut tuer ces mamans, ces papas, ces enfants, ces bébés, ces grand-papas, ces grand-mamans, ces tontons, ces tatas qui prient de faux dieux. Ils sont dans la faute, ils doivent disparaître. C'est simple: Dieu exige, Dieu ordonne et Donald exécute. Le chef suprême de la nation suprême préférerait plutôt la paix mais il est forcé de raser tout ce qui dépasse du sol en Iran! Ses F-35, B-52 et missiles Tomahawk sont les flèches du Bien puisque ce sont les pasteurs et les rabbins qui le disent.!

 

D'ailleurs Dieu aime les gagnants et ceux qui s'enrichissent, c'est une certitude. Sinon pourquoi permettrait-Il aux actionnaires des marchands d'armes de devenir des super riches? Tout simplement parce ces derniers sont des croisés qui luttent pour le Bien. Ils sont le fer de lance de l'armée divine qui est chargée d'anéantir le Mal. C'est d'ailleurs écrit dans l'Ancien Testament. "Tu passeras au fil de l'épée tous ceux qui te résistent. Leurs femmes et leurs richesses seront pour toi. Les valides et leurs enfants seront tes esclaves". On ne peut dire mieux!

 

Dieu a voulu cette confrontation entre le Bien et le Mal, entre, d'un côté, les Américains et leurs croisés évangéliques bénis de Dieu (et aussi un peu les Israéliens) et, de l'autre, tout le restant de la planète, cette lie de l'humanité composées, quelle horreur, de noirs, de jaunes, de rouges, de non Américains dont l'unique but dans la vie est de violer les femmes, de voler les actions NVidia, et de priver de pétrole les voitures, ces merveilles de la technologie américaine, qui permettent au bon peuple américain de se rendre dans ses églises rurales pour l'action de grâce dominicale, l'apothéose hebdomadaire de chaque vrai citoyen américain.

 

On peut cependant se poser une question: Pourquoi le "Tu ne tueras point" des 10 Commandements? Pourquoi ce "tu ne tueras point" alors  que les guerres de Trump sont des carnages perpétrés par des gens qui croient en Dieu?

 

Mais bon, c'est un détail. La voie est désormais toute tracée: le Prix Nobel pour le président Trump, ce faiseur de paix béni du ciel, qui pacifie tout ce qu'il touche, à l'instar de ces anciens rois de France, qui guérissaient les écrouelles des malheureux simplement en les effleurant de leurs saintes mains. Et même mieux: canonisons-le, faisons-le "Saint Donald" ! Et peut-être que le peuple américain redeviendra raisonnable,  redeviendra ce peuple ami qui a sauvé l'Europe en 1945, ce grand frère que nous aimions et dont nous admirions la technologie !...

 

Post scriptum

J'ose espérer, honorable lecteur, que tu auras reçu le message ci-dessus avec le bon esprit qui te caractérise en général: sérieux mais réceptif à l'humour. Un peu de moquerie bienveillante ne peut nuire...
 

 

Trump: Sans nous, l'Europe parlerait allemand !
Georges III: Oui mais sans nous, vous parleriez français !

 

 

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Antithèse/Bon pour la tête du 1er mai 2026


Tiré à part de ce texte en PDF

 

Le problème de l’augmentation de la population est le problème a prendre en mains sans tarder car de sa résolution dépend le bon fonctionnement de la Suisse. Tous les excès que chacun constate chaque jour sont pour beaucoup liés à un trop-plein de population.

 

Cette question est « chaude » car des intérêts sont en jeu. En conséquence, ceux qui ne veulent rien changer font feu de tout bois, quitte à aligner des contre-vérité. Par exemple l’affirmation que « si on stoppe l’immigration, la Suisse n’aura plus assez de gens pour soigner ses malades et ses vieux ».

 

Pour y voir clair, partons du principe qu’aujourd’hui le pays est en équilibre et qu’il fonctionne normalement. Avec les étrangers qui sont dans le pays, nous avons donc assez de gens pour faire le travail.

 

Par conséquent deux options:

 

Soit on continue d’encourager l’immigration et la venue d’entreprises étrangères en Suisse. La population continue alors d’augmenter de 100’000 unités par année et dans 10 ans nous serons un million de plus.

 

Soit on gère le flux de l’immigration afin que la Suisse ne soit pas dépassée par l’augmentation de sa population et que l’Etat puisse continuer à fournir les ressources nécessaires à ses habitants.

 

La fécondité des Suisses est en berne. C’est assurément le signe que le pays devient trop peuplé, ce qui incite, inconsciemment, à faire moins d’enfants.

 

Faisons l’hypothèse que l’immigration soit totalement stoppée: dans 20 ans la population du pays sera donc identique à celle d’aujourd’hui. Par conséquent, il y aura toujours assez de monde pour faire le travail puisque le nombre des soignés n’aura pas augmenté. Il ne sera pas nécessaire de faire venir plus d’employés de l’étranger.

 

Par contre, si on continue à encourager l’arrivée sans limite d’entreprises étrangères et d’employés de l’UE (80’000 par année en moyenne), chaque année la population du pays aura 80’000 habitants de plus, pour lesquels il faudra des logements, des places dans les crèches, écoles et hôpitaux, des places de parc pour leurs voitures, de la place sur les routes et dans les transports en commun. Il faudra également gérer les nouveaux chômeurs et nouveaux pauvres que statistiquement cela générera (coût: 100’000 Fr/année/personne à charge de l`Etat).

Bref, dans 10 ans nous serons un million de plus (80’000 de l’UE + 20’000 immigrés de guerre et les enfants qu’ils feront, soit 100’000 personne de plus par an). Total 1 million en 10 ans, c’est mathématique.

 

Sans compter que, pour accueillir ces 100’000 nouveaux habitants par année, l’Etat devra engager des employés supplémentaires, qu’il devra également faire venir de l’étranger! Tout cela est absurde.

 

Ne serait-il pas préférable d’organiser la venue de ces étrangers plutôt que de se laisser submerger par le nombre?

Gouverner c’est prévoir non ?

 

Mais voilà, le problème c’est que les affairistes ont besoin de faire des affaires, toujours plus d’affaires, le fameux « toujours plus » des entreprises capitalistes. Car les actionnaires de ces sociétés veulent que leurs placements leur rapportent toujours plus. C’est logique mais c’est précisément pour cette raison-là que les possédants veulent que la population du pays augmente en continu, afin qu’ils puissent gagner toujours plus en fonction de l’équation « plus de clients = plus de revenus ».

 

Ce qu’ils oublient, c’est que l’espace à disposition pour absorber cette croissance de population n’est pas extensible car la petite Suisse est serrée entre ses montagnes. Si la population croît année après année, il arrivera inévitablement un jour où tout l’espace raisonnablement disponible sera occupé et bétonné. Le pays aura alors atteint le maximum des ressources qu’il est capable d’offrir à sa population en terme de terrains constructibles, de terres cultivables, d’eau potable, d’air pur, d’élimination des déchets, etc. La population ne pourra plus croître sans perdre le confort de son cadre de vie. Devoir se serrer pour faire de la place ne pourra se faire qu’au détriment du confort de chacun.

Rappelons-nous l’expérience des rats qu’on enferme dans une cage et dont on augmente progressivement le nombre. A partir d’un certain seuil, les rats sont tellement serrés qu’ils commencent à s’entre dévorer. C’est un réflex conditionné qui provoque ce comportement afin de faire baisser le nombre de rats. Si malgré tout on continue d’introduire de nouveaux rats dans la cage, ils s’agressent et se tuent jusqu’au dernier. C’est une réaction en chaîne qui, une fois amorcée, ne s’arrête que lorsque le dernier rat a disparu.

 

La question « des 10 millions » à laquelle nous auront à répondre en votation est donc de savoir si nous voulons gérer intelligemment les variations de la population ou pas.

 

Si la réponse est oui, nos autorités adapteront l’augmentation de population aux ressources disponibles dans le pays afin de ne pas en manquer.

 

Si c’est non, la population continuera de croître sans contrôle jusqu’au moment où elle sera trop nombreuse et où les problèmes seront tellement nombreux qu’ils ne pourront plus être résolus. Le marasme sera général, ce sera une lutte à mort pour la survie et le pays s’autodétruira.

 

Déjà maintenant, la Suisse, un des pays les plus peuplés au monde, accueille, année après année, 100’000 nouveaux habitants/an. Des immigrés de la guerre qui vienne se réfugier chez nous et des gens de l’Union Européenne qui déboulent en Suisse, attirés par le niveau des salaires.

 

Les réfugiés

 

Il serait impensable de repousser des gens dont la vie est menacée dans leurs pays d’origine, nous avons l’obligation morale de les accueillir. A deux conditions toutefois: qu’ils travaillent pour subvenir à leurs besoins (actuellement 80% d’entre eux sont à l’aide sociale) et qu’ils promettent de retourner chez eux dès que leurs vies n’y seront plus menacées. Ainsi la Suisse leur aura sauvé la vie et le retour chez eux fera de la place pour permettre au pays de sauver de nouveaux réfugiés de guerre.

 

Les immigrants économiques

 

Le problème avec ceux-ci c’est qu’ils arrivent en nombre chaque année, dans les 80’000, essentiellement de l’UE, et qu’ils restent ensuite dans le pays. Chaque année, il faut donc leur faire de la place, leur fournir des logements (45’000/an), de la logistique, etc. C’est sans fin puisque l’année suivante il en revient autant. C’est donc ce flux-là que nos autorités ont le devoir de gérer. Laisser entrer des immigrants pour autant que le pays ait la capacité de les accueillir honorablement. En un mot, « gérer » ce flux afin de ne pas asphyxier le pays. C’est ce qui manque actuellement, car nos autorités raisonnent encore avec l’obsolète promotion économique (tout faire pour inciter des entreprises étrangères à venir s’établir en Suisse). Aujourd’hui ce concept est contre-productif et asphyxie le pays, sans même parler de la concurrence déloyale que font ces entreprises aux nôtres.

 

Toutes les statistiques le démontrent, la Suisse est maintenant arrivée à un tournant. Elle a atteint le maximum de sa capacité d’accueil.

 

Des preuves?

 

Aux heures de pointe, les autoroutes sont saturées et les transports publics bondés. Dans les trains, on ne trouve plus une seule place assise, même en première classe. A Lausanne, le M2, pourtant pas si ancien, est déjà surchargé. La circulation de trop de véhicules dégrade les voies de circulation, les chantiers y sont quasi permanents, ce qui coûte très cher à la collectivité. Trouver une place de parc devient une performance, toutes les anciennes zones bleues ont disparu à Lausanne et les parkings sont saturés.

 

On ne trouve plus de logements, et en tous cas pas à des loyers raisonnables. La construction n’arrive plus à suivre, les surfaces à bâtir se raréfient, ce qui crée de la pénurie et donc de la spéculation. A cet égard, la situation approche de l’intolérable. Le paradoxe de cette situation, c’est que ce sont les caisses de pensions et les assurances, en théorie au service de leurs affiliés, qui sont les fers de lance de cette spéculation!

 

Les services de l’Etat, leurs budgets de fonctionnement vidés par la droite politique au nom du « moins d’Etat », sont débordés en permanence et manquent de personnel. Il faut attendre partout, notamment aux urgences des hôpitaux. Il faut prendre rendez-vous des semaines à l’avance pour obtenir une prestation. Par exemple entre 1 et 3 mois pour l’AVS, des heures pour atteindre la commission d’impôts par téléphone, 10 jours d’attente pour déposer une plainte à la police lausannoise, etc. Tout est à l’avenant.

 

Force est donc de reconnaître que notre pays est déjà actuellement surpeuplé et qu’il peine à fournir les ressources indispensables à sa population. Il faut donc corriger cette évolution dangereuse, et cela passe par la gestion de l’arrivée des nouveaux habitants. Ce n’est pas manquer d’humanité que de limiter l’augmentation de population, c’est gérer judicieusement une évolution et ainsi empêcher une catastrophe future.

 

Rappelons-nous le Liban, « la Suisse du Proche-Orient », gentil pays que l’arrivée en masse d’immigrants a poussé dans la guerre en 1948! Aujourd’hui ce pays est ruiné, détruit et la guerre y fait rage.

 

Et nous n’avons pas encore parlé du dérèglement climatique, qui déjà aujourd’hui génère feux de forêts et inondations, aggravées par la densification et le bétonnage des sols qui diminue l’absorption de la pluie par le sol.

 

Et je ne parle même pas des dangers qu’il y a à déséquilibrer la population résidente avec des afflux trop rapides d’immigrants. Si cette arrivée se fait trop massivement, les immigrés n’ont pas le temps de s’intégrer et forment des ghettos ethniques, ce qui met en péril la paix sociale.

Déjà aujourd’hui la population de Renens est composée d’une majorité de non Suisses. Ne vont-ils pas perturber l’équilibre politique lorsqu’ils obtiendront le droit de vote? On en voit déjà les prémices à Genève où des candidats anciens Kosovars appelaient à voter pour leur ethnie l’an passé.

 

En conclusion, se voiler la face n’est pas une solution, il faut empoigner le problème même si cela déplaît à l’économie. La survie de la Suisse est à ce prix.

 

Et ne pas craindre l’épouvantail des bilatérales III avec l’UE et la catastrophe annoncés par ses partisans en cas d’acceptation de l’initiative des « 10 millions »! L’Union Européenne est tout-à-fait capable de comprendre que la petite Suisse a des impératifs incontournables et d’adapter ses exigences en conséquence.

 

Car en fait la Suisse n’a pas le choix, elle doit impérativement adapter l’augmentation de sa population aux ressources dont elle dispose. C’est une question de survie !

 

Ce n’est pas de la cruauté ou de l’égoïsme de le dire, c’est une simple question de bon sens!

 

Poste scriptum

 

L'UE impose maintenant  à la Suisse le paiement des indemnités de chômage de leurs citoyens qui travaillent en Suisse (indemnités payées par le pays de travail et non d'origine comme auparavant). Cela paraît logique puisque les primes d'assurance chômage sont payées dans le pays où l'on travaille. Sauf que cela pose un problème: est-il normal que la Suisse doive payer pour des gens qui n'ont cotisé que pendant quelques années seulement (voire quelques mois), alors qu'un Suisse aura cotisé durant toute sa carrière?

 

Il serait plus logique que la Suisse rétrocède au pays d'origine du travailleur étranger les cotisations chômage qu'il verse en Suisse et que ce soit au pays d'où il vient de le prendre en charge lorsqu'il tombe au chômage. Cela éviterait de devoir entretenir des profiteurs qui ne travailleraient que quelques mois en Suisse avant de tomber au chômage et d'être ensuite à la charge de l'aide sociale.

 

Dans l'autre sens, ce serait aussi valable pour les Suisses qui travailleraient au sein de l'UE. En cas de chômage, ils seraient pris en charge par la Suisse et pourraient ainsi y revenir sans être pénalisés par la cherté du coût de la vie.

 

Par comparaison, les réfugiés ne travaillent pour la plupart pas. Ils sont à 90% à l'aide sociale, ce qui coûte au pays dans les 100'000 Fr par année par personne, des milliards au total. Les étrangers qui résident et travaillent en Suisse représentent bientôt la moitié de la population (déjà 52% à Renens). Tandis que les frontaliers sont plus de 500'000 à passer chaque jour la douane et à bénéficier des salaires suisses  tout en profitant du bas coût de la vie de leurs pays de résidence. Financièrement parlant, la Suisse a intérêt à gérer son immigration sous peine de s'appauvrir et de devenir la vache à lait de l'Union Européenne.

 

C'est une raison de plus pour accepter l'initiative "10 millions" et de  refuser les "bilatérales III" qui mettraient encore plus la Suisse sous la tutelle de l'UE. On voit déjà aujourd'hui ce qui nous pendrait au nez si nous acceptions que les lois de l'UE priment sur les nôtres...

 

 

Complément

 

(Quelques calculs pour se fixer les idées)

 

Dans cette votation. le but n'est pas de bloquer toute immigration, c'est de juguler l'augmentation annuelle de la population résidente qui est actuellement anarchique car non-régulée. Il faut prendre sans tarder des mesures car le pays montre déjà des signes d'essoufflement: Il n'est plus en mesure d'offrir à la population les services qu'on attend de lui. Faute en est à cette démographie débridée et par l'acharnement de la droite politique à couper les budgets des services de l'Etat sous prétexte d'abaisser les impôts.

 


Conditions initiales des scénarios:

  • croissance annuelle des naissances = 0 (natalité en baisse)

  • population totale actuelle: 9 millions

 

3 scénarios:

 

  1. Refus de l'initiative:

    immigrés économiques: 100'000/an
    réfugiés: 0
    Naissances: 0

    Croissance annuelle de la population: 100'000/an
    On atteindra les 10 millions dans 10 ans (1000/100, an 2036)
    Il faudra construire 50'000 logements de plus chaque année
     

  2. Acceptation de l'initiative [ avec blocage total de l'immigration ]

    immigrés économiques: 0/an
    réfugiés: 0
    Naissances: 0

    Croissance annuelle de la population: 0/an
    On n'atteindra jamais les 10 millions
    Il ne faudra pas construire de nouveaux logements
     

  3. Acceptation de l'initiative [ avec blocage partiel de l'immigration ]
    (immigration suffisante pour contrebalancer le vieillissement de la population)

    immigrés économiques: 20'000/an
    réfugiés: 0
    Naissances: 0

    Croissance annuelle de la population: 20'000/an
    On atteindra les 10 millions dans 50 ans (1000/20, an 2076)
    Il faudra construire 10'000 logements de plus chaque année.
     

Conséquences de l'acceptation de l'initiative dite "des 10 millions"

  • La population augmenterait mais à un rythme modéré démocratiquement déterminé (par ex. 20'000/an)
     

  • Pour l'UE, on justifierait la limitation de l'immigration par la clause de sauvegarde puisqu'en comparaison européenne, la Suisse est le pays qui a le plus fort taux d'immigration. Les accords de libre échange ne seraient donc pas touchés et notre économie heureuse ! Les juristes de l'UE ne sont pas bêtes et ne veulent pas la mort de la Suisse, ils sont tout-à-fait capables de comprendre notre dilemme.
     

  •  Et dans 50 ans nous pourrons démocratiquement redéfinir notre politique d'immigration car nous pourrons constater les effets de l'initiative sur l'évolution de la population en Suisse

Une chose est sûre: si l'initiative est refusée, rien ne  sera fait et à terme ce sera la catastrophe ! Notre pays ne pourra pas continuer à se remplir, tel une baignoire déjà pleine, il débordera.

 

Si le Conseil Fédéral (et donc l'économie qui commande tout en Suisse) avait vraiment la volonté de contrer le phénomène de l'augmentation débridé de la population, il commencerait par supprimer cette promotion économique devenue contre-productive qui remplit la Suisse, années après années, de 80'000 unités. C'est bien la preuve que l'économie n'a aucune intention de faire baisser l'immigration économique et donc de soulager la population de tous les excès dont elle souffre aujourd'hui!

Pourquoi? Tout simplement parce que, pour elle, augmentation du nombre d'habitants = augmentation du nombre de clients !
Gling-gling (bruit de caisse enregistreuse) ! Du bien-être de la population, elle s'en fiche comme de sa première chemise...

 

 

L'avenir m'intéresse parce que c'est là que j'ai l'intention de passer mes prochaines années (Woody Allen)

 

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Si Grouchy arrive, dites-lui que ce n'est plus la peine
(Napoléon sur son lit de mort)

 

L’hégémonie américaine décrite par un géant de la tech 

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Antithèse/Bon pour la tête du 24 avril 2026

C’est effrayant de constater à quel point ces grands manitous sont déconnectés de la réalité que vivent les populations. Ils sont monomaniaquement engoncés dans leurs pratiques d’accaparement de la richesse publique et en oublient le but de l’existence.

Est-il, ce but, d’amasser toujours plus de richesses et de pouvoir?
Plutôt que de vivre heureux, de son travail et en paix avec ses voisins?

Du point de vue sociétal, ce but est-il d’agresser ceux qui ne pensent pas comme soi afin de les mettre au pas, de mettre le grappin sur leurs richesses, de régenter le monde à sa convenance?

Ne serait-il préférable de « Vivre et laisser vivre » ?

En parlant des Américains, voilà des gens dont la puissance militaire est sans égale. Mais, bizarrement, voilà aussi des gens qui sont morts de trouille. Il ont peur de tout, de leurs voisins, des autres, des noirs, des rouges, des jaunes, des Cubains, des Mexicains, des Chinois, de tous ceux qui ne sont pas blancs et chrétiens, et mêmes de Iraniens qui sont pourtant à 10’000 km de chez eux! Suprémacistes, il voient partout des conspirations en vue de les détrôner. Chaque citoyen est armé jusqu’aux dents afin de pouvoir se protéger de son gouvernement s’il débloque. Le pays est sur-armé: 1000 milliards de budget militaire en 2027!

C’est bizarre tout de même.

Car, d’un autre côté, ces Américains sont capables de faire des merveilles technologiques comme la visite de la lune (en ce moment la mission Artemis). Techniquement, c’est une sacrée prouesse, il faut être assez génial pour réussir une telle entreprise.

Ce qui est dommage hélas, c’est que le but de l’opération et, une fois de plus, d’y arriver avant les autres et donc de démontrer qu’on est les meilleurs, qu’on est les plus forts…

Compétition, compétition, re-compétition et malheur du monde!…

Alors qu’il serait tellement plus sympa d’associer ses forces pour que chacun aie de quoi vivre harmonieusement! On se partage équitablement les ressources plutôt que de se battre pour en avoir plus que les autres.

Parce qu’au final, on pourrait en théorie admettre qu’être riche c’est être heureux. Mais alors pourquoi se battre pour être encore plus riche que riche et crever de trouille?

Ils auront l’air malin ces super-riches, lorsque leur IA aura détruit toute vie sur terre. Ils auront scié la branche sur laquelle ils étaient assis !…

Aphorisme:
On va, on vient, on fait des livres, on envoie des tas de salutations à Pierre et à Paul, on attend la gloire, la fortune, et on claque en chemin (Paul Léautaud)

Autre aphorisme:
Jouissez de la vie, il est bien plus tard que vous ne le pensez ! (Claude Lelouch)
 

 

C’est pire que tu ne le penses (Seymour Hersh)

 

Table ronde après le film  "UNRWA, 75 ans d'histoire provisoire"

de Lyana Saleh et Nicolas Wadimoff projeté au City-Club Pully hier le 23 avril avec, de gauche à.droite: Barbara Hintermann (dir Terre des hommes), Philippe Currat (avocat), Philippe Lazzarini (ex commissaire général de l'UNRWA), Patrick Chaboudez (modérateur), Christian Levrat (dir UNICEF) et Irène Challand (productrice du film)

Suite

Ce que vous avez raté

 

La Suisse était dans la salle hier soir, pas à Berne, car notre gouvernement ne représente plus les voeux de la population mais ceux des lobbies qui le manipulent. Pour s'en convaincre, il suffit de voir les votes nominatifs des parlementaires qu'on peut consulter sur le Net. Dans les deux votes concernant l'UNRWA et le Hamas au Conseil National, on voit que les 39 membres du groupe d'amitié Suisse-Israël, ainsi que les 81 parlementaires qui votent toujours comme eux, y ont la majorité absolue, 120 voix sur 200. En conséquence, Israël, par leur intermédiaire, peut introduire n'importe quelle loi en Suisse, personne n'est en mesure de s'y opposer.

 

Faire la paix en Palestine

 

C'est tout simple, il suffit de trouver quelles sont les causes de cette guerre et ensuite d'y remédier.

 

En 1948, des Juifs venant de toute l'Europe, après avoir perdu 6 millions d'entre eux dans les camps nazis, reçurent de l'ONU la permission de  s'établir en Palestine. Le monde avait été sidéré par la Shoah et voulait ainsi accéder aux voeux légitimes des survivants de disposer d'une patrie sûre. Dans ce but, l'ONU leur concéda 55% du territoire palestinien. Mais, funeste oubli, elle ne tint pas compte de l'opposition de ceux qui habitaient déjà ce pays.

 

Les Palestiniens refusaient depuis longtemps d'accueillir ces sionistes sur leur territoire, arguant que c'était aux Allemands de réparer le mal qu'avaient fait les nazis au peuple juif, pas les Palestiniens, qui n'en pouvaient rien.

 

Il faut dire que les sionistes déboulaient en Palestine avec la volonté de recréer le Grand Israël (de l'Euphrate à la mer), et d'en chasser tous les non juifs. Cela signifiait envahir non seulement la Palestine, mais à terme aussi le Liban, la Jordanie, la Syrie, l'Irak et l'Iran et d'en chasser leurs
habitants. Il n'est donc pas étonnant que tous ces peuples se soient ligués contre cet envahisseur qui annonçait vouloir les chasser de chez eux. N'importe-qui à leur place aurait fait de même.

 

Le conflit était donc inévitable et se déclencha le 14 mai 1948 lorsque Ben Gourion déclara la renaissance d'Israël. Résultat: trois quarts de siècle  plus tard, la guerre dure toujours et Israël s'est fait 400 millions d'ennemis en saccageant leurs pays les uns après les autres. Sans l'aide de son allié américain, il ne tiendrait pas un mois face à cette coalition. Les Israéliens sont donc condamnés à vivre éternellement en état de guerre et à dépenser le tiers de leur budget pour leur défense. Pas jojo comme avenir!...

 

De leur côté, les Palestiniens sont à bout de force, leur pays n'est plus qu'un tas de ruines, la surface de leur territoire diminue comme peau de chagrin car leurs terres sont impunément volées par leurs ennemis, leur survie ne dépend que de l'aide internationale et, chaque jour, en moyenne, 120 d'entre eux sont assassinés par les Israéliens. C'est clair qu'ils ne vont jamais oublier qui sont leurs persécuteurs!...

 

La solution est pourtant simple et ne dépend que de la  volonté des Israéliens. S'ils veulent pouvoir vivre en paix, et déjà survivre aux horreurs qui leur tomberont dessus lorsque ces 400 millions d'ennemis trouveront une faille à leur défense, ils doivent renoncer à leur Grand Israël et laisser les Palestiniens vivre libres et indépendants. Ces derniers n'attendent que cela et l'accepteront aussitôt.

 

En contrepartie, les Palestiniens renonceront à détruire Israël, immédiatement imités par tous les pays du Proche-Orient qui, eux aussi, n'attendent que ça. La confrontation sera remplacé par la collaboration pour mettre en valeur cette magnifique région "où coule le lait et le miel", pour le plus grand bénéfice de tous.

 

Ce ne sera pas facile, car il faudra neutraliser les velléités guerrières des extrémistes des deux bords et résister aux marchands de canons qui vivent du malheur des autres, mais c'est l'unique solution pour que  le Proche-Orient puisse enfin vivre paisiblement.

 

Post Scriptum:

 

Le Grand Israël et l'éradication des non juifs constituent une menace directe pour les payés visés, raison pour laquelle les Israéliens doivent abandonner leurs idées sionistes s'ils veulent vraiment la paix. Abandonner aussi les guerres préventives qui sont des menaces permanentes pour leurs voisins. Faire la guerre en pensant que son adversaire la prépare est un drôle de concept! Même chose pour les ruptures unilatérales de trèves sous différents  prétextes, qui réduisent à néant la notion de parole donnée. Abandonner aussi les assassinats ciblés d'ennemis en territoire étranger, les survols de drones d'observation (et quelquefois d'agression), l'emprisonnement de Palestiniens sans jugement, leur torture, l'espionnage  des communications, le vol de terres sous différents prétextes (région militaire ou archéologique entre autres), l'édification de colonies juives en Palestine occupée, l'édification de murs de séparation (création de ghettos), l'assassinat de paysans palestiniens par les colons juifs ultra orthodoxes (jamais puni par la loi israélienne), le blocage de l'aide alimentaire et sanitaire internationale, l'interdiction d'action des ONG, l'assassinat ciblé des journalistes et photographes, l'interdiction d'accès aux zones de guerre pour ces derniers, le non respect des résolutions de l'ONU, le non respect des conventions internationales, l'ingérance politique en pays étrangers, en Suisse et aux USA notamment, etc. La liste est longue.

 

De leur côté, les Palestiniens doivent cesser leurs actions terroristes. En fait ils n'ont pas le choix des armes et sont contraints d'utiliser cette "arme des pauvres" car ils n'ont pas la possibilité d'avoir une armée conventionnelle, la souveraineté d'un pays leur étant refusée par les Israéliens et les Occidentaux (alors qu'Israël dispose d'une des armées les plus efficaces au monde). A noter que les conventions internationales stipulent qu'un peuple a le droit de se défendre (non valable pour les  Israéliens puisque ce sont eux les agresseurs). En résumé, il leur faut renoncer à vouloir détruire Israël. Après 78 ans de guerres, il sont prêts à accepter la présence de l'Etat hébreux sur leur sol à condition qu'eux-mêmes puissent également disposer de leur propre Etat. Yasser Arafat l'avait d'ailleurs fait inscrire dans la charte de l'OLP.

 

La contrepartie à tous ces renoncements sera de rétablir enfin la paix au Proche-Orient, une paix définitive parce que négociée et acceptée par les deux parties.

 

Je demande pardon à mes amis juifs pour cette liste à charge, je sais qu'elle leur fera de la peine. Mais si on veut résoudre un problème, il faut savoir en exposer les causes sans fausse pudeur.

 

 

Le meilleur moyen de savoir si vous pouvez faire confiance à quelqu'un c'est de lui faire confiance (Ernest Hemingway)

 

Nucléaire: le choix contraint

 

Texte publié en commentaire à l'article de Jonathan Steimer dans Antithèse/Bon pour la tête du 17 avril 2026

 

Tiré à part de ce texte en PDF
 

Non, désolé Monsieur Steimer, l’option nucléaire est définitivement à oublier (de même que la croissance perpétuelle d’ailleurs) !

Pour plusieurs raisons.

Dangers

D’abord c’est une énergie trop dangereuse pour un petit pays comme la Suisse. Imaginez un accident du genre de Tchernobyl, ou un bombardement dû à un acte de guerre ou de terrorisme (dispersion des produits de fission hautement radioactifs): le tiers de la surface du pays deviendrait inhabitable à tout jamais à vue humaine. Ce n’est pas envisageable car ce serait tout simplement la fin de la Suisse.

Une destruction volontaire, bien qu’interdite par les conventions internationales, n’est plus inimaginable au vu de ce qui se passe dans le monde actuellement: les Israéliens et les Américains se sont attaqués aux centrales iraniennes. Les conventions internationales sont foulées aux pieds par les puissants, qui perdent toute mesure et je dirais même, la boule…

Coûts

La production d’électricité par le nucléaire est déjà aujourd’hui devenue non rentable. Car si on voulait relancer cette filière, on ne pourrait raisonnablement le faire qu’avec du thorium, effectivement moins dangereux (excursion accidentelle impossible, moins de déchets). Mais il faudrait dans les 20 ans pour en développer une version commercialisable. Et dans 20 ans, les énergies renouvelables, avec leurs combustibles gratuits (soleil, vent, eau) seront bien installées et seront sans comparaison du point de vue du prix de revient.

 

Qui dit mieux que du combustible gratuit pour l’éternité ?

Dimensionnement

La vraie révolution aujourd’hui est la production décentralisée d’énergie, car avec le solaire, chaque bâtiment est maintenant en mesure de produire sa propre énergie électrique, c’est l’autarcie totale, le rêve. Une fois construite, l’installation productrice ne coûte plus rien. Qui dit mieux? On ne dépend plus de producteurs ou d’intermédiaires qui ne pensent qu’à faire de l’argent.

C’est d’ailleurs pour cela que le développement du photovoltaïque a pris du retard en Suisse, car les producteurs d’électricité ont, dès le début, freiné des quatre fers afin de ne pas perdre leur source de revenu et leur monopole. Car une maison équipé solaire est un client de perdu pour eux, ils ne lui vendront plus d’électricité puisqu’elle en produit elle-même.

L’arrivée sur le marché de batteries dix fois moins chères, la création de petits réseaux locaux de consommateurs, le couplage avec le chauffage à distance, la gratuité éternelle des combustibles, sont des arguments qui devraient inciter nos élites à abandonner définitivement la filière nucléaire.

Au lieu de dépenser des milliards à construire de nouvelles centrales atomiques, nous devrions plutôt consacrer cet argent à subventionner la production locales d’équipements producteurs d’énergies durables et ainsi développer et maintenir une industrie locale qui devrait être considérée comme stratégique pour l’existence du pays. D’autant plus que ces énergies-là sont faites pour de petites entreprises, beaucoup plus résilientes en cas de crise que de grands groupes multinationaux qui délocalisent et licencient au moindre vent contraire.

Urgence

On nous rebat les oreilles avec la soi-disante urgence de devoir disposer de plus d’électricité. Mais s’il faut 20 ans pour remettre en route la désuète filière atomique (il ne reste que pour 130 ans d’uranium dans les mines), où est l’avantage? Franchement, il vaut mieux investir sans tarder dans la production d’énergies dont les combustibles seront éternellement gratuits et qui nous sortiront de notre dépendance envers l’étranger autant du point de vue des combustibles que des équipements.

D’ailleurs, peu le savent, mais en 2024, la Suisse a produit un excédent d’électricité de 23,6 TWh, soit 29% du total, équivalent à la production de ses centrales nucléaires! La Suisse aurait donc pu totalement se passer de la production de sa filière nucléaire cette année-là!

Et je ne parle même pas des immenses réseaux de lignes à très hautes tension qui enlaidissent le paysage et qu’on pourra démonter lorsque chaque bâtiment produira sa propre énergie et son propre chauffage.

Sans parler des militaires, qui devraient voir arriver avec plaisir l’établissement de production d’énergie décentralisée, bien plus résilientes en cas de guerre que des usines facilement prises pour cibles par les ennemis. Demandez aux Ukrainiens ce qu’ils en pensent!…

Pour conclure, c’est très simple: la Suisse doit sortir au plus vite d’un mode de pensée tourné vers le passé.

Les « gros machins » c’est terminé. Il faut miser sur la décentralisation, sur les petites entreprises locales qui donnent du travail à nos gens et qui évitent les grands trajets entre producteurs et consommateurs (pollution, prix, temps perdu, qualité, etc.). Il faut miser sur la diversification de la production d’énergie et sur les combustibles gratuits.

Les tanks, obusiers lourds, avions offensifs tels les F-35, tout cela c’est terminé, c’était l’armée de grand-papa. L’ère des petits drones furtifs, rapides et pas chers est arrivée, c’est le meilleur exemple. La résilience grâce à la miniaturisation, à la dispersion géographique, aux contre-mesures et aux faibles coûts est arrivée. Demandez aux Ukrainiens ce qu’ils en pensent!…

C’est le moment de revoir notre fonctionnement car, révélations après révélations (Epstein, Netanyahou, Nord Stream), couacs après couacs (logiciels, achats militaires, finances), la population est en train de perdre confiance en ses élites.

Repartons d’un bon pieds avec un nouveau concept de société plutôt que de refaire les erreurs du passé !

 

 

Oublier le passé, c'est se condamner à le revivre (Primo Lévy)

 

80 ans de l’ONU: le multilatéralisme à l’épreuve de l’ère algorithmique

 

Texte publié en commentaire à l'article d' Igor Balanovski dans Antithèse/Bon pour la tête du 14 novembre 2025

 

D'accord pour le constat: l'ONU a atteint sa limite et n'est plus capable de maintenir la paix dans le monde. J'y vois personnellement deux causes.

D'abord le fameux droit de veto que se sont octroyé les 5 grandes puissances. Conçu dans l'esprit de consensus pour la paix qui existait à l'époque, ce droit s'est petit à petit dévoyé et a instrumentalisé l'ONU jusqu'à pérenniser des situations injustes et des décisions inappliquées. Le fameux "deux poids deux mesures".

Dès lors, la prévisibilité des décisions a amené à un bi polarisme délétère qui a finit par bloquer les rouages de l'organisation. Le jeu des intérêts a finit par prendre le dessus sur la volonté de pacifier le monde.

Ensuite l'ONU est devenu un monstre bureaucratique doté d'une kyrielle d'employés et d'agences qui pourraient, pour beaucoup, être supprimés sans que cela ne change quoi que ce soit à l'inefficacité du "machin" comme l'appelait de Gaulle.

La conséquence de cette "ceinture de graisse" est que le système est dépendant de son financement et comme ce dernier est proportionnel aux PIB des pays membres, ce sont une fois de plus les plus puissants qui font la loi. Il suffit que le plus gros d'entre eux refuse de verser sa part pour que l'ONU soit paralysée. C'est devenu un moyen de pression, un moyen de dicter ses volontés.

Voilà donc deux points qu'il est facile d'imaginer corriger: supprimer le droit de veto et faire en sorte que l'administration puisse encore fonctionner avec seulement la moitié de son budget. Ainsi, si un de ses gros donateurs fait défaut, le système continuera à fonctionner.

Cela fait, il faudra encore imaginer un système de gouvernance qui permette à chaque membre de s'y exprimer et d'avoir une chance de se faire entendre. On pourrait alors proposer un système "à la Suisse" qui maintienne l'équilibre entre petits et grands tout en permettant au système de prendre des décisions. Et sans cette unanimité des votes qui paralyse l'Union Européenne!

Tout cela ne pourra se faire avec la structure actuelle puisque les mécanismes du pouvoir sont en mains des grandes puissances. Il faudra donc probablement en passer par la création d'une ONU 2.0 à laquelle ne seront affiliés que les pays qui en accepteront sans réserve la charte.

Et puis il faudra un "susucre" pour amorcer la pompe. On pourrait partir du principe que tous les membres auront le désir de participer à un système non plus éternellement conflictuel mais orienté "paix".

Pour cela, nous pourrions imaginer que les membres de cette nouvelle ONU commercent prioritairement entre eux. Ceux qui refuseront "cette charte de paix" verront leurs échanges commerciaux fortement diminuer avec leurs anciens partenaires, ce qui les incitera à rallier cet ONU 2.0.

Etant entendu que le but de cette nouvelle organisation sera d'organiser un nouvel ordre mondial basé sur la prééminence de la paix et de la sincérité. Le monde passera ainsi petit à petit de l'accaparement des ressources au profit d'une minorité, au partage de celles-ci au bénéfice de tous.

Le but ultime étant de pacifier le monde et d'économiser les ressources de la terre afin que l'Humanité perdure.

Franchement, est-il raisonnable, à l'époque de l'intelligence artificielle et de la physique quantique, de se battre comme des chiffonniers pour accaparer des ressources que nous pourrions simplement nous partager équitablement ?
 

 

Pourquoi les guêpes et les moustiques ne figurent-ils jamais dans la liste des espèces en voie de disparition?  (Le Chat, Philippe Geluck)

 

Écoutes, chantage et lobbying: la manipulation israélienne de la Maison-Blanche ne date pas d'hier

Texte publié en commentaire à l'article d'Amèle Debey publié dans L'Impertinent du 12 avril 2026

Voilà du lourd, merci l'Impertinent !

 

Bill Clinton menacé par l'existence d'enregistrements de conversations salaces avec Monika Lewinski, le Mossad ayant piraté 4 lignes téléphoniques de la Maison blanche.

 

La guerre contre l'Irak préparée dès 1966 par des "néoconservateurs proches d'Israël" qui occupèrent ensuite des poste clé au gouvernemnt US qui décida de la guerre en 2003.

 

Obama espionné par le Mossad alors que Netanyahou était lui-même sous écoutes de la NSA. Ce qui dévoila qu'Israël fuitait des informations à des groupes de juifs américains et à des membres du Congrès afin d'influencer la politique américaine.

 

Guerre de Gaza: Netanyahou refusait de planifier l'après-guerre, ne tenait pas ses promesses faites à Biden en privé, saborda l'accord de cesser-le-feu de mai 2024 au dernier moment en y rajoutant 6 nouvelles conditions déjà refusées par le Hamas. Ce qui a fait dire à Biden (à Netanyahou) "arrête de me raconter des conneries!"

 

"Documentées par le New York Times, le Wall Street Journal, des témoignages sous serment et des livres s'appuyant sur des sources officielles américaines. Elles décrivent un État qui a systématiquement utilisé la pression, l'espionnage et le lobbying institutionnel pour orienter la politique étrangère de la première puissance mondiale."

 

On sait donc maintenant qui espionne qui et qui manipule qui.

 

Finalement, c'est la même chose qu'on voit dans les cours d'écoles: un petit teigneux qui excite un gros lourd à taper sur les faibles de la classe...
 


Scandales, pots-de-vin, accidents, meurtres, hoologanisme, magouilles, dénonciations, dopage, coups bas, tricherie, caisses noires, inculpation, violence, l'important c'est de participer
(Le Chat, Philippe Geluck)
 


Citation: "Un élément central de cette séquence réside également dans l’implication de la Chine…"


Depuis le début de cette guerre israélo-américaine contre l’Iran, je n’ai rien lu de ce qui pourrait laisser supposer que la Chine est à la manoeuvre en sous-main. Avez-vous des informations concrètes pour l’affirmer?


C’est difficile de dégager une vue réaliste de la situation tant la propagande des deux parties est intense. Bien souvent, les commentateurs attribuent des intentions cachées aux uns et aux autres sans éléments concrets pour l’affirmer. En avez-vous?


Un exemple de propagande est le fait que les dégâts que font les missiles du Hezbollah à Israël sont minimes aux dires de ce dernier. Quelques dégâts aux bâtiments à la frontière nord, éventuellement un ou deux blessés, mais rarement des morts. Même chose pour les missiles iranien. Est-ce pour minimiser l’efficacité des attaques ennemies alors que dans l’autre sens Tsahal tue et détruit à tour de bras?


Pourquoi s’acharner sur ce pauvre Liban, plus de 200 morts et plus de 2000 blessés en 10 minutes qu’a duré l’attaque d’avant hier? Pourquoi tant de disproportion alors que les attaques du Hezbollah ne font que quelques piqures de moustiques à Israël aux dire de ce dernier?

On peut imaginer ce qu’on veut mais il reste un élément qu’on ne peut nier: les sionistes sont arrivés en Palestine en 1948 avec la justification que leur Dieu leur avait ordonné de recréer le Grand Israël et d’en chasser tous les non-juifs.


Et c’est bien ce qu’ils font. Il détruisent tout ce qu’ils peuvent au Liban, en Syrie, en Jordanie et maintenant en Iran afin que ceux qui sont dans le périmètre de leur Grand Israël partent et ne reviennent plus. Cela, au moins, on en est sûr puisque ce sont eux qui l’ont dit et écrit! Il semble donc que le soi-disant danger existentiel que court Israël ne soit qu’un prétexte pour mener à bien son projet sioniste de colonisation de tout le Proche-Orient.


La preuve?

Il suffirait que le gouvernement israélien propose la paix aux Palestiniens pour que celle-ci s’installe immédiatement dans tout le Proche-Orient tellement ses adversaires (et certainement aussi le peuple israélien) sont las de cette guerre. Mais manifestement il ne le veut pas, ce qui tend à prouver que ce qu’il veut ce n’est pas la paix mais réaliser son projet messianique.
 

 

On va, on vient, on fait des livres, on envoie des tas de salutations à Pierre et à Paul, on attend la gloire, la fortune, et on claque en chemin (Paul Léautaud)

 

Il faut écouter le colonel Boris Chollet
ancien responsable du Service de Renseignement Militaire, il dit des choses intéressantes !

 

https://www.antithese.info/entretiens/nos-politiciens-ne-veulent-pas-se-mettre-a-dos-lunion-europeenne/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=edition-261&utm_content=entretien

 

Entre autres, que le peuple suisse devrait un peu plus décrypter l'information plutôt que de la prendre telle que le veulent ceux qui entendent nous manipuler. Lire entre les lignes et décoder les informations "à faible bruit"...

D'après lui, ce sont les occidentaux (profitant d'un exercice de l'Otan) qui ont saboté les pipelines Nord Stream amenant le gaz russe en Europe. Ce que confirme d'ailleurs le journaliste américain Seymour Hersh qui va encore plus loin en précisant, preuves à l'appui, que c'est une opération des Américains.

Autre déclaration intéressante: en Suisse, tous les serviteurs de l'Etat qui ont une vue constitutionnelle de la neutralité, en opposition à celle du Conseil Fédéral (relative), sont mis sur la touche. Selon lui, ceux qui sont susceptibles de faire obstacle au rapprochement avec l'UE sont systématiquement écartés. C'est par exemple le cas de Jacques Baud (ancien du SR) et de Jean-Daniel Ruch (ancien diplomate).

Il déplore également le départ de Pierre-Alain Fridez, le grand spécialiste du F-35 au Parlement.

Son constat sur l'état de la Suisse est alarmant. Plus personne n'a de vraie carrure politique au gouvernement, tout le monde s'aligne sur les idées dominantes, notamment au sujet de l'UE. Le résultat en est que la Suisse perd son statut de pays neutre et, en fin de compte, son indépendance. "Nos politiciens ne veulent pas se mettre à dos l’Union Européenne".

Il confirme également la mainmise du lobby pro-israélien sur notre Parlement. Ce qui explique l'achat de drones de ce pays, impropres à un usage sous nos latitudes, et des étonnantes décisions relatives à l'UNRWA et au Hamas.

Nos décideurs militaires ne sont pas corrompus mais obnubilés par l'aura de ceux qui font réellement la guerre, contrairement à eux, qui ne font que de s'y entraîner. Cela explique les achats d'armes inappropriées "les yeux fermés" tels que les F-35 par exemple.

Il faudra lire attentivement le texte qu'on nous présentera lors de la votation prochaine sur le paquet d'accords avec l'UE car il s'y dissimule des engagements pénalisants pour notre pays. Entre autres que la Suisse devra verser 350 millions par année au fonds de compensation de l'UE au lieu des 150 actuels, et ce sans garantie que cela n'augmente pas encore plus à l'avenir.

Sans compter que cette contribution a déjà été inclue par Usrsula von der Leyen dans les 800 milliards du fonds alloué au réarmement de l'UE, ce qui, de facto, met la Suisse dans le camp militaire de l'UE et contredit formellement son statut de pays neutre.

 

La politique n'est pas la recherche du bien commun, c'est l'art d'aligner des intérêts convergents sur le dos d'un tiers (Théorie des choix publics)

 

L’exhibitionnisme de la cruauté

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet publié dans Bon pour la Tête du 20 février 2026:

https://www.antithese.info/articles/lexhibitionnisme-de-la-cruaute/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=edition-261&utm_content=article-1

Le peuple israélien se fait manipuler par son gouvernement, qui entretient et amplifie la peur à son profit.

Malheureux Israéliens manipulés par les plus extrémistes d'entre eux! Se rendent-ils compte du mal qu'ils se font à eux-mêmes? Se rendent-ils compte qu'ils sont en train de se faire un magistral autogoal?

A la fin de la guerre 39-45, les horreurs de la Shoah furent révélées et le monde entier en fut bouleversé. Que des humains puissent être à ce point cruels envers d'autres humains dépassait l'entendement. Il s'ensuivit un retournement des mentalités qui, petit à petit, éradiqua l'antisémitisme. Des lois anti racistes furent promulguées dans ce but, en Suisse notamment. Et, effectivement, cette plaie de l'humanité disparu de l'actualité.

Dans l'intervalle, les Juifs avaient recréé Israël, en s'emparant des 55% de la Palestine que l'ONU leur avait concédé. "En s'emparant" car l'attribution d'une partie du territoire palestinien s'était fait sans l'accord des principaux intéressés: ceux qui y habitaient.

Dès l'apparition des premiers congrès sionistes, ils s'y étaient opposés, arguant, non sans raison, que c'était aux Allemands de corriger le mal que leur parti nazi avait fait aux Juifs, pas aux Palestiniens, qui n'en pouvaient rien. L'ONU passa outre et ce fut ce qui déclencha la guerre israélo-palestinienne qui ensanglante tout le Proche-Orient depuis 1948.

Aphorisme:
"Une injustice ne peut pas être rachetée par une autre injustice" (Anjuska Weil)

Notons en passant que la déclaration Balfour de 1917, déclarant accepter la création d'un Etat juif en Palestine, stipulait que cela devrait obligatoirement se faire dans le respect des droits et croyances de ceux qui habitaient déjà le pays.

La création d'Israël fut considérée comme une déclaration de guerre par les Palestiniens puisqu'elle les privait des 55% de leur territoire et obligeait 750'000 d'entre eux de quitter leurs terres et de devenir apatrides, les plongeant dans le malheur.

Elle fut également considérée comme une déclaration de guerre par tous les pays du Moyen-Orient pour deux raisons: d'une part le territoire palestinien était considéré comme terre sacrée par la religion musulmane, et d'autre part parce que les sionistes "annonçaient la couleur": ils entendaient recréer le Grand Israël, de l'Euphrate à la mer, et vider ce territoire de toute présence non juive.

C'était l'essence de la théorie sioniste, que la majorité des Juifs d'alors rejetait. Ce fait est peu connu mais, en effet, la plupart des Juifs étaient opposés à la création d'Israël pour différentes raisons trop longues à développer ici. Mais les persécutions nazies changèrent la donne et firent basculer les opinions.

Comme déclaration de guerre, on ne pouvait faire plus explicite puisque ce Grand Israël ne pouvait se faire que par l'expropriation des peuples qui l'habitaient: les Palestiniens, les Libanais, les Jordaniens, les Syriens, les Irakiens et les Iraniens. Il n'est donc pas étonnant que tous ces peuples se soient dressés comme un seul homme contre ces colons messianiques qui entendaient les chasser de chez eux!

Au fil du temps, les Israéliens surent habilement tirer parti des injonctions au massacre que contient leur Torah, notre Ancien Testament, auquel il se réfèrent pour justifier leur colonisation. Cela renforça leur conviction d'être dans leur bon droit, malgré l'illogisme de cette aspiration. Comment peut-on revendiquer un territoire duquel on a été chassé deux mille ans auparavant?

C'est un peu comme si les Bernois disaient aux Vaudois "nous étions maîtres chez vous il y a 400 ans, nous revenons!"

Et puis, il faut avoir une base commune pour pouvoir justifier un consensus, dans ce cas une religion commune. Vouloir imposer une décision au moyen de la religion à un peuple qui n'a pas la même croyance est impossible. C'est comme parler deux langues différentes qui rend impossible toute acceptation.

Au fil du temps, Les Israéliens ont gagné toutes les guerres qui les ont opposés à leurs ennemis (les 400 millions de gens qui habitent les pays convoités), confortant leur domination. Restait encore l'Iran à soumettre, le plus grand pays de tous, et c'est là que nous en sommes en 2026.

Dans cette histoire, les Israéliens n'y sont pas allés "avec le dos de la cuillère": ils ont systématiquement bafoués les accords internationaux et toutes les souverainetés, les bombardant sans vergogne, forts de leur puissance militaire. Ils n'ont cessé d'y assassiner leurs opposants politiques, même durant les trêves et périodes de négociation. Ils n'ont cessés leurs survols de pays souverains au moyens de leurs drones d'observation.

Et l'apartheid qu'ils mirent en forme dans leurs lois et leurs pratiques leur firent dépasser toute mesure à tel point que leurs colons messianiques tuent pratiquement chaque jour de malheureux paysans palestiniens, arrachent leurs oliviers et volent leurs terres en toute impunité et avec la bénédiction de leur gouvernement. En 2026, ils en sont arrivés à rendre quasiment impossible la création d'un Etat palestinien tant ils l'ont morcelé en y créant des colonies juives interdites aux Palestiniens.

Nous en sommes là.

Résultat: en trois quarts de siècle, les Israéliens ont réussi le tour de force de se faire 400 millions d'ennemis, soit tous les pays qui les entourent, sans exception.

Il en sont maintenant à vouloir anéantir le plus grand des pays convoités: l'Iran. Pas seulement le soumettre mais le détruire systématiquement, à "l'Oradour-sur-Glâner", comme ils ont fait à la malheureuse cité de Gaza, sur laquelle ils ont déversé l'équivalent de six fois la bombe atomique d'Iroshima, détruisant 85% des constructions et tuant plus de 80'000 de ses habitants et en estropiant plus de 200'000. Ils ont même détruit méthodiquement son sol en l'inondant d'eau salée, le rendant impropre à toute culture pour des décennies. Et on ne parle même pas de l'histoire pluri-millénaire de cette ville, anéantie maintenant à tout jamais.

Restent deux questions:

1. les Israéliens pensent-ils pouvoir asseoir définitivement leur domination sur tout le Proche-Orient, malgré les malheurs qu'ils y ont provoqués et les 400 millions d'ennemis qu'ils s'y sont faits?

2. Par quel miracle ont-il réussi à se faire appuyer inconditionnellement par les USA, pourtant le pays le plus puissant au monde? Sans eux il ne pourraient pas résister plus d'un mois à une coalition de leurs ennemis. Sont-ils conscients que la diminution inéluctable des besoins en pétrole risque bien de rendre caduque cette association?

Et un constat:

Franchement, je dois me faire violence pour faire part du constat ci-dessus car je sais qu'il fera de la peine à mes amis juifs. J'ai cependant l'espoir qu'il contribuera à leur faire prendre conscience que nous sommes maintenant arrivés au maximum du tolérable. Il n'y a plus qu'un choix de société possible: celui de la paix. Et ce sont les citoyens israéliens qui, seuls, ont le pouvoir d'en décider. Leur ennemis sont las de cette guerre et accepteraient sans hésiter leur proposition de paix.

Réfléchissez frères israéliens: c'est tellement bon de pouvoir vivre sereinement sans voir un ennemi derrière chaque ombre!

Et de pouvoir consacrer les immenses sommes destinées jusqu'ici à l'armée, au bonheur de votre peuple.
 

 

"Une injustice ne peut pas être rachetée par une autre injustice" (Anjuska Weil)

 

La guerre sans visages: le Moyen-Orient à l’heure de la censure de la mort

 

Texte publié en commentaire à l'article de Sid Ahmed Hammouche publié dans Bon pour la Tête du 27 mars 2026:

https://www.antithese.info/articles/la-guerre-sans-visages-le-moyen-orient-a-lheure-de-la-censure-de-la-mort/

Imagine-t-on ce que signifie ce qui se passe en Iran?

Israël et les USA anéantissent (« vernichten » en allemand) un pays de 90 millions d’habitants. Ils réduisent à néant tout ce que les citoyens de ce pays ont construit au fil du temps, ils veulent le rayer de la carte.

Ils bombardent systématiquement, méthodiquement, tout ce qui permet à l’Iran de se défendre (bases militaires), de produire ce qui lui permet de vivre (usines, centrales électriques), ce qui lui permet d’obtenir des devises (pétrole, gaz) et ce qui permet au pays d’exister (habitations, écoles, hôpitaux, lieux de culte, routes, bâtiments administratifs et même leur histoire).

Ils assassinent sans procès ni avertissement les dirigeants, à commencer par le chef suprême, atomisé à son domicile, et plus tard ses successeurs, tous assassinés au fur et à mesure de leurs nominations.

Et puis bien-sûr ils tuent la population à tour de bras.

Tuer un homme, ce n'est pas défendre une idée, c'est tuer un homme (Sébastien Castellion, né en 1515)

Comment imaginer que l’écroulement, tels des châteaux de cartes, des bâtiments bombardés ne tuent pas leurs occupants? Cela fait des milliers de tués, des dizaines de milliers de blessés, des milliers de familles qui pleurent leurs morts. Comment imaginer que ces familles-là ne maudissent pas leurs agresseurs?

Les Israéliens, dont on voit les dirigeants à la TV, les visages emplis de haine et de mépris (voire rigolards si on observe certains de leurs ministres).

Ces Américains pétris de religion chrétienne évangélique qui se permettent de tuer, la bouche en coeur, au nom du retour sur terre de leur messie? C’est cela leur « God bless you », leur « tu ne tueras point »?

Comment imaginer que ces ces victimes-là me maudissent pas ce président US qui affirme aller se « promener » en Iran, aller « s’amuser » sur l’île de Kharg, pour mettre ce pays au pas? Ce président-là est à coup sûr maudit par ses victimes, ainsi que toute sa lignée pour les 100 générations à venir!

Et, avec toutes ces mamans, ces papas, bébés, enfants, oncles, tantes, grand-papas, grand-mamans tués ou estropiés en masse et ce pays ruiné qui en aura pour des générations à se reconstruire, on imagine les obliger à courber l’échine, à faire la paix?

Mais comment ces Israéliens, ces Américains, ces terroristes institutionnalisés qui ont détruit ce pays, leurs habitants, leurs moyens d’existence et le fruit du travail de leurs vies, peuvent-ils imaginer une seule seconde qu’ils font oeuvre de paix?

Que diraient-ils si c’était eux qui étaient victimes de cette folie guerrière? Que diraient-ils si c’était leurs mamans, leurs papas, épouses, maris, enfants, bébés, oncles, tantes, grand-papas, grand-mamans qui étaient ainsi tués ou estropiés?

Alors bien-sûr l’Iran est un pays dont les citoyens ont fait l’erreur historique de porter à leur tête des religieux fanatiques qui ont « Orwellisé » le pays et dont ils n’arrivent pas à se débarrasser. Mais c’est leur affaire, pas celle des Israéliens et des Américains pétris de bonnes intentions (ou plutôt d’intérêts…). Est-ce une raison pour aller les « Oradour-sur-Glâniser »?

Les Iraniens ont-ils attaqué Israël? Non, c’est plutôt ce dernier qui a envahit en 1948 le territoire palestinien musulman sans l’assentiment de ses habitants et qui maintenant les élimine méthodiquement pour prendre leur place. Les Iraniens, tout comme les Palestiniens, résistent, il faut tout de même s’en souvenir!

Les Iraniens ont-ils attaqué les USA? Evidemment pas, les Iraniens résistent à une agression, c’est tout!

Alors de quel droit?

Les citoyens du monde regardent ce drame avec effroi et sidération. Ils ne comprennent pas et ont une infinie pitié de ce peuple qu’on martyrise.

S’il-vous-plaît, frères israéliens et américains, stoppez ce massacre! La guerre est une horreur absolue qui devrait être éradiquée de l’esprit humain. C’est un non-sens absolu de s’entretuer ainsi…
 

 

Tuer un homme, ce n'est pas défendre une idée, c'est tuer un homme (Sébastien Castellion, né en 1515)

 

Interview de Jacques Baud par L'Impertinent (Amèle Debay, 15 mars 2026)
"La guerre en Iran est basée sur des mensonges, comme toutes les précédentes"

00:00 Toujours sanctionné, toujours debout
03:16 Causes de la guerre en Iran: pourquoi l'argument du nucléaire est bidon
12:33 L'argument démocratique et la mainmise extérieure
20:08 «Couper la tête du serpent»: un non-sens stratégique
29:07 Les risques de sous-estimer l'adversaire
32:11 Une guerre de diversion?
36:53 Différence entre stratégie et tactique
43:20 Combien de temps cette guerre va-t-elle durer?
50:46 Bases américaines: de la protection à la menace
01:01:48 Utilisation illégale du phosphore blanc: une tradition israélienne
01:06:00 Des décennies de guerres absurdes et illégitimes: le droit international à géométrie variable
01:16:33 Manipulation médiatique: des propos révoltants sur le service public
01:20:40 Ingérence russe dans la campagne contre la SSR?
01:26:30 Propagande ou désinformation: l'importance de faire la différence
01:28:57 La déficience du processus de décision européen
01:39:15 Sans peur et sans reproche

 

La politique est l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde (Paul Valéry)

 

 
Israël s'est créé autoritairement en 1948 et a occupé 55% de la Palestine sans l'autorisation de ses habitants, mais bien avec celle de la SDN, en chassant 750'000 de ceux qui y habitaient. Au fil du temps, il a été attaqué, mais a lui-même aussi agressé tous les pays limitrophes avec ses assassinats ciblés et ses bombardements, s'en faisant des ennemis irréductibles.
 
Populations, en millions d'habitants:
 
Israël 10 millions contre Palestine 5.6, Jordanie 11.5, Liban 5.8, Syrie 26.2, Irak 47.6, Egypte 119.6, Arabie Saudite 34.9, Yemen 42.5, Emirats Arabes Unis 11.5, Koweit 5.1,  du Quatar 3.1 et maintenant l'Iran avec 93 millions, soit un total de 405.4  millions
 
Israël, 10 millions d'habitants, est donc entouré de 405.4 millions d'ennemis, 40 fois plus nombreux.
 
Mais Israël est soutenu par les USA (348 millions d'habitants), dont l'intérêt est de disposer d'un allié au Proche-Orient pour sécuriser l'accès aux puits de pétrole de ces pays aux entreprises américaines. Cet état de fait explique en partie l'obstination du président US à imposer le pétrole comme carburant principal pour son pays.
 
Alors question:
Que deviendra ce soutien lorsque l'électricité aura pris le dessus sur les carburants fossiles dans le monde? Les USA n'auront alors plus de raison stratégique de continuer à soutenir l'Etat hébreux.
 
Autre question:
Les documents de Jeffrey Epstein divulgués par les USA semblent montrer (c'est ce qui se dit) que celui-ci faisait partie du Mossad Israélien (service secret), mettant de fait son immense réseau de relations haut placées à disposition de ce dernier. Est-il dès lors imaginable de penser que les Israéliens disposaient ainsi de moyens de pression sur les personnalités nommées dans les dits documents? Ce qui pourrait expliquer la subordination (et donc le soutien)  des USA à Israël et le silence des Européens.
 
La logique démontre donc que, sans l'appui des USA, Ies Israéliens ne pourront jamais contenir autant d'ennemis. Cela risque bien de rendre justice à Iytzak Rabin lorsqu'il disait, juste avant d'être assassiné par un extrémiste juif:
 
La paix est le seul horizon possible. Sinon nos petits enfants connaîtront des malheurs terribles en Israël.
 
Voilà 78 ans que les Israéliens tentent en vain de s'imposer par la force en Palestine. Résultat, ils se sont fait 400 millions d'ennemis. Se faire haïr et devoir éternellement rester sur pied de guerre n'est pas une belle vie. Ils feraient mieux de passer  de la "confrontation" à la "collaboration". Les Palestiniens, les pays du Proche-Orient, le monde entier et les Juifs de la diaspora leur en seraient éternellement reconnaissants. 
 
A voir: Entretien entre Martin Bernard et Hicheme Lehmici sur la chaîne Youtube d'Antithèse
 

fait 400

Le meilleur moyen de savoir si vous pouvez faire confiance à quelqu'un c'est de lui faire confiance (Ernest Hemingway)

 

Jacques Baud: ses comptes suisses bloqués sans avertissement

 

Texte publié en commentaire à l'article d'Amèle Debey publié dans L'Impertinent du 22 février 2026:

https://www.limpertinentmedia.com/post/jacques-baud-ses-comptes-suisses-bloques-sans-avertissement

 

Probablement une erreur d'un petit employé trop zélé (et donc incompétent)! C'est à coup sûr ce que dira le big boss, la main sur le coeur...

Mais c'est tout de même symptomatique de la puissance des banques et surtout du monopole de l'UBS en tant que grande banque. On disait d'elle, avant la fusion avec le CS, qu'elle était "too big to fail". Et alors, maintenant qu'elle est encore plus grande, ne serait-il pas temps de prendre des mesures?

Que se passerait-il en cas de faillite de cette banque? Des millions de clients ne pourraient plus retirer leur argent. Cela s'est déjà produit avec la Spahr und Leihkasse Thun rappelez-vous! Le Conseil Fédéral devrait alors débloquer des fonds de secours. Mais si les sommes étaient tellement pharamineuses qu'il ne le puisse pas?

Rappelons que les actifs de l'UBS (6400 milliards) sont supérieurs au PIB de la petite Suisse (854 milliards). Alors, risque-t-on la ruine pure et simple du pays en cas de faillite de l'UBS?

Entre parenthèse, cela repose la question du cash car l'argent liquide reste tout de même l'ultime moyen de survie en cas de faillite du système monétaire, ou plus simplement d'un blocage du réseau Internet, ou plus simplement de la faillite de votre banque ou même d'une simple grève ou de la perte de votre carte bancaire. Cela ne vous incite-t-il pas à voter pour l'initiative "L'argent liquide, c'est la liberté" ? Voyez Jacques Baud: s'il avait conservé du cash chez lui, il pourrait survivre malgré le blocage de son compte UBS et donc de sa retraite. Sans même parler de tous ces frais et intérêts que les banques vous font payer...

Règle number one:
Ne jamais mettre tous ses oeufs dans le même panier!

Régle number two:
Soutenir Jacques Baud car ce qui lui arrive est le symptôme de ce qui pourrait nous arriver à tous. Les Etats, le nôtre y compris, commencent à perdre le nord! Orwell n'est plus loin...

Régle number three:
Les banques devraient se méfier car les conneries qu'elle font attirent les regards. Pas bon pour elles tout ça!

 

Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous (Montesquieu)

 

L’ankylose mentale du pouvoir

 

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet publié dans Bon pour la Tête du 20 février 2026:

https://www.antithese.info/articles/lankylose-mentale-du-pouvoir/

 

Il se passe quelque chose de grave dans ce pays: le simple citoyen ne comprends plus ce que fait son gouvernement.

 

En plus de tous les éléments que vous citez Monsieur Pilet, comment comprendre l’un des derniers communiqués du Conseil Fédéral?

 

Il décide de « … prendre des mesures coercitives à l’encontre des personnes et entités qui soutiennent le Hamas ou le Djihad islamique palestinien… ».

 

« Ces mesures ont été adoptées en réaction aux actes de violence commis par le Hamas et le DIP, qui constituent de graves violations du droit international humanitaire et du droit international relatif aux droits de l’homme. »

Le Conseil Fédéral a-t-il décidé de jeter définitivement aux orties le principe de neutralité cher à la majorité de la population? Parce que les termes ci-dessus pourraient tout aussi bien s’appliquer au Hamas qu’à l’Etat israélien, et peut-être même plus à ce dernier.

 

Alors pourquoi dénoncer une partie et pas l’autre? Nos élites dirigeantes ont-elles perdu le nord?

Nous avons l’air de quoi maintenant, lorsque nous voulons défendre la neutralité de la Suisse dans une discussion? Avec une telle mesure, ce n’est plus possible, c’est trop gros, on va nous rire au nez! Et on aura raison, c’est indéfendable!

 

Qu’y a-t-il derrière tout ce bazar?

 

Elle est tellement âgée qu'elle a un exemplaire dédicacé de la Bible originale
 

Conflit Russie-Ukraine: les angles morts du récit européen

Texte publié en commentaire à l'article de Maxime Chaix publié dans L'Impertinent du 21 février 2026:
https://www.limpertinentmedia.com/post/conflit-russie-ukraine-les-angles-morts-du-recit-europeen?utm_campaign=3c4bdfb4-eaad-419f-8adf-7029cdb9f3db&utm_source=so&utm_medium=mail&cid=972400ef-2bac-4792-901f-3b6854a6ab6d

Voilà qui confirme ce que soutient Jacques Baud, que ce sont les Américains qui sont en grande partie à l'origine de la guerre en Ukraine. Et aussi Seymour Hersh, qui affirme que c'est la CIA qui a saboté le pipeline européen Nordstream afin de couper l'approvisionnement en gaz de l'Allemagne, la forçant ainsi à acheter du gaz américain, deux fois plus cher. Il semble donc bien que les dires de Poutine sur la genèse du conflit Russie-Ukraine ne soient pas totalement infondées.

Voir ici: https://seymourhersh.substack.com/p/a-year-of-lying-about-nord-stream

En conséquence, ce serait bien que les hystériques qui poussent à la guerre se calment et réalisent qu'ils sont manipulés, entre autres, par les fabricants d'armes. Et ce serait bien que les populations réalisent qu'elles n'ont vraiment, alors vraiment, aucun intérêt à croire les va-t-en guerre. La Russie ne nous a pas agressé, pourquoi alors la considérer comme une ennemie? Ce serait plus intelligent de s'en faire une alliée!

N'oublions pas que la guerre n'est pas un joyeux défilé au son de tambours, mais une catastrophe qui détruit des vies et des pays entiers. Dès lors, pensons plutôt au bonheur de nos populations plutôt que de dépenser des sommes pharamineuse pour des armes qui seront de toute façon détruites par la guerre. L'éternel mouvement perpétuel de la violence qui n'enrichit que ceux qui en profitent...

Le temps est venu de se sortir de ce cycle infernal !

 

Les chenilles des chars d'assaut ne deviennent jamais des papillons (Le Chat, Philippe Geluck)

 

La redevance, le plus injuste des impôts

 

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet publié dans Bon pour la Tête du 13 février 2026:

https://www.antithese.info/articles/la-redevance-le-plus-injuste-des-impots/

 

Je dois dire que l’arnaque indigne (pompe à fric) de la SSR & Co me reste encore à la gorge!

 

Dégrader la TNT (la TV gratuite) afin de forcer les gens à prendre un abonnement à la fibre, puis créer la régie publicitaire Admeira afin d’envoyer de la pub ciblée aux téléspectateurs (impossible avec la TNT), puis finalement refermer le piège en rendant obligatoire le payement d’une redevance même pour ceux qui ne regardent pas le télé, c’est beaucoup pour l’honnête Suisse!

 

Et ceux qui n’ont pas les moyens et qui préféreraient se priver de TV faute de pouvoir en payer la redevance?

 

Je serais d’accord pour une redevance payante, mais à condition que ce ne soient que ceux qui regardent la télé qui la payent, et pas sous la forme d’une taxe fixe mais d’un impôt proportionnel aux revenus (justice sociale). Toutes ces taxes et émoluments fixes sont des injustices.

 

Et en plus, que l’argent ainsi récolté ne soit distribué qu’à des chaînes qui ne diffusent pas de pub. Payer OK, mais pas pour de la pub, c’est soit l’un, soit l’autre!

 

La justice, c’est comme la Sainte Vierge. Si elle ne se manifeste pas de temps à autre, le doute s’installe  (Michel Audiard)
 

Dans les campagnes françaises, l’agriculture face à l’accord du Mercosur


Texte publié en commentaire à l'article de Rachel brunet publié dans L'Impertinent du 15 février 2026:

https://www.limpertinentmedia.com/post/dans-les-campagnes-francaises-l-agriculture-face-a-l-accord-du-mercosur
 

Cela fait longtemps que je me pose la question du "pourquoi avons-nous besoin de conclure des contrats de libre-échange" ? En fait, c'est tout simplement pour créer une distorsion des marchés afin de permettre aux affairistes de s'en mettre plein les poches.

 

Parce qu'on pourrait tout simplement proposer aux pays étrangers le libre accès à notre marché, moyennant la réciproque et le respect de nos normes et de notre propre production (je parle pour la France, mais aussi pour la Suisse ou tout autre pays).

On pourrait décider d'importer des produits agricoles seulement à partir du moment où les nôtres ne suffisent plus à nourrir le pays (quotas). De mon point de vue, ce n'est pas pas notre propre population qui réclame que les prix soient toujours plus bas. Si les producteurs peuvent vivre avec ce qu'ils gagnent, leurs clients seront d'accord d'en payer le prix. C'est donnant-donnant...

Pour les normes, c'est aussi simple: si le produit importé ne respecte pas nos normes, on ne l'importe pas.

Bien sûr il faudra expliquer à ceux qui désirent exporter chez nous, que, dorénavant, les échanges ne se feront plus sous forme de concurrence ou de guerre commerciale, mais sous forme de COLLABORATION.

Ils comprendront très bien que nous ne pouvons pas importer des produits avant que nos paysans aient écoulé les leurs. Ils comprendront aussi que notre pays ne désire par importer des produits qui contreviennent à nos propres lois et règlements sanitaires.

Dès lors, les échanges internationaux ne se feront plus sur la base de pénuries provoquées artificiellement mais sur la base d'une réalité concrète et vérifiable. Nos paysans ne seront plus sacrifiés au profit d'autres domaines commerciaux, les machines ou la chimie par exemple, et le commerce international deviendra plus sain.

Parce qu'une chose est sûre: si on continue à se faire une stupide concurrence, souvent déloyale, souvent hypocrite, l'Humanité ira vers son auto destruction. Trop de produits inutiles, trop de déchets, plus assez de matières premières, en particulier d'eau, destruction du climat qui engendrera montée du niveau des océans, submergement de contrées entières, émigration forcée de réfugiés climatiques, perte de terrains cultivables donc famines, etc.

J'aimerais bien avoir l'avis des lecteurs sur cette proposition

 

C’est parfois au bout de la catastrophe qu’émerge une lueur d’espoir (Jacques Attali)
 

Pour un droit fondamental à ne pas être sous dépendance de l’IA et sous surveillance informatique

Texte publié en commentaire à l'article de Solange Ghernaouti publié dans Bon pour la Tête du 13 février 2026:

https://www.antithese.info/articles/pour-un-droit-fondamental-a-ne-pas-etre-sous-dependance-de-lia-et-sous-surveillance-informatique/
 

De mon point de vue, l'IA donne le coup de grâce à l'indépendance de l'Homme. Sans avoir la prétention d'être exhaustif, voici quelques arguments.

D'abord il y a eu la calculette. Résultat: nos enfants ne savent plus calculer de tête le prix d'une salade au marché. Leurs cerveaux ont perdu la qualité d'estimer un ordre de grandeur.

Au début de ma carrière, on calculait des circuits électroniques complexes en les décomposant en petites unités dont nous calculions les valeurs de tête. Maintenant, ce sont les simulateurs qui sont à la mode. On pose un schéma et le simulateur détermine la valeur de ses composants et en simule le fonctionnement. On ne se donne même plus la peine de monter un prototype, on ne se base plus que sur les résultats que délivre le simulateur. Alors oui, on gagne du temps, mais le résultat c'est qu'on ne sait plus, on ne peut plus, travailler sans simulateurs. Le cerveau a perdu une de ses capacités à créer.

Arrive maintenant le jour où l'on n'a même plus besoin d'écrire le code source des logiciels, l'IA le fait pour nous. Je l'ai testé et le code que m'a retourné l'IA était tout à fait fonctionnel. Résultat: bientôt on ne saura plus coder. On ne produira plus que du code standardisé, sans génie. Et on perdra la capacité d'écrire du code fûté, efficace et économe en mémoire.

C'est triste lorsqu'on pense que Bill Gates a débuté sa carrière par un coup de génie: il a conçu son langage Basic sur un autre ordinateur que celui sur lequel il devait tourner (le Basic, pas Bill Gates!).

Les paiements électroniques remplacent de plus en plus les payements en argent liquide. Résultat: on peut vous débiter votre carte de crédit à votre insu lorsqu'elle est dans votre poche, simplement en approchant un terminal miniature qu'on peut acheter pour moins que 40 Fr chez Galaxus.

Hier je faisais le plein d'essence et m'apprêtais à payer avec ma carte. Alors que je cherchais la fente où l'insérer, la caissière me dit "voilà c'est payé". Cela s'était fait à distance, sans contact, à mon insu, sans que j'aie à entrer de code de confirmation. Un autre exemple de ce payement par carte qui facilite encore plus les arnaques. Ce serait intéressant de connaître les sommes ainsi débitées à notre insu...

Et voilà que maintenant on nous impose l'IA, encore un moyen de se passer d'intervention humaine. Mais c'est à se demander à quoi sert notre intelligence! Sert-elle à remplacer l'Homme partout où c'est possible? Et au final éliminer l'Homme tout court? Somme-nous masochistes ou stupides?

Alors oui, ceux qui construisent les énormes centres de calcul destinés à y faire tourner les logiciels d'IA, mettent en avant la récupération de la chaleur pour chauffer le quartier. Mais passent comme chat sur braise sur le fait que la production mondiale d'électricité devra augmenter de 10% rien que pour satisfaire ces nouveaux monstres, alors qu'on a déjà de la peine remplacer les énergies fossiles par du durable afin que le climat ne débloque pas complètement et rende la terre inhabitable!

Alors l'IA pour la recherche médicale d'accord, mais pas pour générer des photos pornos ou pour mettre des paroles inappropriées dans la bouche de nos élites. Là on gaspille tout simplement de l'énergie !...

Finalement, la question fondamentale est la suivante: lorsqu'on voit l'obstination de l'Homme à faire tout son possible pour détruire ses semblables, ne serait-il pas plus sage de tout faire pour limiter ses capacités de nuisance? Imposer des limites afin d'éviter que des outils trop puissants ne tombent en mains de prédateurs irresponsables, qui multiplieraient trop leurs capacités de nuisance?

Lorsqu'on voit ce qui se passe aux USA, le pays le plus puissant de la planète, et ce qu'y fait son dirigeant suprême, franchement on peut se poser la question. Un homme arrive au pouvoir et chamboule l'équilibre de la planète, l'ami d'alors devient l'ennemi d'aujourd'hui. La puissance de son immense pays a décuplé les capacités de nuisance de son ego. Résultat: égo x puissance = nuisance démesurée. Il aurait été moins nuisible s'il avait pris le pouvoir dans un petit pays.

Dès lors nous savons comme faire pour éviter qu'un pays n'influence trop le fonctionnement du monde: limiter la taille des pays, et même plus: faire en sorte qu'ils soient tous de la même taille. Ainsi aucun d'entre eux n'aura la taille critique pour dominer tous les autres. Cela confirme le fait qu'il faut s'opposer à ce que les USA, pays déjà too big to fail, ne s'attache d'autres territoires, le Groenland ou le Canada.

Cette recette peut s'appliquer dans d'autres domaines, aux banques, aux assurances, aux grands distributeurs, et même aux propriétaires immobiliers afin qu'un monopole ne fasse trop monter le prix des loyers...

"Too big too fail" qu'on vous dit !
"Small is beautiful" qu'on vous dit !

A part pour la recherche, on devrait interdire l'Intelligence Artificielle, elle est trop dangereuse pour le genre humain, elle rend bête!...


"c’est compliqué" n’est qu’une manière élégante de dire "je m’en lave les mains"
(Tatiana Crelier)
 

L’histoire tordue et effacée: une arme de guerre

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet publié dans Bon pour la Tête du 6 février 2026:
https://www.antithese.info/articles/lhistoire-tordue-et-effacee-une-arme-de-guerre/

 

C'est hélas classique: lorsqu'on veut s'approprier d'un territoire, on efface les traces de son histoire afin qu'il n'y ait plus de retour possible.

On le constate, c'est ce font que les Israéliens à Gaza. Ils détruisent méthodiquement, systématiquement, tous les bâtiments sans exception, les uns après les autres. Mais il condamnent également le sous-sol en le ravageant et en l'inondant via les tunnels et égouts avec de l'eau de mer, rendant le sol impropre à toute culture pour longtemps. Et du même coup effacent toutes les traces de l'histoire qui s'y trouvaient (génocide culturel, crime de guerre).

On pourrait penser qu'un envahisseur un tant soit peu intelligent devrait réfléchir à ce qu'il fera de ce territoire lorsqu'il en aura assassiné ou expulsé tous ses habitants. Tous les bâtiments devront être reconstruits et tout le sol déminé et re-naturé. Ce sera un travail colossal qui demandera du temps et de de l'argent, énormément d'argent.

Ils auront entièrement détruit ce dont ils veulent s'approprier, ce qui est vraiment ballot...

Comme colonisateurs, les Romains étaient moins bêtes. Hormis les dégâts dus à la guerre elle-même, ils ne détruisaient rien. Ils laissaient les élites locales en place en ne leur demandant que deux choses: leur obéir et leur payer l'impôt. Ainsi, le peuple vaincu conservait son système politique et ses dirigeants, conservait son histoire, et même ses religions. Rome les laissait entièrement libres à cet égard, il n'imposait pas sa propre religion aux peuples vaincus. C'est ainsi que Rome transformait un peuple vaincu en un peuple consentant car les élites locales se romanisaient, apprenaient le latin, et transmettaient fidèlement les ordres de Rome à leur population.

C'est ainsi que l'empire romain se ralliait les peuples vaincus. Il ne les humiliait pas mais les utilisait à son profit en contrepartie de l'apport de la culture et de la technologie romaine. Les peuples vaincus réalisaient rapidement qu'ils n'avaient pas fait une mauvaise affaire en étant incorporés à l'empire des envahisseurs puisque cela leur apportait du progrès et de la prospérité.

C'est très étrange que les Juifs d'Israël ne comprennent pas cela. En anéantissant entièrement les habitants de la Palestine, il pourront en effet prendre leur place. Ils disposeront des terres mais devront tout y reconstruire, d'où le plan de riviera de luxe du promoteur Trump. La bande de Gaza deviendra alors un casino géant à l'américaine où tout n'est qu'artifice, béton et malbouffe. Le paradis pour d'ignares touristes riches, obèses, en shorts et chemises hawaïennes.

Qu'aura gagné Israël? De l'argent pour ses déjà riches, d'accord, mais sa population, elle, qu'y aura-t-elle gagné? Pourra-t-elle habiter ce nouvel Eldorado? Seuls les plus riches d'entre eux le pourront. Les autres, les moyens, ceux qui ont fait Israël, ceux qui ont asséché les marais insalubres pour en faire des cultures, eux ils devront encore plus se serrer pour faire de la place aux nouveaux-riches.

Et puis il faudra la sécuriser cette bande de Gaza, la protéger du terrorisme afin que les riches puissent y séjourner sans crainte. Donc murs, miradors, mitrailleuses automatiques, points de passage, caméras, exactement comme maintenant!... Tu parles d'un progrès!...

Mais il y a encore pire. Comment vont réagir les millions de Palestiniens qui auront été chassés de chez eux, qui auront été dépossédés de leurs terres et de leur histoire? Leur sort sera encore pire que celui des Israéliens car ils devront se faire de la place là où on les aura parqués. Là non plus les populations locales ne seront ne seront pas ravies de devoir se serrer pour eux.

On peut donc imaginer, sans risque de trop se tromper, que ces Palestiniens-là vont se souvenir longtemps des noms de ceux qui ont fait leur malheur, et qu'ils n'auront qu'une idée: se venger.

Ainsi, l'histoire se répétera-t-elle: vengeance, vengeance, vengeance!

Les Israéliens se sont impitoyablement vengés des bourreaux nazis en les pourchassant partout dans le monde. Ils se sont vengés des terroristes palestiniens en les éliminant tous jusqu'aux derniers (je parle de ceux qui assassinaient des sportifs ou qui détournaient des avions), partout dans le monde. Ce sera maintenant à leur tour d'être pourchassés par ceux dont ils auront fait le malheur. Le peuple juif s'est condamné lui-même à revivre dans la peur du lendemain, à voir un ennemi derrière chaque palmier. Franchement, où est le progrès dans cette histoire?

Les Juifs de la diaspora ont eut la prescience de ce futur délétère puisque la majorité d'entre eux étaient contre l'idéologie sioniste. Ils se doutaient bien, qu'au final, eux aussi "trinqueraient" pour l'anéantissement des Palestiniens. Qu'ils n'étaient pas responsables de ce gâchis mais qu'ils en seraient, en partie, les bouc-émissaires.

Voilà pourquoi une nouvelle forme d'antisémitisme renaît partout dans le monde. Ce n'est plus la haine du Juif en tant que tel, mais l'opprobre des gens de bonne-volonté de ce que font les Juifs aux Palestiniens. Et contre cela, ni les documentaires sur la Shoah, ni Ignacio Cassis, ni ses semblables, ne peuvent rien faire. A l'instar de la maladie, la fin de l'antisémitisme ne se décrète pas. La seule façon de le stopper, c'est d'en supprimer la cause.

Il ne reste qu'une seule solution à tout ce gâchis, une seule: qu'Israël propose la paix aux Palestiniens, les laisse créer leur pays et les laisse vivre souverainement.

Ce sera très difficile, mais la prospérité économique revenue et le temps qui passe finiront par faire oublier les malheurs du passé. Ces deux peuples pourront enfin vivre côte à côte paisiblement.

Rappelons-nous:
La paix est le seul horizon possible. Sinon nos petits enfants connaîtront des malheurs terribles en Israël (Ytzhak Rabin)


La crainte de la guerre est encore pire que la guerre elle-même
(Sénèque)
 

La chasse aux Latinos tourneboule l’image des USA

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet publié dans Bon pour la Tête du 6 février 2026:
https://www.antithese.info/articles/la-chasse-aux-latinos-tourneboule-limage-des-usa/

 

Ce qu'il y a de dangereux aux USA, c'est la brutalité des mentalités. On se croirait dans les années 70, à l'époque du syndicat des camionneurs et de son maffieux de président Jimmy Hoffa. Les gros bras faisaient la loi dans les rues et il ne faisait pas bon leur résister.

Un jour, un gars se pointait dans ta canfouine et te proposait de la protéger moyennant finance. Si tu n'acceptais pas, alors il t'arrivait des choses: tu te faisais casser le bras "accidentellement" par un gros lourd, ou alors ton échoppe prenait feu. Et là tu acceptais rapidos de payer pour que tes malheurs s'arrêtent car c'était inutile de compter sur la police, elle était souvent dans le coup... Cela vous rappelle quelque chose d'actuel?

Pour l'anecdote, ce même le Jimmy Hoffa a fini sa vie coulé dans un bloc de béton. On le suppose car on n'a jamais retrouvé son corps, mais c'était la mode opératoire de la maffia à l'époque.

En remontant plus loin dans l'histoire, il y a la conquête de l'ouest. Là aussi c'était la jungle et les différents se réglaient à coups de pistolets et de cruauté. Rappelez-vous le mythique Buffalo Bill, dont la plus grande fierté, était de figurer sur une photo qui le montrait sur un tas de cranes de bisons de 10 mètres de haut. Sa grande gloire, à lui, c'était de tuer tous les bisons qu'il pouvait afin de priver les indiens de nourriture, le but final étant de leur piquer leurs terres. Un peu comme aujourd'hui en Palestine occupée vous voyez!...

Oh ne faites pas la fine bouche, les méthodes brutales existent encore de nos jours! Par exemple des employés d'Etat assermentés qui tuent de pacifiques quidams dans le Minnesota. Ou dans une geôle d'Etat, un prisonnier qui glisse et qui meurt d'étouffement empêtré dans ses draps, et pas de bol, juste la nuit où les caméras étaient éteintes! Damned pas de bol, il connaissait pas mal de secrets! Les voilà dorénavant hors d'atteinte. C'est ballot tout de même...

J'ai fugacement repensé à tout cela un jour que je me trouvais roulant en voiture à New York (oui il existe des inconscients Européens qui le font...). Un gros flic noir me fait signe de m'arrêter devant un passage piéton. Je m'arrête mais 20 cm trop loin. Je le vois alors mettre sa main sur son revolver et me hurler quelque chose. Je dois dire que n'ai pas fait le malin...

Tout cela pour dire qu'un des grands malheurs de ce pays c'est le culte des armes à feu. Quand on voit des mémères MAGA, en bigoudis, s'exercer au bazooka dans les stands de tir, ça fout la trouille...

Et tout ça parce que les actionnaires des fabricants d'armes veulent continuer de s'enrichir! C'est étonnant tout de même, cette trouille de se faire agresser. La population a peur, c'est pour cela que chaque citoyen s'arme comme un malade. Et pourtant, ce pays se targue d'être le plus puissant du monde!

A la limite, on pourrait comprendre que les citoyens d'un très petit pays, je ne sais pas moi, disons le Lichtenstein, aient peur. Mais pas ceux des USA tout de même! Sont-ils des mauviettes? Sinon alors pourquoi cette peur?

Je l'ai compris en écoutant Guy Mettan sur ce même site. En fait, les élites de ce pays démocratique manipulent leur population, à l'instar de beaucoup de pays également démocratiques. Dans ces derniers, il est plus difficile d'imposer des mesures impopulaires à la population que dans les pays autocratiques. Il faut la convaincre alors que dans ces derniers il suffit de donner des ordres. D'où la mise sur pieds d'énormes moyens de propagande destinés à "convaincre" la population.

Résultat: contrairement à ce qu'on pense, ce ne sont pas les pays autocratiques qui ont les industries de propagande les plus conséquentes, ce sont les pays démocratiques. Voilà expliquée l'attitude de l'Union Européenne à l'encontre de notre malheureux soldat Jacques Baud!...

Pour en revenir au sujet de l'article, on pourrait à la limite comprendre la mise sur pieds d'une ICE, mais pas avec des fous de la gâchettes comme les cow-boys qui la composent. Là, le remède devient pire que le mal. Ils les ont sortis de la cellule des condamnés à mort ou quoi?

Par contre, sur le fond du problème, c'est bien qu'un pays fasse quelque chose pour que les sans papiers ne se multiplient pas trop. Pour la bonne raison qu'ils constituent un monde parallèle de non droits susceptible d'être utilisé par les maffias de toutes sortes. Dès lors, il devient plus intelligent, pour un pays, d'organiser l'immigration rationnellement.

On accepte, moyennant un quota annuel pour que cela ne déborde pas, l'arrivée d'immigrants à la condition qu'ils s'intègrent et subviennent à leur besoins vitaux, comme tout un chacun dans la population. Au bout d'une génération ou deux, ils seront intégrés et plus suisses que suisse. Et le pays fonctionnera normalement, toutes ethnies confondues. Mais pour cela, il faut de la vista et un peu de courage politique.

A Lausanne par exemple, le syndic fustige les policiers qui "pètent les plombs" et qui s'épanchent bêtement sur les réseaux sociaux à coup de gags plus foireux les uns que les autres. Mais il faut essayer de les comprendre ces policiers-là. Ils passent leur temps à coffrer des dealers qu'ils retrouvent le lendemain matin à la même place, en train de se foutre de leurs g... On peut comprendre qu'ils manifestent leur désarroi, entre eux, sur un compte privé Whatsapp. Ils veulent faire leur boulot mais personne n'entend leur désarroi! C'est mal ce qu'ils font, on est d'accord, mais il faut aussi comprendre que ce ne sont pas des surhommes et qu'il peut aussi y avoir, parmi eux, des brebis un peu plus galeuses que la moyenne qui les entraînent vers l'inadmissible.

C'est le même problème qu'avec notre triste (à voir sa mine) ministre des affaires étrangères, maintenant bombardé président de l'OFCE. Dans le premier discours qu'il y fait, il passe son temps à fustiger l'antisémitisme alors que ce n'est pas le lieu pour cela. En Europe, il vaudrait mieux se concentrer sur le moyen de faire la paix.

Pour l'antisémitisme, c'est tout simple: il suffirait qu'Israël cesses ses injustices à l'encontre des Palestiniens et il disparaîtrait immédiatement. Mais son éradication ne se décrète pas, ce serait un voeu pieux, comme celui de vouloir interdire la maladie. Mais là aussi, il faut du courage politique pour le dire et pour prendre des mesures. Bêler avec les moutons ne suffit pas, je dirais même plus: c'est contre-productif.


Le piège de la haine, c'est qu'elle nous enchaîne trop étroitement à l'adversaire
(Milan Kundera)
 

Jacques Baud a obtenu une dérogation humanitaire, ses comptes bientôt libérés

Texte publié en commentaire à l'article d'Amèle Debey publié dans L'Impertinent du 8 février 2026:
https://www.limpertinentmedia.com/post/jacques-baud-a-obtenu-une-d%C3%A9rogation-humanitaire-ses-comptes-bient%C3%B4t-lib%C3%A9r%C3%A9s?utm_campaign=c27e952c-9c62-46cb-bf84-24c2c3becd73&utm_source=so&utm_medium=mail&cid=972400ef-2bac-4792-901f-3b6854a6ab6d

 

"Jacques Baud a obtenu une dérogation humanitaire de la part de l'UE". Mais pouvait-elle faire autrement vu qu'il y habite? Le laisser mourir faute de moyens pour se nourrir, se loger, se vêtir?

On le constate, l'UE est une grosse organisation qui n'est pas gérée par des politiciens, mais par des technocrates. Il n'y a rien de pire que cette façon-là de mener un pays!

Rappelons-nous le sinistre Adolph Eichmann, pendu par les Israéliens pour avoir organisé la déportation des Juifs pendant la guerre! C'était son argument de défense: "Je suis innocent, je n'étais qu'un rouage de l'administration, je n'ai fait que mon devoir".

Voilà où en est donc l'Union Européenne! Des technocrates condamnent, sans lui permettre de se défendre, un citoyen d'un pays ami et souverain. Et c'est dans cette organisation-là qu'une certaine élite de notre pays entend nous faire entrer? A voir comment l'UE nous traite "avant", qu'est-ce que ce sera "après" l'adhésion? Nous n'aurons même plus nos propres lois pour nous défendre souverainement!...

Apparemment, l'UE a adopté la méthode Trump, gouverner par la force, au bon vouloir du chef. On comprend mieux maintenant l'aversion de l'UE qu'a le président US. Avec lui, on sait qui commande, qui prend les décisions, qui est le chef, il assume. C'est l'inverse avec l'UE. Le pouvoir politique y est dilué par l'hétérogénéité des intérêts des pays constituants. En conséquence, les décisions sont difficiles à faire consensus. Au dire des journalistes parlementaires, certaines d'entre elles sont mises sur papier en sachant, c'est le consensus, qu'on ne les appliquera pas, ou alors "mollement".

Voilà le "club" dans lequel certains d'entre nous aimeraient précipiter la petite Suisse éprise de légalité et d'honnêteté! Mais nous y seront bouffés tous crus mes bons! Que pèseront nos malheureuses petites voix lors des votes? Rien, du pipi de minet!

C'est catastrophique que l'UE dérive ainsi. On pensait que son organisation et ses lois étaient démocratiques et mettaient ses citoyens à l'abri de l'arbitraire, eh bien non. Ce qui est arrivé à Jacques Baud est l'archétype de la perdition de l'Etat de droit et des institutions internationales.

Le président Netanyahou interdit l'entrée sur sol israélien d'António Guterres, le secrétaire général de l'ONU. Le président Trump fait de même avec Thierry Breton, le ministre de l'UE. Et voilà que l'UE s'y met aussi!...


La confusion des pouvoirs suit toujours la confusion des esprits
(Gustave Le Bon)
 

La colonisation israélienne se poursuit dans toute sa brutalité en Cisjordanie

Texte publié en commentaire à l'article de Patrick Morier-Genoud publié dans Bon pour la Tête du 5 février 2026:
https://www.antithese.info/articles/la-colonisation-israelienne-se-poursuit-dans-toute-sa-brutalite-en-cisjordanie/

 

Israël est un pays qui dérive vers l'indicible et qui ne peut que mal finir.

Les Israéliens sont devenus cruels, notamment les jeunes, ils n'ont aucune pitié pour personne et tirent à balles réelles contre des gamins qui leur lancent des pierres. Leur justice est frelatée, elle n'applique pas la loi mais l'utilise comme outil de vol de territoires et de nettoyage ethnique. Leur armée n'a aucune pitié et n'a qu'une logique: tuer du Palestinien et détruire leur cadre de vie.

Comment un peuple habité par de tels sentiments peut-il évoluer? Plus il massacre et plus il se fait d'ennemis, il en est entouré de partout. Croit-il pouvoir éternellement les contenir?

La cruauté érigée en religion est-elle une façon d'éduquer ses jeunes? Que vont-ils devenir plus tard ces jeunes? Vont-ils sagement enfiler leurs pantoufles et fumer leur pipe en regardant la télé? Ou alors les sentiments acquis durant leur jeunesse les auront-ils pervertis pour la vie? On dit que qu'il ne faut pas battre ses enfants car ils deviendront violents à leur tour lorsqu'ils seront adultes. On dit aussi que la plupart des pédophiles ont eux-mêmes été abusés dans leur jeunesse.

Et les adultes d'aujourd'hui, qu'ont-ils fait du fameux "plus jamais ça"? N'en ont-ils rien retiré comme enseignements? Croyent-ils que les persécutions ne font mal qu'aux Juifs? Les voilà maintenant qu'ils persécutent à leur tour! La victime est devenue bourreau!

Ils ont raté leur entrée en Palestine les Juifs. Au lieu d'y arriver en demandant à ses habitants de leur faire un peu de place en échange d'une collaboration propre à augmenter le niveau de vie de tous, ils sont arrivés avec l'idéologie du sionisme, le couteau entre les dents.

Comment voulez-vous être bien accueilli en annonçant le projet de recréer le Grand Israël (de l'Euphrate à la mer) et d'en faire partir tous les non juifs? Pourquoi voudriez-vous que les Palestiniens d'alors les aient accueillis à bras ouverts avec de tels projets? C'était eux ou les envahisseurs! Et c'est bien que qui se passe. Les Israéliens sont des colons qui veulent tout le pays pour eux et qui veulent tout simplement chasser les Palestiniens de chez eux pour prendre leur place.

Alors question: comment chasser de chez eux 10 millions de Palestiniens?

Personne ne veut, ne peut, les accepter chez eux et c'est normal. Alors on les tue tous jusqu'au dernier? Ou alors on achète de la place dans un pays, en payant grassement ses élites dirigeantes. Qui forcent alors leurs citoyens à se serrer pour accueilir ces nouveaux-venus. Ils ne vont pas être contents-contents ces citoyens-là... Et on n'aura fait que de déplacer le problème, pas de le résoudre.

Un peuple qui prend la place d'un autre par la force, qui en massacre une partie, peut-ils être heureux après avoir atteint son but? Ne va-t-il pas, à l'instar des voleurs qui croient que tout le monde veut les voler, craindre éternellement d'être chassé à son tour, d'être massacré par les descendants de ceux qu'il a massacré? Vivre dans la crainte d'une attaque est-elle une agréable façon de vivre? De voir une ennemi caché derrière chaque ombre de palmier?

Les Israéliens ont fait fausse route, c'est évident. Ils ne reste qu'une seule porte de sortie à ce sac de noeuds: proposer la paix aux Palestiniens. Une vraie paix qui permette à chaque peuple de vivre libre et souverain. En collaborant, ils permettront à tout le Proche-Orient de connaître un avenir d'une extraordinaire prospérité économique. Cette région a tout ce qu'il faut pour cela à condition de se la partager et non de se battre pour l'accaparer.

Et nous petits Suisses, que pouvons-nous faire pour faire comprendre à nos frères israéliens et palestiniens qu'ils doivent arrêter de se détruire mutuellement et qu'ils auraient meilleur temps de se partager les lait et le miel du pays de Canaan? Nous les Humains, nous sommes "tous dans le même bateau". Arrêtons de nous entre-déchirer et collaborons! Les guerres ne font que le bonheur des marchands de morts, pas des populations qui doivent en subir les conséquences!

PS: Imaginez-vous le soulagement de la diaspora juive lorsque la paix sera revenue au Proche-Orient? Elle n'aura plus à craindre d'être accusée de soutenir les injustices des Israéliens, activement ou par son silence. Elle pourra enfin dormir sans la crainte du lendemain, l'antisémitisme aura définitivement disparu.


La paix sonne comme un mot tout simple, si beau, mais elle appelle tout ce que nous avons en nous, chaque qualité, chaque force, chaque rêve, chaque idéal. C'est une erreur de croire que la paix naît de la paix. La paix naît du courage et le courage naît de la lutte
(Yehudi Menuhin)
 

Affaire Epstein: trois millions de documents lèvent le voile sur un système financier opaque

Texte publié en commentaire à l'article de Martin Bernard publié dans Bon pour la Tête du 5 février 2026:
https://www.antithese.info/articles/affaire-epstein-trois-millions-de-documents-levent-le-voile-sur-un-systeme-financier-opaque/

 

La tactique habituelle: on inonde le public de millions de documents caviardés qui peuvent être interprétés dans un sens ou dans un autre. En fin de compte, on donne en pâture au public des documents qui l'émoustillent mais qui ne servent strictement à rien car ils ont été expurgés de toutes preuves tangibles. C'est un exemple typique de désinformation.

Rappelez-vous ce qu'en disait le livre "Google contre Wikileaks" de Julian Assenge, dans lequel l'ancien directeur de Google expliquait la méthode: puisqu'on n'arrive plus à stopper la divulgation d'informations sur le Net, noyons les dans un énorme flot d'affirmations plus ou moins fausses afin que le public ne puisse plus distinguer ce qui est vrai de ce qui est faux. C'est bien ce qu'on a avec ces Epstein leaks...

Ce qui est par contre intéressant et utile, ce sont les méta données chères à la NSA. Savoir qui sont les connaissances et amis d'Epstein, avec qui il correspondait, qui il voyait, qui il invitait chez lui, où il se déplaçait, voilà le vrai intérêt de ces documents. Ces méta données ne constituent pas des preuves mais permettent de reconstituer la personnalité du bonhomme ainsi que le "club" qu'il fréquentait

Tout ce qu'on peut dire, c'est qu'on ne connaît pas l'origine de sa fortune, qu'il côtoyait beaucoup de gens très haut placés, beaucoup de belles jeunes femmes, et qu'il fricotait pas mal avec les services secrets, le Mossad d'après ce que vous écrivez. On peut déjà en tirer quelques conclusions. Investiguer sur lui avec l'espoir de le coffrer est inutile puisqu'il est mort. Mais étudier ces fameuses méta données permettrait d'en savoir plus sur ce monde puissant et secret. En tirant sur le fil on pourrait peut être trouver quelques trucs...

Une chose est sûre dans toute cette histoire: Il s'est fort opportunément suicidé! Quel soulagement pour ceux qui savaient qu'il savait! En plus il était sympa: il a choisi la nuit où les caméras de sa cellule étaient en panne pour disparaître afin de ne pas priver les gardiens de prison de leur sommeil et pour ne pas faire de peine à ses amis de le voir se passer la corde (les draps en fait) au cou!...

Une autre chose est sûre: Epstein photographiait tous ceux qui venaient chez lui, filmait tout et conservait tous ses courriers. Dans quel but? Pour égayer ses vieux jours?


Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse
(Albert Camus)
 

Au-delà des risques et des promesses, la force du grain de sable

Texte publié en commentaire à l'article de Solange Ghernaouti publié dans Bon pour la Tête du 30 janvier 2026:
https://www.antithese.info/articles/au-dela-des-risques-et-des-promesses-la-force-du-grain-de-sable/#comment-507

"Est-ce cela que nous désirons?"

Bonne question car, en fin de compte, qui se soucie des aspirations des individus?

On fait de grandes théories, on discute des risques géopolitiques, de qui s'allie avec qui, de qui a peur de qui, de qui menace qui, qui est l'ennemi de, mais au final, qui se soucie du bonheur des Hommes?

Sommes-nous nés pour amasser des fortunes, pour dominer nos semblables, pour travailler au profit d'une minorité, pour créer des empires, pour marcher au pas, pour se faire tuer dans les tranchées, pour imposer des idéologies?

Au nom de grandes idées, on fait marcher l'Homme à la baguette. Certains collaborent avec les possédants et deviennent leurs complices. Ils gagnent leur vie en maintenant les populations sous la férule de leurs maîtres, ce sont les militaires. Sans eux, les possédants n'auraient personne pour défendre leurs possessions.

Reste le 90% de l'Humanité, qui doit subir cette domination, qui travaille, qui vit et meurt pour que certains soient plus riches que les plus riches...

Et on en arrive là:
"Le grand rêve d’un Palestinien aujourd’hui, c’est d’avoir une nouvelle tente" (un journaliste gazaoui)

Etait-ce cela le dessein du Créateur? Créer un Homme à son image et en faire l'esclave d'une minorité de privilégiés?

Est-ce cela le destin de l'Homme?


"c’est compliqué" n’est qu’une manière élégante de dire "je m’en lave les mains"
(Tatiana Crelier)
 

Multipolarité et démocratie: quand le discours se heurte à la réalité

Texte publié en commentaire au commentaire de Yves Borgeaud publié dans Bon pour la Tête du 30 janvier 2026:
https://www.antithese.info/articles/multipolarite-et-democratie-quand-le-discours-se-heurte-a-la-realite/#comment-503

Cher Yves Borgeaud,

Merci, votre texte est un petit chef d'oeuvre. Il résume parfaitement le malaise que ressent la majorité du peuple suisse envers son gouvernement.

Il faudra remédier à ce malaise, faute de quoi la Suisse, trahie par ses possédants, se ralliera à l'UE et perdra définitivement son statut de pays neutre. Elle perdra de ce fait le statut exceptionnel dont elle a bénéficié au sein du concert des nations, celui d'être l'ami de tous, mais le juge de personne.

Ainsi, en rentrant dans le rang, elle perdra ce qui faisait son excellence, ce qui la distinguait des autres pays et ce qui maintenait ses 4 ethnies soudées entre elles.

Guillaume Tell, pardonne nous, nous allons dilapider ton héritage!


Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse
(Albert Camus)
 

L’IA fossoyeuse de la démocratie et du politique

Texte publié en commentaire à l'article de Solange Ghernaouti publié dans Bon pour la Tête du 16 janvier 2026:
https://www.antithese.info/articles/lia-fossoyeuse-de-la-democratie-et-du-politique/?mtm_campaign=edition&mtm_kwd=250&mtm_source=mail

Chère Madame, j’adhère à 100% à ce que vous dite. Entre autres, vos deux phrases ci-dessous résument bien la situation. Elle s’appliquent parfaitement à la Suisse.

« …la démocratie, la régulation, le respect des Lois et l’État de droits sont considérés comme étant des freins au business »

« Ils sont déployés à l’infini par des dirigeants politiques et économiques, avec le soutien des grands cabinets de conseils, des cercles de réflexion (think tanks), des réseaux d’influence (lobbies) et d’institutions de recherche et de formation »

Reste maintenant à transformer votre constat en mesures propres à inverser la tendance qui mène l’Humanité à son autodestruction.

Sans trop réfléchir, j’en vois au moins une que nous devrions avoir en tête lors de chaque prise de décision: « limiter » (donner des limites). Limiter la taille, limiter le nombre, limiter la puissance chaque fois que l’on peut. « Small is beautiful ».

Concrètement, cela voudrait dire, par exemple, limiter la puissance et le monopole des GAFAM en leur faisant payer les impôts qu’ils devraient.

Et à l’échelon suisse, développer un système d’exploitation original pour sortir de notre dépendance à Windows. Fait de modules activables en option, plutôt qu’un grand « machin » qui contient tout mais qui est bourré de bugs et de fonctions inutiles. Et que plus personne ne domine, ce qui en fait le paradis des hackers.

Hélas, l’Homme (ou plutôt quelques-uns d’entre eux, les 10% de prédateurs qui nous pourrissent la vie) est-il ainsi fait qu’il profite de toutes les occasions de nuire. C’est une constatation. Ainsi vaudrait-il mieux diminuer la taille des entités dont il pourrait prendre la direction, afin d’éviter qu’il n’acquière trop de puissance de nuisance.

Sur le moment, je ne trouve hélas pas d’exemple de « grand machin » (de Gaulle…) qui se soit développé pour le bien de l’Humanité.

J’ai un défaut (ou une qualité c’est selon): je suis orienté « solutions » plutôt que « problèmes ». Ce qui fait je passe quelquefois trop rapidement de l’énoncé d’un problème à sa solution, si bien que je perds mes lecteurs en route.

 

Ainsi en est-il du harcèlement sur les réseaux sociaux. Pour moi il y aurait une solution simple aux dégâts qu’ils provoquent, chez les jeunes notamment: imposer de poster ses messages sous son vrai nom et pas avec un alias afin d’éviter l’anonymat qui ouvre la porte à toutes les lâchetés. A partir du moment où il est mis devant ses responsabilités (parce qu’on connaît son identité), un harceleur ne postera plus de menaces de mort puisque c’est un délit et que son auteur (dès lors identifiable) peut être puni.

 

Pourquoi cette mesure, assez simple à mettre en oeuvre et qui permettrait d’éviter bien des suicides, n’est-elle pas prise? Parce qu’elle va à l’opposé des intérêts des propriétaires de réseaux sociaux, dont le but est de faire de l’audience (nombre de clics) afin de placer des publicités payantes, leur fond de commerce.

 

Le problème est absolument le même avec l’IA. Le revirement d’Elon Musk, qui impose maintenant une version payante à ceux qui veulent truquer les photos de femmes afin de les montrer déshabillées, est éclairant. L’IA n’est pas un progrès technologique qui fait le bien de l’Humanité mais un moyen de faire de l’argent.

 

Cette technologie nouvelle nous pose en pleine figure l’éternelle question de la finalité de la technologie. Et, du même coup, de la liberté qu’il faut laisser à ses utilisateurs. Une nouvelle technologie peut être un progrès technique, une magnifique avancé de la science, mais peut s’avérer dangereuse si elle tombe en de mauvaises mains.

 

Un couteau peut servir à étaler du beurre sur une tartine, mais il peut aussi servir à trancher la carotide de quelqu’un. Doit-on pour autant en interdire son utilisation? C’est l’éternel dilemme entre l’utilité d’une technologie et son utilisation.

 

La réponse, là +aussi est simple.

 

Interdire est impossible car la technologie se développe sans qu’il soit possible de l’arrêter. Il ne reste dès lors qu’une seule possibilité d’en limiter les dégâts éventuels: de légiférer afin d’en contrôler l’utilisation.

 

Les documents créés au moyens de l’Intelligence artificielle devraient impérativement être indélébilement identifiés au moyen d’un un logo afin que les utilisateurs soient conscients de leur provenance. Cela résoudrait l’énorme problème des fake news générées par IA.

 

Mais là aussi on se heurte au veto de ceux qui font leur beurre avec cette technologie. Conflit frontal entre l’intérêt des super-riches (1%) et de celui du reste de l’Humanité (99%)! Il y a intérêt à ce que la raison, donc la société, prenne le dessus et limite la capacité de nuisance de l’IA. Faute de quoi ses excès pousseront l’Humanité vers l’autodestruction, à l’image du film de Stanley Kubrik « 2001 odyssée de l’espace »…

 

Et on en revient à un thème que j’ai développé dans un autre commentaire: la limitation technique des capacités de nuisance des outils de domination afin qu’ils ne puissent pas être utilisés par les prédateurs pour nuire à l’Humanité.

 

En quelque sorte leur appliquer le principe du « too big to fail »…
 

 

C'est pire que tu ne le penses (Seymour Hersh)

 

Colonialisme danois

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet publié dans Bon pour la Tête du 16 janvier 2026:
https://www.antithese.info/articles/colonialisme-danois/?mtm_campaign=edition&mtm_kwd=250&mtm_source=mail

L’exemple de ce qui se passe avec les USA est l’exemple parfait de la nuisance que constitue, pour le monde, un pays trop grand. Un jour où l’autre il débloque et abuse de sa taille pour asservir le monde.

Exactement comme à la récré…

Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent (Michel Audiard)

En conséquence, si nous voulions éviter que notre monde parte en quenouille, ne vaudrait-il pas mieux limiter la taille de ses constituants? Car un grand « machin », rien que par le fait qu’il est grand, est susceptible d’être dévoyé par un petit nombre d’hommes et de se transformer en prédateur.

Diminuer la taille c’est donc limiter les capacités de nuisance!

En d’autres termes, merci à ceux qui ont inventé la mondialisation, ils nous ont précipité dans l’abîme!…

 

Il y a des devoirs d'Etat, il y a des mensonges d'Etat, quelquefois les deux se confondent
(
François Mitterrand)

 

Bataille pour la liberté d’expression

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet publié dans Bon pour la Tête du 16 janvier 2026:

https://www.antithese.info/articles/bataille-pour-la-liberte-dexpression/?mtm_campaign=edition&mtm_kwd=250&mtm_source=mail

 

Il faut sauver le soldat Jacques Baud !

 

« … fassions preuve de lucidité pour redresser la barre » (Yves Borgeaud)

 

Pas facile car hélas le pognon a racheté les médias. Les super riches ont placé leurs économies dans tout ce qui sert à leur propagande et on en voit les résultats avec l’affaire Jacques Baud. Seuls les petits journaux régionaux ont échappé à cette razzia. Pour la simple raison qu’ils ne représentent pas un danger pour l’idéologie dominante car leur fond de commerce c’est la fête des pupillettes plutôt que les massacres à Gaza…

 

C’est cela le problème du déséquilibre entre riches et pauvres. Lorsque les fonds ne manquent pas on peut tout se payer. Ainsi en est-il advenu de la presse. Il est loin le temps où elle appartenait à d’anciennes familles pour qui elle représentait un moyen de propager de grandes idées plutôt que d’être une pompe à fric.

 

Cela pose le problème de notre média d’Etat, la SSR. Nous allons prochainement devoir voter sur l’abaissement de sa redevance. A-priori je serais tenté de voter oui car la SSR a quand-même fait quelques coups tordus aux citoyens de ce pays.

 

D’abord la suppression de la TNT (l’ancienne TV herzienne qui ne coûtait rien) un coup de jarnac soi-disant motivé par la désaffection des clients de la TV hertzienne alors qu’elle avait sciemment été provoquée en abaissant la puissance des émetteurs. Résultat: il a fallu s’abonner à la fibre ou au câble, ce qui était le but.

 

Ensuite la création de la régie publicitaire Admeira avec Ringier et Swisscom, destinée à envoyer de la publicité ciblée à ses clients. Avec l’obligation de s’abonner au câble ou à la fibre, il devenait possible, grâce au canal de retour, d’enregistrer chaque pression sur un bouton de la télécommande, et de là, de savoir ce que faisait chaque téléspectateur seconde après seconde. Devant la levée de boucliers, elle a quitté Admeira, mais la publicité ciblée à la TV, nous l’avons bel et bien maintenant…

 

Et pour refermer le piège, l’obligation faite à chaque citoyen et entreprises de ce pays de devoir payer une redevance, qu’il regarde la télé ou pas! C’est même étonnant qu’on n’ait pas inclu les animaux de compagnie dans le « club »…

 

Voilà les raisons de ma méfiance envers la SSR. Cela ne me déplairait pas qu’elle dégraisse un peu car elle est devenue obèse et trop puissante.

 

Cela dit, on voit tout de même d’excellents reportages sur notre télé, bien fouillés et documentés, qui tranchent un peu avec la « retenue » du monde médiatique, dont le peu de journalistes encore en fonction a une fâcheuse tendance à s’autocensurer. Ce qui est assez normal lorsqu’on risque sa place au moindre faux pas.

 

Finalement, que ce soit 365 ou 200 Fr par année, le prix de la redevance importe peu tant que la SSR fournit encore ce qu’elle est censée fournir: une information sérieuse et vérifiée dans la ligne de ce qu’exige le peuple. Mais un peu moins de publicité-voleuse-de-temps-de-vie ne nuirait pas…

 

Le « cas Jacques Baud » pourrait devenir un test. La SSR va-t-elle enquêter et divulguer les noms de ceux qui ont diabolisé cet honnête homme et pourquoi? Nous le verrons d’ici la votation de mars. Parce que, en fait, c’est pour cela que le peuple suisse se paye un médium d’Etat, pour le contre-pouvoir qu’il constitue face aux lobbies de tous poils.

 

Il y a des jours où on se demande si Dieu ne boit pas (Pierre Desproges)

 

La Tragédie du Nouvel An, entre désespoir et juste rage…

 

Texte publié en commentaire à l'article de Jean-Louis Kuffer publié dans Bon pour la Tête du 9 janvier 2026:
https://www.antithese.info/articles/la-tragedie-du-nouvel-an-entre-desespoir-et-juste-rage/

 

Que cet aréopage de politiciens suisses et étrangers faisait plaisir à voir ce vendredi 9 janvier à Martigny! Après toutes les vexations que la Suisse a encourues ces derniers temps, c’est vraiment réconfortant de voir toute cette solidarité. Ce jour là, la Suisse entière a communié. Cette démonstration d’empathie spontanée était impressionnante, de même d’ailleurs que la cérémonie elle-même.

 

Merci aux pays voisins qui ont pris leur part dans les soins aux blessés. Merci à leurs dirigeants qui sont venus à Martigny pour manifester leur compassion. Malgré ce qu’on peut penser, la petite Suisse n’est pas seule au milieu de cette Europe en folie, elle a des amis sur lesquels elle peut compter.

 

Loin de la propagande des uns et des autres, elle est soutenue lorsque le malheur la frappe. Il faudra s’en souvenir car le confort tend à faire oublier qu’on peut soi-même, un jour, être confronté au malheur. Et là, quel réconfort de se savoir aimé et aidé par ses amis!

 

Les pays agressifs devraient y penser car on ne sait jamais ce qui peut arriver. On peut se croire invincible, puissant, dominant, et un jour tout bascule. Alors, peut-être, se rappellera-t-on le manque d’empathie manifesté en opprimant ses adversaires. L’histoire le démontre, c’est « à chacun son tour ». Tout peut bien se passer et soudainement arrive la catastrophe. Inondations, incendies monstrueuses, pandémie, où l’on est content d’avoir des amis compatissants. C’est bien d’en prendre conscience de temps en temps.

 

Je pense particulièrement aux USA et à Israël, dont les dirigeants plastronnent devant les TV du monde entier. C’est le temps de leur « splendeur », le temps où ils se sentent invulnérables et imposent leur volonté par la force. Je ne le souhaite pas, mais il pourrait arriver qu’un jour ils se repentissent d’avoir à ce point maltraité amis et ennemis. Ils auront fait l’unanimité contre eux et personne ne viendra à leur secours. Cela me rappelle le Duce, qui plastronnait devant son peuple et qui a fini misérablement pendu par les pieds sur la place publique. Même chose pour Khadafi dont la fin ne fut pas moins dramatique.

 

La solidarité se construit. Il faut du temps, mais elle peut très rapidement disparaître. Il suffit d’un changement de dirigeants et le pays est précipité dans le malheur. On peut avoir été bons amis pendant des siècles, mais tout peut changer en une seule législature.

 

Les populations arrivent toujours à reprendre en mains leur destin, l’histoire le démontre. Mais que de souffrances avant d’y arriver! Je pense là à l’Iran, dont le régime théocratique terrorise sa population. En réaction à l’ancien régime autoritaire du Shah, ce pays s’est laissé prendre en mains par des fanatiques. Sa population aurait pourtant dû se méfier de ces fous de dieu qui prétendaient leur apporter le bonheur. C’est comme pour la lessive, il faut toujours se méfier de ceux qui vous promettent de laver plus blanc que blanc…

 

Amis qui ensanglantez le monde (« amis » parce qu’à priori je ne vous veux aucun mal), ne pensez pas qu’à vous, n’allez pas trop loin! Vous risquez de mal finir!…

 

La valeur d'une information repose autant sur la connaissance elle-même que sur la manière dont elle est manipulée et partagée (Igor Balanovski)

 

Ce que change le raid de Caracas

 

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet publié dans Bon pour la Tête du 9 janvier 2026:
https://www.antithese.info/articles/ce-que-change-le-raid-de-caracas/

 

En continuant comme si de rien n'était leur politique agressive, les USA précipitent le monde dans le précipice. D'abord ils réveillent un sentiment que l'on croyait révolu, l'égoïsme national. Ils n'ont pas compris qu'avec la mondialisation, les ennuis des uns deviennent aussi les ennuis des autres...

Les enjeux nationaux sont inextricablement liés au sort des pays proches de par la géographie, mais aussi lointains de par les idéologies ou le commerce.

Les petits pays, telle la Suisse, peuvent, eux, faire ce qu'ils veulent car personne ne dépend d'eux. S'ils se trompent de politique, ils seront les seuls à en pâtir. C'est l'inverse des grands, dont la puissance commerciale et militaire rendent hégémoniques et donc responsables de l'ordre du monde. L'acceptation de leur domination les rend cependant redevables de respect, respect qu'ils doivent mériter.

On le voit bien avec ce président américain qui fait pâlir le monde simplement en toussant. A noter qu'il s'agit plus d'un sentiment de surprise devant la trivialité de son comportement que d'une réelle impuissance. Nos ambassades ne sont tout simplement pas habituées à la grossièreté d'un tel comportement. Le ton habituellement feutré de leurs échanges en est choqué, ce qui suscite de la sidération.

L'Humanité, au fil de l'histoire, a passé de la grotte, à la hutte, au village, à la tribu, au pays, et maintenant au monde entier. Les périls qui menaçaient les populations se sont étendus et nous arrivons maintenant à une interdépendance totale, qui va de pair avec une interconnexion mondiale.

Le changement climatique menace le monde entier et pas seulement nos glaciers. Incendies, inondations, glissements de terrain, puis élévation du niveau des mers, sont des menaces globales qui vont impacter le monde entier. Personne ne saura ni où se mettre à l'abri ni comment se protéger de ces aléas. Nos assurances commencent déjà à évoquer le moment où elles ne pourront plus jouer le rôle de sécurité ultime car les catastrophes dues au climat deviennent trop gros pour elles. L'exemple de Blatten est là pour le prouver. Si l'ECA ne s'était pas épaulée entre succursales, elle aurait fait faillite.

Mais il y a encore d'autres phénomènes qui deviennent insolubles. Déjà la concentration des populations dans les pays riches qui provoque une augmentation démographique intenable à terme. On le voit dans notre pays, où il faut maintenant faire la queue pour tout. Pour avoir une place dans un hôpital, une école, un magasin, un logement, un bus, un train. Pour obtenir un billet pour un spectacle, pour trouver une place de parc ou pour circuler dans les bouchons des autoroutes aux heures de pointe. Pour pouvoir atteindre un service après-vente sans devoir attendre des heures à subir sa petite musique. etc...

Mais il y a encore pire: les avancées technologiques deviennent de plus en plus rapides et rendent obsolètes ce qui a été fait avant. Ainsi en est-il des armes, dont le développement est en tête de liste de tous les budgets et dont le prix augmente exponentiellement. Ne serait-il pas mieux de transférer le budget de l'armement dans celui de la lutte contre les maladies, la pauvreté, la faim, ou à la lutte contre le dérèglement climatique? Poser ces questions c'est y répondre, du moins pour des cerveaux logiques et censés.

Alors pourquoi se fait-on toujours la guerre?

Il serait temps que les honnêtes gens réalisent qu'ils n'ont pas été mis sur terre pour servir d'esclaves ou de chair à canon aux possédants. En démocratie chacun a le pouvoir d'infléchir la politique de son pays dans un sens ou dans l'autre. Le moyen qu'ont les non riches de définir l'avenir de l'environnement dans lequel ils vivent est le bulletin de vote.

Pour changer le monde, pour faire en sorte que les ressources à notre disposition ne soient plus accaparées par une minorité de puissants mais partagées pacifiquement entre ceux qui en ont besoin, il faut d'abord changer soi-même et réaliser qu'un changement de paradigme est possible. Chaque citoyen qui aura fait ce pas vers ce but là verra sa vie changer car il saura dorénavant vers quoi aller. C'est la paix de l'âme ce savoir là!

Faire changer un pays puis le monde entier prendra du temps, il y aura des résistances de la part de ceux qui profitent de leur position, mais le changement est possible. Il suffit de bien réfléchir avant d'élire quelqu'un, idem pour les votations. Les seules questions à se poser sont: celui que je vais élire va-t-il bien me représenter? et la voix que je donne à une loi va-t-elle dans le sens de la paix ou de la guerre? C'est tout et c'est simple!

Avec l'avènement de l'idéologie MAGA, on pourrait penser que tout est perdu, que le monde, après des siècles à peaufiner des règlements internationaux destinés à le pacifier, rétrograde et part à la vitesse grand V vers son anéantissement. Et pourtant non, la masse silencieuse des citoyens commence à se manifester!

Preuve en est l'élan de solidarité et d'empathie qui a pris après l'accident de Crans-Montana le 1er janvier 2026. Qu'il a été réconfortant de voir un peuple entier faire bloc pour rappeler son empathie avec les victimes, de voir cet aréopage de puissants suisses et étrangers tous unis dans une même communion à la cérémonie de Martigny!

Oui, tout n'est pas perdu, les honnêtes gens se manifestent, ils existent donc encore! Il leur reste maintenant à récupérer leur libre arbitre et à imposer à leurs élites le chemin qu'ils veulent les voir suivre. Le temps de la sidération a pris fin ce 1er janvier 2026. Le temps est venu d'imposer un changement de paradigme à nos élus.

D'abord profiter des élections pour mettre en place des gens représentatifs du courant pacifique de la population. Qui, ensuite, voteront les lois qu'il faut pour mettre ce monde en selle. La première étant "on ne se bat plus, on partage".

Il faudra bien sûr contrer les combats d'arrière garde des possédants, qui ne voudront pas perdre leurs privilèges. La solution sera de les rassurer: il y aura toujours des riches et des pauvres, c'est dans la nature humaine. Il faudra simplement limiter les écarts, qui augmentent exponentiellement en ce moment. Il n'est pas sain que le 1% de la population du monde possède le 40% de ses richesses, c'est donner un pouvoir exorbitant à une infime minorité, quasiment le pouvoir de vie ou de mort sur la population du monde!

Partager pacifiquement ne signifie pas "tendre l'autre joue" à celui qui t'a agressé, mais partir du principe que ton vis-à-vis est un ami avec qui tu peux partager les mêmes aspirations. Et si ce n'est pas le cas, faire ce qu'il faut pour te défendre. Rester forts pour se défendre mais non pour agresser!

La domination outrancière des USA peut facilement être contrée. Il suffit de leur dire "non, nous ne voulons pas aller dans cette direction". Et si les USA persistent à imposer leurs vues par la force, les mettre au ban des pays "honnêtes". On ne commerce plus avec eux, on se tourne vers d'autres pays, vers ceux qui ont les mêmes intentions que nous.

Darwin professait que "ce ne sont pas les plus forts qui réussissent mais ceux qui s'adaptent". Eh bien c'est simple: adaptons-nous!

Une évidence pour terminer.

Il y a eu 40 morts dans l'incendie de Crans-Montana. Toute la Suisse en a été retournée. Mais se rend-t-on compte qu'en moyenne, il y a eu 116 tués chaque jour à Gaza durant ces deux dernières années? La douleur de perdre un être cher n'a pas de gradation, elle est totale. Imaginons donc celle des Gazaouis qui, chaque jour que Dieu fait, voient 116 de leurs proches disparaître sous les bombes israéliennes! Ce n'est point de l'irrespect envers les morts de Crans-Montana que de les comparer à ceux de Gaza mais peut-être une façon de plus de crier haut et fort que cela suffit, qu'il faut arrêter le massacre!

S'il-vous-plaît, bitte, prego, please, nous voulons la paix! Et même nous l'exigeons!
 

 

L'absence de défauts est-elle une qualité?
(Le Chat,  Philippe Geluck)

 

Et si on supprimait la guerre?

 

Ce qui se passe en Palestine occupée me fend le coeur. Les injustices qui s'y produisent sont particulièrement représentatives des transformations mortifères que le monde est en train de subir. Les grandes idées pacifiques d'antan ne sont plus d'actualité, plus personne ne respecte quoi que ce soit. Les injustices sont partout, les accords internationaux sont foulés aux pieds, les hommes politiques mentent et ne respectent même plus leur parole, le monde va à vau-l'eau, c'est dramatique. Ce chaos préfigure l'autodestruction qui menace l'Humanité.

 

Il y a des jours où on se demande si Dieu ne boit pas (Pierre Desproges)
 

Nous allons droit vers la destruction de cet Homme, soi disant à l'image de Dieu, qui est en train de détruire son cadre de vie, la biodiversité, qui est en train de massacrer ses semblables et qui ne respecte plus les règles de coexistence qu'il s'était imposées au fil des siècles.

 

On ne se rend même plus compte de la cruauté des massacres qui ont lieu un peu partout. Le peuple suisse a été ému par l'accident de Montana-Crans le 31 décembre 2025, incendie qui a fait 40 morts et 120 blessés.

 

Mais se rend-on compte que, pratiquement chaque jour, le peuple israélien tue volontairement le même nombre de Palestiniens en Cisjordanie occupée et a Gaza?  Faites le calcul, 85'000 tués en 2 ans à Gaza, cela fait en moyenne 116 tués par jour, pour la plupart des civils, des mamans, des papas, des oncles, des tantes, des filles, des fils, des bébés, des femmes enceintes, des médecins, des infirmiers et infirmières, des journalistes, des photographes, des employés d'ONG, etc...

 

Je le dis avec respect à mes compatriotes qui se sont émus le 1er janvier 2026 en apprenant le malheur qui s'était produit en Valais. Imaginez qu'en Palestine, chaque jour qui passe, donc 365 fois par année, les Israéliens tuent le double de Palestiniens! Vous savez maintenant le chagrin incommensurable que représente la perte de 40 de ses enfants. Imaginez celle des malheureuses familles gazaouïes qui perdent, elles, chaque jour que Dieu fait, le double de leurs membres! Il n'y a pas de gradation dans la douleur de la perte d'un proche, elle est totale, autant à Crans-Montana qu'à Gaza! La différence, c'est qu'à Gaza ce n'est pas un accident, c'est l'action collective et volontaire d'un peuple qui en massacre un autre pour prendre sa place!

 

C'est pour cela que le massacre doit cesser en Palestine occupée. Les Israéliens doivent réaliser le mal qu'ils font et décider de faire la paix avec les Palestiniens. Ces derniers n'attendent que ça, la majorité de la population israélienne aussi, j'en suis persuadé. La paix pourrait régner à nouveau au Moyen-Orient si les Israéliens en décidaient ainsi. Un avenir paisible et extraordinairement prospère en résulterait. Le paradis reviendrait sur cette terre, et par contagion dans le monde entier. Les Israéliens, les Palestiniens et la diaspora juive pourraient enfin vivre sans la peur au ventre.

 

L'Homme est maintenant parvenu à un niveau d'intelligence supérieur, à preuve les avancées technologiques fulgurantes qu'il met en pratique dans notre vie courante, l'intelligence artificielle par exemple. Tout cela devrait lui permettre d'effectuer les correctifs  nécessaires afin que son intelligence serve à l'Humanité toute entière, et ne soit pas réservée à un petit nombre de privilégiés.

 

Hélas, c'est exactement l'inverse qui se produit. Les riches deviennent toujours plus riches (+13% en 2023) et les pauvres toujours plus pauvres. 1% de la population concentre en ses mains 40% de la fortune du monde. Il s'ensuit un pouvoir exorbitant qui leur donne tous les droits. Le monde bascule dans l'autocratie et en revient à la féodalité. Les populations n'ont même plus besoin d'être asservies par la force, elle le sont par assujettissement technologique.

 

Le capitalisme débloque et pousse le monde à dépasser les limites de la raison. Vouloir toujours plus sur une planète non extensible est un non-sens absolu. Il en résulte un mode de production irresponsable qui aboutit à la génération de déchets dont on ne sait plus que faire. Des millions de tonnes de plastic finissent dans la mer faute de pouvoir les détruire, des millions de tonnes d'objets, souvent encore fonctionnels, finissent dans les décharges faute de vouloir les réparer, On gaspille les ressources de la planète.

 

Ces ressources ne sont pourtant pas inépuisables ce qui devait inciter à les économiser. On ne le fait pas, la faute à la folie consumériste qui pousse l'économie à consommer toujours plus. Pour couronner le tout, nos pays sont surpeuplés, il y a trop de monde partout, sur les autoroutes, dans les parkings, dans les villes, dans les magasins, dans les écoles, dans les hôpitaux, dans les lieux touristiques, dans les avions, sur les plages, sur les pistes de ski, etc.

 

Au fil des millénaires, l'Homme a acquis un niveau élevé d'intelligence. Il est capable d'aller sur la lune, de comprendre la physique quantique, de développer des ordinateurs de poche un million de fois plus puissants que l'ordinateur le plus puissant des années 70. Sa super intelligence devrait maintenant l'inciter à consommer les ressources de la planète avec plus de discernement et à se concentrer non plus sur la quantité mais sur la qualité de vie de ses semblables. C'est l'inverse qui se produit. L'appât du gain pousse l'Homme à produire des objets toujours moins chers afin d'en vendre plus, ce qui inonde le marché et génère des montagnes de déchets. Et le pire, c'est que son intelligence lui sert surtout à développer des armes. Dans ce domaine, l'Homme est roi, iI sait comment tuer ses semblables. Mais il ne se rend même pas compte que cette intelligence-là va se retourner contre lui. Elle sert non pas à assurer son bonheur mais à détruire ce qui pourraient s'opposer à ses intérêts.

 

On le constate avec l'hystérie guerrière qui se répand sur la planète. Déjà au Moyen-Orient, qui est à feu et à sang depuis 77 ans. En Ukraine que la Russie assiège et dans des dizaines d'autres endroits dans le monde. Toujours plus d'armes, de plus en plus puissantes, un monde qui ne fonctionne plus que par la force et des ressources qui ont tendance à se raréfier (l'eau par exemple), voilà tous les ingrédients réunis pour aboutir une confrontation  générale.

 

Le problème, c'est que la puissances des armes et le nombre des adversaires font  que la prochaine guerre mondiale sera la dernière. Tout simplement par ce qu'il y aura trop d'armes et trop d'adversaires désireux de se détruire. Cela finira inéluctablement par la destruction de l'Humanité. Il y a trop d'armes et trop de belligérants pour que cela finisse bien...

 

Il y a pourtant une solution: que l'Homme décide qu'il se partagera dorénavant les ressources de la planète pacifiquement plutôt que par la violence. L'accaparement autoritaire sera remplacé par la collaboration pacifique. Il s'agit, en gros, de considérer son vis-à-vis à priori comme un ami potentiel plutôt que comme un ennemi probable. Et cela changera tout.

 

Point n'est besoin de grandes organisations pour cela, il suffit que chacun prenne conscience que ce changement d'attitude n'est pas une option mais une obligation si l'Humanité veut perdurer. Et qu'il adapte son comportement en conséquence. Il verra alors le monde avec des yeux nouveaux et sa vie prendra une tournure bien plus agréable.

 

Pourquoi se battre pour avoir plus que les autres alors qu'on a déjà assez pour vivre? Pourquoi perdre énergie et argent à se battre alors qu'on peut tout partager pacifiquement? Imaginez les milliers de milliards dépensés jusqu'ici pour les armes et consacrés dorénavant au bien des populations? Par exemple à lutter contre le dérèglement climatique, à lutter contre la faim, à assurer la distribution de l'eau potable, etc.

 

Suis-je d'accord que mes impôts servent à acheter des armes, des drones, des F-35? Suis-je d'accord que mon pays dépense plus d'argent pour son armée que pour la lutte contre le dérèglement climatique? Suis-je d'accord d'élire des gens qui ne veulent pas reconnaître le droit des Palestiniens et qui sont manipulés par les lobbies? Suis-je d'accord d'envisager d'envoyer mes enfants se faire tuer à la guerre? Suis-je d'accord d'enrichir les actionnaires des banques et des assurances à mon détriment? Suis-je d'accord d'inféoder mon pays à l'UE? Suis-je d'accord d'enrichir les actionnaires des compagnies électriques en autorisant l'augmentation artificielle des tarifs? Suis-je d'accord de sacrifier mon cadre de vie avec l'immigration en masse de travailleurs? Suis-je d'accord qu'on supprime l'argent liquide? Suis-je d'accord qu'on supprime les bureau de poste?Suis-je d'accord avec nos élites qui poussent la Suisse à abandonner sa neutralité? Telles sont, à chaque fois, les questions à se poser.

 

Parce qu'après-tout, je n'ai pas été mis sur terre pour servir d'esclave à une bande de prédateurs qui se cooptent pour accaparer toutes les richesses de la terre. Je veux vivre harmonieusement de mon travail, sans exploiter quiconque, et j'exige que ceux que j'élis pour diriger mon pays, travaillent dans l'intérêt collectif, pas seulement pour celui d'une minorité d'exploiteurs.

 

L'évolution des mentalités fera tache d'huile par contagion, pas besoin de grande organisation pour cela. A partir du moment où un individu aura changé sa façon de voir son prochain ce sera gagné. Il vivra mieux et son plaisir de vivre sera communicatif. Il manifestera ses intentions pacifiquement avec son bulletin de vote. Et de fil en aiguillle le monde changera, sans révolution violente. L'intelligence de l'Homme l'aura persuadé de changer son mode de fonctionnement par la logique. Si l'Humanité veut perdurer, elle doit cesser de se faire la guerre, ce n'est pas une option, c'est une nécessité vitale. Le comprendre, c'est léguer un monde vivable et magnifique à nos enfants et petits-enfants.

 

Ce n'est pas la forme qui était prévue dans la Bible, mais c'est peut-être cela le retour de Dieu sur terre que le monde attend depuis 2000 ans. C'est en tous cas ce que les croyants pourront imaginer!

 

Et moi, c'est l'avenir que je vous souhaite. Bonne année 2026!

 

Michel Vonlanthen

 

La paix n'est pas l'absence de guerre, c'est une vertu, un état d'esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice (Baruch Spinoza)

 

Gaza et les extraterrestres

Quel est le rapport de Gaza avec les extraterrestres?  Eh bien c'est tout simple...

Si Israël transforme le désastre actuel en paix (ce sera long, il faudra des sacrifices et des garde-fous, mais c'est possible, ce n'est qu'une question de volonté), alors il serait plausible qu'une forme de vie bien plus avancée que la nôtre existe dans le cosmos. Une forme de vie qui aurait pu évoluer jusqu'à un état très élevé d'intelligence et de connaissances sans s'autodétruire, qui lui aurait permis de trouver le moyen de dépasser la vitesse de la lumière.

Car pour le moment, c'est la vitesse de la lumière qui rend impossible l'arrivée de visiteurs extraterrestres sur terre puisque notre physique nous indique que rien ne peut dépasser cette vitesse là (300'000 km/s) . Vu les distances, ces "petits hommes verts" devraient voyager pendant des milliers d'années pour arriver sur terre, ce qui est impensable! Ce serait par contre possible s'ils avaient découvert le moyen de se déplacer instantanément, c'est-à-dire d' "effacer" le facteur "temps" des équations mathématiques. Mais pour cela, ils devraient avoir atteint un degré de connaissances bien supérieur au nôtre et donc avoir continuellement progressé sans s'être autodétruits durant cette évolution.

Je pense qu'on peut situer l'époque où une civilisation arrive à sa propre destruction au moment où elle développe des armes capables de l'anéantir, ce qui indique que la violence est toujours son mode de fonctionnement. Et malheureusement, l'humanité terrestre y est arrivée à ce moment là, puisque l'arsenal de bombes atomiques qui existe sur terre est capable d'anéantir l'humanité toute entière.

Il  y a donc deux cas de figures possibles à notre démonstration. Pour l'illustrer, prenons le cas de la colonisation de la Palestine par Israël:

  • Soit les Israéliens continuent à vouloir éradiquer la Palestine des habitants qui étaient là avant eux. Ce qui finira inéluctablement par les anéantir puisque l'augmentation du nombre de leurs adversaires croît exponentiellement à chaque fois qu'ils tuent un Palestinien. Si Israël ne renonce pas à l'éradication de la population palestinienne, a terme il sera submergé par le nombre de ses ennemis. Il sera alors plausible que la venue d'extraterrestres sur terre soit impossible puisqu'il sera ainsi prouvé que toute civilisation arrivée à un niveau supérieur de connaissances s'autodétruit. En conséquence, les extraterrestres, s'il en existe, sont dans l'impossibilité d'arriver à degré d'intelligence suffisant pour que la communication avec nous soit possible.
     

  • Soit Israël change de paradigme et décide de faire la paix avec les Palestiniens ce qui stoppera son avancée vers son propre anéantissement. Il serait alors prouvé qu'une civilisation extraterrestre pourrait évoluer jusqu'à obtenir la somme de connaissances nécessaire pour voyager plus vite que la vitesse de la lumière puisque, à l'instar des Israéliens, elle ne s'est pas détruite avant d'y arriver.

    Une civilisation pourrait donc survivre au-delà d'un certain niveau d'intelligence sans s'auto détruire
    . Le renoncement d'Israël à la violence en serait la preuve Quel réconfort ce serait pour nous autres, Terriens (et pour les Palestiniens donc!)...

 

Il était marchand d'enclumes à la sauvette dans les couloirs de la station "Châtelet" (Alexandre Brefford)

 

Rogner les libertés au nom de la démocratie
Un spécialiste suisse des relations internationales vient d’être sanctionné par l’UE...

 

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet publié dans Bon pour la Tête du 19 décembre 2025:
https://www.antithese.info/articles/rogner-les-libertes-au-nom-de-la-democratie/

 

Entièrement d’accord avec vous, « nous sommes face à un défi de civilisation ».

 

J’ai moi-même eu la démonstration de la diabolisation de Jacques Baud dans un cercle de discussion dont je fais partie. Nous parlions de la guerre Russie-Ukraine et j’ai eu le malheur de citer un de ses articles. Mes interlocuteurs m’ont alors déclaré avec véhémence que cet homme était un suppôt de Poutine et que ses théories étaient mensongères. Très étonné, car je considère Jacques Baud comme une source d’informations fiable et sérieuse, je leur ai demandé pourquoi et prié de me citer une de ses déclarations soit-disant erronée. Pas de réponse, mes interlocuteurs étaient incapables de m’en citer une seule. Ils m’ont tout de même concédé qu’ « on leur avait dit que… ».

 

En fait, c’était une aveu d’appartenance à la « société secrète » qui a décidé d’éliminer Jacques Baud du discours public. Quelle déception!

 

Ainsi en est-il. Il y a des groupes de gens qui détruisent la réputation de ceux qui ne pensent pas comme eux, afin de les éliminer. Et tout cela sans justification, en vertu d’impératif politiques, communautaristes ou religieux. Cela m’a rappelé les malheurs de Baruch Spinoza lorsqu’il s’était fait excommunier de sa communauté aux Pays-Bas.

 

Sans céder au conspirationnisme pur et dur, force est de constater qu’il existe des pouvoir cachés, en quelque sorte des sociétés secrètes, qui utilisent la calomnie comme moyen d’action. C’est du travail de sape, du travail de lâche. Cela en dit beaucoup sur la mentalité de ceux qui utilisent cette méthode. Et aussi sur ceux qui propagent ce genre d’accusations.

 

On peut s’en faire une idée en observant les votes de notre Parlement national. C’est facile, les résultat des votes sont sur le site web de la Confédération, de même que l’appartenance des parlementaires à certains groupes de pression. Cela ne dit pas tout, mais permet de comprendre pourquoi certaines décisions politiques sont prises contre toute logique. Des pouvoirs occultes sont à l’oeuvre et pèsent de tout leur poids sur les votations.

 

Si vous voulez vous faire une idée de ce que vaut Jacques Baud, courrez visiter l’exposition « Top Secret, Espionnage et résistance en Suisse et en Europe en 1939-1945 ». C’est sa collection d’objets et de documents en relation avec l’espionnage pendant la seconde guerre mondiale. Elle a lieu au Château de Morges jusqu’au 20 décembre 2026.

 

Vous pourrez comprendre pourquoi « on » tente tant de discréditer cet homme en cette époque où mensonge et propagande sont monnaie courante: il sait des choses et les partage. C’est probablement cela qui gêne…

Peut-être serait-il bon de se rappeler la devise du fondateur d’IBM, Thomas J. Watson Senior: « Think ! » (réfléchissez)…

 

J’espère que le gouvernement suisse défendra son citoyen et ancien employé de son service secret. S’il le fait, tant mieux, c’est son devoir et j’applaudirai. Mais s’il ne le fait pas, cela voudra dire qu’il fait partie de la « conspiration » et qu’il ne veut pas que certaines vérités sortent…

 

Soit dit en passant, la légèreté avec laquelle l’Union Européenne se permet de discréditer un citoyen suisse en dit long sur ce qui nous attendrait si nous y adhérions! Nous y serions considérés comme un nabot insignifiant face aux autres pays et y perdrions notre liberté.

 

Il est superflu d'enseigner aux hommes le pessimisme, la vie s'en charge  (Henri Roorda)

 

Storytelling: l’incontournable outil de notre époque

A mesure que l’information se densifie et que l’attention se fragmente, la compréhension ne peut plus reposer sur les données seules. Le storytelling s’impose comme un outil cognitif et narratif essentiel...

 

Texte publié en commentaire à l'article d'Igor Balanovski publié dans Bon pour la Tête du 19 décembre 2025:

https://www.antithese.info/articles/storytelling-lincontournable-outil-de-notre-epoque/

 

Le storytelling (également nommé « narratif ») n’est-il pas une information pure à laquelle on aurait rajouté une guirlande d’émotions pour faire passer la chose?

 

Parce que, de deux chose l’une:

  • Ou bien on livre une information pure, vérifiée, à charge du récipiendaire de l’interpréter.
     

  • Ou bien on livre une information enrobée d’explications destinées à faire comprendre au récipiendaire comment il doit l’interpréter.

Dans le premier cas, on fait appel au libre-arbitre. Dans le second, cela pourrait vite passer de l’état de facilitation (à comprendre) à celui de manipulation (à faire comprendre ce que l’on veut que l’on comprenne).

 

On en a l’exemple parfait avec les narratifs relatifs à la guerre Russie-Ukraine. L’Europe pousse à la guerre, Trump pousse à acheter ses armes et Poutine semble dire qu’il ne  veut pas la guerre mais réagit aux provocations de l’Europe (OTAN).

Que croire avec ces 3 storytellings contradictoires, avec ces 3 façons de faire comprendre le même phénomène?

 

De mon point de vue, si on parle d’information, on n’a pas besoin de storytelling, les faits seuls devraient suffire. Par contre, si on parle de texte romanesque, alors là oui, il faut du storytelling, c’est ce qui fait l’intérêt d’un roman bien ficelé. Mais si on mélange information et explication, on risque de dénaturer la première.

 

Au final, tout est question de dose, comme avec le poison…

 


La valeur d'une information repose autant sur la connaissance elle-même que sur la manière dont elle est manipulée et partagée
(Igor Balanovski)
 

IA générative et travail: libération ou nouvelle aliénation?

L’avènement de l’intelligence artificielle, en particulier les modèles génératifs comme ChatGPT, semble annoncer une importante transformation de l’économie mondiale. Plus en profondeur, elle questionne le sens même du travail et de notre humanité...

 

Texte publié en commentaire à l'article de Jonathan Steimer publié dans Bon pour la Tête du 19 décembre 2025:

https://www.antithese.info/articles/ia-generative-et-travail-liberation-ou-nouvelle-alienation/

 

Magnifique démonstration d’IA!

 

Encore mieux réussie que celle que j’avais faite avec le poême d’amour écrit entièrement par IA et envoyé à ma douce. Elle (ma douce pas l’IA) m’avait répondu qu’elle n’avait jamais reçu un si beau poême de sa vie. Un peu déçue lorsque je lui avais annoncé que c’était l’IA qui l’avait composé avec seulement « écris-moi un poême d’amour pour ma douce » pour instruction!…

 

Cela dit, l’irruption de l’IA dans nos vie est tellement dérangeant qu’il faut en dégager quelques pistes de prise en compte afin qu’elle ne nous détruise tout simplement pas.

 

Car d’abord il y a les énormes moyens, des centaines de milliards, qui lui sont consacrés, moyens qui sont pris dans les budgets d’autres domaines, qui demandent peut-être eux aussi du financement. Je pense là à la lutte contre les guerres, les inégalités, la faim, la misère, le dérangement climatique et j’en passe.

La question est donc: « Voulons-nous sacrifier des besoins vitaux pour la survie de l’Humanité à quelque chose dont nous n’avons, en définitive, pas forcément besoin? »

 

Y mettre tant de moyens signifie qu’il y a beaucoup d’argent à gagner. Et comme la fortune du monde se tient dans deux vases communicants, ce qui est pris dans l’un finit inévitablement dans l’autre, c’est mathématique. Les riches vont donc devenir encore plus riches avec l’IA car, comme d’habitude, c’est dans le vase des pauvres que leurs dividendes seront immanquablement prélevés puisque, par définition, les pauvres ne savent pas se défendre (c’est pour cela qu’ils sont pauvres).

 

Et puis il y a l’énorme consommation électrique de tout ce système, on parle en gros de 10% de toute l’électricité consommée. Cela signifie qu’il faudra rapidement de nouvelles sources d’approvisionnement et que c’est au nucléaire qu’on fera appel, c’est déjà le cas avec les usines d’IA de Microsoft par exemple, qui ont leur centrale atomique privée.

 

La question est donc: « voulons-nous replonger dans l’enfer du nucléaire dont nous sommes sortis avec tant de peine? ». Rappelons-le, le nucléaire est un danger systémique pour l’Humanité, autant en terme civil que militaire (TDU, Too Dangerous to Use).

 

Et en fin de compte, reste le remplacement de l’humain par la machine, avec son cortège de chômeurs que cela va générer à court terme.

 

Les ressources du monde ne sont pas infinies, il nous faut donc réfléchir où prendre le financement de l’IA afin que son introduction se fasse sans péjorer quoi que ce soit.

 

Logiquement, il ne reste qu’une solution à ce problème: prendre des ressources là où il n’y aurait aucun inconvénient à le faire. Dans un domaine où on dépense énormément d’argent et où sa suppression ne porterait préjudice à personne. Je n’en vois qu’un de ces domaines-là: celui de l’armement. L’Humanité consacre une part énorme de ses ressources à se faire la guerre, ce qui est un suicide d’une infinie stupidité puisque la guerre est une autodestruction à grande échelle.

 

Dès lors pourquoi n’y renoncierions-nous pas, et décidions que la guerre est devenue trop dangereuse pour la survie de l’Humanité vu les armes de plus en plus efficaces qui sont développées? Que la guerre est devenue obsolète? Que le monde est prêt à changer de paradigme et à passer au partage pacifique des ressources de la planète plutôt qu’à l’accaparement de celles-ci par une minorité de riches?

 

L’argent ainsi économisé pourrait alors être consacré à la lutte pour notre survie, entre autres contre le dérèglement climatique pour ce qu’il y a de plus urgent. Et si son introduction s’avérait vraiment bénéfique, l’IA pourrait alors entrer dans nos vies, nous aurions les moyens de la financer.

 

Sans parler du monde paradisiaque qui serait le nôtre si nous arrêtions de nous exploiter mutuellement. L’Humanité serait alors arrivée au summum de son évolution. Après des millions d’années de confrontations avec la nature et avec elle-même, son intelligence aurait pris le dessus sur la bestialité.

 

Ce que les croyants pourraient interpréter comme le retour de Dieu sur terre (ce qu’ils attendent depuis 2’000 ans). Ce que les non croyants pourraient interpréter comme la victoire de l’Humanité sur la bestialité (enfin!).

 

Imaginez que la paix s’installe en Palestine occupée? Que le peuple colonisateur renonce à prendre la place de celui qui était là avant lui? Que cette couillonnade cesse? Quel bonheur ce serait!

 

Joyeux Noël Félix! (ne cherchez pas, c’est dans « Le père noël est une ordure! »)…

 

PS: Aphorisme:
Le meilleur moyen de savoir si vous pouvez faire confiance à quelqu’un c’est de lui faire confiance (Ernest Hemingway)


Qu'elle soit nécessaire, ou même justifiée, ne croyez jamais que la guerre n'est pas un crime
(Ernest Hemingway)

 

La démocratie se manifeste aussi dans la rue

« … des politiciens suisses se sont insurgés dans les médias du fait que la démocratie était bafouée… par des mouvements citoyens… »

 

Texte publié en commentaire à l'article de Patrick Morier-Genoud publié dans Bon pour la Tête du 19 décembre 2025:

https://www.antithese.info/articles/la-democratie-se-manifeste-aussi-dans-la-rue/

 

« … des politiciens suisses se sont insurgés dans les médias du fait que la démocratie était bafouée… par des mouvements citoyens… »

 

Hélas, quelques-uns de nos politiciens oublient par qui ils sont élus. Cela explique l’abstentionnisme lors des votes: « je ne vote pas, de toute façon ils font ce qu’ils veulent », entend-on. Par conséquent, il est quelquefois bon de rappeler quelques fondements de la démocratie.

 

L’évolution pernicieuse que vous citez n’est pas anodine. De mon point de vue, elle est la cause de la perte de confiance des citoyens envers leurs élus.

 

« Perte de confiance » car on s’aperçoit de plus en plus que beaucoup de nos parlementaires sont sous l’influence de lobbies qui leur dictent ce qu’il doivent voter. Un coup d’oeil aux résultats des votes du Parlement est édifiant à cet égard: des groupes tous partis confondus, qu’on imagine noyautés par les lobbies, font à chaque fois pencher la balance dans le sens voulu par les opposants à telle ou telle loi car ils ont la majorité des voix. Il s’ensuit un immobilisme que les citoyens ne comprennent plus.

 

Par exemple sur le sujet de la Palestine occupée et des décisions prises au sujet de l’UNRWA, du Hamas et de la reconnaissance de l’Etat de Palestine.

 

Et de l’éternel serpent de mer de l’assurance maladie, système bancal qui ne fait que de contribuer à l’augmentation du coût de la vie jusqu’à l’insupportable. Toute le monde sait qu’il faudrait y modifier quelque chose et pourtant non, rien ne bouge. Il se trouve toujours une majorité de parlementaires pour faire obstruction à tout changement.

 

La fameuse phrase « Qui paye commande » en est l’explication. Les partis sont financés par l’Economie, qui utilise les lobbies comme courroies de transmission auprès des politiciens.

 

Plutôt que de tout vouloir changer d’un coup par la révolution, ajustons notre système politique par petites touches consensuelles! Je présume que les partis sont capables de comprendre qu’ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis. « Il faut des années pour établir la confiance, mais quelques jours par la perdre » dit-on. En conséquence, ils auraient avantage à lâcher du lest sur les revendications les plus criantes plutôt que de tout perdre.

 

Par exemple sur la transparence du financement des partis. Les citoyens doivent savoir qui ils élisent, et donc savoir qui finance la politique suisse. Cela ne fera pas basculer tout le système mais ralentira probablement l’inexorable montée des partis d’extrême droite, qui, eux, usent habilement du désamour de la population envers ses élus.

 

« Savoir sacrifier un détail pour conserver l’essentiel » est un signe d’intelligence. Faire la sourde oreille aux revendications du peuple est exactement l’inverse!…

 

La politique est l’art d’empêcher les citoyens de se mêler de ce qui les regarde (Paul Valéry)


Il y a deux sortes de justice: vous avez l'avocat qui connaît bien la loi, et vous avez l'avocat qui connaît bien le juge (Coluche)

 

Pendant que l’Europe s’adonne à la guerre, le reste du monde avance

Les violences spectaculaires, les discours alarmistes et l’emballement idéologique ne relèvent pas du hasard...

 

Texte publié en commentaire à l'article de Guy Mettan publié dans Bon pour la Tête du 19 décembre 2025:

https://www.antithese.info/articles/pendant-que-leurope-sadonne-a-la-guerre-le-reste-du-monde-avance/#comment-385

 

A qui profiterait une guerre en Europe?

 

En tous cas pas
aux millions de citoyens qui y habitent!

 

Mais bien
à certains dirigeants qui peinent à maîtriser l'agitation de leurs citoyens. C'est un classique de l'histoire: dans ce cas on se trouve un ennemi et tout le peuple fait bloc derrière ses élites. Ainsi l'agitation intérieure est calmée et les possédants conservent leur pouvoir.

 

Et aussi
aux autres guerres qui ont lieu en ce moment. Certains pays ne demandent pas mieux qu'on les laisse tranquillement "Oradour-sur-glâner" et qu'on regarde ailleurs...

 

Et surtout
au lobby militaro-industriel, dont les actionnaires deviennent encore plus riches en nous imposants leurs achats d'armes.

 

Je pense donc qu'il ne faut pas voir un phénomène de société avec l'hystérie guerrière qui semble prendre en Europe. Mais plutôt les manoeuvres de coulisse de gens qui y ont intérêt.

 

Rappelons le top eight des plus grands vendeurs d'armes: les USA, la France, la Russie, la Chine, l’Allemagne, l’Italie, l’Angleterre et Israël. Ce n'est pas un hasard si ce sont ces pays-là qui tentent d'hystériser l'Europe.

 

Alors, propositions:
et si le peuple refusait de se serrer la ceinture pour acheter des armes qui, de toute façon, partiront
ensuite en fumée? Et si le peuple refusait de partir se faire étriper au front?

 

Et si on ordonnait à nos élus:
de ne plus considérer quelque pays que ce soit comme un ennemi mais comme un ami avec qui on peut dialoguer et faire du commerce. Et plus si entente...

 

Rappelons ce qu'en disait ce bon Paul Valéry:
La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.


Depuis quand la paix est-elle devenue un crime en Europe?
(Gerhard Schröder)

 

Rogner les libertés au nom de la démocratie

Jacques Baud, ex-colonel suisse des services de renseignement, ex-expert de l’ONU, ex-délégué auprès de l’OTAN, sanctionné par l’Union européenne...

 

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet publié dans Bon pour la Tête du 19 décembre 2025:
https://www.antithese.info/articles/rogner-les-libertes-au-nom-de-la-democratie/

 

Entièrement d’accord avec vous, « nous sommes face à un défi de civilisation ».

 

J’ai moi-même eu la démonstration de la diabolisation de Jacques Baud dans un cercle de discussion dont je fais partie. Nous parlions de la guerre Russie-Ukraine et j’ai eu le malheur de citer un de ses articles. Mes interlocuteurs m’ont alors déclaré avec véhémence que cet homme était un suppôt de Poutine et que ses théories étaient mensongères. Très étonné, car je considère Jacques Baud comme une source d’informations fiable et sérieuse, je leur ai demandé pourquoi et prié de me citer une de ses déclarations soit-disant erronée. Pas de réponse, mes interlocuteurs étaient incapables de m’en citer une seule. En fait, c’était une aveu d’appartenance à la « société secrète » qui a décidé d’éliminer Jacques Baud du discours public. Quelle déception!

 

Ainsi en est-il. Il y a des groupes de gens qui détruisent la réputation de ceux qui ne pensent pas comme eux, afin de les éliminer. Et tout cela sans justification, en vertu d’impératif politiques, communautaristes ou religieux. Cela m’a rappelé les malheurs de Baruch Spinoza lorsqu’il s’était fait excommunier de sa communauté aux Pays-Bas.

 

Sans céder au conspirationnisme pur et dur, force est de constater qu’il existe des pouvoir cachés, en quelque sorte des sociétés secrètes, qui utilisent la calomnie comme moyen d’action. C’est du travail de sape, du travail de lâche. Cela en dit beaucoup sur la mentalité de ceux qui utilisent cette méthode. Et aussi sur ceux qui propagent ce genre d’accusations. Il faut bien l’admettre, il y a des pouvoir occultes en action dans ce monde.

 

On peut s’en faire une idée en observant les votes de notre Parlement national. C’est facile, les résultat des votes sont sur le site web de la Confédération, de même que l’appartenance des parlementaires à certains groupes de pression. Cela ne dit pas tout, mais permet de comprendre pourquoi certaines décisions politiques sont prises contre toute logique. Des pouvoirs occultes sont à l’oeuvre et pèsent de tout leur poids sur les votations.

 

Si vous voulez vous faire une idée de ce que vaut Jacques Baud, courrez visiter l’exposition « Top Secret, Espionnage et résistance en Suisse et en Europe en 1939-1945 » ! C’est sa collection d’objets et de documents en relation avec l’espionnage pendant la seconde guerre mondiale. Elle a lieu au Château de Morges jusqu’au 20 décembre 2026.

 

Vous pourrez comprendre pourquoi « on » tente tant de discréditer cet homme en cette époque où mensonge et propagande sont monnaie courante: il sait des choses et les partage. C’est probablement cela qui gêne…

Peut-être serait-il bon de se rappeler la devise du fondateur d’IBM, Thomas J. Watson Senior: « Think ! » (réfléchissez)…

 

J’espère que le gouvernement suisse défendra son citoyen et ancien employé de son service secret. S’il le fait, tant mieux, c’est son devoir et j’applaudirai. Mais s’il ne le fait pas, cela voudra dire qu’il fait partie de la « conspiration » et que, lui aussi, ne veut pas que certaines vérités sortent…

 

Soit dit en passant, la légèreté avec laquelle l’Union Européenne se permet de discréditer un citoyen suisse en dit long sur ce qui nous attendrait si nous y adhérions! Nous y serions considérés comme un nabot insignifiant face aux autres pays et y perdrions notre liberté.


La valeur d'une information repose autant sur la connaissance elle-même que sur la manière dont elle est manipulée et partagée (Igor Balanovski)

 

Les Etats-Unis giflent l’Europe et font bande à part

Pour décoiffer, elle décoiffe, la nouvelle stratégie de sécurité américaine! Le document, publié le 5 décembre dernier, concentré sur 32 pages très denses, met fin à trois décennies d’expansion tous azimuts, de guerres sans fin et de prétention illimitée à l’hégémonie mondiale. Pour les Européens, qui n’arrivent pas à se faire à l’idée qu’ils sont largués et ne comptent plus, c’est la douche froide...

 

Texte publié en commentaire à l'article de Guy Mettan publié dans Bon pour la Tête du 12 décembre 2025:
https://www.antithese.info/articles/les-etats-unis-giflent-leurope-et-font-bande-a-part/

 

J’ai le sentiment que les USA raisonnent avec des arguments du passé, qu’ils sont restés bloqués au 20ème siècle. Parce que, en fin de compte, ils entendent refaire de leur pays un « grand pays », America Great Again. Ils ont le sentiment qu’il n’est plus aussi « grand » qu’auparavant, terme inapproprié qui qui devrait être remplacé par « puissant ». Puissant donc « dominateur ». En fin de compte, les Américains entendent toujours résoudre les conflits par la force.

 

Ces dernières décennies, le monde n’a eu de cesse de mondialiser ses échanges économiques. Hélas, force est de constater l’échec de cette idéologie puisque, au départ, il s’agissait de permettre aux pays pauvres de rejoindre les riches afin de les sortir de leur misère en supprimant les barrières douanières.

 

Cela n’a pas réussi car le grand capital, toujours à la recherche de plus de bénéfice, a profité de cette mondialisation pour fabriquer bon marché des produits dans les pays à bas salaire, pour les revendre ensuite aux pays riches. Les pays émergents n’ont guère profité de cette mondialisation là. Par contre, les multinationales se sont outrageusement enrichies et ont produit les super-riches qui possèdent le monde actuellement.

 

Est-ce à dire que la finalité de la vie est de devenir puissant et de dominer les autres?

 

C’est là où le bât blesse car, avec ce genre d’idéologie, l’Humanité va droit dans le mur. Je m’explique.

La domination du plus grand nombre par un petit nombre de privilégiés n’a jamais mené les populations au bonheur, bien au contraire. La preuve: tous les empires, sans exception, ont mal fini. Ils ont été détruits par des luttes internes pour le pouvoir ou par la révolte des populations soumises. On le constate, la concentration du pouvoir n’est pas un mode de fonctionnement durable pour une société. Il faut donc en trouver un autre si on veut que l’Humanité ne finisse pas par s’autodétruire.

 

Car l’autodestruction est « le » problème que l’Humanité doit résoudre actuellement.

 

Les gens de battent afin de dominer les autres et d’accaparer des ressources. Or, les armes actuelles devenant de plus en plus meurtrières, une lutte entre puissants risque bien se terminer par l’anéantissement de tous les belligérants, l’autogoal absolu.

 

Une guerre entre pays qui possèdent l’arme atomique est inimaginable car elle aboutirait inexorablement à la destruction de l’Humanité. Si un de ces pays était acculé à l’anéantissement, il ne fait aucun doute qu’il utiliserait l’arme ultime à sa disposition, la bombe atomique.

 

On a l’exemple d’Israël, petit pays de 10 millions d’habitants, qui paraît-il possède l’arme atomique. S’il était acculé à l’anéantissement par l’attaque simultanée de tous les pays qui lui veulent du mal, c’est-à-dire tous ses voisins, croyez-vous qu’il hésiterait à utiliser sa bombe atomique?

 

Si un pays utilisait sa bombe atomique, de réactions en vengeances, il s’ensuivrait un holocauste général, ce serait la fin du monde.

 

Il faut donc en conclure que la domination – la soumission par la force – n’est plus le moyen de conduire le monde à la pérennité. Cela a pu être le cas dans le passé car les conflits étaient localisés et les armes moins puissantes. Un conflit ne débouchait jamais sur la fin de l’Humanité. C’est pour cela qu’il était possible d’imposer une paix par la force.

 

L’Humanité, si elle veut perdurer, doit donc cesser de se faire la guerre et collaborer afin de se partager les ressources de la planète. Il en va de sa survie.

 

Les cow-boys américains, en privilégiant l’usage de la force pour résoudre les conflits, vont exactement en sens inverse et, ce faisant, ils poussent le monde en direction de l’abîme.

 

C’est l’inverse qu’il faut faire. Plutôt proposer des échanges économiques inter pays plutôt que de bâtir des murs en montrant ses muscles. Voir son vis-à-vis comme un ami potentiel plutôt que comme un adversaire! c’est à cette condition que la vie pourra perdurer sur la planète Terre.


Si vous ne posez pas la bonne question, vous n'obtiendrez jamais la bonne réponse
(Anne-Sophie de Rous)

 

Comment jauger les risques de guerre

Quand on voit aujourd’hui le quarteron de dirigeants bellicistes qui souhaitent à tout prix poursuivre le conflit entre la Russie et l’Ukraine, qui se détournent des plans de paix concoctés par Trump et Poutine unis dans leur détestation du Vieux Continent, il y a de quoi craindre le pire...

 

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet publié dans Bon pour la Tête du 12 décembre 2025:
https://www.antithese.info/articles/comment-jauger-les-risques-de-guerre/

 

Je collectionne les aphorismes, et celui-ci me plaît: Une bonne politique réaliste, est une politique pacifique
(Gérard Araud)

 

C’est vrai, « on » veut vraiment nous pousser à faire la guerre. C’est gros comme le nez au milieu de la figure!

 

Regardez les chaînes TV françaises (certaines), c’est consternant! Tous les soirs, sans exception, des aréopages de « spécialistes » vitupèrent contre les Russes et assènent péremptoirement les pensées cachées de Poutine.

Mais qu’en savent-ils? En fait pas plus que nous, petit peuple bien gentil. Mais voilà, « le monde évolue », « on ne peut arrêter le progrès », etc… Tout cela n’est que propagande, du marketing destiné à nous faire cracher au bassinet mes bons.

 

La manoeuvre est limpide: d’abord on nous pompe notre pognon, on incite nos gouvernements à augmenter les dépenses pour l’armement. Pour se faire il faut bien prendre l’argent à quelque part. On le prend donc dans les budgets des services sociaux. Les pauvres payeront puisqu’ils se laissent faire. Bénéficiaires de la manoeuvre: ceux qui vendent des armes, des pays donc, car c’est un business qui brasse des milliards (d’argent public donc, ils ne sont pas fous les riches, ils ne veulent que les bénéfices eux). En tête et dans l’ordre: les USA, la France, la Russie, la Chine, l’Allemagne, l’Italie, l’Angleterre et Israël.

 

Tiens-tiens c’est bizarre, ce sont justement ces pays-là qui ne cessent de propager l’idée que la guerre est inévitable! On comprend mieux pourquoi maintenant: il « prêchent pour leur paroisse »…

 

Si vous désirez en être persuadés, regardez la chaîne française LCI où notre décevant Darius dirige les débats! Passez-y une soirée et vous vous coucherez avec l’estomac au bord des lèvres. On n’y parle que de guerres, surtout celle entre la Russie et l’Ukraine. On dirait même que cette guerre-là fait diversion avec l’autre, la plus dramatique, celle qui se passe en Palestine.

 

Bizarre cet acharnement!

 

Mais on le comprend mieux lorsqu’on découvre qui est le propriétaire de la dite chaîne. Le grand capital est donc derrière tout cela. Bon Dieu mais c’est bien-sûr, c’est lui le bénéficiaire de tout ce bintz! Voilà pourquoi les riches deviennent toujours plus riches: +13% de plus rien qu’en 2024! (On parle de milliards).

 

Et les pauvres toujours plus pauvres puisque la fortune du monde tient toute entière dans deux vases communicants. Ce qui est pris dans l’un va directement dans l’autre, c’est la règle.

 

Rappelez-vous Nicolas Bouvier: « C’est une erreur de dire que l’argent roule, il monte. Monte par inclination naturelle, comme le fumet des viandes sacrifiées jusqu’aux narines des puissants »

 

Alors d’accord, on nous prend notre pognon, c’est la première étape. Mais ensuite il faut liquider les stocks afin de pouvoir réamorcer la pompe. Et là on envoie nos fils se faire étriper sur le front, « c’est un devoir patriotique » (les riches n’y vont pas, le Donald n’a pas fait son armée lui, il n’est pas si bête). Le moindre missile air-sol d’un F-35 coûte un million. Idem pour la bombe anti-bunker des Américains. Lorsqu’on en voit une détruire une tour d’habitation (suivez mon regard), c’est à chaque fois un million de moins pour votre retraite.

 

Reste la question de base à se poser: « qui sont les dindons de cette farce? »

 

La réponse va vous surprendre: TOUT LE MONDE, tous, pas seulement les pauvres! Parce que les riches aussi seront les perdants de la manoeuvre. Qu’en ont-ils à faire d’être encore plus riches? Ils ont déjà de quoi vivre 1000 vies de millionnaires, que peut alors leur faire d’être « encore » plus riches que riches? Seront-ils plus heureux qu’être heureux? Poser la question c’est y répondre.

 

Par contre perdre sa fortune, ça c’est insupportable pour un riche. Et c’est ce qui va se passer car les vendeurs d’armes sont en train de couper la branche sur laquelle sont assis leurs actionnaires. A force de développer de nouvelles armes, toutes plus puissantes que les précédentes, l’Humanité court à sa perte. La prochain guerre mondiale qu’ « on » nous prépare sera la dernière. La « der de der » promise par les poilus rescapés de 14-18. Mais pas comme ils le souhaitaient car, cette fois, elle détruira toute trace de vie sur la planète. La nature s’en réjouira, elle dont l’ennemi juré est l’Homme.

 

Aphorisme: « Le seul inconvénient à la disparition de l’Humanité est qu’il n’y aura plus personne pour se réjouir de l’évènement » (Sylvain Tesson).

 

Alors voilà mes amis, nous sommes arrivés à l’ère du choix: soit les Hommes continuent à se détruire mutuellement et tout sera fini, point final. Soit leur intelligence, développée au fil de millions d’années d’évolution suivant le dessein du Créateur (s’il y en a un), arrive à stopper cette évolution morbide et les convainc d’arrêter de se faire la guerre. Et de passer à un mode d’existence durable: le partage pacifique des ressources de la planète entre tous.

 

Plus de guerres, la paix éternelle, le bonheur, le paradis promis par les religions! Leur prédiction se réalisera, différente dans sa forme mais conforme dans son fond. Les Justes (les intelligents) auront gagné, la paix sera venue sur terre. L’Humanité aura changé le paradigme de la nature qui était que « les gros mangent les petits ». Maintenant on va « partager » et tous, riches et pauvres, en sortiront gagnants.

 

Alors OK mais que faire concrètement?

 

« Moi je ne suis qu’une goutte d’eau dans l’océan avec mon petit bulletin de vote et ma petite voix ». Eh bien non mon colon, tu vas le changer, TOI, ce paradigme!

 

Aphorisme: Ceux qui ne savent rien faire, ceux qui ne peuvent rien faire et ceux qui ne veulent rien faire ont quelque chose en commun: ils ne font rien (Le Chat, Philippe Geluck)

 

D’abord tu vas gentiment déclarer à la face du monde que la guerre est obsolète.

 

Et que tu veux que les Hommes (comprendre « homme et femmes » bien-sûr) ne se fassent plus la guerre mais se partagent pacifiquement les ressources de la terre ».

 

Et ensuite affirmer cette position à chaque fois que tu auras l’occasion de voter.

 

Au final, cette évidence, lentement mais sûrement, trouvera le chemin des intelligences. Logiquement, il ne peut en être autrement.

 

Longue vie et joyeux Noël frère humain !

 

PS: un petit cadeau pour la route:
Aphorisme: Je ne ris pas, j’ai la mâchoire coincée (Le Chat, Philippe Geluck)


Il y a des choses qu'on ne pourra plus dire en 2026. Comme par exemple "Bonne année 2025"
(Le Chat,  Philippe Geluck)

 

Gaza, 2025, plus jamais ça!. Humains mes frères, il faut en finir avec ces horreurs!

Il faut montrer ces images. Il faut que ceux qui massacrent voient le résultat de ce qu'ils font! Il fut un jour où, les
victimes, c'était eux. Ont-ils oublié le mal que cela peut faire?


La politique est l'art d'empêcher les citoyens de se mêler de ce qui
les regarde (Paul Valéry)

 

Les gens sont vus comme des micro-centres de production dont on va commencer à évaluer la rentabilité

États gérés comme des multinationales, agences "souveraines" qui court-circuitent la démocratie, gestionnaires d’actifs qui pèsent sur le politique, et dette comme outil de dépossession. De Swissair à l’e-ID, elle décrit – selon sa lecture, documents à l’appui – l’avancée d’une gouvernance technofinancière qu’elle juge déshumanisante...

 

Texte publié en commentaire à l'article de Liliane Held-Khawam dans L'Impertinent du 28 novembre 2025:

https://www.limpertinentmedia.com/post/les-gens-sont-vus-comme-des-microcentres-de-production?utm_campaign=eb7e0002-76fe-48ee-8fcf-d545517beee1&utm_source=so&utm_medium=mail&cid=972400ef-2bac-4792-901f-3b6854a6ab6d

 

Je rajoute un pan local à votre démonstration: le "new public management" des néolibéraux. Cela consiste à rentabiliser tous les services de l'Etat, comme dans une entreprise privée. Il en résulte la même dérive que vous signalez. Par exemple, la privatisation partielle des anciennes régies fédérales.

Les PTT en sont un exemple. On l'a scindé en 3 entreprises: la Poste, Postfinance et Swisscom. Postfinance et Swisscom sont devenues des société anonymes détenues à 51% par l'Etat et sont très profitables. Leurs actionnaires palpent chaque année de confortables dividendes, que l'Etat encaisse également. Ce qui constitue des impôts cachés puisque la Loi oblige les services de l'Etat à ne pas faire de bénéfice. S'il en fait, il doit les rétrocéder aux citoyens. Le passage à la privatisation permet de contourner cet obstacle.

Quant à la Poste, elle est restée propriété de l'Etat puisqu'elle n'est pas rentable. Conséquence: afin de limiter les pertes, l'Etat ne cesse d'en supprimer des services, des succursalles par exemple. En fait, en réorganisant ces régies, on a une fois de plus privatisé les gains et nationalisé les pertes!...

Second problème: l'externalisation des services (outsourcing).

Beaucoup de tâches de l'Etat sont maintenant confiées à des entreprises externes. Le nettoyage, la sécurité, le consulting, l'informatique, l'encaissement de la redevance TV et même la gestion de l'AVS en sont des exemples. Il en résulte une perte de souveraineté et de confidentialité. Comment garantir la non dispersion des données confidentielles que les citoyens sont obligés de confier à l'Etat si elle sont traitées par des entreprises externes, quelquefois même situées hors du pays?

Et pour couronner le tout, cela coûte plus cher au contribuable puisqu'une entreprise privée doit faire du bénéfice, ce qui n'est pas le cas de l'Etat.

Troisième problème: les taxes et émoluments.

En principe, les impôts sont proportionnels aux revenus des contribuables. Afin de favoriser les plus riches d'entre eux, on exige de plus en plus fréquemment que certains services soient payés sous forme de taxes fixes alors qu'en principes ils sont déjà financés par l'impôt. D'une part cela constitue des impôts additionnels qui ne disent pas leur nom, et d'autre part ces taxes sont injustes puisqu'elle sont d'un montant fixe alors que l'impôt est proportionnel au revenu. Il s'ensuit une distorsion qui fait proportionnellement payer plus les pauvres que les riches.

La taxe d'élimination des ordures en est l'archétype. 85 Fr par année représente le pourboire qu'un riche laissera dans son restaurant gastronomique préféré, alors que pour un pauvre ce sera le prix de la nourriture pour une semaine. Idem pour la taxe au sac. Idem pour le prix d'un passeport ou d'une carte d'identité. Avec ce système, les riches ont trouvé le moyen de payer moins d'impôt.

Vous parlez de Swissair et, effectivement, il y a beaucoup à en dire.

Mais au fait, quelles sont les entreprises encore suisses? La plus grandes sont des société anonymes dont les actions appartiennent pour beaucoup à des étrangers, américains et russes notamment, Black Rock par exemple. Les plus grandes d'entre elles sont dirigées par des CEO étrangers qui s'octroyent des salaires pharamineux. J'allais écrire "de ministre" mais non, ils sont de loin supérieurs...

Reste la question: à qui va la loyauté de ces dirigeants là? Au pays qui les nourrit ou à celui dans lequel ils passeront leur retraite? Je me souviens d'un ancien directeur d'une banque suisse, américain, qui déposait la main sur la Bible devant le congrès américain. C'est là que je me suis posé cette question pour la première fois car lui n'a pas fait un seul jour de prison alors que sa banque a été condamnée à des centaines de millions d'amende par les USA.

Le pompon pour terminer: nos militaires et quelques parlementaires et membres du Conseil Fédéral influents forcent, contre toute logique, notre pays à acheter des avions de guerre américains, le F-35. Or cet avion ne peut déployer ses qualités que dans un système de vol intégré qui fait appel à des satellites et l'oblige à communiquer en temps réel sa position et ce qu'il voit. Il ne peut d'ailleurs pas décoller s'il ne se connecte pas à ce réseau.

Question: Quelle mouche a piqué nos élites pour se soumettre ainsi à une puissance étrangère? Est-ce la nouvelle définition de l'indépendance?

Manifestement, il y aurait du ménage à faire!...


L'avenir m'intéresse parce que c'est là que j'ai l'intention de passer mes prochaines années
(Woody Allen)

 

Statistiques officielles fédérales

En 2024, la Suisse comptait 9'051'029 habitants, dont 27% d'étrangers. Le taux d'accroissement est de 1.8% par année, soit 1 nouvelle personne toutes les 6.5 minutes.

Il y a 31% d'immigrés (habitants en Suisse mais nés ailleurs), 34% dans le canton de Vaud. Les  3/4 des immigrés sont arrivés venant de la libre circulation de l'UE. 77% d'entre eux ont un emploi. 71% des femmes travaillent (80% des suissesses). 50% des immigrés venant de l'UE on un diplôme tertiaire, 35% chez ceux venant hors de l'UE.

En 2023, 21% de la population possédait la double nationalité, sortant ainsi du nombre statistique des étrangers. Genève ( 2,84 %/an), Zurich (2,16 %/an) et Vaud (1,95 %/an) sont les cantons qui naturalisent le plus (0,9%/an à Schwytz par comparaison).


Nous avons essayé de faire au mieux, mais ce fut comme d'habitude
(proverbe russe)
 

Critiquer la politique du gouvernement israélien

relève d’un débat politique légitime, et non d’une hostilité envers la communauté juive. Confondre antisionisme et antisémitisme constitue un raccourci rhétorique inacceptable. Confondre critique politique et haine d’une communauté, c’est transformer le débat en arme, et mettre en péril la liberté de penser qui fonde toute démocratie." (Rachel Brunet)


C’est une faiblesse intellectuelle extrêmement répandue de considérer que l’explication est une justification
 (Edgar Morin)

 

Qui a des droits et qui n’en a pas, la démocratie à géométrie variable

Les votations cantonales vaudoises en matière de droits politiques, notamment pour les résidents étrangers, soulèvent des questions. Qu’est-ce qu’une communauté? Qui a le droit d’en faire partie? Est-ce la raison et la logique ou bien plutôt les affects qui permettent d’en décider? ...

 

Texte publié en commentaire à l'article de Patrick Morier-Genoud dans Bon pour la Tête du 28 novembre 2025:

https://www.antithese.info/articles/qui-a-des-droits-et-qui-nen-a-pas-la-democratie-a-geometrie-variable/

 

J’ai le sentiment que la réalité est plus complexe qu’un « simple effet d’affect ».

 

La société suisse est complexe et fragile. La déséquilibrer, même pour des raisons de coeur, est dangereux car cela peut affecter la fragile paix civile. Je m’explique.

 

"Complexe" car la société suisse est composée de quatre ethnies parlant chacune une langue différente, ayant chacune ses particularités culturelles. Il en résulte un équilibre fragile transmis par nos ancêtres qu’il convient de préserver si on veut continuer à pouvoir vivre dans un pays paisible, stable et prospère.

 

La Suisse s’est construite au fil des siècles et s’est dotée d’un système politique unique au monde, sagement construit par nos ancêtres, qui ont su préserver l’unité du pays et la paix sociale.

 

Une des composantes essentielles de ce système est la neutralité, dont le résultat est de maintenir le pays loin des luttes partisanes mondiales. Le général de Gaulle le disait bien "Les pays n’ont pas de sentiments, ils ont des intérêts". Cela dit bien pourquoi des pays entrent en guerre. Ce n’est pas pour assurer le bonheur des peuples mais pour "faire le beurre" d’un petit nombre de privilégiés. Ces derniers ne la font pas la guerre, ils en profitent.

 

Un petit pays comme la Suisse ne pourra jamais rivaliser avec la plupart des pays du monde car ces derniers sont tous plus puissants que le nôtre. Fruit des hasards de la vie et de la volonté de nos ancêtres, c’est la neutralité qui nous a préservé des guerres durant plusieurs siècles. Ne pas subir les horreurs de la guerre est un privilège qu’il convient de préserver.

 

Cette neutralité est devenue consubstantielle de la Suisse car elle est également mise à profit pour assurer la paix sociale interne. Nos fondateurs ont sagement su préserver l’équilibre entre villes et campagnes, entre grands et petits cantons, entre les différentes religions, entre les 4 langues officielles du pays et avec l’usage politique du consensus.

C’est un miracle que 4 peuples puissent ainsi coexister et même prospérer sur un si petit territoire malgré leurs différences. Cela doit susciter le respect du montage politique effectué par nos ancêtres. Ils nous on légué un pays stable, paisible et travailleur que beaucoup nous envient et qu’il serait stupide de sacrifier en cédant aux appétits des partis qui cherchent de nouvelles voix pour leurs élus.

Préserver l’équilibre, voici la voie à suivre.

Cela veut dire que le mélange de populations par immigration doit se faire suffisamment lentement pour que les nouveaux-venus s’intègrent à la mentalité générale. Le risque étant qu’une arrivée massive d’immigrants imposent au pays de nouvelles cultures hérités bien souvent d’une histoire violente. La Suisse est déjà composée de 4 ethnies, accepter une trop forte immigration d’une autre peut perturber gravement l’équilibre du pays et détruire la paix sociale.

Par exemple, rappelez-vous l’animosité entre ex-Serbes et ex-Croates arrivés en Suisse après le sécession de la Yougoslavie! Il s’en est fallu d’un cheveu que cette animosité là ne dégénère. J’ai connu cela dans mon village. Les couteaux sont apparus dans les cours d’école à cette époque là.

Rappelez-vous aussi les Kosovars qui appelaient leurs concitoyens à voter pour des Kosovars dans le canton de Genève en 2024!

En conclusion, l’immigration est une bonne chose mais doit se faire à petite dose afin qu’aucune ethnie ne prenne le dessus sur les autres ou n’importe de mauvaises habitudes dans notre pays. Je pense là à la maffia, au trafic de drogue, à la corruption, aux communautarismes religieux ou politiques, etc. "A petite dose" parce qu’il faut laisser aux nouveaux arrivants le temps de s’intégrer à la population locale afin qu’ils adoptent les us et coutumes du pays et non qu’ils imposent les leurs. Il faut probablement deux générations pour cela, soit plusieurs décennies.

Pour en revenir à la question de base, "doit-on donner le droit de vote aux étrangers?", la réponse peut être tirée de l’explication ci-dessus. "Non", sous peine d’importer des habitudes politiques qui n’ont rien à voir avec les nôtres et ainsi casser le fragile équilibre que le pays a acquis au fil des siècles.

Par exemple, avec un Français qui aura été un "gilet jaune" dans son pays, le risque sera grand qu’il importe ce biais politique en Suisse. Par contre, s’il a passé beaucoup de temps dans notre pays, il aura assimilé la mentalité politique locale et son jugement sera moins influencé par l’histoire de son pays d’origine, le temps aura fait son office. Et il aura demandé sa naturalisation dans l’intervalle afin de pouvoir jouir à 100% des droits démocratiques locaux.

En conclusion, le fait de refuser le droit de vote aux étrangers n’est pas un manque d’empathie, personne n’en mourra, et les étrangers en tous cas pas. Ce n’est pas non plus un réflexe xénophobe, c’est simplement leur dire que "vous pouvez vivre ici et profiter de la paix et de la prospérité du pays. Si vous désirez faire un pas de plus dans votre assimilation et participer à la gestion du pays, c’est simple: naturalisez-vous!"

 

Si vous espérez le meilleur, attendez-vous au pire! (Mel Brooks)

 

L’inquiétante dérive du discours militaire en Europe
Des généraux français et allemands présentent la guerre avec la Russie comme une fatalité et appellent à "accepter de perdre nos enfants".

Texte publié en commentaire à l'article de Hicheme Lehmici dans Bon pour la Tête du 28 novembre 2025:
https://www.antithese.info/articles/linquietante-derive-du-discours-militaire-en-europe/?mtm_campaign=edition&mtm_kwd=245&mtm_source=mail
 

Les va-t-en-guerre remettent ça. La question à se poser c'est "pourquoi?". Qui a intérêt à remettre la guerre sur le tapis?

Il y a les marchands d'armes ça c'est sûr. Il sont toujours à l'affût, prêts à inventer des ennemis là où il n'y en a pas. Pour eux, peu importent les idéologies, ils veulent vendre leur camelote, c'est tout. Tout est donc bon pour susciter la peur, c'est leur fond de commerce. Actuellement Trump est à la manoeuvre, il veut que les pays affiliés à l'OTAN dépensent au minimum 2% de leur PIB en achat d'armes.

Les gouvernants cèdent à cette menace (ou font semblant) mais pas leurs populations. Personne n'est prêt à envoyer ses fils se faire étriper sur le front. D'autant plus que le discours de Trump est limpide: il faut faire gagner de l'argent à l'Amérique au nom du Make America Great Again. Il ne s'agit pas d'idéologie mais de business. Or, qui a envie d'envoyer ses enfants au front pour que les super riches deviennent encore plus riches?

Le plus absurde de tout c'est qu'une guerre mondiale est devenue impossible. La technologie des armes est devenue tellement puissante et sophistiquée qu'une guerre généralisée serait la fin de l'Humanité. Comment croire qu'un pays poussé dans ses ultimes retranchements et prêt à succomber ne finira pas par utiliser ses bombes atomiques? Poutine a menacé de le faire en Ukraine. Israël aussi puisque certains de ses ministres ont demandé de lâcher une bombe atomique sur Gaza.

Les progrès exponentiels des armes rend une guerre totale inimaginable car elle signifierait la fin de l'Humanité. Il ne reste donc qu'une seule solution: qu'on se rende enfin compte que la guerre est devenue obsolète et que si l'Humanité veut un avenir, elle doit changer de paradigme et passer de la confrontation à la collaboration.

Finie la lutte pour tout accaparer et passage à la collaboration entre les peuples pour se partager les ressources de la planète! Make the World Great Again!...

C'est d'autant plus urgent que le dérèglement climatique menace également notre survie. Cela devrait nous persuader qu'il n'y a plus d'autre avenir que la collaboration entre les peuples. L'argent qu'on ne dépensera plus pour des armes pourra alors servir à hâter la transition énergétique. Avec la fin des conflits et le passage aux énergies renouvelables, l'Humanité repartira vers un avenir souriant.

Israël pourrait initier ce Changement de paradigme car la spirale de violence dans laquelle il perd son âme devrait persuader les plus perspicaces de ses citoyens de proposer la paix aux Palestiniens. Pour Israël, c'est la Seule façon de ne pas être rayée de la carte suite à une confrontation générale avec ses voisins.

Les horreurs perpétrées jours après jours par Tsahal à Gaza et par les colons ultras orthodoxes en Cisjordanie occupée ne font qu'augmenter exponentiellement le nombre des ennemis d'Israël. Il arrivera fatalement un jour où plus rien ne pourra les arrêter, ils seront trop nombreux. Lorsqu'un peuple n'a plus d'autre solution qu' "Oradour-sur-Glâner" son ennemi, il est proche de la fin, c'est ce que l'histoire nous enseigne.

Israël pourrait assurer sa survie en proposant unilatéralement la paix aux Palestiniens et en affirmant sa volonté de renoncer à étendre son territoire. Il montrerait ainsi au monde qu'un changement de paradigme est possible. Peut-être est-ce cela le destin de ce peuple qui se dit "élu de Dieu".

 

Avoir été victime de persécutions, trouver un pays d'accueil, devenir bourreau à son tour, et la rédemption finale avec un retournement total de situation en décidant de faire la paix. Ce serait un exemple de changement de paradigme et le début d'une nouvelle ère pour l'Humanité!


A la fin, nous ne nous souviendrons pas du vacarme de nos ennemis, mais du silence de nos amis
(Martin Luther King)

 

La neutralité fantôme de la Suisse

(A force de courbettes et de soumissions au nom des intérêts économiques, le gouvernement de la Suisse a trahi les aspirations à la neutralité de son peuple)

 

Texte publié en commentaire à l'article d'Arnaud Dotézac publié dans Bon pour la Tête du 7 novembre 2025:

https://www.antithese.info/articles/la-neutralite-fantome-de-la-suisse/

 

C'est impressionnant de lire tout cela d'un coup, la synthèse de ce qu'on pourrait appeler "la duplicité de nos gouvernants"!

On y constate une volonté constante de forcer la population suisse à aller là où elle ne veut pas. Car je suis persuadé que les Suisses, citoyens d'un des plus petits pays du monde, ne veulent pas perdre leur liberté de pensée et d'action en s'intégrant à un des "grands machins" qui gouvernent le monde. Car en le faisant, elle serait obligée de participer aux guerres que le "grand machin" déclarerait (on n'en est pas si loin aujourd'hui), mais ce serait aussi la fin de ce beau pays dont la démocratie directe, gage de sa paix intérieure, a été affinée au fil des siècles.

La fin de la Suisse? Comment cela?

Parce que la Suisse est un pays hétéroclite fait de quatre ethnies parlant chacune une langue différente, de mentalités de gens unis pour être plus forts et pour se défendre contre les agressions extérieures. Contrairement à la plupart des pays du monde, la Suisse a eu la sagesse de ne pas détruite cette hétérogénéité mais de la conserver en inventant un système politique fait se consensus et de neutralité.

Là ou d'autre pays tentaient par tous les moyens d'unifier une nation en imposant autoritairement (et dans le sang) des usages communs, la Suisse a eu la grande sagesse de conserver ses particularités locales et d'en faire une qualité de vie. Ainsi, est-elle le seul pays au monde à donner une voix à chacun de ses citoyens grâce à son système politique de démocratique directe.

La France, par exemple, n'a eu de cesse de vouloir imposer une centralisation faisant la richesse d'une minorité (les aristocrates), puis d'imposer l'usage d'une seule langue nationale en interdisant les patois historiques, le breton ou le basque par exemple. En imposant la pratique d'une seule religion, le célèbre "un peuple, un roi, une religion" des derniers rois de France. Il n'en est résulté que guerres civiles, massacres et malheurs.

Pas en Suisse, car elle a conservé une neutralité de pensées interne destinée à la protéger des conflits inter ethniques et une neutralité externe destinée à l'empêcher de prendre parti pour l'un ou l'autre des belligérants d'une guerre. Cette neutralité, disposition consensuelle et bienveillante, l'a maintenue unie au fil des siècles et éloignée des guerres qui ont eu lieu.

Ne pas prendre parti n'est pas de la lâcheté mais une sage gestion de son destin. La Suisse est un des plus petits pays du monde, comment voulez-vous qu'elle puisse s'imposer militairement auprès de quelque pays que ce soit, tous plus grands qu'elle? Comment voulez-vous qu'elle puisse se tenir à l'écart des soubresauts du monde en s'alliant à tel ou tel "grand machin"? Impossible! Pour elle, trop petite pour faire le poids contre qui que ce soit, la seule voie de survie est l'indépendance et la neutralité!

Et même plus: une "neutralité bienveillante". Un état d'esprit à l'écoute des autres, prêt à aider son prochain et à oeuvrer pour la paix dans le monde. La Croix-Rouge, le CICR, la Genève internationale, nos bons offices, tout cela va dans sens d'apaiser un monde en folie. En cela, la Suisse montre la voie à suivre si l'Humanité veut perdurer. Car le pouvoir de l'Homme devient tellement grand qu'il est capable de détruire toute vie sur terre. Et cette puissance des armes de destruction massives, ne fait que de grandir.

La plupart des progrès techniques sont suscités par le désir de se doter d'armes de plus en plus efficaces. L'issue logique de tout cela est l'usage incontrôlé de ce pouvoir de destruction par un nombre de plus en plus réduit de super puissants. On en voit les prémices avec la théorie MAGA des Américains.

Si l'égoïsme de l'Homme prend le dessus sur l'empathie qu'il peut avoir vis-à-vis de ses semblables, l'Humanité s'autodétruira, ce sera l'auto goal final. On le voit venir avec l'égoïsme des pays riches qui ne veulent rien faire pour contrer l'évolution délétère du climat. Evolution qui fera monter le niveau des océans, qui fera disparaître les terres les plus basses, qui obligera des milliards de gens à se déplacer pour survivre, qui réduira les cultures, qui provoquera de la famine, et qui finira dans une déflagration atomique générale.

On peut retourner tout cela dans tous les sens, on aboutit inévitablement à la fin de l'Homme sur terre. La logique est implacable: si l'Humanité continue à vivre dans la violence, la violence finira par perdre l'Humanité. Il n'y a dès lors qu'une seule issue possible: changer de paradigme et remplacer la violence par l'empathie dans la tête des gens. Il y a du travail mais la direction est donnée. Si elle veut survivre, l'Humanité doit apprendre à collaborer, à se partager les ressources de la terre plutôt que de se battre pour les accaparer.

Car il ne faut pas se leurrer. On a beau parer les guerres de tous les qualificatifs pompeux, idéologiques ou religieux, derrière elles il n'y a que le pognon, la volonté de prendre aux autres.

On le voit bien en Ukraine, où la Russie tente d'accaparer les richesses de ce pays (mines, blé et autres). On le voit bien en Palestine occupée où Israël tente de bouter les Palestiniens hors de leur pays natal pour prendre leur place. "Tout le reste n'est que garniture" disait la pub...

Avec sa tradition de consensus et de neutralité, la petite Suisse montre le chemin que doit prendre l'Humanité. Cette bonne volonté autoproclamée doit perdurer. Tout n'est pas parfait, loin de là, mais la voie est tracée. La modeste Suisse doit conserver sa neutralité. C'est le gage de sa paix sociale et le gage de ne pas devenir partie prenante des guerres à venir. Il faut qu'il reste au moins un pays au monde qui puisse servir d'exemple pour la paix!

En ce moment, des forces centripètes poussent notre pays vers l'assimilation aux malheurs du monde. Nos autorités sont manipulées, sous influence de forces étrangères. Les "honnêtes gens", terme pris dans son sens ancien, scientifique, de "gens qui savent", doivent faire valoir leur aspiration au bonheur, à la paix et au partage. Clamons-le haut et fort à la face de nos dirigeants!

 

Pourquoi les Hommes construisent-ils des idéologies? Essentiellement pour se justifier, et se donner bonne conscience (Karl Marx)

 

Quand les PTT ont privatisé leurs services les plus rentables

(Au fil du temps, la Confédération, sous l'impulsion des néo-libéraux et de leur "New public Management", a cédé les parties rentables de ses régies historiques à l'économie privée, lui faisant ainsi un cadeau royal: des dividendes!. Gardant en contrepartie les domaines non rentables à l'image de la Poste par exemple, illustrant l'adage "privatiser les bénéfices et nationaliser les pertes")

 

Texte publié en commentaire à l'article de Patrick Morier-Genoud publié dans Bon pour la Tête du 19 septembre 2025:
https://www.antithese.info/articles/quand-les-ptt-ont-privatise-leurs-services-les-plus-rentables/

 

"Quand les PTT ont privatisé leurs services les plus rentables"

On peut y voir la main du "new public management" des ultra-libéraux. Le credo que tout ce que fait l'administration publique est source de gaspillage et qu'il faut confier un maximum de tâches à l'économie privée. La théorie fallacieuse du "moins d'état".

On oublie cependant deux points à cette façon de penser la relation citoyen/état.

D'une part, contrairement à l'administration publique, les entreprises privées doivent faire du bénéfice afin de servir leurs actionnaires. Ce qui implique que leurs services coûtent plus cher que ceux fournis directement par l'Etat. Le gain d'un accroissement théorique d'efficacité est donc plus que contrebalancé par le bénéfice que doit facturer l'entreprise privée.

Et d'autre part que l'Etat, en outsourçant ses services, perd la loyauté de ses employés. Avec le jeu de l'externalisation et de la sous-traitance, qui nous dit que nos secrets d'état seront bien gardés? Ne vont-ils pas tomber entre des mains ennemies? Qui nous dit, par exemple, qu'un logiciel conçu par une entreprise privée n'aura pas de portes d'entrées dissimulées (back doors) de façon à pouvoir y pénétrer à l'insu de ses utilisateurs? Qui nous dit que nos F-35 ne seront pas un jour cloués au sol par l'Oncle Sam puisque celui-ci les commande à distance?

En principe, en offrant un salaire à un employé, l'Etat se paye du même coup sa loyauté car s'il faute il risquera d'être licencié, le pire qui puisse arriver à un fonctionnaire.

Il faut cependant dire que l'outsourcing permet à l'administration, et surtout aux politiciens qui votent les budgets, de se réfugier derrière "Ce n'est pas moi qui suis responsable de cette faute, moi je n'ai fait que de voter le crédit". Excuse commode à l'époque ou tout le monde veut se "couvrir"...

On peut donc arriver à la conclusion que les citoyens ont intérêt à ce que l'Etat exécute lui-même les tâches qu'ils lui confient, autant financièrement qu'en responsabilité. En suivant la logique ultra-libérale, on ne fait que de nationaliser les pertes, privatiser les bénéfices et diluer les responsabilités.

C'est particulièrement frappant avec les PTT (Poste, Télégraphe, Téléphone), dont on a confié à l'économie privée les tâches bénéficiaires: Swisscom, Postfinance, etc., et conservé à l'Etat celle qui est par nature déficitaire: la Poste. C'est donc faire un cadeau royal aux actionnaires privés de ces entreprises. Ce n'est pas pour rien que les ultra-libéraux le préconisent puisque ce sont eux qui en sont les bénéficiaires...

Notons en passant que la "carotte" politique pour justifier la privatisation est l'impôt caché dont bénéficie alors l'Etat. En tant qu'actionnaire des dites sociétés, il encaisse du même coup les mêmes dividendes que celles délivrées aux actionnaires privés des dites sociétés. C'est un impôt qui ne dit pas son nom!

Ainsi en est-il des taxes et émoluments de toutes sortes que le brave citoyen paye sans sourcilier pour quantité de services étatiques qui sont, en principe, déjà financés par l'impôt ordinaire. Mais ceci est une autre histoire.

Côté électricité, le pire est encore à venir.

Dans le temps, c'était l'Etat qui fournissait l'électricité à ses citoyens, par l'intermédiaire des Communes qui étaient souvent propriétaires des moyens de production. A cette époque-là, personne n'avait le choix de son fournisseur, les énergies étaient liées aux producteurs locaux. Puis a soufflé le vent du néolibéralisme qui a réussi le tour de force de persuader la société qu'on devait libéraliser la fourniture d'électricité. On a alors saucissonné sa production en plusieurs entreprises qui, chacune, devait faire du bénéfice au passage: la production (barrages, centrales atomiques et autres), l'acheminement (réseau de lignes à haute tension), la livraison (sociétés de distribution).

Et la plus lucrative de toutes: l'achat d'électricité à l'étranger, qui a même failli faire vendre les barrages (les producteurs les plus rentables d'électricité) à des entreprises étrangères! Tout simplement parce qu'il fut une époque où cela coûtait moins cher d'acheter de l'électricité aux centrales nucléaires étrangères que de la produire soi-même. Il y avait surproduction. Comme on peut le constater en consultant sa facture, les temps ont bien changé!...

Mais le "meilleur" reste à venir: le saucissonnage des heures de consommation.

En 2026 en principe, le prix d'électricité variera de quart d'heure en quart d'heure en fonction de l'offre et de la demande, et aussi en fonction de la spéculation qui en résultera inévitablement. Les consommateurs devront passer leur temps à surveiller le prix du moment avant d'enclencher leurs machines à laver, génial comme progrès!...

Ce saucissonnage nous viendra de l'Europe, c'est une des conditions des accords avec l'Union Européenne. Aurons-nous la bêtise d'y adhérer?

La boucle sera alors bouclée. Toute l'électricité aura été privatisée et le brave consommateur n'aura d'autre choix que de passer à la caisse, il sera entièrement prisonnier de ce raket. Les affairistes auront trahi leur pays en vendant les clients aux spéculateurs. Avec, au passage, la complicité de pas mal de monde.

Rappelez-vous le bon temps où on payait son électricité 5 centimes le kiloWattheure? Oui mes braves, il a existé ce temps-là. On est bien loin des presque 30 centimes d'aujourd'hui!...

L'actualité récente nous rappelle brutalement à la réalité. Plus rien n'est sûr, les paroles données ne valent plus rien, ne compte que l'argent. C'est la théorie MAGA, qui nous fait réaliser que ceux que nous prenions pour des amis fidèles ne sont autres que ceux qui mettent le monde à feu et à sang depuis des décennies.

Stratégiquement, cela devait nous inciter à re-nationaliser toutes les tâches vitales pour le pays, comme les énergies, l'alimentation (l'eau en particulier) et bien-sûr la défense. Et nous inciter à privilégier au maximum la production locale, par exemples des drones suisses et des avions européens plutôt qu'américains, d'alimentation provenant de nos agriculteurs plutôt que de ceux du Mercosur, etc. Sans même parler de l'influence bénéfique sur le climat (moins de produits qui viennent de l'autre bout du monde), notre qualité de vie augmenterait et nous payerions moins d'impôt...


La politique est l'art d'empêcher les citoyens de se mêler de ce qui les regarde
(Paul Valéry)

 

Honte aux haineux

(Refus du canton de Fribourg de recevoir un enfant blessé de Gaza)

 

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet publié dans Bon pour la Tête du 31 octobre 2025:
https://www.antithese.info/articles/honte-aux-haineux/

 

"Le rouge au front de la honte ne passe pas"

Premier réflex: oui, la honte et l’indignation! Mais ensuite, la réflexion.

 

En regardant plus loin, on ne peut s’empêcher de penser qu’en exfiltrant ces enfants de l’enfer de Gaza, nous nous rendons complices du nettoyage ethnique des Israéliens. Car, ce que veulent ces derniers, c’est expulser tous les Palestiniens de chez eux pour prendre leur place.

Notre petite Suisse est ballottée entre deux pôles antagonistes. Entre celui des pro-Israéliens qui font tout ce qu’ils peuvent pour soutenir la cruelle politique de guerre israélienne, et celui des « honnêtes gens », des citoyens de ce bon peuple, qui s’indignent de la méchanceté du monde.

Alors oui, accueillir des petits Gazaouis va effectivement encourager les faucons israéliens à parachever leur nettoyage ethnique. Ainsi, "Qui-vous-savez" pourra conclure le deal de sa vie en rachetant la bande de Gaza pour y bâtir son X’ième casino. Mais alors que fait-on? On laisse parler son coeur ou on tergiverse?

Rappelons-nous l’aphorisme du génial Philippe Gelluck (Le Chat): « Ceux qui ne savent rien faire, ceux qui ne peuvent rien faire et ceux qui ne veulent rien faire ont quelque chose en commun: ils ne font rien! ».

Alors que pouvons-nous faire, nous autres, citoyens du monde épris de paix? Sommes-nous en position de le changer ce monde?

Peut-être que oui, peut-être que non, mais au moins pouvons-nous, modestement, à la petite place qui est la nôtre dans ce monde subitement pris de folie (et d’amnésie), faire le bien et sauver quelques vies. Sans calcul, sans arrières pensées, sauver quelques petites malheureuses vies! Cela ne révolutionnera pas le monde mais ce sera toujours ça de pris sur le malheur.

Et peut-être que ce petit geste en faveur de l’amour universel saura s’insinuer dans l’esprit d’autres "honnêtes gens", y compris dans celui des persécuteurs qui, j’en suis persuadé, ne sont pas tous d’infâmes colons extrémistes et bornés.

 

Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent sans rien faire (Albert Einstein)

 

Où mène la concentration folle de la richesse?
Les super riches concentrent l'essentiel de la richesse du monde: 1% d'entre eux en possède le 50%. Et cela s'accroît année après année, leur octroyant ainsi un pouvoir qui dépasse celui de bien des pays. C'est éminemment malsain et ne peut mener qu'à l'autocratie. Attention danger!

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet publié dans Bon pour la Tête du 7 novembree 2025:

https://www.antithese.info/articles/ou-mene-la-concentration-folle-de-la-richesse/

 

Les super riches commencent effectivement à poser un problème. Pourquoi? Parce que les milliardaires deviennent tellement riches qu’ils peuvent tout se payer, y compris les médias, les consciences et la démocratie.

Déjà ils ont l’argent, 1% d’entre eux possèdent la moitié de la fortune du monde. Le grand public les connait peu ces riches, ils préfèrent rester discrets et tirer les ficelles du pouvoir par politiciens interposés. On les voit de loin, avec leurs Rolex et leurs yachts de luxe, ils sont sur une autre planète.

 

Le problème, c’est que les riches deviennent de plus en plus riches car la richesse appelle la richesse. Ces 20 dernières années, leurs fortunes ont plus que doublé. Jusqu’où s’arrêteront-ils (ne cherchez pas, c’est du Coluche)? Le monde est un vase communicant. Si la fortune des riches augmente, celle des pauvres diminue, c’est mathématique. Et comme la croissance des fortunes est exponentielle, il arrivera un jour où les puissants auront tout et les pauvre plus rien. Voilà les limites du système et voilà pourquoi il faut y mettre bon ordre.

 

Cela dit, l’initiative des socialistes, sur laquelle nous devront bientôt voter, est irréalisable. Vouloir ponctionner la moitié des fortunes léguées (supérieures à 50 millions) est trop extrême, elle ne passera jamais. Il suffit de se mettre à la place de ces millionnaires-là. Qui accepterait de perdre la moitié de son héritage? Personne!

 

Si l’on veut corriger le dérapage actuel de l’augmentation des inégalités, il suffit de corriger la courbe de la progression de l’impôt de façon à taxer les riches de quelques pourcents de plus, par exemple, 10%. Ainsi cette ponction resterait indolore et ne ferait fuir personne.

 

La question fiscale devient maintenant critique car la droite politique ne cesse de vouloir baisser les impôts. Bien-sûr que c’est porteur car personne n’aime céder à la collectivité une partie de son revenu, de sa fortune et de son héritage. Par conséquent, annoncer une baisse d’impôt est très populaire et permet de conserver le pouvoir. C’est précisément pour cette raison que les dettes publiques ne cessent d’augmenter.

 

Mais la société a des charges et il faut bien les financer. L’art fiscal est donc de rester sur une ligne de crête qui permette à l’Etat de bien fonctionner tout en ne ruinant pas les contribuables. Ni trop ni trop peu, voilà le mot d’ordre.

 

On pourrait abaisser les impôts, mais seulement lorsque les charges de l’Etat diminuent, c’est-à-dire jamais. Alors d’autres pistes? Augmenter l’efficacité étatique (fournir le même travail pour moins cher), éviter les équipements « luxueux » (mais ça fait marcher le commerce), aligner le niveau des salaires des employés de l’Etat sur le privé (difficile car très impopulaire), récupérer les revenus non déclarés (débusquer les tricheurs, notamment les multinationales), etc. Mais éviter à tous prix de rogner dans les budgets de l’Etat car cela prive de ressources les services concernés et les empêchent de fonctionner normalement. C’est hélas le résultat du fameux « moins d’Etat » des néolibéraux.

 

Notons la sagesse de notre ancien grand argentier Pascal Broulis et de son « Impôt heureux ». De son temps, les comptes du canton de Vaud étaient toujours positifs et personne n’en mourrait. C’était le fruit d’une certaine sagesse et d’un sens de l’économie, que n’ont pas les petites jeunes catapultées aux finances sans aucune expérience préalable, et donc facilement manipulables…

 

Je suis profondément convaincue que le racisme, l’appropriation illégitime des biens d’autrui et l’inégalité sociale sont consubstantiels à l’idéologie néolibérale des sociétés occidentales (Francine Rosenbaum)
 

Israël-Iran: prélude d’une guerre sans retour?

(Israël tente sans succès de s'imposer par la force brutale en terre palestinienne depuis 1948. Après la Palestine, l'Egypte, le Liban, la Syrie, la Jordanie, il s'attaque maintenant de front à l'Iran. Quand va-t-il réaliser que les Palestiniens et  tout le Moyen-Orient sont prêts  à accepter sa présence à condition qu'il cesse d'agresser ses voisins?)

 

Texte publié en commentaire à l'article de Hicheme Lehmici dans Bon pour la Tête du 24 octobre 2025:

https://www.antithese.info/articles/israel-iran-prelude-dune-guerre-sans-retour/

 

Enfin des informations qui semblent lever le voile sur un pan caché de l’actualité récente! « Qui semblent » car, une fois de plus, qui croire?

 

Les propagandes de guerre sont tellement efficaces que le citoyen lambda a de la peine à s’y retrouver. Une chose est sûre: une information provenant d’une des parties prenantes d’une guerre est automatiquement suspecte.

 

Que nous reste-t-il pour tenter d’entrevoir la vérité?

 

Dans le cas de cet article, il y a les liens donnés par la rédaction, qui semblent prouver que l’auteur dit juste. Il y a aussi un certain commentaire, dont l’outrance semble être une tentative de décrédibilisation.

 

Rappelons-nous les 10 principes de la propagande de guerre énoncés par Anne Morelli:

http://www.haut-parleur.ch/politique/propagande.htm

 

Cela fait beaucoup de « semble »… Mais comment faire pour ne pas arriver à douter de tout?

 

Restent les recoupements que chacun peut tenter de faire en lisant éclectiquement la presse. En « lissant » les exagérations des uns et des autres, on arrive tout de même à se faire une petite idée de la situation.

 

Et puis il reste le bon sens.

 

Exemple:

 

Ces derniers jours, Israël a rompu le cesser-le-feu imposé par Donald Trump et termine la destruction totale de la bande de Gaza, tuant essentiellement des civils. Comme d’hab pourrait-on dire cyniquement… Et comme d’hab aussi, le gouvernement d’Israël affirme qu’il le fait suite à une provocation du Hamas, accusant ce dernier d’avoir rompu la trève.

 

Que dit notre bon sens?

 

D’abord que c’est Israël le plus fort dans cet affrontement et que cela semble douteux que les résistants palestiniens, dont tous les chefs ont été éliminés les uns après les autres, prennent le risque de faire reprendre les massacres alors qu’ils ont tant besoin de souffler après 2 ans de bombardement ininterrompus. On le voit sur le peu d’images qui nous parviennent: ils sont à bout ces gens, au bout du bout, ils n’en peuvent plus. Ils ne demandent qu’une chose: que la paix revienne.

 

Mais bon, on n’est pas à l’abri d’un coup de folie d’un extrémiste. La politique d’Israël est l’exemple parfait de l’auto-goal car plus elle est cruelle, plus elle génère d’adversaires irréductibles. Comment voulez-vous que quelqu’un qui vient de voir sa femme et ses enfants tués sous ses yeux dans la destruction de son immeuble, ne devienne pas fou de douleur et tente n’importe-quoi contre ceux qui viennent de tuer ce qu’il a de plus cher au monde?

 

Ils devraient pourtant comprendre cela les Israéliens qui défilent dans les rues pour dire leur douleur d’avoir d’avoir perdu quelques centaines d’entre eux le 7 octobre! En comparaison, que devraient dire les Palestiniens du massacre de 85’000 d’entre eux qui a suivi? Qu’ils souffrent 100 fois plus? Baliverne, la souffrance de perdre un proche n’a pas de gradation, elle est totale!

 

Et d’autre part, les Israéliens semblent prendre n’importe quel prétexte pour ne pas interrompre le massacre des Palestiniens, du moins les plus extrémistes d’entre eux, sans qui le gouvernement Netanyahou ne tiendrait pas un seul jour de plus.

 

Dire que les Palestiniens font exprès de retarder la remise des corps des otages tués (par Tsahal) sous les décombres pour gagner du temps est une bêtise qui ne résiste pas au bon sens.

 

Comme voulez-vous que les Gazaouis retrouvent des corps sous les décombres alors qu’ils ne retrouvent même plus l’emplacement de leurs propres maisons après les bombardements "iroshimanesques" des Israéliens? Comment voulez-vous qu’ils creusent alors qu’ils n’ont plus de machines pour le faire? Et déjà, comment voulez-vous qu’ils sachent où étaient détenus les otages alors que c’était un secret soigneusement gardé et que tous ceux qui devaient le connaître, les chefs du Hamas, ont été systématiquement éliminés par Israël?

 

En résumé, le bons sens dirait plutôt que ce sont les Israéliens qui rompent la trève, ce qu’ils ont d’ailleurs systématiquement fait dans le passé. Je n’en donnerai pas la liste, elle est trop longue.

 

Alors, peu importe qui a commencé, qui a des frontières avec et si Joan Baez elle a chanté (ne cherchez pas c’est du Coluche), il faut maintenant que cette guerre s’arrête. Il faut que les gens de bonne volonté fassent le maximum pour neutraliser ceux qui veulent le Grand Israël rien que pour eux. Faute de quoi les malheurs vont aller en empirant, peut-être même jusqu’à l’holocauste nucléaire. L’article ci-dessus semble dire qu’on y a échappé de peu récemment.

 

A force de pousser les Palestiniens au désespoir, et avec eux tout le Moyen-Orient, à force de se créer des ennemis qui n’ont plus rien à perdre puisqu’ils ont déjà tout perdu par la faute des Israéliens, ces derniers risquent de se voir attaquer de partout et par tous. Y compris par ceux qui pourraient assimiler les Juifs aux Israéliens, ce qui serait le plus grave de tout.

 

Il F A U T que cette guerre s’arrête sans délai!

 

Les Israéliens y ont intérêt, les Juifs de la diaspora y ont intérêt, les Palestiniens y ont intérêt, les pays du Moyen-Orient y ont intérêt, le monde entier y a intérêt.


Pourquoi les Hommes construisent-ils des idéologies? Essentiellement pour se justifier, et se donner bonne conscience (Karl Marx)

 

Le témoignage exceptionnel de la petite-fille d’un des pionniers du sionisme

(Un témoignage qui démontre que la paix pourrait exister en Palestine occupée à condition de faire table rase du passé et d'en finir avec les vengeances, les peurs et les prétextes messianiques)

 

Texte publié en commentaire à l'article de Francine Rosenbaum dans Bon pour la Tête du 24 octobre 2025:

https://www.antithese.info/articles/le-temoignage-exceptionnel-de-la-petite-fille-dun-des-pionniers-du-sionisme/#comment-151

 

Voilà parfaitement décrits les différents chemins qui ont mené au désastre actuel en Palestine occupée. On y lit les différents courants de pensée qui ont agité les Juifs apatrides dans leur recherche d’une sécurité.

Par contre, comment comprendre que les peurs héritées des persécutions passées aient poussé ceux-là même qui les ont subies, à les reproduire à leur tour envers plus faibles qu’eux?

 

Est-ce là le destin de l’Humanité, de reproduire éternellement les mêmes malheurs, les mêmes injustices, les même violences?

 

On dit que la plupart des pédophiles ont eux-mêmes été victimes de pédophiles dans leur jeunesse. Ayant été meurtris par ces sévices, ils devraient savoir ce qu’ils représentent, et donc ne pas les répéter à leur tour. Eh bien non, les pédophiles génèrent des pédophiles!

 

Les Juifs ont subi des persécutions, ont été enfermés dans des ghettos, ont été victimes d’apartheid, ont été anéantis dans des camps de concentration, ont été victimes de pogroms. Ils devraient donc avoir en horreur ces phénomènes-là et tout faire pour que personne ne les reproduise. Et pourtant voilà qu’ils enferment les Gazaouis dans un ghetto entouré de hauts murs, qu’ils discriminent les Arabes israéliens, qu’ils anéantissent froidement le peuple palestinien, méthodiquement, jour après jour, qu’ils « pogromment » les Palestiniens de Cisjordanie pour les déposséder de leurs terres. En gros qu’ils « oradoursurglânent » à leur tour.

 

Est-ce là l’Humanité, constituée de ce fameux animal, soi-disant supérieur d’intelligence, appelé Homme? Mais pourquoi cette Humanité est-elle condamnée à répéter éternellement les erreurs du passé? Pourquoi?

 

Quelques pistes de réponse:

 

D’une part l’éducation.

 

La violence apprise parce qu’on l’a subie dans sa jeunesse, reste ancrée éternellement dans l’âme humaine. Celui qui a passé sa jeunesse dans un monde violent devient violent à l’âge adulte. On reproduit le mode d’éducation dans lequel on a vécu. D’où le fait que les abusés deviennent à leur tour abuseurs.

 

D’autre part la peur.

 

Lorsqu’on a vécu des horreurs indicibles, on ne peut plus supporter l’idée même qu’elles se reproduisent. La peur prend alors le dessus sur toute autre considération.

 

Avec ce regard, ce qui se passe en Palestine occupée devient un peu plus compréhensible.

 

L’éducation religieuse des sionistes qui les pousse à voir un destin messianique à leur retour en Palestine.

 

L’éducation religieuse extrême des ultra orthodoxes qui les pousse à croire en leur destin exclusif de peuple « élu de Dieu ».

 

La peur des Juifs israéliens face au rejet que leur colonisation autoritaire provoque dans la population autochtone.

 

La peur des Palestiniens de se voir bouté hors de leur propre pays.

 

La peur des pays arabes alentour qui craignent de subir à leur tour le sort des Palestiniens.

 

La passivité des Occidentaux qui craignent de se voir happés par le conflit.

 

La peur des Occidentaux qui craignent le pouvoir de leur propre diaspora juive.

 

La duplicité des Occidentaux dont les industries, et donc leurs actionnaires, profitent outrageusement de la guerre en cours.

 

Que faire de ce constat?

 

Je reprends votre texte Madame:

« … lutte contre les injustices sociales et le racisme, celle en faveur du respect et de la reconnaissance mutuelle, celle, aussi, pour la sauvegarde de la nature et de la paix, garante de la vie sur notre planète bleue. Le PACIFISME est la survie des humains sur terre ».

 

Avec les perfectionnements technologiques, l’Humanité a la capacité de s’autodétruire. La croissance des inégalités donne maintenant ce pouvoir de destruction – de nuisance – à une minorité de super-puissants. On voit ce processus à l’oeuvre avec la technique « trumpienne » d’imposer autoritairement des décisions sous peine de violentes rétorsions. « Tu rends les otages sinon ce sera l’enfer pour toi! ». Mais on voit aussi qu’aucune promesse n’est tenue par ceux-là même qui veulent forcer la paix. La preuve: Israël qui tente d’assassiner les représentants du Hamas au Qatar, avec qui il est pourtant en train de négocier la paix. Rebelote avec les 30 dirigeants du Hamas à Gaza que l’armée d’Israël vient d’assassiner, profitant du relâchement de leur sécurité suscité par le cesser le feu imposé par Trump. Que peut-on dire de cette félonie?

 

Plus rien ne tient, on ne peut faire confiance à personne. Qu’on est à deux doigts du désordre total. Absence totale de fiabilité – d’honnêteté – illustré par cette phrase d’un ancien du Mossad, vue sur la chaîne israélienne I24: « On n’a qu’à promettre n’importe-quoi aux Palestiniens afin de récupérer nos otages. Ensuite nous pourrons faire ce que nous voudrons car nous n’avons pas à tenir nos promesses avec ces gens-là »…

 

C’est exactement ce qui se passe en ce moment à Gaza: les Palestiniens ont rendu les otages, perdant ainsi le seul moyen de pression qu’ils avaient. Les Israéliens ne respectent pas le cesser-le-feu. Ils re-bombardent Gaza et assassinent 30 dirigeants du Hamas. Et Donald Trump regarde ailleurs !… Désolé de le dire, mais puisque c’est lui qui a forcé les Palestiniens à se découvrir, c’est à lui, maintenant, de forcer les Israéliens à respecter leur parole. Le devoir de Donald Trump est de protéger les Palestiniens.

 

Ce n’importe-quoi impose la seule conclusion possible: l’Humanité doit changer de paradigme sous peine de disparaître. Elle doit passer de la « confrontation » à la « collaboration », il n’y a pas d’autre voie si elle veut continuer d’exister. Dès lors le devoir du citoyen devient clair: neutraliser les 10% de prédateurs qui nous pourrissent la vie. Sans violence ni révolution, mais avec sa conscience et son bulletin de vote!


Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous
(Montesquieu)

 

Ce lundi 13 octobre 2025

(Donal Trump a imposé un cesser-le-feu à Gaza, le conditionnant à la libération des otages pris par le Hamas. Ce faisant, il prive les Palestiniens du seul moyen de pression qu'ils avaient contre les attaques de l'armée israélienne. Cela prouve les aspirations du peuple palestinien à la paix et la confiance qu'il fait en la parole de Trump. Car, on le sait, Israël n'a quasiment jamais respecté ni les trèves ni sa parole. Pourra-t-on faire confiance à Donald Trump pour empêcher le massacre des Palestiniens maintenant qu'ils se sont découverts?)

 

Et un jour d'espoir pour le Moyen-Orient et pour le monde entier: le Hamas a libéré les 20 otages israéliens encore vivants qu'il détenait et Israël 1980 de ceux, palestiniens, qu'il détenait dans ses geôles. Israël a cessé ses bombardements sur Gaza et retiré ses troupes du centre de la ville. C'est un grand espoir de voir la paix s'installer dans toute la région.

 

De beaux discours, donnant de l'espoir, mais avec le bémol qu'aucun des orateurs n'a cité le nom de "Palestiniens", qui sont tout de même concernés par cette paix puisqu'ils sont les principales victimes de cette guerre.


Espérons maintenant que l'esprit des clauses de l'accord, dont certaines sont très vagues, fassent effets sur leurs signataires et que cela leur ouvre les yeux sur une paix définitive. Une chose est sûre: Ce sont les Américains, par leur président, qui ont conçu ce plan de paix. Ce sont les Américains maintenant qui en sont les garants. Car il est fort probable que le gouvernement sioniste ne va pas la respecter cette paix, et chercher toutes les excuses pour continuer son oeuvre d'élimination du peuple palestinien.

On l'a déjà vu au Qatar, pays pourtant ami, avec les  tentatives d'Israël d'assassiner les chefs du Hamas, avec lesquels il était justement en train de négocier. Egalement lors des précédentes trèves, qui ont toutes été rompues unilatéralement.

A signaler que le Hamas, en 2017, a inscrit dans sa charte qu'il acceptait dorénavant l'existence d'Îsraël. Bizarrement personne ne se souvient de cet évènement, pourtant capital dans l'évolution de cette organisation.

PS: La prémonition ci-dessus s'est malheureusement déjà révélée exacte puisque l'armée d'Israël a repris ses bombardements sur Gaza, après seulement quelques jours d'arrêt. Elle a pu le faire sans crainte de représailles puisque le Hamas lui avait rendu les otages vivants qu'il détenait comme bouclier (21 octobre 2025).

 

Si vous avez compris ma réponse, c'est que je me suis mal exprimé (Allan Greenspan ancien directeur de la FED)

 

Les poisons qui minent la démocratie

 

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Bon pour la Tête du 10 octobre 2025:

https://www.antithese.info/articles/les-poisons-qui-minent-la-democratie-2/

 

Le dernier "Temps présent" de la RTS parlait du phénomène du harcèlement sur les réseaux sociaux. De jeunes femmes disaient en avoir été victimes durant des années malgré leurs plaintes à la Police.

Etonnement, car les fournisseurs d'accès et les propriétaires des dits réseaux sociaux ont l'obligation légale de connaître la vraie identité de leur usagers même si ces derniers utilisent des alias! Du moins c'est ce que je pensais, mais cela ne doit pas être le cas puisque la Police a vainement recherché les harceleurs pendant des années.

Un des fondements de la société est la responsabilité des citoyens vis-à-vis de leurs actes. Chacun a un nom de famille, une plaque de voiture, un numéro AVS, qui permettent de mettre chacun en face de ses responsabilités en cas de manquement.

Pourquoi n'en est-il pas de même avec les réseaux sociaux? Tout simplement parce que le business plan de ceux-ci est de maximiser le nombre de leurs abonnés afin de leur présenter leurs publicités, dont le gain se calcule proportionnellement au nombre de vues. Ils n'ont donc pas intérêt à exiger que leurs usagers postent des messages sous leurs vrais noms, car beaucoup ne le feraient plus s'ils n'étaient pas couverts par l'anonymat.

La solution serait pourtant là: obliger les usagers d'internet à signer de leurs vrais noms ce qu'ils y publient. Les harcèlements cesseraient immédiatement, et donc les souffrances, voire les suicides, qu'ils provoquent.

Voilà une solution simple à un problème simple!

Plutôt que de voir le malaise actuel de la société dans son ensemble, essayons de sérier les problèmes, de les simplifier, afin de pouvoir les résoudre les uns après les autres!

Une des causes de la folie guerrière qui semble atteindre le monde actuellement me semble être la facilité avec laquelle n'importe-qui peut claironner anonymement n'importe quoi sur le Net. On n'est jamais sûr de la source de ce qu'on y lit, ce qui permet à n'importe-qui de diffuser des insanités sans risquer d'être mis devant ses responsabilités. C'est la porte ouverte à tous les détraqués du monde et surtout aux propagandes de tous bords.

Il faut bien le reconnaître, nous en sommes les victimes. Les populations sont manipulées par les lobbies de tous poils financés par ceux qui en ont les moyens. C'est particulièrement grave en ces temps où les riches deviennent toujours plus riches, immensément riches. Ils peuvent tout se payer, ce qui fausse la donne et détruit l'équilibre des sociétés. Il n'y a que de voir la "corruption" qui sévit dans nos parlements. Le mot "corruption" étant vu sous l'angle de la dégradation des qualités d'un système, pouvant l'amener à sa neutralisation. Ainsi en est-il de notre système politique gangréné par les lobbies.

On le voit bien, par exemple, avec l'assurance maladie. Toutes les tentatives de correction de ce système, qui démontre son imperfection année après année, échouent devant le parlement car les lobbies en contrôlent les majorités. Ainsi certains parlementaire votent toujours en fonction des consignes des lobbies qui les soutiennent et rien ne change.

Il suffirait donc que la presse, ou quelqu'un d'autre, classe les candidats aux élections en fonction des votes qu'ils ont fait durant la législature précédente. Idem pour les partis. Ainsi les électeurs sauraient un peu mieux qui élire en fonction de leurs aspirations. Ce serait facile à faire puisque les résultats de tous les votes du Conseil National et des Etats se trouvent sur Internet, sur le site de la Confédération.

En finir avec l'anonymat d'Internet et renseigner sur l'activité passée de nos parlementaires, voilà deux mesures simples qui pourraient remettre un peu d'ordre dans nos têtes! Et sauver notre démocratie de la débâcle...

Je donne l'exemple: Michel "VON"lanthen


Elle est tellement âgée qu'elle a un exemplaire dédicacé de la Bible
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Le déclassement géopolitique de la Suisse est-il irréversible?

 

Texte publié en commentaire à l'article de Georges Martin dans Antithèse du 3 octobre 2025:

https://www.antithese.info/articles/le-declassement-geopolitique-de-la-suisse-est-il-irreversible/

 

C’est bien ce que vous dites: notre gouvernement n’est pas à la hauteur.

 

Il doit y régner une ambiance qui pousse à la médiocrité. Les yeux battus, le dos déjà plié en deux avant d’arriver devant la porte du bureau ovale, franchement, nos ambassadeurs n’ont pas l’air de vainqueurs. Le Trump doit jubiler lorsqu’il les voit. Et pourtant, il nous faut des dirigeants capables, qui nous rendent fiers de notre pays et qui défendent les intérêts de l’ensemble de la population suisse, pas seulement ceux de leur propre "caste".

 

Cette vacance de pouvoir est probablement une exception de l’histoire. J’y vois deux raisons:

 

D’une part les femmes accèdent maintenant aux plus hautes charges de l’économie et de l’état. Elles prennent leur place mais manquent encore d’expérience du pouvoir. Est-ce un hasard si les finances du canton de Vaud péclotent alors que ce sont précisément des femmes qui sont à leur tête? Certainement trop jeunes en politique  pour avoir l’expérience qu’il faut pour déjouer les coups tordus et pour ne pas se faire manipuler par les lobbies. Elle l’apprendront certainement, l’expérience vient avec le temps.

 

D’autre part, nous avons un système politique qui se corrompt. Il en est comme dans toute entreprise: le rôle du patron est de déceler et de faire émerger les jeunes poussent prometteuses. Hélas, nos vieux partis sont les jouets de ceux qui les financent. C’est un peu comme dans nos grandes écoles, où aucun projet d’étude ne passe s’il n’est pas financé par l’économie. Ceux qui sont derrière les partis, qui les financent (qui décident donc), ont la vue courte et privilégient des candidats politiciens qui présentent bien mais qui sont dociles. Ils doivent passer les plats, rien de plus. C’est précisément l’inverse de ce que souhaite la population. Elle veut à sa tête des gens, des chefs, capables d’imposer la voie politique qu’elle souhaite.

 

Et cette voie quelle est-elle?

 

A 90%, la population, quelle qu'elle soit d’ailleurs, n’aspire qu’à vivre en paix et à prospérer du fruit de son travail. Les 10% restant font partie des prédateurs qui nous pourrissent la vie avec leurs désirs de grandeur, de pouvoir, d’hégémonie, d’utilisation de la populace pour leur propres intérêts et aujourd’hui de guerre.

 

Regarder ceux qui partent en bateau vers Gaza pour y apporter un peu d’humanité donne du courage. Cette infime minorité fait plus pour notre pays que nos élites qui ne font que de radoter leur sempiternelles "Ce n’est pas le bon moment", " nous somme préoccupés par", ou même "il est encore trop pour savoir si c’est déjà trop tard"…

 

Arrivée au moment de son histoire où la technologie est tellement performante qu’elle démultiplie presque à l’infini la puissance des Hommes, l’Humanité doit choisir entre la guerre éternelle (la stratégie d’Israël) qui la mènera inéluctablement à l’autodestruction, ou une voie pacifique faite non plus de confrontation mais de collaboration.

 

Considérer son vis-à-vis, non plus comme un adversaire contre qui il faut lutter, mais comme un ami avec qui on peut collaborer et se partager les ressources de la planète.

 

Dans le fond c’est très simple: il suffit d’imaginer ce que recherche l’autre et de constater que, finalement, il recherche la même chose que soi. A la base de tout, il faut une volonté de paix et de justice. Rappelons-nous cette forte pensée:

 

La paix n’est pas l’absence de guerre, c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice (Baruch Spinoza)

 

L'ennemi est bête, il croit que c'est nous l'ennemi, alors que c'est lui (Pierre Desproges)

 

Reconnaissance à l'ONU par la France de l'Etat palestinien

Reconnaissance par la France de l'Etat de Palestine à l'ONU le 22 septembre 2025.

 

Le pays de la Croix-Rouge et du CICR, le pays dépositaire des Droit Humains, la Suisse, ne l'a pas fait. Elle a juste soutenu la solution à deux états. Pauvre pays, dont les dirigeants, sous influence, s'éloignent de plus en plus de leurs citoyens!...

 

Comment, au vu des massacres de Gaza et de Cisjordanie, peut-on encore dire "qu'il est encore trop tôt pour reconnaître l'Etat de Palestine?" Va-t-on attendre que le génocide des Palestiniens soit consommé ? Qu'il n'en reste plus un seul à Gaza? L'Histoire se souviendra de cette lâcheté et des noms de ceux qui l'ont cautionnée!

 

En tant que citoyen, j'exige que mon pays arrête d'être complice

de le politique colonisatrice de l'Etat d'Israël.

 

Ce n'est pas une question de calcul politique, c'est une question d'humanité ! Il est insupportable de voir chaque jour des civils, enfants, femmes, hommes, vieux, jeunes, mourir sous les bombes de l'armée israélienne en Palestine occupée, de voir cette dernière détruire méthodiquement et systématiquement les habitations, les zones cultivables, les routes, les égouts, les amenées d'eau et d'électricité, de la bande de Gaza. Il faut que cela cesse, c'est inhumain! Ces sont des vies humaines que les Israéliens anéantissent ! N'ont-ils plus de mémoire ? Ce peuple a-t-il perdu toute pitié ?


L'ennemi est bête, il croit que c'est nous l'ennemi, alors que c'est lui
(Pierre Desproges)

 

L'e-ID, c'est le fichage généralisé

 

Il y a quelques décennies, la Loi autorisait l'utilisation de bases de données à condition qu'on ne les relie pas entre elles. Afin qu'on ne puisse pas faire de recoupements qui seraient dangereux pour la vie privée.

Par exemple, pouvoir rechercher une personne dont le nom figure, à la fois, dans dans la liste des gens qui habitent le Lavaux, qui ont acheté un sécateur et qui possèdent un tracasset, finirait par faire penser que la personne recherchée est un vigneron. Alors qu'en fait c'est quelqu'un qui habite le Lavaux, qui a acheté un sécateur pour tailler ses roses et qui a hérité le tracasset de son voisin. On voit là toute l'importance de ne pas relier les bases de données entre elles.

Et voilà maintenant qu'on nous oblige à faire le contraire puisque le Conseil Fédéral nous incite à utiliser la même clé (l'e-ID) pour toutes les bases de données dans lesquelles nous figurons. C'est permettre à celui qui l'aurait, cette clé, de consulter toutes les bases de données qui vous concernent. C'est "mettre tous ses oeufs dans le même panier".

C'est la fin de la vie privée puisque vous ne pourrez plus donner un mot de passe à une donnée confidentielle sans qu'il puisse être cracké par celui qui possède votre e-ID (qui peut alors se faire passer pour vous).

Plus rien n'échappera à l'Etat. C'est le rêve de tous les fiscs du monde, le rêve de tous les fascistes, de tous les tyrans! C'est la porte ouverte au contrôle total de la population. Ce n'est rien d'autre que ce que décrit Orwell dans son livre "1984" !

Et dire que "son usage sera facultatif" est un mensonge. Après quelques années, l'e-ID deviendra de fait obligatoire car on ne pourra plus rien faire sans elle.

On ne pourra plus vivre sans smartphone, les hackers se réjouissent déjà. Ils n'auront plus à rechercher les clés de vos coffres puisque la même les ouvriront tous! Et dire que la Suisse n'a même pas de loi contre l'usurpation d'identité! Avant d'introduire une e-ID, ce serait tout de même le minimum à avoir!

Pas de doute, l'e-ID, c'est le fichage généralisé !

 

Les démocraties, c'est comme les jeunes filles. C'est très joli mais leur sort, c'est de se faire baiser un jour ou l'autre (Wolinski)

 

Un dialogue de sourds

 

Texte publié en commentaire à l'article de Martha Czarska dans Bon pour la Tête du 19 septembre 2025:

https://bonpourlatete.com/analyse/un-dialogue-de-sourds

 

C'est pourtant simple, il n'y a pas besoin de revenir à l'an 70 pour expliquer ce qui se passe en Palestine occupée!

 

En 1948, des Juifs apatrides déboulent en Palestine et veulent s'y installer sans le consentement de ceux qui y habitent. Ces derniers tentent de s'y opposer sans succès, les colons sont trop forts, ils sont armés eux. A chaque éruption de fièvre, ils tuent entre 10 et 100 fois plus de Palestiniens que l'inverse.

 

Les Israéliens en arrivent maintenant, 77 ans après, à larguer plus de six fois le tonnage de la bombe atomique d'Iroshima sur Gaza, à tirer les Arabes de Cisjordanie comme des lapins, à affamer la population de Gaza, à tirer indistinctement sur des civils, hommes, femmes, enfants, bébés, vieux, blessés, malades, handicapés, mourants, journalistes, fonctionnaires des ONG et même sur leurs propres otages, afin, soi disant, de liquider les quelques résistants qui survivent encore dans les ruines.

 

L'histoire le démontre, les Israéliens n'ont eut de cesse de chasser les Palestiniens de chez eux pour prendre leur place. Grâce aux Américains, ils sont maintenant en train d'y arriver car les Palestiniens n'en peuvent plus, ils sont à bout de force.

 

Nous, Suisses, pouvons-nous rester insensibles à la détresse et le désespoir de ce peuple qu'Israël est en train d'anéantir sous nos yeux?

 

Les résistants palestiniens ont assassiné 600 Israéliens le 7 octobre (les autres ont été tués par leur propre armée, c'est prouvé) mais l'armée israélienne, en deux ans, a déjà tué 65'000 Palestiniens et blessé plusieurs centaines de milliers. On ne peut pas les laisser faire sans tenter de les retenir, ces sont des êtres humains qu'ils tuent !

La cruauté de la politique d'Israël suscite l'opprobre du monde entier. Cela n'est pas de l'antisémitisme, mais cela pourrait bien le devenir si les Juifs d'Israël persistaient à rester sourd aux appels à la retenue que le monde civilisé leur envoie. Pour moi, c'est incompréhensible qu'ils ne le comprennent pas.


Quand on n'arrive plus à se représenter le monde de l'autre, on peut tout se permettre
(Boris Cyrulnik)
 

Quand les PTT ont privatisé leurs services les plus rentables

 

Texte publié en commentaire à l'article de Patrick Morier-Genoud dans Bon pour la Tête du 19 septembre 2025:

https://bonpourlatete.com/a-vif/quand-les-ptt-ont-privatise-leurs-services-les-plus-rentables

 

Le néolibéralisme fait vraiment des dégâts. Son meilleur coup est effectivement ce qui s'est passé avec la Poste.

Mais il y a aussi l'outsourcing. La Droite préfère de plus en plus confier des tâches autrefois dévolues aux employés de l'Etat à des entreprises externes.

L'avantage est de pouvoir disposer de budgets prédictibles, mais l'inconvénient c'est qu'on paye tout trop cher. L'équation est incontournable: dépense = prix du service + bénéfice de l'entreprise externe. Ainsi en est-il des nettoyages, de la surveillance, de l'informatique, des encaissements (la redevance), des expertises (68'500 Fr pour le mot "Swiyu") etc.

Et puis il y a aussi les émoluments et taxes fixes de toutes sortes inventé par le New Public Management. En principe, ce devrait être le travail de l'Administration de fournir des passeports, eh bien non, on doit débourser un émolument alors que chaque citoyen paye déjà des impôts pour financer les tâches administratives de l'Etat.

Ces émoluments sont donc des impôts déguisés, à cela près qu'ils sont totalement injustes puisqu'un pauvre paye son passeport le même prix qu'un millionnaire. Ainsi, sans le dire, les émoluments augmentent les impôts des pauvres tout en diminuant ceux des riches.

La taxe au sac est un bon exemple du basculement de la solidarité entre classes sociales: 85 Fr par ans pour financer l'élimination des ordures alors qu'on paye déjà ce service avec nos impôts! Une famille pauvre se nourrit pendant une semaine avec une telle somme alors que pour une riche, ce sera le pourboire qu'elle laissera dans son resto préféré. Une taxe fixe, qui ne tient pas compte du niveau de revenu du contribuable, est donc un impôt déguisé et asocial.

Ainsi en est-il de l'impôt sur la valeur locative auquel même les partis de gauche n'ont rien compris. Ils se sont fait blouser comme des bleus par la Droite car, quoi qu'on en dise, un impôt est un impôt, et qu'il faut bien sortir de l'argent pour le payer! Si on le peut, il vaut mieux le supprimer, c'est une évidence.

Car le propriétaire riche ne le paye pas cet impôt, il le compense avec des intérêts hypothécaires et des travaux. Par contre, le propriétaire pauvre le paye en plein, car il n'a pas les moyens de faire pour 15'000 Fr de travaux chaque année pour diminuer son revenu locatif fictif. Moins il gagne et plus l'impôt sur la valeur locative lui pèse. A tel point qu'il devra peut-être vendre sa maison à l'heure de la retraite. Un sacré auto-goal de la Gauche, qui est censée défendre les pauvres...

 

La politique est l'art d'empêcher les citoyens de se mêler de ce qui les regarde (Paul Valéry)

 

Les fantasmes des chefs de guerre suisses

 

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Bon pour la Tête du 19 septembre 2025:
https://bonpourlatete.com/actuel/les-fantasmes-des-chefs-de-guerre-suisses

 

Que dirait-on de nous si nous gérions notre ménage comme le Conseil Fédéral gère le pays?

Il faut déjà être stupide pour acheter des avions sans en connaître le prix. En plus inadaptés à ce qu'on attend d'eux! Mais le pompon c'est qu'ils ne peuvent même pas décoller sans l'aval des USA! C'est ça l'avion de guerre qui est censé défendre notre souveraineté?

Et les drones israéliens, qui ne peuvent pas voler sans être accompagnés d'un hélico? C'est comme si un ménage faisait l'acquisition d'une voiture qui ne peut pas rouler sans être accompagnée d'un vélo!

Et on ne parle même pas du cloud soumis au droit américain et que ces derniers peuvent lire à livre ouvert, de ce système de transmission crypté qu'il est impossible d'imaginer sans que les Israéliens, les maîtres de l'espionnage, ne l'aient équipé de portes dérobées.

Ils ne sont pas fute-fute nos militaires!...

Devant tant de bourdes, qui coûtent cher tout de même, peut-être serait-il raisonnable d'imaginer que nos décideurs sont sous influence. Les pays vendeurs sont tellement puissants dans l'espionnage qu'il serait judicieux d'investiguer dans cette direction. Ils ont peut-être les moyens de découvrir les points sensibles de nos décideurs et de les mettre à profit pour les inciter à prendre les bonnes décisions.

Une chose est sûre: nous en sommes arrivés au moment où le peuple commence vraiment à douter de ses élites. C'est grave car toute la paix sociale est basée sur la confiance. Il est urgent de la rétablir et la meilleure façon d'y arriver c'est de casser ces contrats foireux et de choisir des équipements plus adaptés ou même pas d'équipements de guerre du tout.

Car de toute façon nous ne tiendrions pas une semaine face à l'attaque d'un ennemi plus fort que nous. Avec une bunker-bombe en plein milieu de nos trois aéroports, nos F35A à 7,5 milliards ne pourraient même pas décoller... C'est pour cette raison que nous devons étudier une forme de défense originale, légère et mobile, basée sur la volonté de résister plutôt que sur des canons de la guerre de 14 !

Papy, s'il-te-plaît, fais de la résistance !

 

La politique est l'art d'empêcher les citoyens de se mêler de ce qui les regarde (Paul Valéry)

 

Israël envoie un missile sur Doha

 

"Ce mardi 9.9.2025, Israël tirait un missile sur Doha, la capitale du Qatar, pour éliminer des membres haut placés du Hamas. Menée contre l’un des principaux alliés des Etats-Unis dans la région, l’attaque plongeait l’émirat et les pays voisins dans la stupeur. Peut-on encore faire confiance aux Etats-Unis?" (Le Temps du 11.9.2025)

 

A l'évidence non! Les USA et Israël sont devenus des pays à qui on ne peut plus faire confiance, ils (ou plutôt leurs gouvernements) ne sont plus fiables. Ils ne respectent plus rien, ni les accords internationaux qu'ils ont pourtant signés, ni les résolutions de l'ONU et des instances internationales dont il font pourtant partie, ni la parole donnée (attaques pendant que des négociations ont lieu), ni l'inviolabilité des pays (ils y bombardent et assassinent sans vergogne), etc.

 

Vu sur la chaîne israélienne I24 il y a quelques jours, un ancien du Mossad qui déclarait, sourire aux lèvres, qu'Israël devait promettre n'importe quoi aux Palestiniens afin qu'ils libèrent les derniers otages, et qu'ensuite on pourra les liquider tranquillement puisqu'on n'a pas à respecter quoi que ce soit avec eux!...

 

On comprend maintenant mieux le Hamas, qui réalise parfaitement que s'il libère les otages, il ne restera plus rien pour le protéger de la vengeance des Israéliens. Ces derniers ne respecteront pas leur parole.

 

L'avenir m'intéresse parce que c'est là que j'ai l'intention de passer mes prochaines années (Woody Allen)
 

La fin du sionisme en direct

 

Texte publié en commentaire à l'article de David Laufer dans Bon pour la Tête du 5 septembre 2025:

https://bonpourlatete.com/analyse/la-fin-du-sionisme-en-direct

 

En effet, la position d'Israël est intenable à long terme et ne peut déboucher que sur sa disparition pure et simple. Arriver dans un pays en annonçant qu'on va recréer le Grand Israël, de l'Euphrate à la mer (oui c'est eux), et en expulser tous les non juifs (et donc les Palestiniens), n'est pas la meilleure manière de se faire accepter dans un pays.

 

On peut comprendre que le sionisme ait été utile au début pour inciter les Juifs à émigrer en Israël. Mais il est évident que d'arriver dans un pays avec un couteau entre les dents plutôt qu'une branche d'olivier ne pouvait que susciter le rejet.

 

Il en eut été autrement s'ils étaient arrivés en disant "Palestiniens, vous nous cédez une partie de votre territoire, vous en avez assez, cela ne vous gênera pas, et en échange, nous vous ferons partager notre prospérité économique. Ensemble nous allons recréer un pays où "coulent le lait et le miel".

 

Mais il y a eu la guerre 39-45, il y a eu les nazis, il y a eu les camps, on ne sort pas indemnes de ce genre de malheurs. Lorsqu'on a été éduqué dans la violence, on reste violent pour la vie.

 

Ainsi en est-il des pédophiles, qui ont presque tous été abusés lorsqu'ils étaient enfants. Et pourtant, eux devraient particulièrement savoir ce que c'est que d'être abusé et ne pas le reproduire sur autrui une fois à l'âge adulte. Eh bien non, ils deviennent abuseurs à leur tour.

 

Les Juifs ont été persécutés pendant plus de 2'000 ans. Ils devraient savoir ce que signifie être emprisonné par la police, devoir fuir pour sauver sa vie, et voir toute sa famille crever de faim et être massacrée dans un ghetto. Ils devraient le savoir puisqu'il l'ont subi. Eh bien non, ils ont progressivement passé de l'état de victimes à celui de bourreaux, et les voilà maintenant qu'ils oradoursurglanent à leur tour! Ils rasent méthodiquement Gaza, détruisent les cultures, rendent le sol stérile et tirent les Palestiniens comme des lapins! Ils ont atteint l'extrême limite de la cruauté humaine.

 

De mon point de vue, ils n'ont qu'une issue: faire la paix. Et ce serait théoriquement possible, il suffit de le vouloir.

 

S'ils annonçaient:


"Palestiniens, nous sommes arrivés au bout du bout. Si nous continuons dans cette voie, nous allons vous faire disparaître, nous en avons les moyens. Mais ce faisant, nous nous condamnons à mort car le Moyen-orient et le monde ne nous le pardonnera pas. Après vous, ce sera nous qui disparaîtrons.

 

Nous nous autodétruirons probablement aussi de l'intérieur car nos enfants ont été élevés dans la violence, ils ont été entraînés à tirer sur de pauvres gens sans défense, ils ont été éduqués à penser que les Palestiniens étaient des animaux et que c'était leur devoir de les tuer. Comment pourront-ils vivre dans une société "normale"?

 

Alors Palestiniens, nous vous proposons la paix des braves. Nous vous laissons dorénavant vivre votre vie dans votre pays et, en échange, vous nous laissez le droit d'exister dans le nôtre. Dorénavant nous allons collaborer, partager les ressources de nos territoires et nous créer une nouvelle vie. Arrêtons de nous battre et créons ensemble un Moyen-Orient paisible et prospère! Nous vous aiderons à remonter la pente, vous nous aiderez à oublier les malheurs que nous vous avons fait subir.

 

Peut-être, en sommes-nous arrivés au moment de l'histoire où il faut choisir entre l'autodestruction de l'humanité ou le développement d'un nouveau paradis.

 

Palestiniens, permettez-nous de vous appeler dorénavant "amis!" "

 

C'est en voyant un moustique se poser sur ses testicules qu'on réalise qu'on ne peut pas régler tous les problèmes par la violence (proverbe chinois)

 

Stop au néolibéralisme libertarien!

 

Texte publié en commentaire à l'article de Urs P. Gasche dans Bon pour la Tête du 29 août 2025:
https://bonpourlatete.com/analyse/stop-au-neoliberalisme-libertarien

 

C'est bien cela: il faudrait un changement de paradigme pour mettre l'économie au service des humains et pas seulement au service de quelques-uns.

 

Et en effet, les trois solutions proposées sont de nature à le faire: créer une microtaxe sur les transactions boursières, briser le monopole des GAFAM et ne pas rembourser les dettes aux fonds spéculatifs,

Tout cela rééquilibrerait quelque peu l'ordre mondial. D'autant plus que cela pourrait se faire sans révolution violente, au moyen des bulletins de vote.

 

La première difficulté sera de neutraliser les lobbies qui y feront obstruction. Et ensuite il y a le problème du nombre. Le monde va vers le "trop de tout", en premier lieu trop de monde sur terre. Il s'ensuit une production de déchets et de pollution effrénée qui déséquilibre le climat. Il y donc urgence à ne pas continuer dans cette voie du "toujours plus"..

 

Et puis il y a les plus riches qui deviennent toujours plus riches et donc de plus en plus puissants. A terme, ils pourront tout s'acheter et donc corrompre. Ils devraient pourtant se rendre compte que nous sommes tous, riches et pauvres, dans le même bateau et que si la terre devient invivable, eux aussi seront condamnés à disparaître. Cela devrait les inciter à partager équitablement les ressources de la terre plutôt que de les accaparer pour eux seuls. A adopter en quelque sorte une empathie raisonnée.

 

Si vous avez compris ma réponse, c'est que je me suis mal exprimé (Allan Greenspan ancien directeur de la FED)

 

L'ami ricain

Paru dans le courrier des lecteur du 24 Heures du 25 août 2025

 

Moi je les aimais bien les Américains, nourri que j'étais par leurs films de propagande que j'allais regarder dans les combles du Collège scientifique de Lausanne, les mercredis après-midi de mon enfance. Nourri aussi par leur musique, le rock naissant des années 60 avec Chuck, Elvis, Bill, Buddy, Eddie, Gene, Jerry Lee, etc. Nourri aussi par leurs revues, comme "Popular mechanic" dont les bricolages et articles me faisaient rêver. J'étais fan de "l'american way of life".

Puis vint le Vietnam, le mensonge et l'Irak, les fonds en déshérence, la fin de notre secret bancaire et de Crédit Suisse, l'espionnage américain avec la NSA qui enregistre tout ce qu'on fait via les firmes US, les révélations d'Edward Snowden et de Julian Assenge, et maintenant la tentative de son nouveau président Trump de mettre la Suisse à genoux. Quelle déception! Franchement, je commence à me dire qu'avec un ami comme ça, nous n'avons plus besoin d'ennemi!

C'est la même déception avec Israël et son président "autiste". Il a réussi, en quelques années, à détruire tout le capital de sympathie que le peuple juif avait acquis auprès de la population mondiale suite aux horreurs qu'il avait subies durant la dernière guerre. J'en arrive maintenant à ne plus supporter de voir un film sur la Shoah, tant cela me rappelle la cruauté humaine, à nouveau en action à Gaza et en Cisjordanie occupée!

Mais que se passe-t-il? Le monde est-il devenu fou? Plus personne ne se souvient du malheur absolu que représente la guerre? Plus personne ne se souvient du bonheur que représente le fait d'avoir des amis? Le lobby des armes va-t-il à nouveau réussir à vaincre la raison et le simple bon sens?

Humains, mes frères, réveillez-vous !

 

Le pouvoir, par l'avilissement servile et courtisan de l'entourage rend, si l'on n'y prend pas garde, "cynique", c'est-à-dire, selon l'étymologie grecque, rend "chien". Le pouvoir isole ("Henri IV, le roi libre" de François Bayrou)

 

Moyenne quotidienne de tués palestiniens à Gaza en 2025
1'700 fois plus qu'en Ukraine !

 

Tout cela occulté par ce que les "spécialistes" brodent (car ils ne savent rien)
sur les arrangements du couple Trump-Poutine...
 

  • Sur certains épisodes (juillet-début août par ex.), le bilan moyen est d’environ 100 morts par jour.
     

  • À l'occasion d’épisodes de frappes massives, le nombre peut atteindre plus de 400 morts en 24 heures
     

  • Entre ces extrêmes, la moyenne est estimée à 70-150 morts par jour, en fonction de l’intensité du conflit.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pertes_humaines_pendant_la_guerre_de_Gaza

 

Par comparaison, on estime que la moyenne des Ukrainiens tués chaque jour en 2025 est de 330 tués. Ce nombre est valable pour tout le territoire ukrainien alors qu'en Palestine occupée, c'est le tiers, mais seulement pour les 365 km2 de la bande de Gaza. Reporté à la surface de l'Ukraine (603 700 km2), cela donnerait 172'794 tués soit 1'700 fois plus qu'en Ukraine! Cela n'enlève rien à la cruauté de la guerre en Ukraine, mais cela démontre combien le massacre de la population civile de Gaza est important.

 

Il y a deux sortes de justice : vous avez l'avocat qui connaît bien la loi,et vous avez l'avocat qui connaît bien le juge (Coluche)

 

Cachez ces mendiants que je ne saurais voir!

Texte publié en commentaire à l'article de Patrick Morier-Genoud dans Bon pour la Tête du 15 août 2025:

https://bonpourlatete.com/a-vif/cachez-ces-mendiants-que-je-ne-saurais-voir

 

Il n'y a pas se conception globale de la mendicité car elle recouvre des cas forts différents.

Il y a, par exemple à Lausanne, des drogués qui mendient. Ils sont jeunes, maigres et ont les yeux vides de ceux qui n'ont rien à perdre. On les sent quelquefois agressifs, capables de faire n'importe-quoi pour se procurer de quoi se payer un shoot. Et c'est vrai qu'il leur arrive d'arracher les sacs des vieilles dames. Ils font plutôt peur.

Il y a d'autres mendiants qu'on sent "professionnels", ils se postent toujours aux mêmes endroits stratégiques. Ce sont souvent des gens bien enveloppés, qui doivent avoir assez à manger eux. ils ne sont pas agressifs, mielleux plutôt. On sent qu'ils ont juste appris quelques mots destinés à susciter le don. Si on leur donne quelque chose, on a l'impression de s'être fait avoir.

Il y a les petites mémés des pays de l'Est, un foulard autour de la tête et à genou par terre dans le froid. Elles semblent âgées mais ce n'est pas toujours le cas. Une organisation doit les déposer là. J'en en vu une fois le faire en voiture.

Un jour, près de St-Eustache à Paris, un jeune était debout avec une pancarte "J'ai faim". Habillé normalement, propre, il m'a fait penser à mon fils et je lui ai donné 20 Euros. Il m'a à peine remercié et là je me me suis dit que je m'étais fait avoir car, moi aussi, à ce moment-là, j'avais faim. Il ne m'avait rien demandé, c'est moi qui m'était fait du cinoche dans ma tête...

Alors en effet, les mendiants dérangent notre petit train-train. On imagine des choses. Ce qui est sûr, c'est qu'ils vivent en marge du système et probablement dans l'illégalité, venus d'ailleurs sans papiers, sinon ils seraient à l'aide sociale, qui ne laisse personne mourir de faim en Suisse. En fait c'est surtout leur nombre qui finit par déranger car on les imagine vite être les petites mains de maffias étrangères, qui recyclent des pauvres dans la mendicité, les vols ou les arnaques.

Se faire voir avoir n'est pas bien grave, tout au plus perd-t-on quelques Francs, c'est de toute manière moins qu'une contrebûche de la maréchaussée... Alors, comme disent ceux du Mississipi "laisse le bon temps rouler". Si ton coeur te dis de donner, fais-le, le monde ne s'en portera que mieux, un bienfait n'est jamais perdu. C'est comme une prière, une onde de bonté qui pars dans l'ether.

 

Un clochard noir ne se consolera pas d'apprendre qu'il est un sans domicile fixe issu de la diversité. Lui offrir plutôt un billet avec le sourire (Sylvain Tesson)

 

Les Européens devant l’immense défi ukrainien

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Bon pour la Tête du 15 août 2025:

https://bonpourlatete.com/actuel/les-europeens-devant-l-immense-defi-ukrainien

 

Tout de même, quel sac de noeuds que cette guerre Russie-Ukraine! Nous sommes tous les jouets de la propagande des deux bords. Qui croire? Qui a commencé? Que pouvons-nous faire pour calmer le jeu?

 

Les Russes veulent-ils notre peau? Ne pensent-ils qu'à nous envahir? Franchement, au vu des derniers développements de la politique, comment ne pas penser que ce sont plutôt les Américains qui nous veulent du mal?

 

Les Russes, eux, ne nous font rien, ne taxent pas nos exportations, ne tentent pas de couler nos banques, laissent notre histoire nationale tranquille. Alors pourquoi les diaboliser ainsi? On ferait mieux de s'en faire des clients...

 

Ah oui bien-sûr, pour se créer un ennemi afin que tout le pays se ligue contre lui et en oublie ses soucis domestiques. La bonne vielle recette!

 

Alors résumons: impossible de savoir qui est bon, qui est mauvais, qui a commencé, qui a des frontières avec! Et même, est-ce que Joan Baez elle a chanté? (ne cherchez pas c'est du Coluche).

 

Les grandes chaînes TV accordent leurs violons: regardez BFM ou LCI par exemple, toutes deux en mains du gros capital! Que veulent-elles nous faire faire en ne parlant que de guerre à longueur de soirée? Tout simplement elles préparent la prochaine. Et pour cela, elles inventent des ennemis et des menaces. Le commerce des armes a besoin de motivation!

 

Alors que faire dans cette pétaudière qu'est devenu le monde (59 guerres en 2023) ?

 

Rien! On ne fait rien et on bloque tout commerce avec ceux qui se battent, c'est le mieux que l'on puisse faire. Sinon, chaque aide à l'un ou à l'autre des belligérants ne fera que prolonger le conflit. C'est en principe cela être neutre.

 

Par exemple, la Suisse devrait stopper tout achat d'armes à Israël. D'une part parce que ce dernier est un pays en guerre (depuis 1948). Et d'autre part, parce que ces achats soutiennent son effort de guerre, rendant ainsi la Suisse complices de l'anéantissement des Palestiniens.

 

Quant-à l'UE, qu'elle se débrouille avec ses contradictions, ses magouilles, ses luttes d'influence et ses lobbies. Gardons-nous d'être intégrés à ce ménage ingouvernable, nous n'y ferions pas le poids et y perdrions notre liberté!

 

Je rajoute que faire partie d'une grand alliance est très dangereux car c'est comme cela que les guerres mondiales se déclenchent. Celle de 14-18, par exemple, a démarré non pas par l'attentat contre l'Archiduc d'Autriche, mais par le fait que chaque pays était automatiquement entré en guerre en fonction des alliances qu'il avait au préalable conclues.

 

Il est aussi capital que les guerres se terminent par des paix négociées et non pas imposées. Le cas de 14-18 est très instructif à cet égard puisque les alliés avaient imposés des dédommagements de guerres exorbitants au perdant, l'Allemagne, ce qui l'avait motivé à repartir en guerre 21 ans plus tard...

 

C'est en voyant un moustique se poser sur ses testicules qu'on réalise qu'on ne peut pas régler tous les problèmes par la violence (proverbe chinois)

 

Trouver le juste cap dans la tempête

 

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Bon pour la Tête du 8 août 2025:

https://bonpourlatete.com/actuel/trouver-le-juste-cap-dans-la-tempete

 

Vous avez tout dit!

 

Alors d'accord pour en finir avec l'achat des F-35 (achetés pour "faire plaisir" aux Américains) et avec le placement de nos fonds AVS aux USA (franchement, il faut être complètement à la masse pour envisager ce genre de soumission). Nous pourrons consacrer les milliards ainsi économisés à aider notre économie d'exportation à passer le cap du coup bas de Trump. "Désolé mon cher Donald, nous devons renoncer à nos F-35 car vous mettez notre économie à plat avec vos 39%. Nous n'avons plus assez d'argent!"

 

Nous pourrions aussi laisser les Américains se débrouiller avec les Iraniens et ne plus faire l'intermédiaire. Qu'avons-nous à y gagner? Même pas un minimum de reconnaissance! "Désolé mon cher Donald, mais avec vos 39%, nous n'avons plus assez de temps à vous consacrer."

 

A noter que ce que nous vendons aux USA ne représente que le 16% du total de nos exportations. S'en passer sera certes douloureux mais pas catastrophique. Nous pourrons compenser cette perte en trouvant de nouveaux débouchés à nos produits. Comme à la bourse, dont la règle d'or est la diversification des risques.

 

Le calcul de Trump pour justifier un soi disant déséquilibre de nos exportations est d'ailleurs erroné puisqu'il ne tient pas compte des services. Les milliards que nous payons à Microsoft, Google, Amazon, Netflix ou autres, c'est du pipeau? Avec eux, nous sommes à égalité.

 

La Suisse ressortira renforcée de ce mauvais pas parce qu'elle réalise maintenant qu'il ne faut compter que sur soi-même pour prospérer. S'insérer dans de grands "machins" (Otan, Europe, etc.) en espérant devenir plus forts est une illusion. Etre petits, c'est être minoritaires, quel que soit le système.

 

"Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent" (Michel Audiard)

 

Par contre, rester politiquement indépendants et neutres, tout en commerçant avec tous, reste le meilleur moyen de tirer notre épingle du jeu. Suivons la loi de Darwin:

 

"Ce n'est pas le plus fort qui survit, c'est celui qui s'adapte"

 

Et à la fin du fin, si nous voulons vraiment faire comprendre au président Trump que de nous taxer ainsi est humiliant et injuste puisque nous pensions faire partie de la "famille" américaine, de ses amis en tous cas, alors nous pourrions aussi taxer les produits US à leur entrée en Suisse. Car pour le moment ils arrivent chez nous avec un droit de douane égal à zéro. C'est en principe le cadeau qu'on fait à ses amis.

 

Les manoeuvres de Trump ne mettront pas la Suisse à genou. Par contre, elle lui font maintenant prendre conscience d'une réalité: quel est le pays qui trahit notre amitié? La Russie ou les USA? Quel est le pays qui fomente le plus de guerres dans le monde? La Russie ou les USA? Finalement, quel est le pays qui nous veut du mal en ce moment? La Russie ou les USA? Tolstoï ou Al Capone?

 

Nous sommes un peu comme celui qui voit sa femme partir avec son meilleur ami: le cocu, le dindon de la farce... Pas sûr que Trump rende service à son pays en agissant de la sorte à notre égard!...

 

La beauté de la théorie de Darwin est qu'elle n'a pas besoin de supposer un créateur pour expliquer que les girafes aient hérité d'un long cou (Yuval Noah Harari)

 

La Suisse ne dit pas non aux armes nucléaires

 

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Bon pour la Tête du 8 août 2025:

https://bonpourlatete.com/a-vif/la-suisse-ne-dit-pas-non-aux-armes-nucleaires

 

C'est intéressant que cet anniversaire arrive en même temps que le coup bas de Trump. D'abord cela nous rappelle qu'en 1961, nos militaires souhaitaient en secret doter la Suisse de la bombe atomique. De sacrés farceurs ces militaires! Peu s'en souviennent, mais c'est en Suisse que le premier accident atomique majeur a eu lieu:
 

http://www.haut-parleur.ch/actualite/openheimer/default_centrales.htm

 

La Suisse n'a pas signé le Traité d’interdiction des armes nucléaires. Après l'accident de sa centrale de Lucens, les militaires avaient pris conscience que c'était râpé pour l'arme atomique. Par contre, ils voulaient faire plaisir aux USA et ne pas les contredire dans leur opposition au traité. Toujours est-il que nous pourrions maintenant le signer ce traité, et de ce fait, participer à la pacification du monde.

 

D'une part parce que les va-t-en guerres actuels remettent la menace atomique sur le tapis, ce qui n'est pas bon pour le futur de l'humanité. A force de développer des armes de plus en plus puissantes et sophistiquées, c'est une certitude qu'un jour ou l'autre, ces armes anéantiront toute vie sur terre. La petite Suisse, gentille, proprette et neutre, va-t-elle continuer à être complice de ce monumental gâchis?

 

Arrêter de consacrer des ressources au développement des bombes atomiques! Vous rendez-vous compte des milliards que nous pourrions alors consacrer à éradiquer la faim dans le monde et à combattre la dérive climatique qui est en train de brûler les forêts et de faire descendre les montagnes?

 

De toute façon nous ne sommes plus les amis des Américains puisqu'ils veulent nous mettre en difficulté avec leur taxe de 39%. Dès lors pourquoi vouloir encore leur faire plaisir? Nous pourrions donc dire à son président: "Cher Donald, désolé mais nous allons maintenant signer le TIAN. Nous avons changé d'avis, ce sera finalement mieux pour l'humanité"...

 

On ne le lui dira pas, mais qu'avons-vous à gagner à "faire plaisir" à l'oncle Sam (pardon, "l'oncle Don") puisqu'il nous traite comme des pestiférés? Ca fait un moment que ce pays nous veut du mal. Déjà avec le démantèlement de notre secret bancaire (les USA ont gardé le leur, eux), puis avec les misères qu'il a faites à nos banques (les milliards d'amendes) et maintenant avec cette taxe inique de 39%.

 

Je crois que le peuple suisse commence à ouvrir les yeux. J'en ai vu un signe tangible hier au Léman Centre à Crissier. Un magasin avait affiché dans sa vitrine "Soldes" au lieu de l'habituel "Sales".

 

J'en aurais pleuré de joie!...

 

De nos jours, dans beaucoup de sociétés, on risque davantage de mourir d'obésité que de faim (Yuval Noah Harari)

 

La bouderie des auditeurs de la SSR

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Bon pour la Tête du 1 août 2025:

https://bonpourlatete.com/a-vif/la-bouderie-des-auditeurs-de-la-ssr

 

Serpent de mer que cette SSR! Elle pleure misère mais elle dispose tout de même d'une situation enviable avec un quasi monopole et un revenu de 1,561 milliards (redevance: 1,286 Mrds soit 82,4%, publicité: 142 Mrds soit 13,6%)

 

Ses 6755 employés reçoivent en moyenne 140'000 Fr/an, avec un minimum de 52'000 et un maximum de 532'000 Fr/année. Cela fait plus de 10'000 Fr/mois en moyenne, confortable non? Ce n'est pas étonnant qu'elle tente par tous les moyens de préserver cette situation de rentier.

 

D'abord en ayant rendu obligatoire, pour tous, le paiement d'une redevance, qu'on regarde/écoute ses programmes ou pas. Puis en supprimant la transmission TV terrestre, la TNT, pour forcer les gens à s'abonner au câble, idéal pour cibler la publicité.

 

Et puis en pompant outrageusement les données de ses clients via Swisscom, qui mémorise tout ce que font ses abonnés avec leurs télécommandes, ce qui lui permet de leur envoyer de la publicité ciblée, ce qui avait fait scandale il y a quelques années (régie publicitaire Admeira).

 

Et voilà qu'elle nous refait le même coup avec la suppression de la transmission radio par FM au profit du DAB+. C'est surtout fâcheux pour les automobilistes qui devraient dépenser dans les 1200 Fr pour changer leur autoradio. Peu le font, ce qui implique qu'il n'écoutent plus les chaînes de la RTS en roulant mais les françaises. Au total, moins 25% d'auditeurs welsches d'un coup! La SSR s'en fiche, la redevance n'est pas alignée sur le taux d'écoute!

 

Mais pourquoi changer de système de transmission si abruptement? Probablement pour pouvoir, à terme, espionner ce qu'écoutent les auditeurs, ce qui est impossible avec de la FM. Avec en vue, c'est une hypothèse, la pub à la radio, interdite actuellement. Voilà pour les péripéties d'une goulue qui ne recule devant rien pour vivre confortablement.

 

Et les programmes alors?

 

Pas grand chose à en dire si ce n'est qu'ils s'apparentent de plus en plus à ceux des radio ou TV locales, surtout en été, où les chaînes radio diffusent surtout des reprises d'émissions et du bla-bla de rue. C'est fâcheux pour ceux qui ne partent pas en vacances.

 

Par contre, la RTS est forte côté informations, c'est assez facile puisqu'elle les reçoit directement de notre gouvernement. Mais ses reportages et documentaires sont excellents, le côté du "sérieux suisse" fait merveille. Au final, les programmes sont satisfaisants, peu à en dire. Par contre, la pub TV devient de plus en plus envahissante, quitte à en devenir insupportable.

 

Personnellement je serais d'accord de continuer à octroyer le revenu de la redevance à la SSR à condition qu'elle renonce à la publicité. C'est l'un ou l'autre: pas de pub et la redevance, ou de la pub mais pas de redevance, ou un mix des deux selon les heures (comme en France). Ce serait assez facile, la pub ne représente que le 13,6% des recettes. Rogner sur les salaires plus que confortables et sur quelques autres dépenses superfétatoires (la confection des pubs par exemple) devrait ne pas être trop difficile. Et après plus de soucis de contestation de la redevance! Cela en vaudrait la peine non? On l'aime notre radio et notre TV!

 

Ce billet collé sur une fenêtre: "Au secours! Je suis enfermé à double tour, le téléphone a été coupé,  'immeuble est vide et les fenêtres ne s'ouvrent pas"  (Le Chat, Philippe Geluk)

 

Les croisés suisses de Netanyahou

Texte publié en commentaire à l'article du journal en ligne "Republik" dans Bon pour la Tête du 1 août 2025:

https://bonpourlatete.com/ailleurs/les-croises-suisses-de-netanyahou

 

"Le groupe représente les positions israéliennes dans les domaines de la politique, de l’économie et de la culture."

 

Et les positions de leur pays, la Suisse, alors, cela ne compte pas? Chacun est libre de ses opinions, sauf que ces parlementaires-là ont été élus par des Suisses, pour défendre les intérêts de la Suisse, pas ceux d'un pays moyen-oriental. C'est du moins ce à quoi s'attendaient leurs électeurs. Il faudra en tenir compte lors des prochaines élections!

 

Parce que si on examine ce qu'ils ont fait passer ces derniers temps, on constate que ce sont des auto-goals pour la Suisse. Vouloir supprimer le budget de l'UNRWA, office de l'ONU chargé d'aider les réfugiés palestiniens, quelle erreur! De quoi a l'air la Suisse maintenant, elle qui est la gardienne de la charte des droits humains? De quoi a l'air la neutralité de la Suisse, elle qui défend maintenant le plus fort au détriment du plus faible? De quoi a-t-elle l'air, elle qui discrédite ainsi un de ses citoyens qui est directeur de l'UNRWA?

 

Même chose pour l'interdiction du Hamas, qui déséquilibre notre neutralité et nous interdit de lui parler et donc de proposer nos bons offices aux deux parties en conflit. Qu'a fait de mal le Hamas dans notre pays? Rien! Pourquoi donc vouloir l'interdire sinon pour obéir à la propagande israélienne?

 

Quant-aux Chrétiens évangéliques qui défendent becs et ongles la politique israélienne, se rendent-ils compte du mal qu'ils font aux Palestiniens? Est-ce cela la compassion chrétienne? Etre complice des massacres de Gaza et de Cisjordanie? Comment ces Chrétiens-là interprètent-ils le "Tu ne tueras point" des 10 Commandements de la Bible?

 

"Ce qu'on a coutume d'appeler la politique n'est que le catéchisme de la combine et du maquignonnage" (François Mitterrand)

 

La Suisse a maintenant une occasion unique de se racheter aux yeux du monde et de son peuple: en approuvant la

création de l'Etat palestinien.

 

Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 258 variétés de fromages? (Charles de Gaulle)

 

Le cadeau de Trump aux Suisses pour le 1er Août

Texte publié en commentaire à l'article de Jean-Daniel Ruch dans Bon pour la Tête du 1 août 2025:

https://bonpourlatete.com/actuel/le-cadeau-de-trump-aux-suisses-pour-1er-aout

 

100% d'accord avec vous, vraiment! Notamment de rester neutres et modestes. Nous sommes petits, nous l'avions oublié. Mais tout de même, ce 1er août 2025 nous pose pas mal de questions, impossible aujourd'hui d'y échapper. Désolé pour la longueur et le décalage du propos!

 

Finalement, que nous veut Donald Trump?

 

D'abord nous humilier, cela semble clair.

 

Nos émissaires sont allés aux USA, tout tremblants, quémander une mansuétude. Face à un président qui ne connaît que la force comme moyen d'imposer ses volontés (je dirais même de se mettre en avant), il eût plutôt fallu montrer notre force au lieu de lui quémander ses faveurs. Ceux qui ont l'habitude de côtoyer les voyous le savent bien: lorsqu'un petit gars rase les murs en tremblant, c'est lui que choisira le groupe de loubards comme bouc émissaire.

 

Mais voilà, nos partis politiques, ceux de droite particulièrement, sont ainsi faits qu'ils ne poussent en avant que de futurs élus dont la vertu principale est d'être dociles. Dans une politique interne molle telle que la nôtre, cela n'est pas trop visible, mais lorsque leurs élus se trouvent face à des interlocuteurs qui ne respectent rien, ni la parole donnée ni même les règles élémentaires de la courtoisie, ils ne font pas le poids. Leur évidente soumission suscite même la cruauté. On en est là.

 

Que veut Trump en nous taxant à 39%? Que veut-il obtenir de nous?

 

Cette taxe douanière, c'est la population américaine qui la paiera puisque nos produits renchériront d'autant en entrant aux USA. Nos prix, au départ de la Suisse, resteront les mêmes s'ils ne sont pas surfaits (rentabilité oblige). La différence c'est qu'ils deviendront chers à l'achat et que les Américains en achèteront moins, voire plus du tout. Et les douanes US n'y gagneront rien.

 

Nous serons donc contraints à trouver de nouveaux clients. Est-ce un drame? Non, "l'avenir n'appartient pas aux forts mais à ceux qui s'adaptent" (Darwin). Le monde est grand, d'autres pays ne demanderont pas mieux que de pouvoir acheter nos produits, la Chine, l'Inde, la Russie... Ils ne les taxeront pas et nous les leurs non plus. Finies les armes américaines et israéliennes, nous n'en achèteront plus, ce sera du chinois, du russe (nos braves militaires vont couiner), de l'indien ou autres.

 

Par contre, nous devrons taxer l'importation de produits US chez nous, à-priori également à 39%, ce serait logique. Ils deviendront alors plus chers, il nous faudra également diversifier nos sources d'approvisionnement. Là-aussi la Chine, l'Inde, la Russie et d'autres ne demanderont pas mieux. Bien-sûr, nous pourrons faire des exceptions pour les produits dont les USA ont l'exclusivité. Ce sera donnant-donnant. Mais le gaz de schiste ce sera terminé, c'est sûr. Et tant mieux...

 

Nos habitudes de commerce vont donc changer. Nos représentants devront apprendre le chinois, l'indien ou le russe plutôt que l'anglais. Et alors? Où est le problème, ce sont aussi de belles langues? Nous constaterons alors que ces pays ne sont pas les diables que nous imaginions. Des liens vont se créer, des amitiés aussi. Le Dollars ne sera plus obligatoire pour les échanges, un moyen de pression US de moins Vive les BRICS!

 

Cela nous fera également réaliser que les fauteurs de troubles dans ce monde qui est en train de perdre la tête, ce ne sont pas les Russes ou les Chinois, mais les Américains. Ce sont eux qui nous ont agressé ce 1er août 2025. Avec le temps, l'Amérique de Trump sera alors gentiment chassée de nos pensées, nos nouveaux amis, clients et fournisseurs prendront sa place.

 

A ce moment là du débat, nous pourrions nous demander à quoi rime le nouveau jeu de taxes volantes de l'oncle Donald? Auto-goal? A moins que le but ne soit que de nous faire peur afin de nous forcer à faire quelque chose que nous ne voulons pas.

 

Par exemple à accepter la riviera dorée de Gaza imaginée par Trump-le-visionnaire? Ou accepter qu'Israël expulse tous les Palestiniens de chez eux afin de prendre leur place? Ou accepter qu'Israël génocide purement et simplement les Palestiniens? Ou alors nous forcer à n'acheter que du gaz de schiste US? Nous forcer à rallier l'OTAN? Nous forcer à consacrer chaque année 10% (5% c'est trop peu) de notre PIB à l'achat d'armes US? Nous forcer à rallier l'UE (non, pas ça, l'UE est aussi faible que nous!). Bref, on a le choix...

 

"Ce qu'on a coutume d'appeler la politique n'est que le catéchisme de la combine et du maquignonnage" (François Mitterrand)

 

En ce jour de fête nationale, je propose que notre Guy Parmelin appelle le président et lui déclare "Monsieur Trump, nous vous rendons la représentation de vos intérêts en Iran, nous n'avons plus le temps." Et dans la foulée, d'annuler les commandes de F-35, du système de transmission et de drones israéliens, car nous n'avons momentanément plus assez d'argent.

 

Car, franchement, avec des amis comme Trump, nous n'avons plus besoin d'ennemis...

 

Ce qu'il y a de meilleur dans dans l'homme, c'est le chien (Toussaint Nicolas Charlet)

 

La stratégie du chaos

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Bon pour la Tête du 18 juillet 2025:

https://bonpourlatete.com/actuel/la-strategie-du-chaos

 

Que faut-il montrer aux Israéliens pour qu'ils se rendent compte de ce qu'ils font?

 

Ils sont aveuglés et rendus quasi-hystériques par les horreurs du 7 octobre que ressassent leurs médias jour après jour depuis presque deux ans (voir la chaîne TV I24). On peut comprendre que la propagande de leur gouvernement finisse par les rendre paranos, mais ils ne sont pas tous des extrémistes fanatiques, la majorité d'entrer eux sont des gens "normaux". Ils doivent tout de même se rendre compte du mal que leur armée fait chaque jour à Gaza!

 

Franchement, c'est insupportable de voir ça. On ne peut pas laisser toute une population se faire anéantir ainsi! Juifs de la diaspora, de grâce, aidez-nous à faire cesser ce carnage!

 

Depuis notre petite Suisse, nous pourrions déjà changer de vocabulaire, manipulé par la propagande israélienne. Par exemple parler de "Palestine occupée" plutôt que de "Palestine".

 

Parler aussi de "Palestiniens" plutôt que de "Hamas". Ce sont bien tous les Palestiniens qui sont victimes des Israéliens, pas seulement le Hamas (l'éternelle méthode de diviser). Israël n'utilise jamais le mot "Palestiniens" dans ses messages, c'est toujours le "Hamas". De cette façon, lorsqu'il tue des gens, ce sont toujours des terroristes du Hamas (des militaires) et pas des Palestiniens (des civils). Alors qu'en fait, ses victimes sont essentiellement des civils, des enfants, des vieillards, des femmes des homme, qui ne sont pas armés. Là-aussi il faut remettre le terme adéquat à sa place.

 

Et puis il est urgent que la Suisse se joigne aux pays qui reconnaissent la Palestine comme pays. C'est bien le moins que le pays dépositaire des Droits Humains puisse faire non?

 

Pour terminer, il faut aussi sortir du qualificatif de "terroristes" dont Israël affuble les Palestiniens. D'abord tous les Palestiniens ne sont pas de terroristes. Ensuite les Palestiniens ont le droit international pour eux, "tout pays agressé à le droit de se défendre par tous les moyens à sa disposition", c'est inscrit dans la charte des Nations Unies. Les Palestiniens sont des "résistants", pas des "terroristes".

 

Qui sont les terroristes (ceux qui terrorisent) dans cette histoire?

 

Larguer plusieurs fois le tonnage de la bombe d'Iroshima sur Gaza (un endroit d'où on ne peut sortir) n'est-il pas fait pour terroriser?

 

La vie est trop courte pour boire le vin qui n'est pas bon (Friedrich Dürrenmatt)

 

Le plan «Going Dark» de l'UE est en marche

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Bon pour la Tête du 18 juillet 2025:

https://bonpourlatete.com/actuel/surveillance-censure-le-plan-going-dark-est-en-marche

 

"... Une réflexion est menée au niveau parlementaire pour définir «une stratégie nationale contre la désinformation... "

 

Une "réflexion" c'est bien gentil, mais il faudrait plutôt "agir" de façon à diminuer l'influence des lobbies car c'est elle qui tue notre démocratie et, en fin de compte, qui sape la confiance du peuple en ses édiles.

 

Reste à en trouver le moyen car les partis sont vent debout contre tout ce qui pourrait leur conférer quelque transparence. Financement des partis: niet, contrôle démocratique des lobbies: niet, pas touche avec vos transpirantes mains!

 

Ca se comprend car, si on savait tout sur le trajet du pognon, la classe moyenne saurait enfin qui élire pour représenter ses intérêts.

 

On a l'exemple américain pour démontrer la nuisance que constitue le financement des partis et des élections par l'argent. Dans ce pays, une campagne électorale consiste surtout à rechercher des donateurs. Avec leur argent, on arrivera à se payer des pages de pub dans les médias et à influencer l'opinion publique.

 

Et on voit ce qui arrive lorsque c'est l'argent de la désinformation qui prime sur tout: on élit des gens anti-démocratiques pour diriger la démocratie. C'est comme nommer un prédateur sexuel à la direction d'un club de jeunes filles...

 

La vérité est en marche, et rien ne l'arrêtera (Emile Zola, 1898)

 

Qui sont les terroristes ?

 

Chaque jour, les Israéliens assassinent 50 civils en moyenne à Gaza lorsque ces derniers viennent chercher de la nourriture distribuée par l'ONG d'Etat (sic) israélo-américaine. C'était tout de même mieux avec l'UNRWA (ONU), là au moins il n'y avait  pas de morts. Les gazaouis sont terrorisés, affamés, humiliés, et voici qu'ils risquent leur vie simplement en allant se ravitailler! Pas d'erreur, il y a volonté d'assassiner du Palestinien! Ce sont qui les terroristes (ceux qui terrorisent), dans cette histoire?

 

Mais au fait, ce sont bien les Américains qui ont anéanti leurs Indiens, les autochtones d'Amérique, pour leur voler leurs terres non ? Est-ce une coïncidence que leurs protégés, les Israéliens, en fassent de même avec les Palestiniens ? 

 

Si seulement de Gaulle pouvait revenir:
"Gaza outragé! Gaza brisé! Gaza martyrisé! Mais Gaza libéré ! "

 

Le nucléaire est définitivement obsolète

Publié dans le Courrier des lecteurs de 24 Heures le 8 juillet 2025

Barré = supprimé par la rédaction de 24H


Les pro-nucléaires tentent de remettre cette forme de production d'électricité dans la course. Or, les dernières statistiques de la Confédération mentionnent que la Suisse a eu un excès de production d'électricité de 30% en 2024 (détails ici). C'est l'équivalent de la production de toutes nos centrales atomiques. Nous aurions donc pu nous passer d'elles cette année là.

 

Le nucléaire est une technique dangereuse, qui génère des déchets dont on se sait que faire, qui est extrêmement coûteuse et qui nous rend dépendant de l'étranger pour l'uranium. De plus, ces centrales doivent être arrêtées lors de canicules. Et pour finir, leur présence est un talon d'Achille en temps de guerre. Il suffit d'en faire exploser une pour rendre toute vie impossible dans un rayon de 80 km. En 2025, les USA et Israël ne se sont pas gênés pour bombarder les centrales d'enrichissement iraniennes!

 

Plutôt que de dépenser des milliards pour une technique obsolète, investissons dans la production d'électricité photovoltaïque! Le solaire n'a que des avantages: plus besoin d'acheter du combustible à l'étranger car le soleil est gratuit. Il ne produit pas de gaz à effet de serre et chacun peut produire sa propre électricité s'il le désire. Nous pouvons couvrir 40'000 toits avec le coût d'une centrale. Et ensuite cette électricité ne nous coûtera plus un sou.

 

Le doute méthodique est une façon d'établir des preuves, de vérifier les faits, de poser des questions, les bonnes, d'éviter de prendre les apparences pour des réalités et les faux-semblants pour ce qui est fondamental (Moshe Lewin)

 

Le fétiche des armes

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Bon pour la Tête du 4 juillet 2025:

https://bonpourlatete.com/actuel/le-fetiche-des-armes

 

Il est incontestable que l'Amérique (USA) est devenue le pays le plus puissant du monde, le plus armé. C'est logique, il consacre 30% de son budget à sa défense (contre qui ?), alors que pour la plupart des pays, c'est 1-2%. Cela suit la folie des armes qui y sévit, où chaque citoyen se balade avec un flingue dans sa voiture. L'Amérique est le pays qui vend le plus d'armes au monde, et de loin. Ce n'est donc pas sans logique que son président enjoint à tous ses vassaux de l'OTAN, ses clients donc, de consacrer au moins 5% de son budget à l'achat d'armes. C'est un peu comme si notre brave Parmelin enjoignait à nos alliés de consacrer 1% de leur PIB à l'achat de fromage, de pinard ou de chocolat.

 

Alors tout de même, être la nation la plus armée au monde a-t-il évité aux USA de se faire attaquer? Non, personne ne s'y est risqué, les gens ne sont pas fous. C'est plutôt le contraire qui s'est passé. L'Amérique n'a eu de cesse de ravager la planète soi-disant pour y faire revenir la démocratie: Vietnam, Afghanistan, Irak, sans compter les pays où la CIA a fomenté des coups d'états, on pense bien-sûr à l'Amérique latine, à Cuba.

 

Alors quoi, c'est pour ça qu'il faut s'armer, pour faire revenir la démocratie? Depuis quand peut-on forcer un pays à la paix, à la démocratie ou à ce qu'on veut, par la force? Jamais! Il n'y a qu'à regarder ce qu'il en est advenu des interventions de ces m'sieurs-dames d'outre Atlantique au Vietnam, en Afghanistan ou en Irak: des désastres absolus! Le dernier épisode se passe en ce moment, sous nos yeux, en Palestine occupée.

 

Israël, quasiment "le 51ème état US", tente depuis 1948 de s'implanter sur un territoire qui n'est pas le sien. Et comme il n'y arrive toujours pas, il passe à la vitesse supérieure et élimine physiquement les gêneurs, ces Palestiniens qui ont l'outrecuidance de vouloir vivre là où ils sont nés.

 

Et on voudrait qu'on suive cet exemple? Qu'on fasse plaisir à l'oncle Donald pour que son pays soit great again? C'est-à-dire que l'on s'endette pour que son pays (pas le pays tout entier mais lui et ses copains milliardaires) soit encore plus riche?

 

Mes amis, nous avons touché le fond! Jusqu'à présent, l'oncle Sam affublait ses volontés guerrières d'un semblant de prétexte moral, c'est terminé maintenant. En Irak c'était soi-disant des armes de destruction massives, mais maintenant c'est la méthode d'Al Capone: tu payes pour qu'on "te protège". En Palestine occupée, "tu te tires sinon on t'anéantit". Il n'y a même plus de prétexte, rien que la force brute!

 

J'ai une idée: l'Amérique de Trump (ou d'Elon Musk) pourrait passer à la vitesse supérieure en nous proposant une assurance anti-guerre. Chaque pays lui payerait 3% de son PIB par année et aurait ainsi la paix. Plus de guerre, plus besoin d'armée, et même plus besoin de fabriquer et de vendre des armes. Un froncement de sourcil de tonton Donald suffirait à garantir la paix dans le monde... et à assurer la richesse infinie des infiniment déjà super-riches américains.

 

Et nous, petits Suisses, trop petits pour nous mesurer à quiconque, nous n'achèterons pas ses F-35. Déjà parce qu'ils sont techniquement soumis au bon-vouloir américain (un F-35 ne peut pas décoller s'il ne s'est pas connecté à sa maison-mère US depuis un mois).

 

Mais surtout parce qu'il suffirait que notre agresseur hypothétique place une bombinette en plein milieu de la piste de l'aérodrome qui héberge nos coûteux F-35 pour qu'ils ne puissent plus ni décoller ni atterrir. Finis les avions de guerre à 300 millions/pièce! Regardez l'histoire, c'est ce qu'a fait Israël en 1967! Et nous, ça nous bousillera notre investissement de 10 milliards (selon Viola c'était 6, mais les autres ont payé 10, ce sera donc 10 milliards) que nous demandera bientôt l'administration Trump.

 

Encore un détail: pour rentrer dans le budget, Mââme Viola avait artificiellement diminué le nombre d'heures d'apprentissage des F-35 et même pas commandé un missile par avion (oui, vous avez bien lu !). Et forcé la main au peuple en signant le contrat avant qu'on aie pu voter sur l'initiative. Cela cachait quoi tout ce bintz?

 

Il y a deux sortes de justice: vous avez l'avocat qui connaît bien la loi, et vous avez l'avocat qui connaît bien le juge (Coluche)

 

Credit Suisse: "Le plus grand libre-service du monde bancaire

Texte publié en commentaire à l'article de Hannes Britschgi dans Bon pour la Tête du 20 juin 2025:

https://bonpourlatete.com/actuel/credit-suisse-le-plus-grand-libre-service-du-monde-bancaire

 

Cela ne m'étonne pas.

 

Je me souviens avoir vu à la télé un Américain directeur du CS, devant les caméras de la commission d'enquête du Sénat US, la main sur le coeur et le visage rayonnant d'honnêteté, répondre au sénateur qui l'interrogeait "Je ne savais rien. Ce devait être un subalterne qui avait fait du zèle". Et là, je me suis posé la question "Mon coco, à qui va ta loyauté? A la Suisse qui t'a engraissé pendant des années ou à ton pays d'origine dans lequel tu vas passer ta retraite?".

 

Une autre question aussi. Le CS perdait tous ses procès contre le fisc américain et devait lui payer des amendes monstrueuses. Comment était-ce possible? Hypothèse: le dit fisc savait tout des petits secrets de la banque, tout simplement parce qu'il avait accès à ses mails. Le livre "Mémoires vives" d'Edward Snowden donne quelques pistes à cet égard. Sans même parler du système de transactions interbancaires Swift dans lequel le gouvernement US lit à livre ouvert depuis le Patriot Act de 2001.

 

Il y avait aussi les service croisés que se rendaient les services secrets américains et israéliens. Les premiers parce qu'ils ne pouvaient pas, constitutionnellement, espionner leurs propres citoyens alors que les seconds pouvaient le faire pour eux. Cette habilité à espionner n'importe-quel appareil connecté à Internet pourrait éventuellement expliquer certaines servilités de certains très hauts placés, incompréhensibles autrement.

 

En ces temps où la Confédération désire ardemment convaincre tous les citoyens suisses d'adopter sa signature numérique, peut-être devrait-on se poser la question de la confidentialité des connexions internet. C'est un peu comme avec l'Union Européenne, lorsqu'un système impose une hiérarchie verticale connue de tous et adoptées par 450 millions de citoyens, il devient rentable de le pénétrer et de le corrompre. Avec une montagne de fric à disposition, il devient facile de dénicher quelqu'un pour le faire.

 

"On ne devrait jamais mettre tous ses oeufs dans le même panier" dit-on, et pourtant c'est ce qu'on fait avec Internet. On peut s'y envoyer des messages, passer des commandes, effectuer des transactions bancaires, y téléphoner, regarder la TV, voter, élire ses représentants, et tout cela espionnable depuis n'importe-quel endroit du monde pour peu qu'on dispose d'une connexion Internet et d'un logiciel en libre service sur le Net.

 

Et le pire de tout, parce que c'est militaire, c'est qu'un pays achète des F-35, des drones et des système de télécommunication cryptés aux pays qui conçoivent ces logiciels espions! Comment ne pas imaginer que ces dit pays ne s'y laissent pas des portes dérobées leur donnant la capacité de tout savoir, voire même d'en prendre les commandes? Rappelez-vous l'affaire Crypto ou le virus Stuxnet!

 

Tout cela pourrait expliquer la facilité avec laquelle certains hauts placés se sont gavés de bonus au CS.

 

Il y eut un tel carnage que les nôtres marchaient dans le sang jusqu'aux chevilles (anonyme, première croisade)

 

Gaza et le réveille-matin
 

Texte publié en commentaire à l'article de Jamal Reddani dans Bon pour la Tête du 20 juin 2025:

https://bonpourlatete.com/vos-lettres-a-bon-pour-la-tete/gaza-et-le-reveille-matin

Moi je suis triste, immensément triste. Quoi? C'est cet homme-là, conçu à l'image de Dieu, qui s'autodétruit ainsi?

Je le pensais arrivé à un summum d'intelligence, capable d'inventer le silence qui suit un morceau de Mozart, d'inventer le smartphone, condensé de connaissances et de technologies de pointe, de comprendre les secrets de la matière et de la physique quantique...

 

Summum d'intelligence qui devrait lui permettre de comprendre qu'il doit passer à l'étape ultime de son évolution: la collaboration entre les humains. Les animaux, eux, ne le peuvent pas, ils sont partie prenante de la loi de la nature qui leur impose de survivre au dépens des autres animaux. Le fort mange le faible, c'est ainsi depuis l'aube des temps.

 

Mais l'Homme est le plus intelligent des animaux. Il se dit même quelquefois l'élu de Dieu. C'est donc à lui que revient le devoir de transformer le monde et de le rendre pérenne.

 

Les ressources de la planète Terre ne sont pas infinies, nous en voyons actuellement les limites. Il faut cesser de gaspiller nos énergies à nous battre pour les accaparer, nous devons dorénavant nous les partager intelligemment. Le "toujours plus" c'est terminé, il en est de notre survie à tous.

 

Le drame effroyable qui se passe en Palestine pourrait être un cas d'école qui pourrait transformer le monde. Voilà un peuple persécuté qui tente de s'implanter dans une région au dépens de ceux qui y sont. Ces derniers ne le veulent pas car les nouveaux-venus annoncent qu'ils vont bouter hors de chez eux tous ceux qui ne pratiquent pas la même religion qu'eux et qu'en plus ils veulent reconquérir les territoires alentours. C'est donc compréhensible que les autochtones refusent de partager leur territoire avec ces olibrius annonciateurs de malheurs.

 

77 ans de souffrances plus tard, le peuple "élu" n'a toujours pas réussi à se faire accepter au Proche-Orient. Tout simplement parce qu'il n'utilise pas la bonne méthode. Le colonialisme occidental, c'est terminé, à part ce peuple-là, tout le monde l'a compris depuis longtemps. Les conquêtes se font maintenant par échanges et assimilations. Je t'apporte du sang frais et ma force économique et tu m'acceptes chez toi. Ensemble nous vivrons mieux, voilà le deal.

 

Il n'est pas trop tard, les Palestiniens, tous les pays du Proche-Orient, le monde entier et la majorité des Israéliens n'attendent que cela: qu'Israël change de méthode et décrète la paix. S'il le faisait, ce peuple autoproclamé "élu de Dieu", le deviendrait alors réellement.

 

Pour les non-croyants, ce passage au pacifisme serait tout simplement logique. Pour les croyants, ce serait ce qu'ils appellent de leur voeux depuis 2000 ans, le retour de Dieu sur terre.

 

Il n'est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout (Dr Henri Queuille)

 

L'aveu d'un barbare

 

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Bon pour la Tête du 20 juin 2025:

https://bonpourlatete.com/a-vif/l-aveu-d-un-barbare

 

En 68, les jeunes étaient embrigadés dans des trucs en "isme", des idéologies. Aujourd'hui c'est terminé, heureusement, car on sait où mène ce genre de rêves. Maintenant, ceux qui s'impliquent, le font concrètement, par exemple pour le climat, pour la bonne bouffe (végétarienne), contre la redevance, pour le féminisme, contre la politique d'Israël à Gaza, etc. C'est bien aussi, peut-être même mieux.

 

Par contre, ils se font souvent avoir par la propagande déversée à grands seaux par internet et les réseaux sociaux. Les possédants ont compris ce qu'ils devaient faire pour conserver leurs privilèges. Et comme ils ont de plus en plus de fric, ils peuvent tout se payer, y compris des techniciens de la manipulation hyper compétents.

 

Voir à ce sujet les 10 principes de la propagande de guerre d'Anne Morelli:
http://www.haut-parleur.ch/politique/propagande.htm

 

Mai 68 n'a-t-il été qu'une légère ondulation sur une mer plate? Sans doute, mais toute prise de conscience est utile, même si on n'en voit pas immédiatement les résultats. L'Humanité avance lentement mais elle avance, les mentalités évoluent. La nécessité d'un grand changement devient perceptible avec ce qui se passe en Palestine. C'est tellement intolérable que cela fait se poser des questions sur la finalité de la vie.

 

Le grand problème d'aujourd'hui est le retours de la force brutale comme moyen de régler les différents. Israël en est l'archétype, lui qui ne respecte ni les accords internationaux ni les frontières puisqu'il ne cesse d'assassiner ses ennemis où qu'ils soient. Personne ne semble s'en émouvoir, ni même remarquer que c'était la méthode utilisée par Al Capone pour éliminer ses ennemis...

 

Le vrai drame des cimetières n'est pas d'être rempli de gens irremplaçables mais plutôt de gens qui n'apportent plus d'explications à nos interrogations (Nicolas Jutzet)

 

Le fracas des bombes et les débris du droit

 

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Bon pour la Tête du 20 juin 2025:

https://bonpourlatete.com/actuel/le-fracas-des-bombes-et-les-debris-du-droit

 

Pour s'implanter en Palestine, qui ne voulait pas de lui, Israël en a évincé ses habitants et a fait la guerre à l'Egypte, l'Iraq, la Jordanie, la Syrie, la République Arabe Unie, le Liban et maintenant à l'Iran. En voulant forcer la porte du Proche-Orient par la violence, il ne fait que de se créer des ennemis, dont le nombre augmente exponentiellement.

 

Question: un pays belliqueux, grand comme la Belgique, entouré d'ennemis, a-t-il une chance d'échapper à l'anéantissement à long terme ?

 

Réponse: aucune, car il arrivera fatalement un jour où ses adversaires seront tellement nombreux que même les USA ne pourront le sauver.

 

Solution: Qu'Israël renonce à son credo sioniste mortifère et propose la paix, d'abord aux Palestiniens, et ensuite à tous ses ennemis. Ils l'accepteront car ils n'attendent que ce jour tant ils sont las de cette "guerre de 100 ans".

 

Changeons de paradigme: "chacun chez soi" et "collaboration" plutôt qu' "antagonisme"! La prospérité économique en échange du partage d'une partie de la Palestine! Il pourrait s'ensuivre une  période de paix et de prospérité sans pareille dans ce "pays où coulait le lait et le miel".

 

Il n'est pas trop tard, mais plus Israël fait de mal à ses voisins, plus cet avenir paradisiaque s'éloigne. Sans une paix acceptée par tous, l'issue de cette violence sera l'anéantissement d'Israël. Il ne peut en être autrement tant ce pays se crée d'ennemis, c'est mathématique !

 

Et la Suisse dans tout ça ?

 

"Etre soucieux", "regretter que", "rappeler que" ne sert à rien face à l'arrogance du gouvernement israélien. Il faut que la Suisse lui rappelle qu'il y a des règles internationales, qu'elle en reprouve le non-respect, et que sa neutralité lui interdit de participer à l'effort de guerre d'Israël en lui achetant des armes.

 

Dans un premier temps, la Suisse pourrait renoncer à l'achat des fameux drones Elbit qui ne conviennent pas à la géographie de notre pays. Nous n'y perdront pas grand chose puisque ces engins ne sont toujours pas opérationnels, sept ans après leur commande. Toucher le portemonnaie sera plus efficace que de molles envolées lyriques!...

 

La paix est le seul horizon possible. Sinon nos petits enfants connaîtront des malheurs terribles en Israël (Ytzhak Rabin)

Production d'électricité 2024 en Suisse

 

Consommation: 57,5 TWh (térawattheures) soit +1,4%

 

Production indigène: 81,1 TWh soit +11,4%:

  • 35,7%   barrages

  • 28,4%  centrales nucléaires

  • 23,9 % centrales au fil de l'eau

  • 7,4%    photovoltaïque

  • 4,4 %   thermique traditionnel

  • 0,2%    éolien

Conclusion:

La Suisse a produit un excédent d'électricité de 23,6 TWh, soit 29% du total, équivalent à la production de ses centrales nucléaires.

 

Ref: Consommation d'énergie en 2024 en Suisse (Statistiques de la Confédération)

 

La liberté pour les loups signifie la mort pour les agneaux (Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie)

 

Non madame Luisier, pas comme ça !
La Suisse crée son propre malheur

 

Publié dans le Courrier des lecteurs de 24 Heures le 14 juin 2025

https://www.24heures.ch/c-est-vous-qui-le-dites-14-juin-568383741016

 

"Il faut construire des logements" déclare Christelle Luisier, présidente du Conseil d'Etat. Alors oui, les Vaudois ont besoin de logements, mais il y aurait mieux à faire que de bétonner toujours plus, car nous vivons en plein paradoxe.

Déjà, durant toute notre vie, nous payons des primes à notre caisse de pension, que celle-ci place dans l'immobilier afin que cela rapporte beaucoup et puisse assurer nos vieux jours. Ce sont donc essentiellement nos caisses de pension qui font grimper les loyers.

Ensuite le peuple suisse ne se reproduit presque plus, statistiquement ses mâles seront stériles en 2048 paraît-il. Alors qui occupe nos appartements devenus si rares? En grande partie les 80'000 employés de l'UE, qui déboulent chaque année en Suisse. C'est pour eux qu'il faut sans arrêt construire et qu'il faut chaque année plus d'écoles, d'hôpitaux, de routes, de trains, etc.

Troisième paradoxe: L'Etat, Madame Luisier donc, en fait derrière elle tous les possédants en ordre de marche, continue d'encourager la venue d'entreprises de l'UE en leurs octroyant des avantages fiscaux. Elles arrivent avec leur employés car elle n'en trouvent pas en Suisse. Ce sont eux les 80'000.

En fin de compte, la Suisse provoque elle-même son malheur. C'est elle qui fait venir chaque années des gens pour qui il faut détruire de l’espace vert et bétonner. Cela fait le bonheur de quelques-uns, qui s'enrichissent stratosphériquement, mais le malheur des Vaudois, qui voient leur espace vital péjoré et qui ne trouvent plus, ni logements abordables, ni places de parc, ni places assises dans les trains, ni même à qui parler en français...

Le peuple vaudois ne devrait-il pas ordonner à ses élus d'en finir avec cette promotion économique contre-productive, devenue folle avec le temps?

 

Barré = supprimé par la rédaction de 24H

 

Jamais, depuis le jour de la Saint-Barthélemy, rien n'a tant déshonoré la nature humaine (Voltaire, 1762)

 

Gaza: mort du droit international et défaite morale

 

Texte publié en commentaire à l'article de Patrick Morier-Genoud dans Bon pour la Tête du 6 juin 2025:

https://bonpourlatete.com/analyse/gaza-mort-du-droit-international-et-defaite-morale
 

Depuis la nuit des temps, l'humanité est en compétition. D'abord avec les animaux dont l'homme a dû se défendre, jusqu'à arriver à les dominer, et maintenant à les éliminer (fin de la biodiversité) afin de gagner en efficacité dans sa production de nourriture.

 

Au fil du temps, il a crû sa productivité, a pu se nourrir en suffisance et, depuis le néolithique, son nombre n'a fait qu'augmenter. Des hommes bien nourris procréent.

 

L'accroissement de la démographie a amené la compétition avec ses semblables. L'homme est devenu son propre ennemi dans la lutte pour accaparer l'espace vital et les ressources de la terre.

 

On devrait se rendre compte que, maintenant, cette compétition nous pousse à nous autodétruire. C'est le même effet qu'avec des rats enfermés dans une cage. A partir d'un certain nombre, ils finissent par s'entre-dévorer.

 

Pourquoi faisons-nous tous ces efforts pour nous entretuer? Ne serait-il pas préférable de nous entraider afin que nous ayons tous à manger, plutôt que de nous battre pour avoir plus que les autres?

 

C'est ce paradigme-là que l'humanité devrait changer et passer de "l'accaparement" au "partage des ressources" que la terre met à notre disposition. En d'autre termes, de considérer son vis-à-vis non plus comme un adversaire potentiel avec qui se battre, mais comme un ami avec qui partager.

 

Si on arrivait à bannir la stupide compétition entre humains pour avoir "toujours plus" que son voisin, l'humanité pourrait arriver à un âge d'or. Mais si elle n'y arrive pas, alors elle fera disparaître toute vie sur terre, y compris elle-même.

 

C'est exactement ce qu'on voit à Gaza. Un peuple devenu cruel en élimine un autre, sans se rendre compte que, lorsqu'il y sera arrivé, la violence et la cruauté qu'il a dû utiliser pour cela les détruiront lui-même. Sa propre jeunesse, qui est née et a grandi dans la violence, la retournera contre elle-même et ses propres parents.

 

Car il y a une "règle" immuable: des enfants qui ont été battus par leurs parents, deviennent à leur tour des parents qui battent leurs enfants. Idem avec les pédophiles: la plupart d'entre eux le sont devenus parce qu'eux-même ont été abusés dans leur jeunesse.

 

L'ONU n'a pas été créée pour conduire l'humanité au paradis, mais pour la sauver de l'enfer (Dag Hammarskjöld, secrétaire général de l'ONU)

 

La nouvelle unité du peuple israélien se fonde sur l’addiction à la haine et la soif de sang

 

Texte publié en commentaire à l'article de Orit Kamir dans Bon pour la Tête du 30 mai 2025:
https://bonpourlatete.com/ailleurs/la-nouvelle-unite-du-peuple-israelien-se-fonde-sur-l-addiction-a-la-haine-et-la-soif-de-sang

Article paru en hébreu dans le quotidien israélien Haaretz (enfin !).

 

C'est dramatique cette haine, qui prend aussi sa source dans la théorie sioniste de re-créer le Grand Israël et d'en chasser tous les non juifs. On peut comprendre les ultra orthodoxes au pouvoir en Israël, qui croient ce que dit leur religion. Ils "oublient" cependant qu'un des 10 commandements dit "Tu ne tueras point".

 

En fait, la haine est suscitée par la peur, et cette dernière est entretenue, comme vous le dites bien, par le gouvernement en place (entre autres). On peut la comprendre, cette peur, mais le peuple réalise-t-il que la la violence n'amène que la violence et que celle-ci sera sans fin?

 

L'armée israélienne tue chaque jour des innocents sous prétexte que ces enfants-là sont les terroristes de demain. Le pire c'est que c'est vrai. Mais même si Israël arrivait à bouter hors de chez eux les 8 millions de Palestiniens qui sont encore dans leur pays, chaque Palestinien tué génèrera plusieurs ennemis irréductibles. Le nombre d'ennemis d'Israël est exponentiel et n'ira qu'en grandissant. Les enfants et parents de ceux qu'Israël aura injustement tués garderont cette haine durant toute leur vie. Il en sera de même pour les jeunes d'Israël qui doivent aller tuer du Palestinien alors qu'ils ont encore du lait derrière les oreilles. Que vont devenir ces jeunes?

 

Un de mes copains de longue date, maintenant retraité aux USA, m'a écrit que s'il le pouvait, il lâcherait 10'000 chiens porteurs de rage dans Gaza afin d'exterminer ses habitants. Mais comment peut-on en arriver à penser cela alors qu'on est médecin, donc intelligent?

 

Ce qui est désespérant dans ce drame, c'est que personne ne tente de comprendre l'autre.

 

On peut comprendre les Juifs d'avoir voulu créer un Etat à eux après les horreurs de la seconde guerre mondiale.

Mais on peut aussi comprendre les Palestiniens, qui ne voulaient pas de ces nouveaux-venus. Un peuple entier qui arrive chez vous et qui annonce (sionisme) "qu'il veut recréer le Grand Israël (de l'Euphrate à la mer) et en faire partir tous les non juifs", n'encourage pas au partage. Et le pire c'est que cela s'est vérifié: Israël s'est maintenant déclaré ouvertement "Etat juif" (apartheid) et tente de faire partir par la force ceux qui étaient là avant eux.

On peut donc comprendre, et les Juifs qui ont peur pour leur vie, et les Palestiniens qui ont peur pour leur survie, et les ultra orthodoxes qui ne font que de suivre ce qu'on leur inculqué dans les écoles rabbiniques.

 

Il faut maintenant arriver à faire comprendre à tous ces gens-là que, bien qu'ils aient tous raison, leur salut ne viendra qu'en prenant en compte les arguments de leurs adversaires. On ne peut jamais résoudre un conflit tout seul, il faut que toutes les parties soient satisfaites de la paix proposée. Il n'y a pas d'alternative.

 

Mais imaginons qu'ils y arrivent, quelle magnifique Proche-Orient nous pourrions avoir! La sagesse arabe jointe au pragmatisme occidental, voilà une recette qui devrait susciter une prospérité sans pareille!

 

Je ne peux être complice de cette monstrueuse machination qui n'a pu être conçue que par des sadiques en délire (Jean Moulin)
 

La passivité complice de la Suisse

Texte publié en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Bon pour la Tête du 30 mai 2025:
https://bonpourlatete.com/actuel/la-passivite-complice-de-la-suisse

Sans sa neutralité, la Suisse ne serait qu'une minuscule crotte sur la carte du monde. C'est grâce à elle que ce petit pays peut dialoguer avec les plus grands, en leur proposant un cadre bienveillant où reprendre des dialogues perdus.

On l'oublie souvent, mais c'est aussi grâce à sa neutralité, que la Suisse existe encore, malgré les quatre ethnies dont elle se compose, chacune parlant sa propre langue. Si nos sages ancêtres n'avaient pas cultivé le "vivre ensemble" fait de consensus et de dialogue, il y a belle lurette que le röstigraben nous aurait séparé.

Alors que peut faire un petit pays qui entend rester neutre? Se boucher les yeux et les oreilles et attendre que ça passe? Ou alors crier (sélectivement) avec les loups et sanctionner (sélectivement) à tout va?

Finalement c'est assez simple: la Suisse pourrait rappeler le droit à ceux qui ne le respectent pas et, si rien n'y fait, couper toute relation commerciale, culturelle et sportive avec ce pays-là. La neutralité n'en serait pas entachée puisque la Suisse "met au coin" celui qui ne respecte pas les règles communes, c'est tout. Et puis il y a des gradations dans la réprobation.

J'ai dit "La Suisse", mais j'aurais tout autant pu dire "L'ONU"...

Dans le cas de l'ONU, c'est encore plus simple. Car un pays qui viole sciemment les accords internationaux et qui ignore systématiquement les condamnations de l'ONU, n'a plus le droit d'en faire partie. En violant les règles communes (qu'il a pourtant signées), il se met "hors-la-loi" et doit en toute logique être exclu du "club".

Dans le cas d'Israël, il y a un paradoxe dont personne ne parle. Ce pays viole systématiquement les règles du droit humanitaire et de la guerre (et pas rien qu'un peu), et pourtant il garde sa voix à l'ONU. Ainsi, ce pays est-il amené à juger d'autres pays en fonction de lois que lui-même ne respecte pas. Il y a comme une contradiction non?

Militairement, la Suisse ne fait pas le poids face aux mastodontes. Son salut se trouve donc dans le droit international, dont le but est justement de faire obstacle à la force brute. Tout en restant neutre, elle a tout-à-fait la légitimité de refuser de "jouer" avec un "gros lourd qui tabasse tout le monde à la récré". C'est son droit le plus strict.

A condition, bien-sûr, d'appliquer la même méthode à tous, sans discrimination, c'est ça la neutralité, tout en admettant une proportionnalité dans le "refus de jouer". C'est en montrant cet exemple-là que la petite Suisse pourrait être bénéfique pour l'humanité. Avoir une règle éthique utile à tous et s'y tenir est le meilleur moyen de prouver sa fiabilité et de se faire respecter.

L'ONU n'a pas été créée pour conduire l'humanité au paradis, mais pour la sauver de l'enfer
(Dag Hammarskjöld, secrétaire général de l'ONU)

Il n'est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout (Dr Henri Queuille, 1884-1970)

 

Palestine, tout a déjà été dit

 

Sur les bords des fleuves de Babylone (de la mer Méditerrannée), nous étions assis et nous pleurions. Aux saules de la contrée, nous avions suspendu nos harpes. Là, nos vainqueurs nous demandaient des chants et nos oppresseurs de la joie. Chantez-nous quelques-uns des cantiques de Sion (Gaza) ! Comment chanterions-nous les cantiques de l'Eternel (Gaza) sur une terrasse étrangère (loin de nos oliviers) ? (La Bible, psaume 137)

 

Il y eut un tel carnage que les nôtres marchaient dans le sang jusqu'aux chevilles (anonyme, première croisade)

 

Jamais, depuis le jour de la Saint-Barthélemy, rien n'a tant déshonoré la nature humaine (Voltaire, 1762)

 

Ici il n'y a pas de pourquoi (Primo Lévi)

 

Je ne peux être complice de cette monstrueuse machination qui n'a pu être conçue que par des sadiques en délire (Jean Moulin)

 

Arrière les fusils, les mitrailleuses, les canons ! Place à la conciliation, à l'arbitrage, à la paix (Aristide Briant, 1926)

 

Il n'est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout (Dr Henri Queuille, 1884-1970)

 

L'ONU n'a pas été créée pour conduire l'humanité au paradis, mais pour la sauver de l'enfer (Dag Hammarskjöld, secrétaire général de l'ONU)

 

La vérité est en marche, et rien ne l'arrêtera (Emile Zola, 1898)

 

I have a dream (j'ai fait un rêve) (Martin Luther King, 1963)


La vie est trop courte pour boire le vin qui n'est pas bon
(Friedrich Dürrenmatt)

 

La russophobie, comme l’antisémitisme, remonte à plus de mille ans
 

Texte publié en commentaire à l'article de Guy Mettan dans Bon pour la Tête du 23 mai 2025:

https://bonpourlatete.com/analyse/la-russophobie-comme-l-antisemitisme-remonte-a-plus-de-mille-ans
 

J'ai une autre explication à la russophobie. Inutile de retourner à l'époque de l'Immaculée Conception pour en trouver une. Elle répond à la question "A qui profite le crime ?"

 

Par nature, les peuples ne désirent que vivre confortablement et en paix. Ce ne sont pas eux qui veulent faire la guerre, ils sont manipulés à cet effet. Un prétexte, la peur, un cortège, une fanfare, des coups de rouge et hop, les jeunes partent à la guerre en chantant, la fleur au fusil.

 

Alors qui les y pousse-t-il ?

 

Principalement les marchands de canons, dont l'intérêt est de vendre la camelote qui les fait devenir si riches. C'est le business idéal pour celui qui n'aime que l'argent. Pour eux, 2 + 2 n'égale pas 4 mais 22.

 

D'abord tu fais peur à une population et l'incite à s'armer pour pouvoir se défendre. Ensuite tu provoques la guerre, c'est facile, les gens ont des armes, la tentation est de les utiliser. Le massacre commence. Les gens meurent, les pays sont détruits, de même que les armes que tu as vendues. Pendant ce temps, toi tu "collabores", tu profites de l'absence des hommes pour t'enrichir encore plus avec le marché noir et avec la baisse des prix (acheter au son du canon et vendre au son du clairon). A la fin, lorsque tous sont exsangues et qu'ils déclarent que c'est la der de der, là encore tu t'enrichis avec la reconstruction des pays! Et hop, les riches deviennent toujours plus riches, et les pauvres toujours plus pauvres, du moins ceux qui sont rentrés du front vivants...

 

Et toi tu attends la prochaine: prétexte, peur, cortège, fanfare, coups de rouge et fleur au fusil ! Et si elle se fait attendre, tu fais comme au Liban, lorsque les belligérants étaient fatigués de se battre. Tu kidnappes un soldat ennemi, tu le traînes derrière une jeep devant la ligne de front, et hop, c'est repartis comme en 14... Le mouvement perpétuel, c'est ça !

 

Ca ne vous rappelle pas quelque chose qu'on entend souvent ces temps-ci?

 

En conclusion, les marchands de canons ont besoin d'avoir un ennemi. Les autocrates aussi car c'est leur technique préférée pour éviter de perdre leurs juteux business: s'inventer un ennemi pour que tout le peuple se dresse contre lui et oublie ses soucis domestiques.

 

Russes, politique, racisme, concepts, idéologies, religions, ennemis héréditaires, tout ça c'est du bidon, la finalité c'est le pognon !


Le doute méthodique est une façon d'établir des preuves, de vérifier les faits, de poser des questions - les bonnes -, d'éviter de prendre les apparences pour des réalités et les faux-semblants pour ce qui est fondamental
(Moshe Lewin)

 


Texte publié en commentaire à l'article de Patrick Morier-Genoud dans Bon pour la Tête du 23 mai 2025:

https://bonpourlatete.com/a-vif/deferlante-d-antisemitisme-a-travers-le-monde

 

Ce que tous sentaient venir depuis des années se réalise hélas: le capital de sympathie dont les Juifs bénéficiaient depuis la fin de la seconde guerre mondiale s'est usé, laminé par les injustices et crimes de guerre perpétrés par les Israéliens envers le malheureux peuple palestinien.

Toutes les arguties juridiques et religieuses n'y changeront rien: en 1948, des Juifs apatrides ont envahi, contre la volonté de ses occupants, un territoire qui ne leur appartenait pas. Et depuis, ils n'ont de cesse de bouter hors de chez eux les Palestiniens qui résistent encore, au mépris de toutes les lois et accords internationaux, et des droits de l'homme. Ils tuent chaque jour des civils, sous les yeux du monde entier, et ils voudraient qu'on les regarde sans réagir ?

Mais mes amis vous êtes allé trop loin, trop c'est trop ! Personne ne peut rester insensible à ce que vous faites au malheureux peuple palestinien. C'est insoutenable de voir les gazaouis être ainsi anéantis à petit feu, de voir ces civils mourir sous les bombes, ces gamins maigres de faim, les yeux vides, ces familles qui pleurent chaque jours quelques-uns des leurs, de voir les Cisjordaniens être tirés comme des lapins. Ce n'est plus tenable, cela doit cesser !

Les Israéliens et son président sont devenus des machines à générer des antisémites. Ce fléau avait quasiment disparu au fil du temps, mais il revient en force, suscité par l'arrogante toute puissance de ce protégé du pays le plus puissant du monde. Ce n'est pas la haine du Juif qui anime les opposants d'Israël, c'est l'opprobre et le dégoût de sa politique. Et la pitié pour le malheureux peuple palestinien, dont le seul défaut a été d'être né sur ce territoire convoité par les colonisateurs.

Cela va mal se terminer, c'est sûr. Les Israéliens et les Américains vont peut-être arriver à vider la Palestine de ses occupants non juifs, mais ils le payeront très cher. Ils se condamneront ainsi à ne plus jamais pouvoir dormir tranquille car ils seront à tout jamais sous la menace d'autres 7 octobres, qui pourront se déclencher n'importe-quand, n'importe-où, même hors de Palestine. On en voit les prémices avec ce qui vient de se passer aux USA.

Il n'y a qu'une solution, une seule: conclure une paix juste et honorable avec les Palestinien. Et pour cela, il faut abandonner définitivement le projet de Grand Israël et de son éradication des non Juifs qui a généré tant de malheurs au Proche-Orient.

Les Juifs de la diaspora doivent peser de tout leur poids sur leurs coreligionnaires d'Israël afin de les inciter à adopter ce changement de paradigme qui s'appelle paix. Ils ont intérêt à le faire car d'une part, eux aussi sont révoltés par les exactions des Israéliens, et d'autre part, c'est eux qui vont en payer le prix, les Juifs israéliens étant intouchables chez eux.

Rappelez-vous ce qu'a dit l'ancien premier ministre d'Israël, assassiné par un extrémiste du même bord politique que celui qui gouverne actuellement le pays: "La paix est le seul horizon possible. Sinon nos petits enfants connaîtront des malheurs terribles en Israël" (Ytzhak Rabin).

Auquel se joint la femme rabbin Delphine Horvilleur "On ne venge aucun mort en affamant des innocents ou en condamnant des enfants. Sans avenir pour le peuple palestinien, il n'y en aucun pour le peuple israélien"

Pour terminer avec Martin Luther King: "A la fin, nous nous souviendrons non pas des mots de nos ennemis, mais des silences de nos amis"...


Ô privilège du génie, lorsqu'on vient d'entendre un morceau de Mozart, le silence qui lui succède est encore de lui
(Sacha Guitry)

 

Extrémistes? Fachos? Pro-russes? La valse des étiquettes

 

Texte en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Bon pour la Tête du 9 mai 2025:
https://bonpourlatete.com/actuel/extremistes-fachos-pro-russes-la-valse-des-etiquettes

 

Pour quelles raisons trouvent-elles la faveur d’un si grand pan de l’électorat?"
 

Parce que les citoyens ont de plus en plus le sentiment que ceux qu'ils ont élu pour défendre leurs intérêts ne le font plus. Et aussi parce que ces extrêmes ont l'intelligence d'utiliser cet argument-là pour capter les suffrages. Intelligence que n'ont plus les partis traditionnels, englués dans leurs luttes intestines, dirigées en sous-main par l'économie.


En réalité, le pouvoir ce n'est pas une lutte idéologique, c'est la lutte des classes. Le produit des activité humaines est un pot commun à se partager. C'est un vase communicant: ce qu'ont les uns (les riches), les autres ne l'ont pas (les pauvres). Si on regarde la politique sous cet aspect, tout devient limpide.

 

Je veux que l'IA fasse ma vaisselle et ma lessive pour avoir le temps d'écrire, pas que l'IA écrive et fasse de l'art pour que j'aie le temps de faire ma vaisselle et ma lessive (Joanna Maciejewska)

 

Aventures dans les parkings lausannois

 

24 Heures, Courrier des lecteurs du 14 mai 2025
https://www.24heures.ch/c-est-vous-qui-le-dites-14-mai-431801148332

 

Après avoir trouvé une place libre dans le parking de la Riponne, mon attention fut attirée par deux gars tout de noir vêtus, casques de moto sur la tête. Ils passaient d’une voiture à l’autre en tentant de les ouvrir avec ce qui semblait être une télécommande. Lorsqu’ils virent que je les regardais, ils partirent calmement par l’escalier. C’étaient des motards, donc pas des propriétaires de voitures. J’en conclus que c’étaient des voleurs qui tentaient de les ouvrir au moyen de capteurs d’ondes. Ces gadgets sont en libre-service sur le Net. Évitez donc d’ouvrir votre véhicule à distance en cliquant sur la clé, ce qui évitera que l’onde émise ne soit copiée. N’ouvrez votre véhicule qu’à l’aide de la touche de la poignée! Eh oui, on vit dangereusement...

 

Autre mésaventure arrivée au parking de Chauderon. J’avais oublié mon porte-monnaie et n’avais donc pas mes cartes de crédit. Impossible de payer, la borne n’acceptait pas le cash! Et bien sûr l'interphone ne répondait pas. Heureusement, un client compatissant a payé avec sa carte et je lui ai rendu en cash. Mais que faire si ça se passe à minuit, en rentrant du cinoche? Avoir toujours un sac de couchage dans sa voiture?

 

A quoi servirait d'être victorieux, si l'on n'était plus vivant pour en profiter ? (Francis Blanche)

 

Vos regards sur la Suisse au temps de Trump

 

Texte inséré dans l'article de Jacques Pilet dans Bon pour la Tête du 2 mai 2025:
https://bonpourlatete.com/opinion/vos-regards-sur-la-suisse-au-temps-de-trump

 

Il manque quelqu'un de courageux au Conseil fédéral

Michel Vonlanthen est moins rassuré:

 

«Ce qui me navre avec notre Conseil fédéral, c'est sa crainte de déplaire. On voit quelquefois ses membres tremblants de "faire faux", tétanisés par les gros yeux que pourraient leur faire ceux qui dirigent le pays en sous-main. Oui, il y manque quelqu'un de courageux et avec de la personnalité. Nous en avons eu dans le passé, mais hélas plus maintenant. La faute probablement à ceux qui font et défont les carrières et qui font élire des candidats certes présentables mais malléables à souhait (…)

 

Je me rappelle d'une interview de Raymond Barre à la question affolée d’un journaliste "Pensez-vous que la Suisse va pouvoir s'en sortir?" (de je ne sais plus quelle situation en relation avec l'UE). Il avait calmement répondu "Mais oui, la Suisse a des arguments, qu'elle les fasse valoir!". Voilà ce que j'aimerais répondre à ceux qui se demandent comment réagir aux provocations de Trump.

 

D'abord et avant tout, il faut faire comprendre à cette administration US que la Suisse est consciente de sa valeur et qu'elle ne se laissera pas dépouiller sans réagir. Les Américains (en général) ne comprennent que la force, c'est dans leurs gènes. La Suisse n'est pas de taille, mais en démontrant sa volonté de résister, elle suscitera leur respect. Sinon ce sera le mépris et l'écrasement.»
 

Il faut développer notre propre industrie du drone

«Et finalement répondre aux taxes US par des taxes suisses. Nous vendrons moins aux USA, et achèterons moins de leurs produits. Actuellement c'est 12 % contre 6 %, finalement relativement peu. L'idéal étant, ensuite, de diversifier nos clients et nos fournisseurs afin de ne pas mettre tous nos œufs dans le même panier, comme à la bourse.

 

Il faut casser le contrat des F-35 quoi qu'il en coûte, car c'est une infâmie. Il faut faire de même avec les drones, inadaptés à notre pays et toujours pas livrés. Comme les Américains, Israël ne respecte aucune règle et il est certain que ses logiciels contiennent des backdoors (ndlr. "portes dérobées" ̶  Programmes informatiques malveillants). C'est inadmissible pour des armes de guerre.

 

Par contre il faut développer notre propre industrie du drone, c'est une industrie parfaitement adaptée à notre mentalité et à nos hautes écoles. Finalement, il faut rapatrier les avoirs de l'AVS, c'est une bêtise stratégique absolue de confier la gestion de ce patrimoine à un pays étranger. Et surtout aux USA, pays qui prouve sa versatilité et son manque de respect des règles internationales.»

 

Écrire proprement sa langue est une des formes du patriotisme (Lucie Delarue-Mardrus)
 

La décroissance impliquerait-elle le retour à l’âge de la bougie?

 

Texte en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Bon pour la Tête du 2 mai 2025:

https://bonpourlatete.com/analyse/la-decroissance-impliquerait-elle-le-retour-a-l-age-de-la-bougie

 

"... la décroissance, c'est la fin de notre modèle social, c'est la pauvreté de masse" dit le p'tit jeune Attal, pourtant intelligent puisque ex premier ministre.

 

Il a raté sa jeunesse le p'tit Gaby. Il ne raisonne qu'avec la calculette à la place du coeur. Pour lui, PIB = bonheur. Eh bien non, car lorsqu'on est jeune, on vit d'amour et d'eau fraîche et on est heureux. Tout simplement parce que tout est neuf, et donc tout est joie.
 

On vit de peu et cela suffit.

 

C'est plus tard que cela se gâte. Lorsqu'on s'insère dans la société et qu'on gagne de l'argent. Alors on en veut toujours plus, c'est cela le but. D'autant plus que le néo-libéralisme a réussi à imposer ses lois débiles et à convaincre les écoles qu'elles devaient inculquer à leurs élèves "de savoir se vendre". "Etre un vendu", la honte absolue des campagnes françaises pendant le guerre et en mai 68 ! Et maintenant c'est ce qu'on apprend dans les écoles, quelle descente mes amis!

 

Alors il y a le big business, les riches donc, dont le but est effectivement de gagner toujours plus. Eux ils vendent des obus aux pauvres, qui les expédient sur d'autres pauvres, qui en meurent, ce qui incite les survivants à en racheter pour se défendre d'autres pauvres. Et la boucle est bouclée. Je te vends des armes, tu les fais péter, tu m'en rachète d'autres, pour les faire re-péter... Le mouvement perpétuel c'est ça.

 

Et comme le produit intérieur brut de la planète n'est pas infini, comme les ressources de la terre d'ailleurs, les vases communicants communiquent. Le pognon finit toujours dans les mêmes poches. Ce qu'on prend d'un côté, l'autre ne l'a pas. Et c'est ainsi que les riches deviennent toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres.

Quant-aux très riches, ils restent planqués derrière leurs tas d'or, à Mar al Lago par exemple. Eux ils ne vont pas se faire tuer à la guerre, leurs enfants non plus, jamais. Ils n'obéissent pas aux mêmes lois que les pauvres. Pauvres pauvres !

 

C'est Coluche qui avait défini ce mouvement perpétuel: "Ca fait longtemps qu'on nous prend pour des cons. Et pourquoi est-ce que ça ne s'arrête pas? Parce qu'on est cons".

 

Il serait temps d'arrêter le massacre non ?

 

Plutôt que de parler d'intelligence artificielle, parlons plutôt de l'intelligence humaine. Et mettons la à profit pour couper la spirale infernale de violence qui nous gouverne. Et première décision: déclarons que nous refusons dorénavant de servir de liquidateurs de stocks d'armes. Nous sommes tous dans le même bateau, nous nous aimons, nous refusons dorénavant de nous entretuer.

 

Les Juifs d'Israël vont dire aux Arabes palestiniens qu'ils les aiment et qu'ils vont dorénavant partager la Palestine avec eux. Les Palestiniens vont leur répondre qu'ils n'attendaient que ça depuis longtemps et qu'ils vont aussi dorénavant les aimer sans plus tenter de les repousser. Et la paix reviendra. C'est ça le retour de Dieu sur terre que tout le monde attend depuis 2000 ans !

 

Un homme ne doit pas avoir deux patries. Le patriotisme qui se divise s'affaiblit (Laure Conan)
 

Chongqing, la ville-monde

 

Texte en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Bon pour la Tête du 2 mai 2025:

https://bonpourlatete.com/reportage/chongqing-la-ville-monde-que-le-monde-ne-veut-pas-connaitre

"... réussira à égaliser Hollywood en matière de production culturelle globalisée". Rassurons-nous, ce ne sera pas trop difficile, tant la culture américaine est médiocre (en proportion de la taille du pays).

Je ne sais pas vous, mais moi j'ai de la peine à trouver un film américain digne d'être vu dans les cinémas de ma ville. Peut-être est-ce l'âge, j'en ai probablement trop vu. Mais il ne passe que des conneries de films d'anticipation, d'horreurs, de crimes, de robots, de super héros ou des dessins animés dans nos cinoches. Pas besoin de mobiliser nos meilleurs universitaires pour savoir pourquoi ils sont quelquefois quasi déserts, il n'y a qu'à voir ce qui s'y projette...

Je soupçonne d'ailleurs fortement les producteurs américains de faire déjà appel à l'intelligence artificielle tant leurs scénarios sont répétitifs et prévisibles.

Il y a quelques années, j'avais fait une grand voyage aux USA, afin de voir de mes yeux les endroits où les Amérindiens avaient vécu. Je me posais la question "Si les Amérindiens s'étaient insérés dans la culture blanche américaine, auraient-ils survécu ?" Au final, ma réponse avait été non, quoi qu'ils aient fait, ils auraient été anéantis. Les colons voulaient leurs territoires afin d'en exploiter les richesses, ils devaient pour cela supprimer leurs occupants. Et c'est ce qu'ils ont fait.

Cela ne vous rappelle pas la méthode d'un certain Donald ?

Mais je m'égare. Ce que je voulais dire avec ce voyage, c'est que je désirais aussi mieux comprendre les paroles des chansons de mon adolescence des années 60. Je me suis donc abreuvé, kilomètre après kilomètre, des chanson d'Elvis Presley en restant locké sur la chaîne de ses héritiers, qui diffuse ses chansons à longueur de journée. J'y suis arrivé, mais alors quelle déception ! J'aurais mieux fait de garder mes illusions et de continuer à n'écouter que les mélodies des chansons d'Elvis, pas ses paroles. Parce que, franchement, elles sont vraiment débiles...

Et dire que c'est ce genre de culture-là que le big business veut nous imposer avec son IA ! Déjà qu'on a eu les Américains (d'accord ils nous avaient aidé à gagner la guerre), et maintenant voilà que les Chinois déboulent. Je crois que je vais me laisser mourir, c'est trop...

 

L’expression "devoir de mémoire" recouvre une forme de dictature sentimentale propre, comme toutes les dictatures, à engendrer plutôt la haine et l’esprit de revanche que la recherche des faits et la réflexion  pour en comprendre l’enchaînement et peut-être en éviter la reproduction (Suzette Sandoz)
 

La Suisse souffrirait-elle du "syndrome Schwab"?

 

Texte en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Bon pour la Tête du 2 mai 2025:
https://bonpourlatete.com/actuel/la-suisse-souffrirait-elle-du-syndrome-schwab

Je ne dirais pas que le Suisse est sûr de lui, c'est plutôt le contraire. Nous avons le complexe du petit: faire mieux que les autres et donner l'exemple. C'est ce que nous ont appris nos parents.

Notre pays est maintenant en grande mutation. Il est submergé par des forces nouvelles venues d'ailleurs qui viennent "prendre" plutôt que "donner". Les qualités traditionnelles attribuées au Suisse existent-elles toujours? Amour du travail bien fait, ponctualité, politesse, propreté, yodel ? Globalement, je n'en suis pas sûr.

Notre Parlement est noyauté par des groupes de pression, certains y ont la majorité absolue. De ce fait, l'intérêt du pays n'est pas toujours bien défendu, ce sont souvent les intérêts particuliers qui dominent.

Notre Conseil Fédéral ne donne pas une image rassurante de notre pays. Il semble influençable et tétanisé par la peur de faire une boulette. On se demande à quels pouvoirs il obéit. On l'a bien vu avec le CS, l'UNRWA, et maintenant avec les Américains et leurs petits copains. On dirait qu'on leur achète pour leur faire plaisir. Et le CF semble prêt à vendre l'indépendance du pays à l'UE pour plaire à l'économie...

Finalement, à qui appartient la Suisse?

Lorsqu'on examine l'actionnariat des grandes entreprises, on n'y voit presque plus que d'énormes fonds de placement étrangers. On comprend mieux maintenant, la menace d'Ermotti de faire quitter la Suisse à l'UBS. Les patrons à qui il doit sa place sont partout sauf en Suisse. L'UBS n'obéit plus qu'aux lois du capitalisme pur et dur. Tant qu'elle sera sûre que le pays la renflouera lorsqu'elle risquera de partir en faillite, elle restera. Sinon elle partira vers le plus offrant.

La mondialisation a sucé nos forces vives. Le patriotisme économique n'existe presque plus, ne restent que les petites entreprises familiales, dont entre autres les paysans et les artisans. Les petits donc, qui hélas ne font pas le poids face aux GAFAM et aux multinationales.

Reste donc la dernière question: si nous devions défendre la Suisse en cas d'agression, qui le ferait? Les jeunes se feraient-ils tuer sur place pour défendre leur pays, comme ceux de Gaza ?

Alors oui, j'exagère. Je suis sûr qu'il reste une majorité de citoyens qui aime leur pays et qui le défendraient s'ils le devaient. Il reste des parlementaires intègres, et les membres de nos élites ne sont pas tous des lavettes.

Reste que la Suisse est un tout petit pays qui, quoi qu'il fasse, se fera ratiboiser par n'importe-quel agresseur s'il se défend avec les mêmes armes que lui. La Suisse doit innover, se démarquer des autres, par exemple en conservant la neutralité qui lui a si bien réussi dans le passé. Et exceller dans des industries de niche locales, les drones ou l'informatique par exemple.

"Ce ne sont pas les forts qui gagnent, ce sont ceux qui s'adaptent". Et ça, s'adapter, le petit Suisse aux bras noueux sait le faire. Son histoire l'a inscrit dans ses gênes.

En conclusion, pas besoin de dépenser des fortunes pour s'armer, cela ne servirait à rien. Mais inculquer à tous les jeunes qui habitent ce pays de ne pas avoir peur, de s'adapter sans complexe aux menaces et de garder la volonté de défendre leur magnifique cadre de vie. Car, oui, il est exceptionnel ce pays, c'est le nôtre et il mérite qu'on le défende !

 

L’art n’est pas un moyen de plaisir, mais une condition de la vie  (Ferdinand Hodler)

 

Le poids de l'histoire

 

Texte en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Bon pour la Tête du 25 avril 2025:

https://bonpourlatete.com/actuel/le-poids-de-l-histoire-revelateur-et-si-lourd

N'y a-t-il que la force qui puisse assurer la paix ? C'est ce qu'on nous affirme depuis la nuit des temps. Et la raison alors ?

En fin de compte, les populations ne veulent jamais la guerre. Ce sont les prédateurs qui la veulent. Définition de "prédateur": "organisme vivant qui se nourrit d'autres êtres vivants qu'il capture et tue".

Quels sont donc ces prédateurs qui incitent les populations à se battre entre elles ? Ce sont ceux qui y ont intérêt, les vendeurs d'armes en premier lieu. Que voilà un business facile: d'abord tu vends des armes sous prétexte qu'il faut en avoir pour se défendre et ensuite tu montes les gens les uns contre les autres afin qu'ils les utilisent. C'est génial comme business puisque les gens t'achètent des armes qu'ils détruisent ensuite en se battant.

A Gaza par exemple, le tonnage d'explosifs largués sur la ville par l'armée israélienne équivaut à plusieurs fois celui de la bombe atomique d'Iroshima (12kT). Sachant qu'une roquette de 1 tonne peut coûter dans les 100'000 Fr, cela fait un total de 3 milliards de Fr d'évaporés sur cette pauvre ville martyre ! Pas mal comme business, je te vends des bombes, que tu fais exploser, et tu m'en rachètes d'autres ensuite ! Inutile de dire que ceux qui profitent de ce commerce ne sont pas près de s'arrêter, ils en font une boucle sans fin.

Le monde connaît actuellement une recrudescence de violence dont le levier principal est la multiplication des moyens électroniques de manipulation des foules. Le réseau social bien-sûr, média instantané dont l'efficacité est multipliée par l'anonymat derrière lequel se cachent les auteurs (www.haut-parleur.ch).

Si l'Humanité arrivait à neutraliser les quelques pourcents de prédateurs qu'elle entretient en son sein, elle pourrait vivre un avenir paradisiaque. Le retour de Dieu sur terre en quelque sorte !

 

Le plus cruel quand on vieillit, c'est ce vide, peu à peu, qui se fait autour de soi. Admirés et aimés, les maîtres s'en vont les premiers (Jean d' Ormesson)

 

Techniques médiatiques pour orienter l'opinion publique

Texte en commentaire à l'article de Martin Bernard dans Bon pour la Tête du 25 avril 2025:
https://bonpourlatete.com/analyse/comment-les-medias-peuvent-orienter-l-opinion-public

C'est tellement bien dit !

Le monde connaît actuellement une recrudescence de violence dont le levier principal est la multiplication des moyens électroniques de manipulation des foules (voir www.haut-parleur.ch)

Le réseau social bien-sûr, média instantané dont l'efficacité est multipliée par l'anonymat derrière lequel se cachent les auteurs

C'est un outil fantastique qui propose à ses clients de ne lire que ce qui les intéresse, et donc à ne pas lire la prose de ceux qui ne pensent pas comme eux. Par conséquent, à ne pas prendre en compte l'avis des autres, ce qui amplifie d'autant leurs convictions. Il en résulte un clivage des opinions qui finit par porter au pouvoir les gens qu'il ne faut pas.

il y aurait pourtant une mesure facile à prendre pour épurer Internet de toutes les fake news qu'on y met: obliger les auteurs à signer leurs posts de leurs vrais noms. La fin de l'anonymat ferait immédiatement baisser le nombre de messages de haine, les insultes et les mensonges.

Ce serait déjà un sacré progrès !

 

Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres (Romain Gary)

 

Make Religion Great Again

Texte en commentaire à l'article de Laurence Boussaguet et Florence Faucher dans Bon pour la Tête du 18 avril 2025:
https://bonpourlatete.com/actuel/make-religion-great-again-la-place-de-la-religion-dans-l-etat-trumpien

Les Américains, pour qui la préhistoire c'est leur guerre de sécession, feraient bien de se plonger dans les livres de l'histoire européenne. Ils y liraient l'éternelle collusion entre le pouvoir et la religion et le mal qui en a résulté.

En religion on "croit", on ne raisonne pas. Un peu de bagout et hop, je te crée une communauté prête à croire que la vraie religion est celle-là et qu'il faut faut combattre les autres. C'est compréhensible puisque le nouveau gourou veut le pouvoir et que ceux qui ne le suivent pas (ne votent pas pour lui) sont ses ennemis.

A la vision de toute cette hypocrisie, ce qui était caché devient lumineux. Aux USA, 25% des citoyens appartiennent à la religion évangélique et ils ont élu leur champion. Les élans de foi de Donald deviennent ainsi compréhensibles, de même que sa politique envers Israël.

Alors, Donald, what else ? Vas-tu imposer à tes disciples de se trouver des épouses en les attrapant par la chatte ? C'était bien ça ta tactique d'approche des femmes non ?

 

L'ignorance et la peur sont ce qui suscite, provoque, fonde le racisme et l'intolérance (Tahar Ben Jelloun)

 

Guerre en Palestine

Texte en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Bon pour la Tête du 18 avril 2025:
https://bonpourlatete.com/actuel/le-double-discours-de-l-europe-a-son-comble

Si on veut y comprendre quelque chose, il faut examiner les faits.

1. En 1947, la SDN attribue aux Juifs apatrides 55% du territoire de la Palestine afin qu'il y créent un état.

2. Ceux qui habitaient ce territoire, les Palestiniens, refusent cette arrivée d'étrangers qu'ils considèrent comme des envahisseurs.

Il faut dire que les sionistes annonçaient clairement leurs intentions: "re-occuper le Grand Israël, de l'Euphrate à la mer, et en chasser tous les non juifs". Il faut bien avouer, que de telles intentions avaient de quoi refroidir ceux qui étaient censés accueillir ces nouveaux-venus. Le refus des Palestiniens peut donc se comprendre, n'importe-qui,  à leur place, aurait fait de même

3. Les Juifs prennent possession de leur territoire et en chassent les 750'000 Palestiniens qui y habitent, qui vont alors se réfugier où ils peuvent.

Ce que craignaient les Palestiniens se vérifiait: les sionistes ne partagent pas, ils accaparent les terres et en chassent leurs occupants. Ils appliquent à la lettre ce qu'ils avaient annoncé.

En fait la situation n'est pas si tranchée car tous les Juifs ne sont pas des sionistes purs et durs. La plupart ne désirent qu'obtenir un pays où se mettre en sécurité, ce qui peut se comprendre après les horreurs commises par les nazis à leur égard.

Tous les Palestiniens ne repoussent pas systématiquement les Juifs et certains les défendent même contre les bédouins. Ces derniers ne comprenaient pas que les Juifs refusent de laisser leurs animaux paître sur des terres qui étaient à tous auparavant.

A cet égard, le livre "Histoire de ma vie", de Moshe Dayan, futur général en chef de l'armée et ministre d'Israël, témoigne bien de l'état d'esprit de cette époque.

En réalité, un peuple en chassait un autre. La suite ne pouvait être qu'une guerre sans fin.
73 ans après, nous en sommes là  !

Le temps est venu de se rendre compte que ce conflit ne peut s'arrêter qu'à la condition que ces deux peuples se partagent enfin cette "terre de lait et de miel", comme le prévoyait la SDN. La grande majorité des populations est lasse de cette guerre sans fin, elle est prête à faire la paix. Reste les extrémistes des deux bords à neutraliser. Lorsque ce sera fait, un avenir radieux, fait de paix et de prospérité, s'ouvrira devant elle.

Peut-être, est-ce cela la signification de "peuple élu de Dieu". Etre un modèle pour l'Humanité et transformer une histoire faite jusqu'ici d'affrontements en une collaboration paisible entre les Hommes. Le changement de paradigme que tous attendent, ce que certains croyants pourraient appeler le retour de Dieu sur terre !

 

Le meilleur moyen de savoir si vous pouvez faire confiance à quelqu'un c'est de lui faire confiance (Ernest Hemingway)

 

La SSR se moque de nous

 

Texte en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Bon pour la Tête du 11 avril 2025:
https://bonpourlatete.com/a-vif/la-ssr-se-moque-de-nous

 

Vous allez rire, on nous refait le coup de la TNT. But final de l'exercice: nous espionner afin de pouvoir nous envoyer de la publicité ciblée. Mais revenons un peu en arrière!

 

Au début était la TV était analogique (La Dôle, canal 4), chaque chaîne était transmise sur une fréquence différente. Mais c'était de l'émission à sens unique, du studio TV vers le téléspectateur, sans canal de retour. En principe, impossible de savoir quelle était la chaîne regardée.

 

Sauf que les téléviseurs à tubes de l'époque avaient un défaut: ils devaient avoir un oscillateur local pour se régler sur une station, et cet oscillateur avait des fuites. On pouvait capter sa porteuse jusqu'à quelques dizaines de mètres de distance. C'est comme cela que les premiers publicitaires purent faire des statistiques du taux d'écoute. Si on captait cette fréquence, on savait sur quelle chaîne était réglée le téléviseur, et en connaissant les heures de la programmation, on savait quelle émission regardait son propriétaire. C'est ce qu'on voulait pour connaître ses goûts et donc pour lui envoyer de la pub papier. Cela cessa avec l'arrivée des TV à transistors, leurs oscillateurs ne fuyant plus.

 

Puis il eut la TV satellite analogique, puis numérique, puis l'analogique terrestre fut remplacé par du numérique, la TNT, la TV Numérique Terrestre. Toujours impossible de faire des statistiques, et pire, n'importe qui pouvait recevoir de la TV sans rien payer, quelle horreur! La redevance était obligatoire pour les propriétaires de TV et de radio, mais encore fallait-il savoir qu'ils en avaient. Ca ne va plus mes bons, il faut faire cracher le bon peuple au bassinet!

 

Alors on s'arrangea pour dégrader la qualité des signaux TNT. D'abord la Suisse ne passa pas à la haute définition, contrairement à toutes les autres TNT du monde. On recevait des chaînes françaises en qualité HD, superbes images, alors que les suisses étaient toujours en SD, qualité antédiluvienne médiocre. Puis on dégrada les conditions de réception en abaissant la puissance des émetteurs. En parallèle, Swisscom équipa certaines zones urbaines de fibre optique et avec elle, la qualité de réception devint superbe. Les téléspectateurs ayant les moyens passèrent progressivement à la fibre, délaissant la TNT et ses antennes râteau. C'est ce qu'on voulait et ce fut facile de dire qu'on allait stopper la diffusion de la TNT, arguant qu'il ne restait plus qu'un reliquat de 3% d'utilisateurs.

 

Côté pognon, la SSR s'était associée à Swisscom et Ringier pour créer une régie, Admeira, dont le but était d'envoyer de la pub ciblée à ses abonnés. Car, avec la fibre, on sait tout des habitudes du téléspectateur puisque sa télécommande envoie ses ordre directement au serveur du fournisseur (Swisscom par exemple). Il suffit donc de remplir une base de données avec tous les clics de la télécommande et on sait exactement quelle chaîne et quelle émission regarde pépé, s'il a mis sur pause pour aller faire son petit pipi, s'il regarde du porno tard le soir, etc. On sait tout et donc on peut cibler. Et accessoirement vendre ces infos au plus offrant... Mais le bon peuple s'en ému et, en 2017, força la SSR à se retirer de la dite régie.

 

Ce qui fut effectivement fait, mais, bizarrement, depuis ce jour, chaque abonné reçoit de la pub ciblée avec les programmes de la SSR qu'il regarde. Faites l'essai: normalement, si vous regardez une chaîne française, vous recevez de la pub faite pour la France. Plus maintenant, car la pub passe par le serveur du fournisseur d'accès, qui la cible pour le pays et la région où vous habitez. c'est facile, il a votre nom et votre adresse. On y était arrivé. On avait forcé tous les téléspectateurs à payer un abonnement pour recevoir la TV (avant c'était gratuit), on pouvait l'espionner sans vergogne et se faire encore de l'argent de poche en vendant les infos ainsi récoltées.

 

Le coup de maître fut d'obliger toute la population à payer une redevance, même ceux qui ne possédaient pas de téléviseur. La boucle était bouclée, le bon peuple était prisonnier. On pouvait tout savoir de ses habitudes et l'abreuver de publicité jusqu'à plus soif...

 

C'est ce qu'on tente de faire actuellement en supprimant la radio FM. Personne ne s'en doute car le DAB+ n'a pas de canal de retour, on ne peut donc pas savoir quelle chaîne écoute l'auditeur. Sauf s'il reçoit par l'intermédiaire d'un smartphone, ce qu'on est bien obligé de faire si on ne veut pas dépenser 1200 Fr pour changer son auto-radio. D'où le grand sourire des prédateurs: le smartphone travaille comme s'il était relié à la fibre optique, il a donc un canal de retour, que les fournisseurs d'accès peuvent espionner à leur guise!...

 

Orwell est de retour mes bons! Ceux qui le désirent peuvent tout savoir de nous en terme de TV, de radio,  de téléphone et d'Internet, la boucle est bouclée!

 

Juste un détail: lorsqu'il faudra voter pour l'abaissement de la redevance, vous voterez ce que vous voudrez, mais moi je me battrai pour la conserver cette redevance, mais seulement à condition qu'elle n'aille qu'à des chaînes qui ne diffusent pas de publicité. Celles qui le font gagnent assez de pognon comme ça et moi je ne la supporte plus, cette publicité, j'ai le sentiment qu'on me vole du temps de vie. Ce sera donc ou l'un ou l'autre: chaîne AVEC pub mais SANS redevance, ou chaîne SANS pub AVEC redevance !

 

Ca fait longtemps qu'on nous prend pour des cons. Et pourquoi est-ce que cela ne s'arrête pas? Parce qu'on est cons ! (Coluche)

 

La Suisse a détruit pour 1,3 milliard de Fr de vaccins Covid

Texte en commentaire à l'article de Martin Bernard dans Bon pour la Tête du 11 avril 2025:
https://bonpourlatete.com/actuel/la-suisse-a-detruit-pour-1-3-milliard-de-francs-de-vaccins-covid-inutilises

Si nous avions été au pouvoir, aurions-nous fait mieux? Ce n'est pas sûr, c'est pourquoi ce débat m'intéresse peu. Par contre, il met en lumière le phénomène très inquiétant du mélange public-privé.

Il y a déjà notre Parlement, noyauté par des lobbies et groupes de pression de toutes sortes qui lui font décider ce que eux veulent.

Il y a les anciennes régies de l'Etat, dont on peut se demander pour qui elles "roulent". Par exemple Swisscom, maintenant société anonyme qui appartient en majorité à l'Etat (à 51%), mais dont les autres propriétaires réclament leur dû sous forme de dividendes. Il s'ensuit que Swisscom est incitée à faire du bénéfice. Et Dieu sait si elle en fait!

Au final, ces bénéfice partent dans les caisses de l'Etat (qui ne dit pas non) et qui constituent des impôts cachés puisque ses régies ne doivent pas faire de bénéfice. Et puis bien-sûr dans les poches des actionnaires privés, situés pour la plupart hors de Suisse, et qui s'en fichent comme d'une guigne de l'éthique sociale. Tout ce qui leur importe, c'est de gagner chaque année un peu plus que la précédente, sans considération pour les chemins pris pour y arriver.

Ces ex régies sont des sociétés anonymes qui ont l'avantage d'avoir la caution de l'Etat, puisqu'on croit que ce sont des entreprises publiques, mais qui sont en réalité des entreprises privées qui rapportent beaucoup à leurs actionnaires.

Il s'ensuit un dévoiement de leur but. Par exemple, que demande la population à sa Poste? De lui fournir un certain nombre de services moyennant son financement. Peu importe ce que coûte le timbre ou la location d'une officine, le citoyen est d'accord de le payer. Mais pas de financer des bénéfices, les comptes doivent être simplement équilibrés. Si on fait du bénéfice, eh bien on diminue le prix du timbre, c'est tout.

C'est ce même principe qui devrait régir le comportement des coopératives. On voit ce qu'advient ce voeux pieu chez nos grands distributeurs alimentaires par exemple...

Le "new public management" inventé par le néo-libéralisme a aussi poussé les collectivités publiques à "outsourcer" des services, donc à confier certaines tâches à des entreprises externes privées. L'archétype en est le nettoyage des locaux, mais il déborde maintenant vers des tâches de sécurité. Dans les rues, la plupart des agents ne sont pas des policiers mais des employés d'entreprises privées. La différence c'est qu'un employé d'administration sert l'Etat au mieux de sa conscience, et en retour, il a la sécurité de l'emploi. Il n'en est pas de même avec des intérimaires engagés au lance-pierre...

L'avantage de l'oursourcing, pour les pontes de l'administration, c'est de s'affranchir de la responsabilité des engagements, des licenciements et même de la bonne marche de l'entreprise. On n'est plus responsable puisque ce sont des entreprises externes dont les politiques ont accepté le budget. Idem pour ces derniers, puisqu'eux n'ont fait que d'approuver un budget.

Voilà les dérives de notre gouvernement, mais il y a encore plus. Le fonctionnement de l'Etat est déjà assuré par les rentrées d'impôts mais voilà que maintenant il nous facture à double ses services. Il exige, en plus, des "émoluments", montants que doivent payer ceux qui ont l'outrecuidance de lui demander de lui fournir un service, comme par exemple, une carte d'identité, un permis de conduire, une attestation de domicile, etc. La taxe au sac en est la parfaite démonstration puisque l'élimination des ordures est déjà financée par l'impôt.

Certes il y a eu le Covid, mais ne trouvez-vous pas qu'il y aurait des réformes à faire ?

Voir l'interview d'Antithèse de Myret Saki https://youtu.be/GAkZsaBJ8fE

 

Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres (Romain Gary)

 

Du rififi dans les parkings

Après avoir trouvé une place libre dans le parking de la Riponne  à Lausanne, mon attention fut attirée par deux gars tout de noir vêtus, casques de moto sur la tête. Ils passaient d'une voiture à l'autre  en tentant de les ouvrir avec ce qui semblait être une télécommande. Lorsqu'ils virent que je les regardais, ils partirent calmement par l'escalier. C'était des motards, donc pas des propriétaires de voitures.

 

J'en conclus que c'était des voleurs qui tentaient de les ouvrir au moyen de capteurs d'ondes. Ces gadgets sont en libre service sur le Net. Ils captent l'onde émises par la clé de voiture, la mémorisent, et peuvent la renvoyer à volonté, imitant le signal d'ouverture de la vraie clé. Tapez "clonage pirate des ondes d'une clé de voiture" sur ChatGPT et vous saurez tout!

 

Mais évitez tout de même d'ouvrir votre véhicule à distance en cliquant sur la clé, ce qui évitera que l'onde émise ne soit copiée. N'ouvrez votre véhicule qu'à l'aide de la touche de la poignée! Eh oui, on vit dangereusement...
 

 Autre mésaventure arrivée au parking de Chauderon. J'avais oublié mon porte-monnaie et n'avais donc pas mes cartes de crédit. Impossible de payer, la borne n'acceptait pas le cash! Et bien sûr l'interphone ne répondait pas. Heureusement, un client compatissant a payé avec sa carte et je lui ai rendu en cash. Mais que faire si ça se passe à minuit, en rentrant du cinoche? Avoir toujours un sac de couchage dans sa voiture? On se fout de nous mes bons...

 

La réponse est non. Mais quelle était la question? (Woody Allen)

 

Il ne faut pas supprimer le cash

 

Il faut absolument conserver la possibilité de payer en cash, déjà pour ne pas être pisté lors de chaque transaction avec une carte. Ensuite pour ne pas devoir payer plus cher nos produits et services puisqu'à chaque transaction par carte un petit pourcent finit dans la poche de l'émetteur de ladite carte.

 

Mais aussi et surtout à cause la mésaventure qui m'est arrivé cet après-midi au parking de Chauderon à Lausanne. En y arrivant, je me suis aperçu que j'avais oublié à la maison mon porte-monnaie avec toutes mes cartes. "Peu importe" me suis-je dit "puisque j'ai toujours un peu de cash dans ma voiture". Sauf qu'en repartant, la caisse du parking n'acceptait pas le cash, la fente de la monnaie était bloquée. Je tentai alors d'en avertir le service du parking, mais pas de réponse. J'y serais encore si j'avais attendu. J'ai alors eu l'idée de demander à quelqu'un de payer pour moi avec sa carte tout en lui rendant la somme en cash, ce qui fut fait.

 

Moralité: il faut absolument conserver la possibilité de payer en cash sinon on risque de devoir passer la nuit à la dure dans un parking qui ne l'accepte plus... A noter tout de même que le dit parking est dans l'illégalité puisque l'obligation d'accepter du cash figure dans la Constitution suisse. Et que rien ne mentionnait ce manque à l'entrée.

Une hypothèse pour finir: et si le système d'encaissement par cartes tombait en panne dans un parking, la direction offrirait des sacs de couchage et du thé chaud à ses client le samedi soir, après le ciné? La redondance est la base de la sécurité.

 

Texte en commentaire à l'article de Daniela Gschweng dans Bon pour la Tête du 11 avril 2025:

https://bonpourlatete.com/actuel/les-pays-nordiques-souhaitent-revenir-a-l-argent-liquide

 

La critique, ce n'est pas juger mais s'approcher pour entendre, et reculer pour comprendre (Jean Starobinski)

 

Je suis indigné

 

Pif, pas, pof, le nouveau président des USA distribue les baffes à tout va. Ami, ennemis, connais pas, seuls comptent ceux qui sont d'accord de se faire plumer. La Suisse en est, petit pays facile à intimider. Le p'tit Suisse aux bras noueux est devenu un nain de jardin, tétanisé par la peur de ne pas plaire aux méga entreprises étrangères qui possèdent son pays et qui font et défont les carrières.

La bourse mondiale plonge, 4% par jour qui passe. Ce sont des milliards qui partent en fumée. Mais c'est probablement ce que veut Donald: faire baisser le cours des actions et les racheter juste avant qu'elles ne remontent. Les milliards perdus (pour certains) deviendront alors des milliards gagnés (pour certains). Et devinez qui donnera le signal de la curée? Donald pardi! Lui saura quand la remontée se fera et pourra donc l'anticiper et faire gagner des milliards à son pays. L'histoire se répète inlassablement: les riches toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. Feydeau avait raison "le dindon de la farce c'est nous". Mais la bourse n'est pas une science exacte et on ne sait pas toujours comment finit un phénomène déclenché artificiellement. Ce qu'il y a d'ahurissant dans cette histoire, c'est que les pauvres ploucs qui ont voté pour lui pensaient qu'ils feraient partie des gagnants de l'aventure. Que nenni mes braves, vous n'en serez pas, ça c'est une certitude!

La paix en Ukraine maintenant, quelle escroquerie! Ce n'est rien de plus que le dépècement de ce pays, déjà presque à terre, par le fort de la classe. Le pire c'est que Donald le dit franchement, sans mettre de gants. Je n'aimerais pas être à la place du courageux Zelenski, qui tente de se sortir de ce traquenard commencé devant les caméras du monde entier dans le bureau ovale! On y a vu l'équipe présidentielle démontrer l'étendue de son arrogance et de son irrespect, le mépris ne serait-ce que des simples règles de la politesse et de l'hospitalité. Cette fois c'est clair: on ne peut plus faire confiance à de tels rustres.

Que peut faire la petite Suisse dans cette pétaudière? Adopter la règle de base de l'Evolution: "Ce ne sont pas les forts qui réussissent, ce sont ceux qui s'adaptent"! Nous avons des atouts, mettons-les en avant! Montrons notre courage et notre puganacité, ce n'est que comme cela que nous nous ferons respecter. Mais il reste un écueil à franchir pour y arriver: neutraliser nos ennemis intérieurs, ceux de nos dirigeants qui travaillent en sous-main pour ceux qui se font passer pour nos amis. Aux prochaines élections, il faudra user du crayon à biffer mes bons!

 

Publié dans le courrier des lecteurs de 24 heures du 9 avril. Quelques heures avant que le Président Trump ne repousse de 90 jours l'introduction  de ses taxes et fasse ainsi remonter d'un coup  les bourses mondiales.

 

Croyez-vous encore qu'une croissance infinie soit possible sur une planète où les ressources sont limitées? (Frédéric Beigbeder)

 

Lettre à Donald

Hi Donald,

Encore merci de m'avoir proposé une petite partie de golf à Mar-a-Lago, moi qui ne suis qu'un modeste joueur. Tu m'as battu facilement, ce qui était prévisible, mais c'était une chouette journée.

Je suis maintenant rentré en Suisse et ai trouvé mon pays sens dessus dessous avec ton annonce de taxe douanière. La population se sent injustement traitée par ton pays, ce qui se comprend.

Oui nous avons une balance des exportations asymétrique mais ce n'est pas une intention délibérée de notre part. Nous achetons volontiers aux USA (6% de nos importations), mais à condition que les prix soient concurrentiels et la marchandise attractive. Mais il faut bien dire que nos législations diffèrent sensiblement, notamment dans l'agriculture, ce qui fait que certains de tes produits nous sont interdits. D'autre part, si, tu ne bloquais pas la vente  de puce IA à la Suisse nous en achèterions, c'est un exemple. En conséquence, ne nous accuse pas d'être des escrocs si notre balance des exportations est asymétrique, ce n'est pas volontaire, c'est la loi du marché. Tes concitoyens aiment trop nos produits et nous en achètent (14% de nos exportations). Tant mieux pour nous!...

Par contre, il va  y avoir un problème avec les F-35 que nous t'avons commandés (6 milliards), car le contrat a été signé trop rapidement et de nombreuses critiques ont vu le jour depuis. Actuellement, 93% de la population suisse désire casser ce contrat et acheter un autre avion, plus adapté aux besoins de notre pays et moins cher.

Du point de vue des importations aux USA, tu veux nous taxer à 31%, ce qui est très très élevé. Je dois dire que la population suisse trouve cela vraiment injuste puisque notre pays ne taxe pas les importations américaines. Avec 31% contre 0%, il y a là une asymétrie qui dénote une volonté de ton pays de "punir" la Suisse. Mais pourquoi?

Parce que c'est un gentil petit pays facile à impressionner? Bon, d'accord, je conçois bien que l'ancien président qui avait déclaré que "le rire c'est bon pour la santé" avec une tête d'enterrement, nous ait quelque peu ridiculisé...

Mais, cela dit, ne sommes-nous pas un allié fidèle des USA? Je te rappelle que c'est la Suisse qui représente les intérêts de ton pays auprès de l'Iran. Du moins jusqu'à ce jour car, avec le tour que prennent nos relations, il est bien possible que cela change et que nous nous retirions de ce guêpier puisque cela ne nous rapporte pas plus de sympathie de ta part.

Tu vas également nous forcer à nous trouver d'autres sources d'approvisionnement car nous avons plusieurs accords de libre-échange qui ne demandent qu'à être utilisés. C'est dommage car j'aimais bien venir commercer avec mes amis américains, on s'entendait bien. Question langue, ce sera plus difficile avec les Chinois, et je ne parle même pas de leur musique, tu sais que moi, ma préférée c'est le jazz...

Du côté de nos exportations, ta taxe va augmenter le prix de vente de nos produits aux USA et donc compliquer temporairement la vie de nos entreprises. Mais cela passera vite, la Suisse est un petit pays qui a l'habitude de s'adapter au marché. Par contre, ce seront tes concitoyens qui vont en souffrir. Nous vendrons moins aux USA, mais ce sera compensé par des exportations vers d'autres pays.

Cela m'a d'ailleurs donné une idée: pourquoi ne pas imposer une taxe d'importation proportionnelle au nombre de kilomètres parcourus? Elle renchérirait les produits venus de loin ce qui permettrait de rendre à nouveau nos entreprises locales concurrentielles, c'est ce que tu recherches aussi pour les tiennes. Et puis cela ferait diminuer les longs trajets générateurs de pollution. Ce serait tout bénéfice pour la lutte contre le réchauffement climatique. Tu vois qu'en définitive, ton initiative n'est pas si néfaste que cela puisqu'elle va susciter des changements positifs pour la planète.

Cher Donald, tu va nous compliquer la vie et c'est dommage, car ce serait tellement mieux de nous partager pacifiquement les ressources de la terre plutôt que de nous battre pour les obtenir. La guerre est obsolète, ne trouves-tu pas?

Et puis il nous faudra résoudre la question du réchauffement climatique. Ce serait tellement mieux d'unir nos efforts pour y arriver plutôt que de nous concurrencer bêtement. La survie de l'Humanité est tout de même en jeu.

Je te salue cher Donald, ainsi que Melania, et te souhaite une bonne suite de ton mandat présidentiel. Peut-être nous retrouverons-nous, comme par le passé, à Moscou ou ailleurs, avec le verre de l'amitié en mains.

Michel, ton fidèle et vieil ami

Texte en commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Bon pour la Tête du 11 avril 2025:
https://bonpourlatete.com/actuel/le-mondialisme-a-hue-et-a-dia

 

L'ignorance et la peur sont ce qui suscite, provoque, fonde le racisme et l'intolérance (Tahar Ben Jelloun)

 

Voilà ce que fait l'armée israélienne à Gaza

 

Voilà ce que fait l'armée israélienne à Gaza: elle stérilise méthodiquement la ville et assassine, chaque jour qui passe, des bébés, des gamins, des gamines, des mémés, des pépés, des tontons, des tatas, des mamans, des papas, tous civils, et peut-être, éventuellement, quelques extrémistes du Hamas.

En Cisjordanie, des colons israéliens font des progroms contre de pauvres paysans palestiniens dont le seul tort est d'habiter des terres convoitées par les extrémistes juifs. Rien de nouveau sous le soleil, les Israéliens massacrent des gens sans défense qu'ils  maintiennent prisonniers. Les Juifs d'Israël n'ont-ils aucune pitié?

 

Et pourquoi ces massacres? Pour recréer le Grand Israël, de l'Euphrate à la mer, et d'en expulser tous les non juifs. C'est la théorie sioniste.

 

Mais pourquoi tout pour eux et rien pour les autres? Les Juifs d'Israël ne se rendent-ils pas compte que vouloir chasser de chez eux ceux qui étaient là avant eux en 1948 ne peut mener qu'à une guerre sans fin? Quel peuple accepterait de se faire chasser de chez lui sans se défendre?

 

Lorsqu'on voit la photo ci-dessus, on ne peut s'empêcher d'avoir les mots "génocide", "nettoyage ethnique", "crimes de guerre", et même "anéantissement" de sinistre mémoire en tête. Et ce sont les Juifs israéliens qui font cela. Leur désir d'avoir un pays où ils seraient en sécurité est légitime, cela, tout le monde le comprend. Mais pas en chassant un autre peuple de chez lui pour y arriver. On ne peut pas réparer une injustice en en commettant une autre.

 

Si les Israéliens en décidaient, la paix pourrait s'établir immédiatement, les Palestiniens y souscriraient sans hésiter. La majorité des Juifs d'Israël aussi, car tous sont las de cette guerre sans fin. Il n'y a que les extrémistes des deux bords qui ne veulent pas la paix. Ce sont eux que les Palestiniens et les Israéliens doivent neutraliser afin de pouvoir enfin vivre et prospérer paisiblement sur les terres de leurs pays respectifs.

 

Le meilleur moyen de savoir si vous pouvez faire confiance à quelqu'un c'est de lui faire confiance (Ernest Hemingway)

 

La Libération selon Donald Trump

Chaque jour qui passe, la bourse mondiale plonge de 4%. Ce sont des milliards qui partent en fumée. Mais c'est probablement ce que veut Donald pour son pays: faire baisser le cours des actions et les racheter juste avant qu'elles ne remontent. Les milliards perdus (pour certains) deviendront alors des milliards gagnés (pour certains).

 

L'histoire se répète inlassablement: les pays riches toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. Feydeau avait raison "le dindon de la farce c'est nous". Mais la bourse n'est pas une science exacte et on ne sait pas toujours comment finit un phénomène déclenché artificiellement.

 

Ce qu'il y a d'ahurissant dans cette histoire, c'est que les pauvres ploucs qui ont voté pour Trump pensaient qu'ils feraient partie des gagnants de l'aventure. Que nenni mes braves, vous n'en serez pas, ça c'est une certitude !

 

Commentaire à l'article de Michel Santi dans Bon pour la Tête du 4 avril 2025:

https://bonpourlatete.com/opinion/la-liberation-selon-donald-trump

 

La capacité d'action d'un État moderne ne se fonde que sur une société civile vivante, auto organisée et puissante (Alexandre Jardin)

 

La démocratie tousse, c'est grave docteur?

Le problème de la démocratie, c'est son inertie. La plupart du temps, on voit apparaître les prémices de sa corruption, mais on tarde à réagir et une fois qu'on le fait, c'est souvent trop tard, le nuisible a pris et verrouillé le pouvoir. Hitler en a été l'exemple type.

En Suisse, il y a en ce moment un problème qui s'apparente à une prise de pouvoir: le noyautage du Parlement par des groupes de pression (lobbies économiques, groupes ethniques, religieux, communautaires, etc.). Certains ont la majorité absolue au Conseil national et dans les commissions importantes. Là, suivant le sujet à voter, vous n'avez aucune chance de faire passer une loi, même si elle est évidente.

Ce qui m'interpelle, c'est que ces ingérences sont visibles. Il n'y a qu'à consulter les listes nominatives des résultats des votes au Parlement, on y voit clairement les noms de ceux qui votent toujours dans le même sens, vote après vote. En investiguant récemment sur un sujet précis, j'ai compté 123 personnes de ce genre au Conseil national, la majorité absolue, 123 sur 200. Idem à la commission de politique extérieure, 11 voix sur 20. En réalité, les lois votées sur ce sujet-là nous sont dictées par un pays étranger.

Alors question: pourquoi personne ne relève-t-il cette corruption? Y aurait-il quelque chose à gagner à se laisser ainsi "informer"? Tout le monde se tient-il par la barbichette? Les journalistes ont-ils peur pour leurs places? La pression est-elle trop forte pour s'y opposer? On pourrait le supposer lorsqu'on voit ce que risquent les lanceurs d'alerte en Suisse. Rappelons-nous la polémique sur les F-35 récemment mise en lumière par une fuite. Le seul point qui avait indigné Viola Amherd avait été de se demander qui était à l'origine de la fuite. Mais sur le fond rien, secret défense, circulez, y a rien à voir...

Moralité: la démocratie demande une attention permanente. Dès que la vigilance se relâche, quelqu'un se lance dans la brèche et le noyautage commence. Un exemple récent s'est passé à Genève, où un candidat albanais aux élections communales genevoises appelait ses compatriotes (bi nationaux je présume) à voter pour des candidats albanais. Et il y en avait pas mal. Voilà comment on détruit notre paix sociale. Et ensuite on traite ceux qui révèlent ces atteintes à la démocratie de xénophobes!...

Lors des prochaines élections, il faudra sérieusement utiliser le crayon à biffer. En ayant au préalable bien étudié les antécédents des candidats. La dernière fois, la FRC l'avait fait avec bonheur en les classant par leurs votes relatifs à l'écologie. Voilà une bonne façon d'épurer notre démocratie: sans révolution, sans manifestations, mais avec son bulletin de vote !

Commentaire à l'article de Jacques Pilet dans Bon pour la Tête du 4 avril 2025:

https://bonpourlatete.com/actuel/la-democratie-tousse-c-est-grave-docteur

 

La politique est l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde (Paul Valéry)

 

Statistiques de la démographie

 

Fin 2024, la population résidant en Suisse dépasse désormais les neuf millions d'habitants. Le nombre de ressortissants étrangers séjournant de manière permanente en Suisse s'élevait à 2'478 700 personnes, soit 27,4% de la population. La population étrangère évolue plus rapidement que celle des Suisses (+2,5% contre +0,4%). (Communiqué du 3 avril 2025 de la Confédération)

 

Méfions-nous de ces chiffres car, quelle est la définition de ces "ressortissants étrangers"? Englobent-ils les doubles nationaux? Les demandeurs d'asile? Les étrangers fraîchement naturalisés? Les sans-papiers illégaux? Il y a fort à parier que non. En conséquence, on peut estimer que ce taux de 27,4% soit en réalité plus élevé et probablement le double, dans les 50%, ce qui voudrait dire qu'en Suisse, un passant sur deux qu'on croise dans la rue est un étranger.

 

Par comparaison, lorsque la Police parle du taux de criminalité, elle ne parle pas de tous les délits qui ont été commis dans notre pays, mais uniquement de ceux qui ont été découverts ou faits l'objet d'une plainte. Pas du taux réel de la criminalité, qui est à coup sûr plus élevé. Il faut se méfier des statistiques ou des sondages dont on ne donne pas les bases de calcul...

 

En fin de compte, peu importe le passeport, ce qui compte dans la perception de la "Suissitude", c'est le pays d'origine ainsi que de l'éducation et des habitudes qu'on y avait et qu'on a emporté avec soit en émigrant.

 

Les ressortissants étrangers font plus d'enfants, 2,5% contre 0.4%. On peut donc estimer, qu'en Suisse, le mélange des populations s'accélère et que les braves Vaudois chers à Gilles et à sa Venoge ne deviennent une espèce en voie de disparition.

 

Reste la question: ces étrangers qui viennent s'établir dans notre pays vont-ils acquérir les us et coutumes des "Suisses historiques" ou bien vont-ils imposer celles de leurs pays d'origine? Coluche y répondait par une question: "si tu mélanges un blanc et un jaune d'oeuf, la résultante est de quelle couleur?". La réponse est probablement ni tout jaune ni tout blanc, plutôt jaune claire...

 

Cela signifie tout de même que les qualités attribués aux Suisses comme l'amour du travail bien fait, la ponctualité ou la politesse vont lentement se diluer dans les qualités importées, bonnes ou mauvaises. Le tout est que ce changement ne se fasse pas trop rapidement car alors il deviendrait très visible et pourrait provoquer des ruptures sociales, notamment du point de vue politique. Comme on le voit déjà au Parlement où le noyautage du communautarisme empêche beaucoup de lois, pourtant nécessaires, de passer. L'assurance maladie en est un exemple, mais aussi l'achat des F-35 ou la réduction de la somme allouée à l'UNRWA.

 

Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent (Edgar Faure)

 

L'Europe et son ennemi intérieur

 

Petite correction: nous "ne vivons pas" dans un monde de fous et de fanatiques, "nous sommes manipulés" par une minorité de fous et de fanatiques.

Beaucoup de médias ont vendu leur âme afin de pouvoir continuer d'exister, la plupart sont en mains de financiers puissants qui ne pensent qu'à faire du business et à manipuler l'opinion publique à leur profit. Et leur profit c'est le pouvoir. Et avoir le pouvoir c'est avant tout avoir en mains les leviers pour favoriser ses affaires.

Solution: avoir des médias indépendants comme, par exemple, "Bon Pour La Tête".

Une frénésie guerrière s'est emparée du monde occidental. Trump nous menace de ne plus nous protéger si nous n'augmentons pas le volume de nos achats d'armes. Mais pour lutter contre qui? En fin de compte, c'est lui l'ennemi maintenant, pas les Russes! C'est lui qui veut faire plier notre économie en nous imposant des taxes douanières stratosphériques. Je suis sûr que les Russes ne demanderaient pas mieux que de commercer avec nous si on le leur proposait.

Dans le domaine politique, une question me tarabuste depuis longtemps: pourquoi les Israéliens nomment-ils systématiquement leur ennemi "terroristes" et jamais "Palestiniens" et pourquoi s'ingénient-ils à dissocier "Hamas" et "peuple palestinien"? Pour eux, c'est toujours le Hamas, groupe terroriste, qui les agresse.

Je viens d'en découvrir la raison en lisant la charte des Nations Unies, qui stipule qu'un pays peut utiliser la légitime défense contre un "groupe terroriste", c'est ce qu'Israël martèle depuis le 7 octobre. Par contre, un pays ne peut pas maintenir "un peuple" prisonnier et le déplacer à sa guise par la force, ce que fait Israël depuis 1948. On voit donc là l'efficacité de la manipulation de l'opinion publique pour justifier l'injustifiable!

Il est parfaitement compréhensible et légitime que les Juifs persécutés aient voulu se créer un état où ils seraient enfin chez eux, en sécurité. Mais pas en persécutant à leur tour le peuple qui habitait là avant eux. Ce n'est n'est ni légitime, ni compréhensible venant de la part d'un peuple qui avait lui-même connu les persécutions.

En conséquence, il est tout à fait compréhensible et légitime que les Palestiniens aient voulu se défendre mais hélas c'est une guerre sans fin qui en a résulté. Et qui dégénère maintenant en opprobre généralisée contre la diaspora juive.

Il n'y a qu'une façon de pacifier la Palestine et tout le monde la connaît: prendre en compte les droits des uns et des autres et faire la paix.

Commentaire à l'article de Guy Mettan du 28 mars 2025: https://bonpourlatete.com/analyse/l-europe-et-son-ennemi-interieur

 

Le meilleur moyen de savoir si vous pouvez faire confiance à quelqu'un c'est de lui faire confiance (Ernest Hemingway)

 

Que faire face à l’Etat-paria?

"Le mot était lâché en mai déjà par l’ex-ambassadeur et consul général d’Israël à New York, Alon Pinkas, révulsé par les agissements de son pays à Gaza, jugeant la réponse au 7 octobre disproportionnée et mal conçue. Il mettait le terme paria au conditionnel: «si cette trajectoire politique persiste». Or celle-ci a pris des proportions inouïes..."

Mon commentaire:

 

On peut résumer tout cela par deux aphorismes:

  • A la fin, nous nous souviendrons non pas des mots de nos ennemis, mais des silences de nos amis (Martin Luther King)
     

  • La paix est le seul horizon possible. Sinon nos petits enfants connaîtront des malheurs terribles en Israël (Ytzhak Rabin)

 

Commentaire à l'article de Jacque Pilet du 1er novembre 2024:  https://bonpourlatete.com/a-vif/que-faire-face-a-l-etat-paria

 

Qu'elle soit nécessaire, ou même justifiée, ne croyez jamais que la guerre n'est pas un crime (Ernest Hemingway)

 

Aux armes citoyens !

 

Mais quelle mouche pique nos dirigeants à vouloir à tous prix repartir en guerre? Ont-ils oublié leur potion de "baume tranquille" pour être excités de la sorte? Calmos les chefs, ce n'est pas beau la guerre!

Une chose est sûre: plus on achète d'armes et plus on a de chances (sic) de les utiliser. Et plus on fait la fortune des leurs fabricants dont le cours des actions a déjà été multiplié par dix ces dernières années. Peut-être serait-il bon de soulever un peu le tapis pour voir si ce ne sont pas des manoeuvres souterraines des lobbies de l'armement qui provoquent cette frénésie guerrière. Au boulot les journalistes, scrutez un peu les votes de notre Conseil National!

Il serait grand temps que la sérénité reprenne le dessus dans notre monde déboussolé. Il serait grand temps de voir la finalité des choses.

Le but de l'Homme est-il d'amasser toujours de plus de biens et de profits? Est-il d'exploiter ses semblables pour gagner encore plus? Est-on plus heureux seul dans son gros 4x4 qu'à vélo avec son p'tit bout d'chou souriant de bonheur? En fin de compte, le but des populations est-il d'être des esclaves au profit des possédants?

Il serait temps d'en revenir aux fondamentaux. D'abord, à part une très petite minorité de profiteurs insatiables, ce que nous voulons tous c'est avoir une vie heureuse, sans exploiter personne, en paix avec tout le monde. Alors ouste les profiteurs, ouste les racistes, ouste les vendeurs d'armes! Partageons au lieu d'accaparer! Partageons-nous ce que la Terre peut nous donner et soyons parcimonieux afin qu'il en reste pour nos petits-petits-enfants!

Et s'il vous plaît Madame la SSR, finissons-en avec la litanie quotidienne des programmes anxiogènes, séries et films catastrophe, d'horreurs, de guerres, de meurtres, etc. Essayons d'être un peu plus zen et si nous y arrivons, nous n'aurons plus besoin d'armes. Mais il faut que les pouvoirs publics nous y aident plutôt que de précipiter nos jeunes dans l'angoisse du lendemain avec leur frénésie guerrière à la c...!

Je rappelle tout de même que la Russie ne compte que 146 millions d'habitants, contre 450 millions pour l'Europe et 350 pour les USA. Qui devrait avoir peur de qui? Plutôt de se liquéfier de peur, ne faudrait-il pas plutôt commercer avec les Russes? Je t'achète ton caviar et tu m'achètes mes Monts d'or... Il n'y a que les vendeurs d'armes qui aient besoin d'ennemis, pas nous!

Un petit aphorisme pour terminer: Le jeune homme marche plus vite que le vieil homme, mais le vieil homme connaît la route.

 

Commentaire à l'article de Jacques Pillet dans "Bon pour le Tête" du 14 mars 2025 
https://bonpourlatete.com/actuel/aux-armes-citoyens

 

Ce qu'un pays appelle ses intérêts vitaux n'est pas ce qui aide ses habitants à mieux vivre, mais ce qui l'aide à faire la guerre (Simone Veil)

 

La folle fuite en avant de Netanyahu

 

Le gouvernement d'extrême droite d'Israël massacre le malheureux peuple palestinien afin de lui prendre ses terres. Les Juifs israéliens ont passé de l'état de victime à celui de bourreau, perdant en cela l'empathie du monde entier. Certes, on peut comprendre la vexation qu'a été l'attaque du 7 octobre 2024. On peut comprendre la douleur incommensurable des Israéliens qui y ont perdu de leurs proches. Mais on peut aussi comprendre la douleur sans fond des Palestiniens, qui souffrent en silence derrière les hauts murs érigés par Israël. Ils subissent jour après jour, depuis 1948, les progroms des extrémistes israéliens, leurs exactions, leurs injustices.

 

Israël a deux concepts pour sa défense: Tuer ses concitoyens plutôt que de les laisser être pris en otage (Concept Hannibal) et tuer 100 Palestiniens pour un Israélien tué. Ne voit-il pas que ce faisant, le nombre de ses ennemis augmente exponentiellement? Plus il en tue et plus il se fait d'ennemis. A terme, il n'aura plus que des ennemis, et il finira par succomber sous le nombre, c'est mathématique!

 

On peut comprendre que les Juifs apatrides veuillent obtenir un pays afin de se mettre en sécurité après deux mille ans d'errance. Mais on peut aussi comprendre les Palestiniens qui ne veulent pas se faire chasser de leur terre par ces envahisseurs. N'importe qui, à leur place, ferait de même.

 

Etre autorisé à se défendre est d'ailleurs un des droits fondamentaux de tout peuple selon les conventions internationales.

 

On peut retourner le problème sous tous ses angles, on n'arrive fatalement qu'à une seule porte de sortie: conclure une paix juste et honorable. La force ne mène à rien, sauf à aller droit dans le mur. Israël va bientôt fêter ses 100 ans d'existence, il serait plus que temps qu'il repense sa politique et calme un peu les plus extrémistes de ses citoyens. La survie à long terme de ce peuple sera à ce prix. "Raser la moquette" ne suffit plus. C'est triste à dire, mais lorsque passera devant moi un film sur la Shoah à la télé, je tournerai le bouton. C'est trop dur de m'être nourri d'espoir en vain durant 75 ans... »

 

Commentaire à l'article de Jacques Pillet dans "Bon pour le Tête" du 214 mars 2025
https://bonpourlatete.com/actuel/la-folle-fuite-en-avant-de-netanyahu

 

C'est en voyant un moustique se poser sur ses testicules qu'on réalise qu'on ne peut pas régler tous les problèmes  par la violence (proverbe chinois)

 

Gaza et le 28 mars 2025
 


 

Après avoir détruit Gaza à 70%, et rendu son sol impropre à la culture, c'est "facile" de forcer les Palestiniens à partir ailleurs. Sous les bombes des Israéliens, sans possibilité de se mettre à l'abri, ils ne demandaient pas mieux!. Mais ils étaient maintenus dans un ghetto entouré de hauts murs d'où nul ne pouvait sortir. Et puis "partir", c'est bien gentil mais ils sont chez eux et n'ont pas d'autre patrie où ils pourraient aller se réfugier. Les Juifs israéliens qui veulent les déplacer devraient les comprendre puisque leur peuple a subit les mêmes tribulations. Eux, ils l'ont trouvée leur nouvelle patrie, ils devraient tout de même comprendre les Palestiniens et les laisser vivre sur leurs terres.

 

Le président Trump veut faire de Gaza la riviera du Proche-Orient. Oui, bien-sûr, ce serait magnifique, bravo Donald, on est tous avec toi ! Mais à un détail près: cela ne peut se faire qu'avec l'assentiment et la collaboration des propriétaires de ces terres, les Palestiniens. C'est une évidence et c'est INCONTOURNABLE. Et pour cela, il suffirait qu'Israël fasse des Palestiniens des amis pour que cette partie du monde connaisse d'abord une vie normale, sans la peur du lendemain, et ensuite une prospérité économique sans pareille.

 

A la lumière du projet Trump, la stratégie du gouvernement d'extrême droite israélien devient limpide. Je me demandais pourquoi l'armée israélienne s'obstinait à tout détruire à Gaza, y compris le sous-sol (qu'il a inondé d'eau de mer salée, rendant cette terre incultivable pour au moins une génération). Attaquer un territoire et le rendre inhabitable est la pire des stupidités si l'attaquant désire ensuite s'y établir puisqu'il devrait alors tout reconstruire, a coups de centaines de milliards. Mais là c'est clair et net: Israël veut rendre Gaza inhabitable afin que les Palestiniens soient obligés de parti ailleurs s'ils veulent survivre. C'est, simplement dit, le nettoyage ethnique qui est le but ultime de la théorie sioniste qui consiste à reconquérir le grand Israël et d'en chasser tous les non juifs. C'est hélas le but des religieux ultra orthodoxes juifs, mais que j'espère non partagé, ni par la majorité des citoyens israéliens, ni par la majorité des Juifs de la diaspora. Il faut tout de même qu'il reste quelques "Justes" en ce bas monde, sinon tout espoir serait perdu quant à l'avenir de l'Humanité !

 

Après le clash du vendredi 28 mars, qui vit le pauvre président Zelensky être attiré dans un traquenard par le président des USA Donald Trump et par son vice-président Vance. Avec la complicité hilare et goguenarde des journalistes autorisés (les lèches bottes de service) qui se sont même abaissés à se moquer ouvertement de l'habillement du président invité. Là, franchement, le gouvernement Trump a touché le fond, il s'est révélé être une équipe de goujats et de rustres sans précédent. Franchement, il y a  tout de même des lois de l'hospitalité que même les plus reculés des bédouins illettrés du désert respectent. Pauvre Amérique !

 

Le président Trump et son équipe a montré son vrai visage. Il vient d'humilier le président d'un nation "réputée amie" devant des millions de téléspectateurs. Cela en dit long sur sa mentalité. C'était pour le forcer à signer son contrat économique sur les mines ukrainiennes de terres rares, mais cela c'est du business, pas de la politique. Est-ce ainsi qu'on fait la paix ? En changeant d'avis à tout bout de champ? En assénant des "vérités alternatives" dénuées de tout fondement? En humiliant ses adversaires afin de leur forcer la main?

 

Reste une question: Comment avoir confiance en la parole d'un tel gouvernement ?

 

Ce vendredi 28 mars 2025 restera dans les livres d'histoire comme le jour où le gouvernement des USA a foulé aux pieds des siècles d'amitié entre l'Europe et l'Amérique. Il a retourné sa veste en s'alliant avec les Russes afin d'asservir le reste du monde. Jusqu'à preuve du contraire, on ne peut plus lui faire confiance.-

 

Il en est de même avec le gouvernement d'Israël, qui massacre le malheureux peuple palestinien afin de lui prendre ses terres. Les Juifs israéliens ont passé de l'état de victime à celui de bourreau, perdant en cela l'empathie du monde entier. Certes, on peut comprendre la vexation qu'a été l'attaque du 7 octobre 2024. On peut comprendre la douleur incommensurable des Israéliens qui y ont perdu de leurs proches. Mais on peut aussi comprendre la douleur sans fond des Palestiniens, qui souffrent en silence derrière les hauts murs érigés par Israël. Ils subissent jour après jour, depuis 1948, les progroms des extrémistes israéliens, leurs exactions, leurs injustices.

 

On peut comprendre que les Juifs apatrides veuillent obtenir un pays afin de se mettre en sécurité après deux mille ans d'errance. Mais on peut aussi comprendre les Palestiniens qui ne veulent pas se faire chasser de leur terre par ces envahisseurs. N'importe qui, à leur place, aurait fait de même.

Etre autorisé à se défendre est d'ailleurs un des droits fondamentaux de tout peuple selon les conventions internationales.

 

On peut retourner le problème sous tous ses angles, on n'arrive fatalement qu'à une seule porte de sortie: conclure une paix juste et honorable. La force ne mène à rien, sauf à aller droit dans le mur. Israël va  bientôt fêter ses 100 ans d'existence, il serait plus que temps qu'il repense sa politique et calme un peu les plus extrémistes de ses citoyens. La survie à long terme de ce peuple sera à ce prix. "Raser la moquette" ne suffit plus. C'est triste à dire, mais lorsque passera devant moi un film sur la Shoah à la télé, je tournerai le bouton. C'est trop dur de m'être nourri d'espoir en vain durant 75 ans...

 

Ref: Déclaration universelle des droits de l'homme: https://www.ohchr.org/sites/default/files/UDHR/Documents/UDHR_Translations/frn.pdf

 

C’est une faiblesse intellectuelle extrêmement répandue de considérer que l’explication est une justification  (Edgar Morin)

 

Démissions à la tête de la Suisse

Lorsqu'une révélation gênante est rendue publique, les gens incriminés sortent immédiatement le "tout va bien", le "nous aurions dû mieux communiquer" et tentent par tous les moyens de savoir qui a vendu la mèche. Et malheur à l'honnête lanceur d'alerte car c'est lui qui trinquera.

Je me pose cependant une question au sujet du Parlement. C'est tout de même lui qui doit avaliser les propositions du Conseil Fédéral. Y aurait-il des divergences propres à fausser la donne? Des divergences qui contraindraient certains hauts placés à démissionner faute de pouvoir suivre leur conscience? Qui les obligeraient à devoir, par exemple, acquérir des armes, des avions, des logiciels ou autres dont ils déploreraient l'achat?

Les F-35 américains , hors de prix, pas fait pour notre pays et toujours pas livrés? Les drones israéliens, qui ne supportent pas notre climat et notre espace aérien et qui ne sont toujours pas livrés? Le logiciel de conduite militaire qui semble incapable de conduire quoi que ce soit, ne serait-ce qu'un Vélosolex? Les systèmes de cryptage israéliens dont on pourrait soupçonner ne pas être étanches pour tout le monde?

Tous ces achats ont fait l'objet de critiques de la part de spécialistes et pourtant on les a achetés. Ce serait intéressant d'investiguer un peu. Peut-être y a-t-il un puissant lobby qui pousse à l'achat en douce. Peut-être que notre Parlement est sous influence. Franchement on peut se poser la question, car beaucoup de ces achats ne semblent pas judicieux.

Idem pour le cloud américain, le logiciel de bureautique américain, l'argent de notre AVS confié à une banque américaine, les logiciels de messagerie. Alors que nous avons en Suisse d'excellents informaticiens capables de nous concocter des solutions locales, sûres et surtout non soumises au Patriot Act américain qui impose à toutes les entreprises US, filiales à l'étranger comprises, à ouvrir leurs bases de données à la NSA.

Peu de gens le savent, mais c'est un système US qui régit les transactions interbancaires, le système SWIFT. C'est un système informatique très surveillé, dont les transactions sont cryptées et sécurisées, et qui devrait garantir le secret des échanges d'argent. Sauf que les Américains l'ont pénétré illégalement suite au 11 septembre et ont forcé les Européens à accepter cette surveillance en 2010. A quelle fin? Pour soi-disant surveiller le terrorisme. Ce n'est pas totalement faux, mais ce faisant, les USA se donnent un outil idéal pour espionner leurs concurrents. Vu sous cet aspect, il n'est pas étonnant que nos banques aient accepté de payer des amendes stratosphériques au gouvernement US sans discuter. Ce dernier savait probablement tout de leurs petits secrets internes!

Ce serait peut-être bien qu'un incorruptible investigue à fond au sujet des toutes les démissions récentes à la tête de l'armée, de l'Etat et de l'administration. Qu'il soulève le tapis en quelque sorte. Car, en démocratie, la confiance en ses élites est capitale pour son bon fonctionnement. Il faut donc de la transparence et corriger sans faiblir les abus qui pourraient être découverts.

Et, si je peux me permettre, rien ne vaut ce qui est produit en local, c'est la meilleure protection contre les incertitudes géopolitiques. D'une part on dispose alors de produits originaux, non soumis à la curiosité (ou au veto) d'une puissance étrangère, et ensuite on ne dépend de personne pour son approvisionnement. Et en plus, cela développerait notre économie...

Publié dans Bon pour la Tête le 8 mars 2025, 3ème commentaire à l'article de Jacques Pilet "Une Suisse la tête dans les nuages"

https://bonpourlatete.com/actuel/une-suisse-la-tete-dans-les-nuages

 

Le néolibéralisme mondialisé n'est autre que la toute-puissance mondialisée du profit (Edgar Morin)

 

Le p'tit Suisse devient-il un nain de jardin ?

Le petit Suisse aux bras noueux est en train de devenir un nain de jardin tremblant de peur. Comment caractériser autrement la servilité qu'on constate aux intérêts des puissances qui gravitent autour de nous?

D'abord Ignazio Cassis et son copier-collé des assertions d'Israël au sujet de l'UNRWA. C'est indigne et partial de couper ainsi les crédits à cet office de l'ONU, le seul à aider les réfugiés palestiniens à survivre.

Et voici maintenant Viola Amherd qui précipite autoritairement et sans concertation la Suisse dans les bras de l'OTAN et de l'UE, violant ainsi le principe de neutralité de notre pays. Et qui fait montre d'une incompétence crasse en choisissant les F35 comme nouveaux avions de combat. Cet engin est inadapté à notre géographie, à notre politique et à notre budget. Cela paraît incompréhensible que nos militaires plébiscitent un tel engin.

Je ne parle même pas des drones israéliens, eux aussi inadaptés à notre climat et à notre géographie. Pourquoi notre gouvernement n'a-t-il pas encouragé les start-ups qui ont développé des drones ultra modernes dans nos hautes écoles? Elles ont presque toutes été rachetées ou ont déménagé à l'étranger faute de soutien. Nous avions pourtant là l'occasion de développer une magnifique industrie convenant parfaitement à notre petit pays et à notre système éducatif.

Le plus grave c'est tout de même le mépris du principe de neutralité qui est quasiment consubstantiel à la Suisse. Ce principe qui permet à un petit pays d'offrir ses bons offices à tous ceux qui sont en conflit de par le monde, d'avoir une organisation mondiale de soutien aux pays en guerre, le CICR, et de mériter son statut de conservateur des Conventions de Genève. Sans lui, notre minuscule pays n'aurait jamais connu la confiance et le respect du monde entier. C'est cette excellence qui est en train de partir en lambeaux.

Alors pourquoi ?

La réponse, vous la trouverez en examinant les votes nominatifs de nos parlementaires à Berne. Et là, ce que j'y ai découvert est tellement effrayant que je n'ose à peine en parler: notre Parlement est sous influence. Il est noyauté par les lobbies de toutes sortes, dont certains ont la majorité absolue au Conseil National et dans ses commissions. Cela explique les décisions apparemment illogiques ci-dessus, cela explique que personne n'arrive à corriger les défauts de certains systèmes boiteux, les assurance maladies par exemple, cela explique certains achats inadaptés, allant des F35, au cloud américain, en passant par les logiciels, les drones, les systèmes de cryptage, etc.

Et cela explique aussi pourquoi certains veulent absolument museler notre démocratie directe en l'inféodant à l'Union Européenne. Notre Parlement étant pieds et poings liés, il ne reste que le recours aux initiatives et referendums directs pour remettre un peu d'ordre dans cette pétaudière. C'est le seul recours qui nous reste, le seul moyen de corriger les trahisons des intérêts du peuple suisse. C'est pour cette raison que certains veulent absolument nous imposer la reprise automatique ("dynamique") du droit européen et la soumission aux "juges étrangers": pour court-circuiter le peu de liberté qui nous reste encore.

Journalistes, faites votre travail, c'est comme cela que vous sauverez notre pays des manipulations des puissants !

Publié dans Bon pour la Tête le 17 janvier 2025, 11ème commentaire à l'article de Jacques Pilet "Musk dézingue notre avion"
https://bonpourlatete.com/a-vif/musk-dezingue-notre-avion

 

La connaissance est le seul bien qui s’accroît quand on le partage ()

 

Migros, une monstrueuse machine à sous

La coopérative Migros a un système économique vraiment extraordinaire qui, année après année, lui fait faire des bénéfices monstrueux. Pour la bonne raison qu'elle n'a pas d'actionnaires à récompenser à coups de dividendes. Elle n'a que des coopérateurs, qu'il suffit d'inciter à accepter les comptes annuels en leurs donnant un plaque de chocolat. Belle et naïve Suisse !

Mais voilà, son fondateur Gottlieb Duttweiler, homme vertueux qui avait été chagriné par les pauvres qui n'arrivaient à boucler leurs fins de mois, avait payé de sa personne et était parti dans tout le pays avec ses camions-magasins bourrés de produits de première nécessité bons marché.

Puis, le succès venant, il avait ouverts des points de vente fixes, dans lesquels certains se rendaient en cachette, honteux de délaisser leurs épiceries locales et de passer pour des pauvres.

Puis le fondateur est décédé et la valse des directeurs a commencé. Bien commencé mais mal fini puisque, aujourd'hui, ceux-ci semblent plus soucieux de faire gagner de l'argent à leur monstrueux Las Vegas, que de prendre la succession morale de Gottlieb (qui signifie "amour de Dieu").

Aujourd'hui la Migros est partout, elle a pu investir dans tous les domaines grâce au cash économisé sur le dos de ses coopérateurs, mais aussi sur le dos de ses fournisseurs. Car maintenant ce sont ces derniers qui ont de la peine à boucler leurs fins de mois. Le prix que la Migros leur paie pour leurs patates ou leur lait n'arrive pas à leur assurer des salaires décents. Il faut dire qu'ils n'ont guère le choix puisque l'entreprise co-monopolistique (avec la Coop) qu'est devenue la Migros leur a acheté toute leur production, les incitant à s'endetter pour investir dans des moyens de production démesurés. Et à partie de là ils en sont devenus prisonniers. Eh oui, "on n'a rien contre vous personnellement, mais c'est le business"...

Pendant ce temps, notre brave et vertueux Gottlieb se morfond au paradis, assis sur le bord de son petit nuage rose, ses petites ailes d'ange pendant lamentablement. Il soupire de voir ceux qui ont pris sa succession d'agir comme de purs capitalistes et tourner le dos à sa volonté de ré-investir tous les bénéfices de l'entreprise dans l'abaissement des prix de vente de ses produits. Et puis aussi de contourner son interdiction de vendre de l'alcool en en vendant quand-même mais sous un autre nom...

Bin oui, Gottlieb, tu as créé, sans le vouloir, une monstrueuse machine à sous, entonnoir à pognon, au pèze, aux pépettes, au cash, au liquide !

Et si tu essayais de communiquer, je ne sais pas moi, peut-être via une des propriétés de la physique quantique, avec tes successeurs et de les enjoindre à respecter tes volontés posthumes, sans quoi tu vas leur tirer les oreilles?

Publié dans Bon pour la Tête le 19 janvier 2025, 4ème commentaire à l'article de Jacques Pilet

"Non, chère Migros, on ne te dit pas merci!" https://bonpourlatete.com/a-vif/non-chere-migros-on-ne-te-dit-pas-merci

 

Mal nommer les choses, c'est rajouter au malheur du monde (Albert Camus)

 

L'Humanité continue sa marche insensée vers son autodestruction

 

Selon la Bible, l'Homme a été créé à l'image de Dieu. Eh bien, franchement, il n'est pas génial cet homme-là! Il passe son temps à tuer, à torturer, à exploiter ses semblables et à inventer des armes de plus en plus puissantes. Un jour, c'est sûr, il s'autodétruira, on en voit déjà les prémices avec le dérèglement climatique.

On pourrait imaginer que l'évolution de l'Humanité fasse lentement passer l'Homme de l'état d'animal à celui d'Homme bon. Après-tout il est bien capable d'aller sur la Lune, d'inventer le smartphone, la Tesla, de composer des musiques sublimes, de comprendre la physique quantique. Pourquoi ne serait-il pas capable de comprendre que s'il ne sort pas de la spirale de violence dans laquelle il survit depuis la nuit des temps, son intelligence le mènera inéluctablement à sa propre destruction ?

On en a la parfaite illustration en Palestine. Un peuple, Israël, tente depuis 1948 de bouter hors de son territoire un autre peuple, les Palestiniens. Plus ces derniers résistent, plus les agresseurs frappent fort. A Gaza, ils en sont maintenant à tirer sur tout ce qui bouge, hommes, femmes, enfants et vieillards sans voir la souffrance qu'ils infligent à leurs victimes. Eux aussi souffriraient si on tuait leurs enfants, leurs parents, leurs frères et soeurs. On l'a bien vu le 7 octobre et l'hystérie collective qui en a résulté en Israël.

En fait, les Juifs d'Israël ne voient pas que leurs ennemis jurés, les Palestiniens, n'en peuvent plus de cette guerre et qu'ils n'aspirent plus qu'à une chose: vivre paisiblement sur les territoires qu'ils possèdent encore. Si Israël leur proposait son amitié, ils l'accepteraient séance tenante et la guerre prendrait fin. Tout le Proche-Orient serait transformé en une zone économique incroyablement prospère grâce au leadership israélien associé aux traditions arabes.

Mais pour cela, il faut que la population israélienne réalise que sa fuite en avant dans le violence ne la mènera qu'à sa propre destruction. Ce jour-là, ses ennemis seront devenus tellement nombreux que rien ne pourra les arrêter. Ce sera alors la fin terrible d'Israël. Probablement aussi de la diaspora juive, qui est montrée du doigt partout dans le monde à cause des injustices que leur coreligionnaires commettent en Palestine.

Les Juifs d'Israël doivent donc décider unilatéralement de faire la paix avec leurs voisins et de les laisser vivre sans vouloir s'approprier de leurs terres. Alors seulement ce peuple "élu de Dieu" pourra vivre paisiblement et sans peur du lendemain.
 

Publié dans Bon pour la Tête le 18 janvier 2025, 3ème commentaire à l'article de Jacques Pilet

"Un crime en paravent face à d’autres" https://bonpourlatete.com/a-vif/un-crime-en-paravent-face-a-d-autres

 

La paix est le seul horizon possible. Sinon nos petits enfants connaîtront des malheurs terribles en Israël
(Ytzhak Rabin, ancien premier ministre israélien assassiné par un extrémiste juif)

 

Le petit Suisse aux bras noueux est trahi par ses élites

 

Le petit Suisse aux bras noueux est en train de devenir un nain de jardin tremblant de peur. Comment caractériser autrement la servilité qu'on constate aux intérêts des puissances qui gravitent autour de nous?

D'abord Ignazio Cassis et son copier-collé des assertions  d'Israël au sujet de l'UNRWA. C'est indigne et partial de couper ainsi les crédits à cet office de l'ONU, le seul à aider les réfugiés palestiniens à survivre.

Et voici maintenant Viola Amherd qui précipite autoritairement et sans concertation la Suisse dans les bras de l'OTAN et de l'UE, violant ainsi le principe de neutralité de notre pays. Et qui fait montre d'une incompétence crasse en choisissant les F35 comme nouveaux avions de combat. Cet engin est inadapté à notre géographie, à notre politique et à notre budget. Cela paraît incompréhensible que nos militaires plébiscitent un tel engin.

Je ne parle même pas des drones israéliens, eux aussi inadaptés à notre climat et à notre géographie. Pourquoi notre gouvernement n'a-t-il pas encouragé les start-ups qui ont développé des drones ultra modernes dans nos hautes écoles? Elles ont presque toutes été rachetées ou ont déménagé à l'étranger faute de soutien. Nous avions pourtant là l'occasion de développer une magnifique industrie convenant parfaitement à notre petit pays et à notre système éducatif.

Le plus grave c'est tout de même le mépris du principe de neutralité qui est quasiment consubstantiel à la Suisse. Ce principe qui permet à un petit pays d'offrir ses bons offices à tous ceux qui sont en conflit de par le monde, d'avoir une organisation mondiale de soutien aux pays en guerre, le CICR, et de mériter son statut de conservateur des Conventions de Genève. Sans lui, notre minuscule pays n'aurait jamais connu la confiance et le respect du monde entier. C'est cette excellence qui est en train de partir en lambeaux.

Alors pourquoi ?

La réponse, vous la trouverez en examinant les votes nominatifs de nos parlementaires à Berne. Et là, ce que j'y ai découvert est tellement effrayant que je n'ose à peine en parler: notre Parlement est sous influence. Il est noyauté par les lobbies de toutes sortes, dont certains ont la majorité absolue au Conseil National et dans ses commissions. Cela explique les décisions apparemment illogiques ci-dessus, cela explique que personne n'arrive à corriger les défauts de certains systèmes boiteux, les assurance maladies par exemple, cela explique certains achats inadaptés, allant des F35, au cloud américain, en passant par les logiciels, les drones, les systèmes de cryptage, etc.

Et cela explique aussi pourquoi certains veulent absolument museler notre démocratie directe en l'inféodant à l'Union Européenne. Notre Parlement étant pieds et poings liés, il ne reste que le recours aux initiatives et referendums directs pour remettre un peu d'ordre dans cette pétaudière. C'est le seul recours qui nous reste, le seul moyen de corriger les trahisons des intérêts du peuple suisse. C'est pour cette raison que certains veulent absolument nous imposer la reprise automatique ("dynamique") du droit européen et la soumission aux "juges étrangers": pour court-circuiter le peu de liberté qui nous reste encore.

Journalistes, faites votre travail, c'est comme cela que vous sauverez notre pays des manipulations des puissants !
 

Publié dans Bon pour la Tête le 18 janvier 2025, 11ème commentaire à l'article de Jacques Pilet "Musk dézingue notre avion" https://bonpourlatete.com/a-vif/musk-dezingue-notre-avion

 

La connaissance est le seul bien qui s’accroît quand on le partage

 

20240405_Autonomie pour 70% des communes suisses

 

"Plus de la moitié des toits suisses sont éligibles à la production d’électricité. Afin d’optimiser ces 5 millions de toits, 2 stratégies d’expansion du solaire photovoltaïque ont été analysées. Fusionnées, elles permettraient une autonomie dans 70% des communes suisses"

 

Source EPFL: https://actu.epfl.ch/news/des-millions-de-toitures-disponibles-quelles-strat/

 

 

Cette thèse met en avant que:

  • Même les toit inclinés à moins de 20 degrés orientés au nord ont un bon rendement
     

  • Les toits les plus favorables sont les toits plats ou faiblement inclinés des hangars en zone rurale
     

  • Les villes sont beaucoup moins favorables au captage de l'électricité solaires car les toits ont une surface faible comparée à la hauteur des bâtiments (merci la densification !...)

 

 

 

20240323_Les 10 principes de la propagande de guerre

 

 

Selon Anne Morelli: https://www.youtube.com/watch?v=JYYCMemYo4w

 

  1. Nous ne voulons pas la guerre
     

  2. Le camp adverse est le seul responsable de la guerre
     

  3. L'ennemi a le visage du diable
     

  4. C'est une cause noble que nous défendons, non des intérêts particuliers
     

  5. L'ennemi provoque sciemment des atrocités, nous commettons uniquement des bavures involontaires
     

  6. L'ennemi utilise des armes non autorisées
     

  7. Nous subissons très peu de pertes, les pertes de l'ennemi sont énormes
     

  8. Les artistes et intellectuels soutiennent notre cause
     

  9. Notre cause a un caractère sacré
     

  10. Ceux qui mettent en doute la propagande sont des traîtres

 

 

 

20240323_GAZA, les faits

 

Les résistants du Hamas ont assassinés environ 1100 civils le 7 octobre et tué ensuite environ 260 soldats israéliens. Ils retiennent encore dans les 50 otages, d'autre ont déjà été rendus. Ceux qui sont morts l'ont été sous les bombardements israéliens. Les soi-disant bébés égorgés ou brûlés sont des fake news, le gouvernement israélien l'a reconnu. Les soi-disant viols de femmes israéliennes ne sont pas prouvés. Les dégâts faits par des tirs contre les bâtiments des Kibboutz ont été faits par des tirs de chars israéliens qui voulaient déloger des assaillants, ces  derniers n'avaient pas d'armes lourdes. Chaque jour qui passe, 160 Palestiniens en moyenne sont tués par les Israéliens à Gaza (30'000 morts / 180 jours). A cela il faut ajouter  2 Palestiniens en moyenne, tirés comme des lapins chaque jour en Cisjordanie (480 tués / 180 jours).

 

Israël a déversé l'équivalent de 2 bombes atomiques de type Iroshima sur Gaza, détruisant la ville à 85%. Les Palestiniens ne savent plus où se mettre à l'abri, Israël les déplace à sa guise et les empêche de sortir de la zone de conflit.  Israël bloque l'arrivée du ravitaillement et des secouristes et bombarde mosquées et hôpitaux. La famine sévit.

 

Selon Statista (confirmé par Israël):

https://fr.statista.com/statistiques/1423795/guerre-israel-territoires-palestiniens-nombre-morts-et-blesses/

 

 

Faisons les comptes (après 6 mois de guerre)

  ISRAELIENS PALESTINIENS
Morts env. 1350 env. 32'000
Blessés on ne sait pas env. 80'000
Détenus env. 50 otages env. 5'000 prisonniers
Dégâts aux bâtiments Relativement Peu Gaza: env. 85%
Hôpitaux et lieux de culte endommagés Aucun Gaza: presque tous

 

 

Par comparaison

 

Entre le 7 septembre 1939 et le 21 mai 1941, les bombardements nazis, appelés Blitz, ont fait un total de 33'000 morts à Londres, Coventry, Plymouth, Birmingham, Liverpool,  Canterbury, Exeter et Great Yarmouth.

 

Les bombes larguées par les Alliés sur Berlin en 39-45 firent dans les 20'000 morts (estimation allemande).

 

Le bombardement de la ville de Dresde par les Alliés du 13 au 15 février 1945 a rasé la ville à quasiment 100% et fait environ 35'000 morts. C'est considéré comme le bombardement conventionnel le plus intense de l'histoire.

 

 

 

20240309_Cocoon Bussigny

 


Cocoon, Bussigny: 2500 places de travail prévues pour 2024 (et 380 places de parc).
Bouchons gigantesques à venir car il n'y a qu'une seule route d'accès (Route de Sullens), déjà saturée aux heures de pointe. Alors avec 380 véhicules de plus, ça va être gratiné !...   Situation   Visite circulaire

 

 

 

20240306_Guerres dans le monde
 

(24 Heures du 6 mars 2024, Courrier des lecteurs)


On ne va pas ressasser indéfiniment les anciennes querelles du monde et justifier les injustices d'aujourd'hui avec celles du passé !

 

Par contre, il faut apprendre de l'Histoire afin de ne pas refaire les mêmes erreurs, générations après générations.

 

Et ces mêmes histoires, c'est toujours de dire "c'est toi qui a commencé, pas moi!" C'est exactement ce qui se dit aujourd'hui dans l'Est et dans le Proche-Orient. Et le résultat c'est quoi? La guerre !

 

Moi j'aimerais mieux qu'on dise: "les guerres finissent bien par se terminer un jour, mais elles ne font que des perdants". Des deux côtés des gens sont morts, estropiés, marqués à vie par les horreurs, les pays sont dévastés. Voilà le résultat des guerres tel que nous enseigne l'Histoire.

Et pourtant, l'Humanité est maintenant arrivée à un sommet d'intelligence, elle sait construire des smartphones, interpréter la physique quantique, composer le requiem de Mozart. Elle devrait donc pouvoir comprendre que la violence ne mène qu'à sa propre destruction. L'intelligence suprême serait donc de changer de paradigme et d'en terminer avec la violence. Sinon l'Humanité disparaîtra parce que son intelligence n'aura servi qu'à s'autodétruire.

Dans tous les pays, il existe un 10% de va-t-en guerres, un 20% de profiteurs et 70% de braves gens qui ne demandent rien d'autre que de vivre en paix et de leur travail sans exploiter quiconque. Avec 70% nous avons la majorité. Nous avons donc la possibilité démocratique de neutraliser ces 30% de nuisibles grâce à nos bulletins de vote.

Qu'attendons-nous? La prochaine?

 

 

 

20240227_Lee la soudeuse à l'arc

 

Ce samedi, nous avons eu, Olaf, Alberto et moi, une discussion animée avec Wladimir, Russe de naissance mais à l'ouest depuis 1989. Nous lui avons, bien-sûr, demandé ce qu'il pensait de la guerre en Ukraine.

A notre grand étonnement, il nous répéta quasiment mot-à-mot les thèses du président Poutine, que nous prenons ici pour de la pure propagande. A tel point que je lui dit en plaisantant "Tu pourrais être un espion du KGB"... Mais il paraissait vraiment sincère et avait la gorge nouée d'émotion. Son épouse, à côté de lui, écoutait notre conversation sans rien dire.

A la fin, après le départ d'Olaf, qui allait justement manifester pour l'Ukraine, j'eus un aparté avec son épouse et nous tombâmes d'accord pour dire "Qu'en fait tout cet aspect historique justificatif est secondaire, ce qui compte c'est que l'Humanité se rende enfin compte que la guerre est un malheur absolu et qu'on arrête enfin d'en faire. Car, à la fin, il n'y a ni vainqueurs ni vaincus, il ne reste que des perdants.

Dans chaque peuple se trouve une majorité de braves gens, qui ne demandent rien d'autre que de vivre honnêtement et en paix, et une minorité d'extrémistes et de prédateurs. Si la majorité des citoyens refusait de se faire influencer par les va-t-en guerres, elle pourrait changer le monde avec son bulletin de vote. Rêvons un peu: c'est ce qui pourrait se passer en Palestine et en Israël car les majorités de ces deux peuples ne demandent rien d'autre que la paix et la sécurité.

Durant la discussion avec Wladimir, alors qu'il critiquait vertement les USA et leurs actions guerrières, je lui racontai mon vol dans un B29 appelé Fifi, le même avion qui avait largué les bombes atomiques sur Iroshima et Nagasaki. Quadrimoteur sans blindage aucun et dans lequel j'imaginais les jeunes GI's se faisant arroser par la DCA allemande. Ils avaient du courage ces jeunes, nous pouvons les remercier d'avoir risqué leurs vies pour venir défendre l'Europe en 1944.

Quelques jours après, je tombe sur une chronique nécrologique qui fait remonter ce passé-là:

Lee Fish la soudeuse à l'arc et radioamatrice vient de décéder à l'âge de 100 ans.
 

 

QUOTE

Elle était une opératrice radioamateur (K5FF) réputée avec de nombreux diplômes WAS (Worked All States) et WAC (Worked All Continents). Elle était l'épouse de Fred Fish, W5FF. Ils vivaient dans les montagnes de Manzano au Nouveau-Mexique, près d'Albuquerque.

Lee a reçu le "Better Homes and Garden Award" pour son sandwich à 3 étages. Elle a conçu des vêtements pour elle-même et participait à des événements radiophoniques et de danse.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle était soudeuse à l'arc. En 2013, alors qu'elle signait les portes de la soute à bombes d'un B-25, on lui demanda si elle était "Rosie la riveteuse". Elle répondit "Non, je suis Lee la soudeuse à l'arc" et c'est ce qu'elle écrivit contre la porte de l'avion.

Dans la cinquantaine, elle se passionna pour la natation, la course à pied, le ski et le tennis. Elle aimait aussi les chats. Dans les montagnes du Nouveau Mexique elle a nourri des coyotes, des renards, des écureuils, des oiseaux et des mouffettes.

Elle a également acquis, à 65 ans, un véhicule de camionnage. Par la suite elle écrivit des articles pour "Trucker USA". Elle a également été publiée dans le "Reader’s Digest". Elle a rencontré le président George H.W. Bush et l'astronome Carl Sagan.

Elle laisse dans le deuil ses 3 enfants, ses 4 petits-enfants, plusieurs arrière-petits-enfants et une multitude d'arrière-arrière-petits-enfants.

les photos sont du https://www.ntms.org/ 

UNQUOTE
 


Voilà la vie d'une femme ordinaire et pourtant extraordinaire. Qui pourrait dire, en voyant les photos de cette adorable petite mamy, qu'elle avait vécu une telle vie? Ainsi en est-il de nous tous, peu ou prou, de Wladimir, d'Olaf, d'Alberto, de moi-même.

Amitiés Michel Vonlanthen

 

 

Post scriptum:

- Je vais me plonger dans l'histoire du Dombass et de la Crimée afin de vérifier les dires de Wladimir. J'espère que j'aurai le plaisir d'en rediscuter avec lui, Olaf et Alberto, mes copains.

 

- Olaf est l'un des 3 jeunes qui avaient accroché un drapeau vietcong sur la flèche de Notre-Dame de Paris en 1969.

 

- Alberto est l'hôte de nos journées pic-nic qui nous offrent la possibilité de refaire le monde.

 

 

 

 

La justice, c’est comme la Sainte Vierge

 

(24 heures du 17 janvier 2024)

 

Je vous le dis, 2024 sera une bonne année. Déjà je pense que je verrai mes problèmes de vue et d'ouïe résolus et mes douleurs disparues (imposition des mains peut-être). Mon tour de taille va diminuer (méthode Coué). Et si en plus je pouvais gagner au loto (la main invisible) ce serait du délire. On pourrait encore rajouter quelques bricoles à cette liste. Déjà faire front commun contre le réchauffement climatique (c'est osé je sais), en finir avec les "comptabilités créatives" des multinationales (là vous allez dire que j'exagère vraiment) et voir la paix revenir en Palestine (non là c'est trop).

 

Le meilleur pour la fin:

 

Sortir Julian Assenge et Edward Snowden de leurs prisons en reconnaissance du sacrifice qu'ils ont fait pour tenter de rendre notre monde moins moche. Le Conseil Fédéral pourrait leur accorder le droit d'asile afin qu'ils puissent finir leurs vies paisiblement. Après le déshonneur de l'affaire Crypto et la triple trahison honteuse de notre ministre Myrtille dans la récente affaire de l'UNRWA (démission forcée de son directeur suisse, suppression de l'aide aux Palestiniens, non-divulgation du rapport de l'ONU qui innocentait l'accusé), cela pourrait redorer le blason de la Suisse. Pour finir, notre parlement pourrait revenir sur sa décision de mettre le Hamas sur la liste des associations terroristes empêchant ainsi notre pays de faire son boulot d'entremetteur neutre et il pourrait rétablir  les 10 Millions rabotés à l'aide suisse à Gaza. S'il le faisait, quelle année 2024 nous aurions !...

 

Car "La justice, c’est comme la Sainte Vierge. Si elle ne se manifeste pas de temps à autre, le doute s’installe" (Michel Audiard)
 

 

Le néolibéralisme mondialisé n'est autre que la toute-puissance mondialisée du profit (Edgar Morin)

 

 

 

20240107_Ce qui se passe en Palestine en ce moment...

 

... est la honte de l'Humanité !

 

Il faut que le massacre des Palestiniens par Israël cesse immédiatement et sans conditions, c'est ignoble et insupportable. Ce qui se passe en Palestine occupée en ce moment est la honte de l'Humanité !

 


Photo UNRWA

 

Pour justifier ce carnage, lsraël et ses alliés clament qu'un pays a le droit de se défendre. C'est évident que les Israéliens l'ont ce droit, mais les Palestiniens aussi ! Le problème, c'est que les Israéliens ont une armée surpuissante alors que les Palestiniens n'en ont pas et qu'Israël les bombarde tout en les empêchant de sortir de la ville pour se mettre à l'abri.


Suite à 75 ans d'humiliations, d'injustices et de massacres, le peuple palestinien de Gaza a explosé de douleur et mille d'entre eux, ivres de rage, ont assassiné 1400 Israéliens dans des colonies proches de la frontière le 7 octobre. C'était un acte désespéré car ils devaient bien être conscients que la vengeance israélienne serait terrible. Mais comment pouvaient-ils conserver quelque espoir en l'avenir dans ce pays où l'on n'entre et ne sort qu'avec l'autorisation de l'occupant? Pays surveillé en permanence par des drones qui pulvérisent sans jugement préalable ceux qu'Israël soupçonne d'être des terroristes? Sans l'approuver, on peut tout de même comprendre la genèse de cette crise de folie.

On peut comprendre aussi la peur et la douleur des Israéliens. Restent les proportions de la vengeance: 1400 tués et blessés côté Israël et 80'000 côté Palestine. Auxquels il faut ajouter plus de 250 civils Palestiniens tués en Cisjordanie, tirés comme des lapins par des colons armés jusqu'aux dents et aveuglés par leur foi.

Elle est terrible cette vengeance des Israéliens. J'ai entendu à la TV l'un d'entre eux dire qu'il était écrit dans la Torah que la vengeance était un droit. Et donc il se venge... Il tue sans état d'âme hommes, femmes et enfants palestiniens.

En 5 mois (fév 2024) de bombardements non-stop, les Israéliens ont largué plus que 2 x l'équivalent TNT de la bombe atomique d'Iroshima sur cette ville de 2 millions d'habitants d'où personne ne peut sortir, faisant 28'000 morts et 68'000 blessés. Le gouvernement israélien avait déclaré avoir largué 8'000 Tonnes de bombes durant le premier mois de la guerre, soit 8 kT (8 kiloTonnes = 8 mille Tonnes), ce qui fait 40 kT en 5 mois. Selon le site de L'Union Juive Française pour la Paix, c'est 65'000 Tonnes de bombes qui ont été déversées sur Gaza. Par comparaison, Dresde (1945) c'était 7 kT et 25'000 morts. La bombe atomique larguée sur Iroshima faisait 16 kT d'équivalent TNT et Nagasaki 22 kT.

 

Dresde 7 kT

Iroshima 16 kT

Nagasaki 22 kT

Gaza 65 kT

 

Gaza est sur le point d'être entièrement rasée et son sous-sol détruit (égoûts, canalisations d'eau, d'électricité) et inondé par de l'eau salée. Plus personne ne pourra y vivre pendant des décennies. Où vont s'abriter les Gazaouis cet hiver? Sous des tentes, dans les gravats des bombardements? C'est un désastre humanitaire total. A la différence des précédents, et Dieu sait s'il y en a eu dans l'histoire, ce massacre se passe sous nos yeux, les TV du monde entier nous le montrent en direct. Il semble bien que le but des Israéliens soit de tuer un maximum de Palestiniens et de raser Gaza afin que plus personne ne puisse y habiter pour longtemps. Le but avoué par certains ministres est d'éradiquer la Palestine de ses Palestiniens.


Alors question: peut-on rester indifférents à ce qui se passe dans cette région? Peut-on encore manger nos couronnes des rois comme si de rien n'était? Peut-on ignorer les horreurs que subit ce malheureux peuple palestinien qui a eu la malchance d'être au mauvais endroit au mauvais moment? Peut-on ignorer la peur viscérale qu'ont ces Juifs israéliens qui pensaient enfin avoir trouvé une terre d'accueil où on ne le persécuterait plus? Peut-on ignorer la peur des Juifs du monde entier qui se voient montrés du doigt à chaque fois que quelque chose de terrible se passe en Palestine?

Hélas tout cela aura une conséquence: les familles de ceux qui ont été tués voueront une haine inextinguible aux assassins. Pour un tué ou un blessé, cela fera 10 survivants qui voudront se venger: donc 14'000 en Israël et 800'000 en Palestine! A terme, le plus fort d'aujourd'hui, à force de susciter la haine, deviendra à son tour le plus faible, c'est mathématique. L'histoire nous l'enseigne: la violence n'engendre que la violence, "celui qui a vécu par l'épée périra par l'épée".

La nature n'obéit qu'à une loi: le plus fort mange le plus faible. Le silure mange le brochet, qui mange la truite, qui mange le vairon, qui mange le vers, etc... Voilà maintenant l'Homme arrivé au sommet de la Création. Il est capable d'aller sur la lune, d'inventer le smartphone ou de composer le requiem de Mozart. Arrivés à ce stade ultime de la Création, au top du top, ne serait-il pas temps de réaliser qu'il nous faut changer de paradigme? De partager plutôt que d'accaparer ? C'était le message de Jésus, qu'il soit le fils de Dieu ou pas, ce serait peut-être bien qu'on s'en souvienne.

Il en est de notre salut à tous. Si notre intelligence ne nous sert qu'à inventer des armes de plus en plus meurtrières, qu'à gagner toujours plus d'argent sur le dos de nos semblables tout en détruisant systématiquement la nature qui nous entoure, alors l'Humanité disparaîtra. Nous avons donc tous intérêt à nous partager équitablement les ressources de cette planète.

Pour commencer, il faut que  les Juifs d'Israël comprennent la douleur des Palestiniens et acceptent de ne pas étendre le territoire que la SDN leur a concédé en 1948. Le temps a passé et les Palestiniens d'aujourd'hui ne demandent pas mieux que de pouvoir vivre libres et en paix à côté des Israéliens.

 

Ensuite que les Palestiniens comprennent la peur des juifs d'Israël, quasiment inscrite dans leurs gènes après des siècles de persécutions. Les Palestiniens doivent définitivement accepter le partage de leur territoire avec Israël que leur a imposé la communauté internationale.

Et finalement que les Juifs du monde entier comprennent que personne ne leur veut fondamentalement du mal, mais que c'est leur soutien inconditionnel à la politique de force d'Israël qui est à la base des critiques à leur égard dans leurs pays respectifs. Les gens ne sont pas antisémites, ils ne font que réagir aux injustices qui se passent en Palestine et que la diaspora juive encourage, ou du moins ne réprouve pas.

Réfléchissons à tout cela! Après ce qu'ils ont subi, les Palestiniens ont maintenant le désir de vivre en paix, le 95% d'entre eux le dit. Même le Hamas, en 2017, a finalement reconnu l'existence d'Israël dans ses statuts. Les Israéliens, de leur côté, ne demandent rien d'autre que de pouvoir vivre paisiblement dans leur part de Palestine, le 80% d'entre eux le disent. Il faudra du temps pour que les douleurs et les peurs s'atténuent, mais ce jour espéré arrivera si tout le monde y met du sien.

Si Israël cessait d'occuper et de coloniser la Palestine, une paix définitive pourrait rapidement s'établir entre ces deux peuples. La liberté de vivre librement dans leur propre pays et la prospérité économique revenue calmeraient toute velléité de guerre chez les Palestiniens. Et les Juifs du monde entier ne seraient plus montrés du doigt, ils pourraient enfin  vivre sans peur.
 

La paix est le seul horizon possible.
Sinon nos petits enfants connaîtront des malheurs terribles en Israël.

(Ytzhak Rabin, assassiné par un  extrémiste juif en 1995)

 

 

Mis à jour le 17 février 2024

 

Mal adapté parce que trop bien nanti, néfaste à l'équilibre biologique de la planète, l'être humain  serait-il en définitive une erreur de la nature? (Hubert Reeves)

 

20230208 - le Courrier de Genève

 

Je n'ai pas envie de condamner ou de justifier. Il faut que ces crimes de guerre cessent (Raya)

 

20231113_Gaza, I have a dream

 

Dans le 24 Heures du 13 novembre:

 

Ne devrait-on pas imaginer que la vengeance appelle la vengeance et qu'elle n'a pas de fin?

 

Suite...

 

Une injustice ne peut pas être rachetée par une autre injustice (Anjuska Weil)

 

20231023_Des bancs, des bancs et des bancs !

 

(24 Heures du 31 octobre 2023)

 

Dans la rue, C'est sympa de trouver un  banc pour se reposer un instant. Si quelqu'un s'y trouve déjà il vous fait une petite place et une discussion sympa peut éventuellement s'engager. Tout cela est bon pour la santé.

 

Dans un musée ou une exposition, s'asseoir sur un banc permet d'admirer les oeuvres sans gêner ceux qui sont pressés. C'est agréable de pouvoir détailler un tableau sous toutes ses coutures sans être bousculé. Il y a même un aspect spirituel dans cette démarche. A Plateforme 10, le nouveau musée de Lausanne, il n'y a aucun banc dans les salles d'exposition alors qu'il y en avait dans l'ancien Musée des Beaux-Arts de la Riponne!

 

Lorsque vous devez attendre, trouver un banc pour s'asseoir devient impératif, quel que soit son âge car rien n'est plus désagréable de se faire bousculer par des passants pressés lorsqu'on doit sois même rester debout et immobile. C'est typiquement la situation qui arrive sur un quai de gare car des gens pressés de prendre leur train côtoyent des gens immobiles qui attendent le leur. Et c'est là que les génies des CFF ont décidé de supprimer les bancs de leurs quais de gare! Alors comment faire lorsqu'on est âgé ou handicapé? On attend debout sur ses béquilles et on gêne tout le monde?

 

Et puisqu'on parle des gares, si on ne peut pas s'y rendre autrement qu'en voiture, comment faire pour y amener quelqu'un? Toutes les places de parc sont systématiquement supprimées par les génies des CFF et les places de dépose rapide reléguées dans des endroits éloignés laissant les quais inaccessibles si on a de la peine à porter sa grosse valise ou si on doit abandonner son véhicule un instant pour accompagner des enfants ou des handicapés. On fait comment si on habite loin d'une gare et qu'on n'a pas de transport public efficace pour y aller? Puisque les génies des CFF ignorent la signification du mot "interface", on se rend à sa destination en voiture? C'est ça la solution de ces génies pour rendre les trains agréables?

 

Mesdames et Messieurs les Municipaux, Mesdames et Messieurs les génies des CFF, je ne vous salue pas!

 

Le cosmos est-il infini ? Le cosmos je ne sais pas, mais la bêtise humaine oui ! (Albert Einstein)

 

Bombes et centrales atomiques

 

J'ai été voir Oppenheimer, le film de Christopher Nolan. Très décevant, et disons-le, même lénifiant. En fait ce film, qui est censé relater l'histoire de celui qui avait dirigé le projet "Manhattan", le développement de la première bombe atomique, n'est en fait que la relation de ses démêlées avec Lévy Strauss, son ennemi politique, qui tentait de le faire passer pour un communiste et qui a finalement réussi à lui faire retirer son accréditation.  Pour connaître la vraie histoire de la bombe atomique, il faut regarder la vidéo qu'a diffusée Arte,  réalisée et produite par Rushmore Denooyer et Kirk Wolfinger:
 

The Bomb https://www.arte.tv/fr/videos/079408-000-A/la-bombe/

 

En recherchant récemment des informations sur ce sujet sur Internet, j'ai découvert que ce qui était secret défense au moment où je devais les enseigner il y a 50 ans était maintenant déclassifié. En voici un résumé et des photos inédites.

 

Un peu de théorie

 

Les centrales atomiques 

Les accidents (centrales)


La bombe atomique

Les accidents (bombe)

 

 

C’est le commencement qui est le pire, puis le milieu, puis la fin, à la fin c’est la fin qui est le pire (Samuel Beckett)

 

20230824_Arnaque à la porte

 

Aujourd'hui 2 jeunes toquent à ma porte et me demandent de soutenir la SVPA (Société Vaudoise de la Protection des Animaux) dans sa demande au Canton de construire un super chenil afin  de recueillir des animaux abandonnés en Suisse Romande. Au départ pas question d'argent, seulement une signature sur leur tablette. 

 

Ca se gâte lorsqu'ils me demandent si je veux faire un petit don et me demandent mon IBAN. Je finis par comprendre que c'est pour qu'il puissent prélever l'argent promis directement sur mon compte. Leur donner toutes ces informations et cette autorisation de prélèvement sans même que j'aie une preuve de leur identité? Ils me prennent pour une poire ou quoi?

 

Ils me répondent que c'est sécurisé et que ça fait 20 ans qu'ils fonctionnent comme cela. Je leur répond que l'IBAN n'a même pas 10 ans d'âge! Grand silence. Et "sécurisé" je veux bien mais qui me dit qu'une fois ma signature obtenue, ils ne vont pas modifier la somme que je leur ai promis et y rajouter quelques zéros?

 

La fille (qui parle comme une mitraillette alors que son copain Djalil se tait et sourit) me montre alors une carte de légitimation dont le nom ne correspond pas à celui qu'elle m'a donné et qui ne fait nulle mention de la SVPA. Je clos la discussion et ils s'en vont.

 

Moralité: Heureusement qu'ils ont demandé l'IBAN de mon compte, sans cela je signais (mes coordonnées) sans lire les petits caractères qui mentionnaient l'autorisation de prélèvement. Leur insistance à ce que la banque de la SVPA puisse reconnaître que j'étais bien une personne physique et pas un robot grâce à mon IBAN m'a mis la puce à l'oreille. Mais c'était moins une, ils étaient sympas ces petits jeunes...

 

Règle de base:
Ne rien signer sans avoir entièrement lu et compris
ce que vous avez à signer !

 

Renseignement pris auprès de la SVPA le même jour, ces gens ne sont pas envoyés par elle.

 

Une semaine auparavant c'était une jeune femme qui passait pour me demander de soutenir Pro Natura. Et il fallait aussi lui donner un tas de renseignements ce que j'ai refusé. Pro Natura m'a cependant confirmé par la suite qu'elle était bien leur envoyée. Il faut que je me méfie de la parano!...

 

 

Ce qu'on a coutume d'appeler la politique n'est que le catéchisme de la combine et du maquignonnage
(François Mitterrand)

 

20230727_Les oreilles israéliennes en Suisse
 

Ou comment le Service de sécurité suisse offre sur un plateau le secret de nos télécommunications aux Israéliens.

 

Les oreilles israéliennes de la Suisse (vidéo)

 

En 2023, le nouveau logiciel israélien d'espionnage des télécommunications de la firme israélienne Verint va être mis en service en Suisse. Compte tenu des antécédents judiciaires de cette entreprises aux USA, c'est un risque majeur pour la sécurité de nos télécommunications. Voir le précédent du logiciel espion israélien Pegasus. Alors question: Y a-t-il parmi nos élites gouvernementales quelqu'un qui comprenne quelque chose à la technologie des télécommunications? Nos décideurs sont-ils stupides ou corrompus?

 

On peut vraiment se poser la question suite à la conclusion du contrat de cloud suisse par le Conseil Fédéral avec les GAFAM américains (Microsoft, Amazon, etc.). Parce que ça aussi c'est livrer sur un plateau aux USA tous les secrets de notre Economie, de notre Armée et de nos vies privées. Rappelons que le "Patriot Act" oblige toute entreprise américaine à laisser une entrée sur ses données à la NSA, qu'elle soit aux USA ou sur sol étranger!

Dans la même veine, les avions F35 que notre armée vient d'acquérir transmet des données de vol en temps réel à son constructeur US. Les Américains sont nos amis mais tout de même, il n'est pas inutile de se rappeler comment ont été traitées nos banques lorsque les USA leur ont fait payer des milliards d'amende. Ces dernières n'ont eu d'autre alternative que de payer puisque les USA savaient tout de leurs communications internes. Comment? Se poser la question c'est y répondre...

 

L'ère industrielle a pu tranquillement développer, sous le couvert d'un libéralisme fort prisé, un système monstrueux d'esclavage (François Mitterrand)

 

Démographie, pénurie de personnel? (24 Heures du 2 mars 2023)
 

Les entreprises crient au loup, elles manquent de personnel. Des hôpitaux  doivent même fermer leur service d'urgence devant l'affluence de patients. Trois explications à cette situation dont une à laquelle personne ne pense. Primo les patrons tirent trop à la corde en imposant des cadences de travail infernales qui poussent leurs employés à changer de métier. Secundo les salariés travaillent comme des bêtes et ne sont pas rémunérés à hauteur de leur sacrifice. Et pour terminer par mon hypothèse: le problème n'est pas seulement provoqué par un manque de personnel mais surtout par une augmentation du nombre de patients/clients. Faisons les comptes: Chaque année 80'000 travailleurs de l'UE arrivent en Suisse et y restent. Nous hébergeons actuellement 80'000 réfugiés ukrainiens + 30'000 d'autres pays. Total 190'000 nouveaux habitants, à qui il faut fournir un logement, qu'il faut nourrir, habiller, instruire, soigner et éliminer les déchets. Vous ne croyez pas que cela explique les difficultés actuelles à trouver un appartement ou à obtenir un rendez-vous chez un médecin? Il y a trop de monde à loger et à soigner, rien d'autre! Il serait temps qu'on prenne conscience du problème de l'augmentation exponentielle et incontrôlée de la population. Nous ne pouvons pas renvoyer des réfugiés à leurs guerres, ce serait inhumain, mais nous pouvons cesser de faire de la promotion économique et d'encourager les entreprises étrangères à s'installer chez nous à coups d'avantages fiscaux. Cela ne plaira pas aux affairistes mais ce serait déjà un bon début...

 

Les miroirs devraient réfléchir un peu plus lorsqu'ils renvoient une image (Jean Cocteau)

 

Se vacciner ou pas?


La pandémie de Covid-19 fait rage dans le monde. Elle a trois conséquences: Primo elle tue (5 millions de morts dans le monde au 31 octobre 2021). Secundo elle engorge les urgences des hôpitaux car ceux qui sont atteint du Covid doivent être mis aux soins intensifs. Et tertio, les précautions à prendre pour enrayer la contagion gênent considérablement l'économie d'où pertes financières, faillites d'entreprises et chômage.

 

On pourrait laisser la nature faire son travail car ceux qui sont atteint du Covid et qui en guérissent sont immunisés. Mais cela voudrait dire subir la pandémie durant de longues années car le processus est très long. Il y aurait beaucoup de décès car soit on meurt du Covid, soit on en en réchappe et on est immunisé. Il y aurait des dizaines de millions de morts (50 millions pour la grippe espagnole de 1918, la moitié de la population mondiale avec la peste noire). A noter que l'immunisation diminue d'un quart tous les 3 mois qui suivent le second vaccin et que plus le temps passe, plus le virus mute, ce qui affaiblit l'immunité.

 

Il faut donc faire quelque chose pour accélérer le taux d'immunisation de la population et pour cela il n'y a qu'une solution: la vaccination.

 

Le nouveau type de vaccin dit "ARN messager" a été développé en une année mais il est considéré comme sûr par les professionnels (chez les jeunes, il n'y a qu'un cas d'endocardite sur 1 million de vaccinés). Ses résultats sont tellement prometteurs qu'il va être appliqué à d'autres maladies, notamment le cancer et les maladies auto-immunes. Voir l'émission d'ARTE (30.10.2021): L'ARN messager: une révolution médicale.

 

Il y a certes des gens qui refusent toute vaccination, pour des questions religieuses notamment. Normalement, à titre personnel, chacun est libre de prendre la décision qui lui convient, mais pas dans le cas du Covid  car là c'est une question de devoir civique. La population dans son ensemble doit être immunisée au plus vite ce qui implique que chaque citoyen participe à l'effort commun. Dans un pays en guerre par exemple, chaque citoyen doit participer à la défense de son pays, il n'a plus le choix, qu'il soit anti-militariste ou pas. Lorsque le danger est  maximum, la nuance n'est plus de mise, chacun peut le comprendre.

 

On pourrait gloser à l'infini sur les libertés, les discriminations, le respect de la vie privée qu'impose une vaccination collective, mais ce sont là des gamineries. Notre société est en danger, il faut qu'elle se défende, l'ensemble des citoyens se doit d'y participer!

 

La suite est simple: on fait ses deux piqûres de vaccin et on pourra presque vivre normalement. C'est indolore,  c'est gratuit et ça vous empêchera éventuellement de mourir (ou vos enfants, parents ou amis).

Franchement que veut-on de plus?
 

Article du Temps (29.10.2021): A quel point les personnes vaccinées transmettent-elles le Covid-19?

 

 

 

Arguments des opposants (votation du 28 novembre 2021)

  1. La soit-disante "surveillance de masse"

    "La Confédération assure, en collaboration avec les cantons, l’existence d’un système de traçage des contacts (système TTIQ3) qui fonctionne dans toute la Suisse."

    Ce système de traçage ne permet que de savoir si quelqu'un a croisé le chemin d'une personne contaminée. Les deux doivent avoir cette application installée sur leur smartphone pour que cela fonctionne. La détection se fait par Bluetooth. A un moment donné, l'Etat ne connaît que le lieu, la date, l'heure du croisement ainsi que les numéros codés des deux téléphones. Ces données n'ont pas à être mémorisées sur un serveur. Et même si c'était le cas, il n'y a là rien de vraiment dangereux pour la vie privée il me semble!...
     

  2. La soit-disante "Vaccination permanente"

    Si le virus ne disparaît pas de la circulation, c'est clair qu'il faudra peut-être se faire vacciner une troisième, voire une quatrième fois. C'est logique car tant que le virus est là, il faut s'en protéger. Mais de nouvelles protections, comme la pilule qui diminue de 50% le risque de maladie grave, apparaissent et remplaceront peut-être  la vaccination. De toute façon cela vaut mieux que de perdre un être cher par manque de protection, votre enfant ou votre conjoint-te par exemple.

     

  3. La soit-disante "Discriminisation des gens"

    De grands mots pour pas grand'chose car, en effet, ceux qui ne voudront pas se faire vacciner seront empêchés d'entrer où ils veulent.

    Mais d'une part c'est la sécurité que demandent ceux qui disposent d'un pass Covid de ne pas côtoyer des gens non-vacciné pour ne pas risquer une contamination.

    Et d'autre part, il en est comme de tout: pour certaines tâches il faut disposer d'une autorisation. Par exemple, il vous faut un permis pour être autorisé à conduire une voiture, un permis de pêche pour pouvoir pêcher, etc.. Il ne viendrait à l'idée de personne de hurler à la discrimination pour cela!...

    Honnêtement, à partir du moment où la vaccination est indolore, gratuite et qu'elle vous protège des conséquences d'une maladie grave, pourquoi la refuser? C'est stupide, et même insultant pour tous ceux qui aimeraient se faire vacciner et qui ne le peuvent pas, dans les pays émergeants par exemple.

Textes de la votation
 

 

Plus je sais ce que je veux, moins je veux ce que je sais (La Chat, Philippe Gelluck)

 

Homosexualité et surpopulation

(Et comment j'ai décidé de voter oui)

 

Par nature, je suis d'esprit scientifique, carthésien et j'aime faire la synthèse des choses afin d'en tirer des règles. Je viens de le faire tout récemment avec la question de l'homosexualité à l'occasion de la votation sur le "Mariage pour tous".

 

Pendant longtemps, je considérais l'homosexualité comme une erreur de la nature, une sorte de bug. Lorsqu'on étudie l'évolution darwinienne, on constate que la nature n'obéit qu'à une seule règle: sa perpétuation. A partir de la première trace de vie amenée sur terre probablement suite à la chute d'une météorite, la vie s'est constamment développée en tendant vers la perfection selon une règle immuable: naissance, vie et mort.

 

C'est à la naissance que les caractéristiques du nouveau-né lui sont données puisqu'il hérite des gènes de ses parents. S'il n'y avait pas les rayons cosmiques, un enfant ressemblerait exactement à la synthèse des gènes de ses géniteurs. En principe, il ne peut qu'hériter des caractéristiques de ses parents et rien d'autre. Sauf qu'il y a les rayons cosmiques qui bombardent la terre en permanence et qui peuvent faire muter un gène lorsqu'ils le frappent. C'est ce que nous appelons le hasard de la naissance qui rend chaque être identique à ses parents sauf si un de ses gènes a été modifié de cette façon (ou d'une autre, on ne connaît pas tout). C'est ce qui explique les malformations, les maladies et le dimorphisme.

 

La nature tente en permanence d'améliorer une race, elle fait des "essais" qui, quelquefois réussissent mais aussi échouent et, dans ce cas, amènent la race dans un cul de sac et à sa disparition à terme. On peut le comprendre facilement lorsqu'on étudie l'évolution des humains. Que de changements et de disparitions de branches au fil du temps! Il y a quelque 40'000 ans, la  branche des homo sapiens sapiens (nous) a remplacé et fait disparaître celle des hommes de Neanderthal. Nous sommes donc les héritiers de toutes les races d'homo qui se sont développées puis éteintes depuis les quelque 5 millions d'années que nous existons. Conclusion: Nous sommes  l'aboutissement de l'évolution des êtres vivants depuis le premier amibe jusqu'à l'être pensant extraordinairement complexe que nous sommes. Tout ce qui vit à part nous dans la nature, animaux, plantes, n'est que le fruit de la biodiversité, c'est-à-dire de branches qui ont divergé à partir d'un tronc commun mais qui n'ont pas disparu car elles étaient viables et se sont développées de leur côté. Mais nous ne sommes rien d'autres que des animaux, certes au sommet de l'Evolution, mais des animaux tout de même.

 

On peut déjà en tirer un enseignement: la Création dans le sens biblique du terme n'est qu'un mythe. Les religions ont développé ce concept pour tenter d'expliquer le pourquoi de notre présence sur terre au moment où la science n'était pas capable de le faire. L'ignorance crée l'angoisse et c'est ce qui a poussé l'Homme à imaginer Dieu, ce qui a créé du même coup un  formidable outil de pouvoir. En fait, la religion ne fait rien d'autre que d'instrumentaliser la spiritualité dont chacun d'entre nous a besoin.

 

Mais revenons-en aux homos! Jusqu'à présent, je considérais que l'homosexualité était une erreur de la Nature puisqu'elle impose que seuls deux êtres de sexes opposés  peuvent se reproduire et engendrer des enfants. Bien-entendu je me suis toujours gardé de sortir ce terme face à un homosexuel, je ne suis pas un monstre! C'est à l'occasion d'une discussion sur la votation "mariage pour tout" que je m'en suis ouvert auprès d'un ami de bon conseil et que celui-ci a contredit cette assertion. Non, l'homosexualité n'est probablement pas une erreur de la Nature mais peut-être une volonté délibérée destinée à réguler les natalités! Et pour ce faire, elle crée des êtres privés de la capacité de se reproduire. Voilà une théorie bien plus satisfaisante et moins cruelle que celle de l'erreur! Je l'a faite mienne.

 

Restait encore un point à résoudre afin de choisir le camp du oui ou du non. Un des aspects du texte sur lequel nous allions voter était celui des enfants. Puisque les homosexuels sont crées par la Nature afin de ne pas pouvoir procréer, ce serait la contredire que de leur octroyer les moyens de le faire en passant par les dons de sperme et les mères porteuses. Et puis ça me gênait que le terme de "père" disparaisse du vocabulaire au profit de "autre parent". J'ai donc hésité pendant quelques temps entre le oui et le non. OUI sans réserve au mariage des  homosexuels car ce ne serait que justice qu'ils aient les mêmes droits et devoirs que les hétérosexuels. Mais NON à la procréation artificielle.

 

Un éditorial du magazine Femina dû à la plume de Julien Pidoux m'a fait pencher du côté du oui qui mettra définitivement fin aux souffrances des homosexuels. C'est, en quelque sorte, faire le choix de l'amour plutôt que de la suspicion. Du soupçon que les gays, que la nouvelle loi privera de procréation artificielle, n'en restent pas là et exigent qu'on les mette à égalité avec les lesbiennes en autorisant les mères porteuses.

 

Ce plaidoyer pour le mariage pour tous était tellement touchant qu'il a ouvert le chemin de mon coeur. Il n'était plus possible pour moi de continuer à laisser souffrir ceux que le hasard de la Nature avait choisi pour les priver de procréation. J'ai donc donné mon oui tout en me faisant une promesse: si les gays tentaient dans le futur de rendre légal la procréation par mères porteuses, ils me trouveraient sur leur chemin. Sans cela toute ma théorie, par conséquent mon équilibre intellectuel, s'en trouverait réduit à néant. Car si la Nature crée certains de ses enfants non-procréatifs afin de limiter les naissances, ce serait un auto goal que de leur donner une possibilité de le faire. C'est peut-être cruel de le dire comme cela mais les homosexuels peuvent adopter des enfants s'ils veulent en avoir. Ils assouviraient ainsi leur désir d'enfants tout en faisant une bonne action. Ils sauveraient des enfants du malheur de n'avoir pas de parents tout en n'augmentant pas la population mondiale, tâche que la Nature leur a attribué. Il y aurait trop de dangers pour la pérennité de l'Humanité que d'autoriser la procréation artificielle. Dangers biologiques mais aussi le plus dangereux d'entre tous: la surpopulation.

 

La Nature a trouvé le moyen de l'homsexualité pour réguler la natalité, respectons-le car la surpopulation mondiale est à la base de toutes les avanies qui nous atteignent en ce moment. Il faut à tous prix stopper cette évolution démographique qui mène l'Humanité à sa perte.
 

Le problème de l'évolution délétère du climat survient parce que la terre est trop peuplée. Jusqu'à présent, la nature pouvait éliminer d'elle-même la pollution que nous générions, mais c'est fini, nous sommes trop nombreux et chacun génère son quota de CO2. Si l'Humanité en produit plus qu'elle ne peut en éliminer naturellement, les pollutions s'accumulent, les taux grimpent, et  finissent par dérégler le climat. Imaginez la hauteur du tas de cacas produit par 8 Milliards d'êtres humains chaque jour! 
 

Il en est de même pour les pandémies. Les virus sont latents parmi la population mais ne s'activent que lorsque le nombre de porteurs devient suffisent pour démarrer une réaction en chaîne de pandémie. Mais si la population augmente trop, les virus se transmettent plus facilement et s'activent. Ce sont les épidémiologistes qui le disent. La séries de vaccins ne fait que de commencer...

 

On va, on vient, on fait des livres, on envoie des tas de salutations à Pierre et à Paul, on attend la gloire, la fortune, et on claque en chemin (Paul Léautaud)

 

 

On arrête de construire et on recycle l'existant

(Tiré d'un message Facebook de Béatrice Graf)


Une phrase à méditer car pourquoi construit-on frénétiquement actuellement? Pas pour loger des gens, les courbes de natalité en Suisse sont quasiment plates. La population autochtone augmente assez peu en fait.
 

Par contre, elle augmente à cause de l'importation constante de nouveaux travailleurs venant essentiellement de l'Union Européenne. Chaque année, c'est entre 50'000 et 80'000 nouveaux travailleurs qui viennent s'installer en Suisse, année après année. Cela signifie qu'en 10 ans la population de la Suisse croît de 650'000 nouveaux habitants en moyenne.
 

Et pourquoi cette "importation" sans fin de nouveaux travailleurs?

(que la population, en votation, avait décidé de limiter, soit dit en passant)

Pour rentabiliser les logements que l'industrie immobilière construit frénétiquement. La boucle est ainsi bouclée: on construit des logements parce qu'on veut faire des affaires (et pas parce qu'on en a besoin). Afin de les louer, on suscite la venue de population étrangère. Tout le système économique est complice puisque chaque nouvel habitant de notre pays est un nouveau consommateur. Les grands distributeurs, notamment, sont aux anges, leurs bénéfices augmentant en proportion de ces nouveaux clients. L'Etat est content puisque cela fait de nouveaux contribuables.

Mais alors où est l'erreur si tout le monde est content?

L'erreur c'est que ce faisant, les possédants font des affaires mais les nuisances sont pour la population.  Entre autres les frais d'infrastructure induits par les nouvelles constructions (impôts communaux), densification outrancière des quartiers où le goudronnage remplace les caisses à sable, trafic automobile démentiel aux heures de pointe, moins de places de parc, augmentation des déchets de toutes sortes, pollution de l'air qu'on respire et de l'eau qu'on boit, tarissement des matières premières (trop peu pour trop de monde), concurrence néfaste sur les salaires (qui n'augmentent plus) et sur les loyers (qui ne font qu'augmenter), etc, etc.
 

En fin de compte, l'augmentation de la population signifie qu'on doit caser plus de gens sur un territoire non extensible. Il faut donc se serrer pour faire de la place aux nouveau-venus. La population d'origine doit sacrifier son propre bien-être pour que les toujours plus riches gagnent toujours plus d'argent.
 

Je simplifie bien-sûr, mais cela mérite réflexion non?

 

Tout ce qui n'est pas donné est perdu ()

 

Le tout numérique, un paradis pour les escrocs!

(3 juillet 2021)

 

Avec la numérisation, l'escroquerie devient trop facile puisque tout est basé sur des transactions qui ne laissent de traces que dans les serveurs des émetteurs, les clients, eux, n'ont plus aucun moyen de prouver leur innocence, voire leur bonne foi puisqu'ils ne reçoivent plus de reçu papier.

Exemple de ce matin: le parcomètre de ma plage préférée ne me délivre pas de ticket de parcage alors que mode d'emploi de la borne il indique qu'il faut le prendre. Je pose la question à l'agent de sécurité que je croise et il me dit que c'est normal, tout est enregistré sur leur serveur, plus besoin de ticket. "D'accord" lui répondis-je, "mais comment puis-je prouver que j'ai bien payé ma taxe s'il y a un problème?". "Mais il n'y a pas de problème possible puisque tout est enregistré chez nous" me répondit-il.
   Oui mais: récemment, un client s'est trompé d'un chiffre en enregistrant le No de plaque sa voiture et il a pris 50.- d'amende. S'il avait eu un ticket, il aurait pu prouver qu'il avait bel et bien payé sa taxe de parcage et son amende aurait été sans fondement. Sa réponse: "moi je fais mon boulot, si vous avez un problème contactez la Municipalité!". 

 

Et je ne parle pas des paiement sans contacts qui deviennent le paradis des escrocs car on peut acheter des terminaux portatifs pour presque rien (39.90 chez Fust) et on peut simuler un paiement simplement en se positionnant derrière quelqu'un et en approchant son terminal portatif de sa poche arrière (où il a sa carte de crédit muni d'une puce sans contact). Comme ce sont de petites sommes on ne remarque pas forcément les vols et comme, par définition, on n'a pas de reçu, c'est impossible de prouver qu'il y a erreur!...
   Pour recevoir l'argent ainsi débité, il suffit de s'inscrire auprès du producteur du terminal, à Londres, et avoir un compte de smartphone. On n'est pas obligé de prouver son identité. C'est vraiment trop facile...
 

Ca va être beau lorsque ceux qui y ont intérêt auront réussi à éliminer le cash! Ne riez pas, avant-hier au cinéma Pathé, on ne pouvait plus acheter de billets à la caisse, dorénavant uniquement réservée au paiement des boissons et popcorns, il fallait utiliser leurs terminaux et payer par carte!...


Moralité: Si on ne réagit pas, on va tout droit vers la tonte intégrale des moutons!...

 

Il y a deux sortes de justice: vous avez l'avocat qui connaît bien la loi, et vous avez l'avocat qui connaît bien le juge (Coluche)

 

Il paraît que la Poste était un service public
(Mail envoyé au SAV de La Poste le 25 juin 2021)

Je commande et reçoit fréquemment des colis postaux à titre privé ou pour mon entreprise, mais vos facteurs ne les livrent plus que très rarement à la porte. Hier j'en attendais impatiemment un mais le facteur ne me l'a pas livré à la porte, il s'est contenté de glisser une "invitation à retirer un envoi" dans la boîte, ce qui m'a obligé à attendre le lendemain pour aller le récupérer moi-même à la Poste de Bussigny.

Il avait pourtant dû descendre de son véhicule, remplir le formulaire et le glisser dans ma boîte aux lettres. Puisqu'il avait mon colis en mains, cela ne lui aurait pas pris plus de temps de parcourir 5 mètres jusqu'à ma porte (de plein pieds) et de me le remettre en mains propres. Il aurait même pu recevoir un pourboire et au minimum être reçu avec un grand sourire. Au lieu de cela, il est tristement reparti avec le colis, l'a mis dans sur l'étagère "colis à livrer" de votre bureau de poste, a dû donner le double de son formulaire à sa collègue, qui a dû à son tour le mettre dans un classeur (j'ai vérifié) et ensuite subir ma réclamation. Que de temps et d'énergie perdus!

Mais ce n'est pas tout.

Le lendemain j'ai donc dû aller récupérer mon colis au bureau de poste en voiture. Celle-ci est trop loin pour y aller à pieds (20 minutes car c'est en pente) et en revenir avec un colis en mains. Cela m'a pris du temps, bien 30 minutes car il y a le trajet aller-retour (et Bussigny est maintenant limité à 20km/h au centre), il faut trouver une place de parc devant la Poste, aller payer au parcomètre, revenir à la voiture pour afficher le justificatif et enfin aller faire la file dans le bureau de poste. Ensuite il faut expliquer "mon histoire" à la préposée, lui présenter le formulaire, lui montrer ma carte d'identité qu'elle me réclame, signer sur l'appareil de paiement par cartes, pour pouvoir enfin rejoindre mon véhicule mon colis en mains.

Pertes de temps donc mais aussi pollution avec mes gaz d'échappement. La Poste se trouve à 1km de chez moi ce qui fait 2 km de voiture au total, sans parler des allers-retours en attendant qu'une place se libère.

Et tout cela pourquoi?

Parce qu'un technocrate (probablement adepte du "new public management" néo-libéral) a confondu une entreprise de service public financée intégralement par ses citoyens-clients (qui sont captifs en plus) avec une société anonyme dont le directeur joue sa place s'il ne fait pas faire plus de bénéfice cette année que la précédente. Je ne connais pas le salaire de votre actuel directeur Roberto Cirillo mais je peux comprendre que ce soit sa seule préoccupation puisque celui de Suzanne Ruoff, votre ancienne directrice, avait vu son salaire passer de 1'059 million à 766'700 Fr en 2014!

Conclusion:

J'en ai maintenant assez de ce service postal tel que vous le concevez. En plus du gaspillage de temps et d'argent et de la pollution que votre méthode de  distribution génère, comment vont faire les personnes âgées pour recevoir des colis? Aller à pieds à la Poste et faire la file avec leurs déambulateurs?

Je suis désolé de le dire mais votre méthode de distribution viole votre devoir de service public et discrimine une partie importante de la population. Et du point de vue de pure technique postale, vous générez d'importantes pertes de temps et d'argent et provoquez une pollution dont on se passerait bien en cette période de réchauffement climatique.

Vous pouvez dire à votre directeur que je ne le salue pas et qu'il peut commencer à trembler pour sa place!

PS (ne faisait pas partie de l'E-mail):
J'ai trouvé une technique d'envoi de colis bien plus efficace lorsque je commande par Internet: faire livrer le colis à l'antenne locale du vendeur, à Renens (Les Baumettes) en l'occurrence. J'ai commandé mon produit et le lendemain matin je recevais l'avis que je pouvais aller le prendre à Renens. Hyper-rapide et service sympa. En cas de problème ou de retour, je n'ai qu'à rapporter le colis à Renens et l'entreprise s'occupe de tout gratuitement.

Adieu La Poste et ses méthode dignes des hommes des cavernes!

 

L'ennemi est bête, il croit que c'est nous l'ennemi, alors que c'est lui (Pierre Desproges)

 

A Lausanne, se tromper de jour de ramassage des poubelles
coûte 450 Fr !
(25 juin 2021)

 

C'est arrivé à une dame de ma connaissance qui a déposé son sac poubelle un jour trop tôt sur la rue. Elle a reçu une amende de 250 Francs et deux semaines après une facture de 200 Francs pour les frais, soit 450 Fr au total. Et tout cela parce qu'elle s'était trompée d'un jour!

 

Ne pourrait-on pas en revenir à une relation plus humaine entre l'administration et ses administrés? Par exemple, puisque c'était la première infraction de cette dame, lui envoyer un avertissement plutôt qu'une sèche amende, ou au pire la convoquer au poste pour la sermonner? Et puis 450 Fr c'est énorme, cela représente quasiment un mois de nourriture pour une retraitée! C'est hors de proportion car alors à combien devrait se monter une amende pour trafic de drogue?

Je viens d'ailleurs de lire dans le 24 heures de ce jour qu'un navigateur descendant de son voilier à Ouchy s'était fait ponctionner 150 Fr parce qu'il avait mis un sac plastic contenant les restes de son pic-nic dans une poubelle. Motif des deux cerbères qui l'ont interpellé: s'il n'avait été qu'un simple promeneur à pieds cela aurait passé mais pas après avoir pic-niqué sur un bateau, il aurait dû trier!...

La série continue:

  • Je viens de me prendre une amende de 250 Fr  parce que j'ai empiété sur un feu rouge de 0,81 seconde,
    ce qui correspond à-peu-près à une distance parcourue de10 cm. Question: quelle est la précision de leur radar? Je n'ai même pas tenté de discuter car, expérience faite, ils auraient peut-être soustrait 50.- à  l'amende mais rajouté 100.- de frais!... On ne peut pas discuter avec la police, il faut contester l'amende par écrit et se faire convoquer par un juge qui vous facture son termps.
     

  • Deux dames ont pris chacune 275.- d'amende parce qu'elles ont tardé à valider leurs billets dans un bus. Elles l'ont fait avec 16 secondes de retard selon les contrôleurs! (24 heures du 5.10.2021)

Il deviennent fous à Lausanne! 

C'était quand-même le bon temps lorsqu'on pouvait en parler avec le policier qui vous avait collé et lui expliquer les circonstances du délit. Dans mon cas, c'était à la montée et l'automobiliste qui me précédait avait tardé à démarrer. Je n'avais fait que de suivre.

 

Avec la généralisation des 30km/h à partir de 22h à Lausanne, il faudra vraiment faire attention car si vous faites 10 km/h de trop par inattention, par exemple à la descente, il vous en coûtera 250.- ! Triste monde! Il ne faut pas s'étonner que les relations citoyens-force publique se crispent car elle ne vous laisse rien passer, c'est directement le coup de massue. Et dire que c'est un gouvernement de gauche, censé être à l'écoute des citoyens!

 

La femme est le chef d'oeuvre de Dieu, surtout quand elle a le diable au corps (Alphonse Allais)

 

On n'avait pas le droit d'être heureux ce dimanche de votation!
(13 juin 2021)

Avec les deux initiatives refusées la question était pourtant simple: Voulons-nous stopper sans attendre la pollution de nos nappes phréatiques et pouvoir re- boire une eau buvable d'ici quelques années?

 

Parce qu'à Bussigny par exemple on a dû changer de source, la nôtre étant polluée par les pesticides. Maintenant mon eau du robinet a un sale goût et la couleur de la rouille. Refuser ces initiatives est donc dramatique parce que maintenant le degré de la pollution de nos eaux va continuer de croître.

 

Les seuls qui pouvaient vraiment sabler le champagne ce dimanche, c'était les producteurs de pesticides et les vendeurs d'eau en bouteilles. Quant-aux paysans, instrumentalisés par leurs fournisseurs, ils ont perdu une occasion de réformer à leur bénéfice leur outil de travail car il est clair que la Confédération aurait subventionné  leurs réformes.
 

Comme d'hab, le bon peuple bien gentil et obéissant s'est fait berner par ceux qui ne voient qu'argent et bénéfices dans la vie.

 

Toutes mes tentatives de régime se sont soldées par un bide ! (Philippe Gelluck)

 

Pandémie
(13 avril 2021)

De mon point de vue, le Conseil Fédéral pourrait sans danger autoriser l'ouverture sélective des salles de concert, des théâtres et des cinémas.

Elle devrait être conditionnée par le type de spectacle présenté car de lui découle le comportement des spectateurs. Les théâtres, les cinémas, les concerts de musique classique et de jazz ne posent aucun problème de contagion. Les spectateurs sont sagement assis, masqués, les mains désinfectées à l'entrée et bien séparés les uns des autres. Leur entrée-sortie à la queue-leu-leu est bien guidée par les employés et là aussi il est facile d'éviter des contagions. D'autant plus qu'ils auront dû au préalable réserver leurs places, obligatoirement assises et numérotés. Pas d'entre-acte et pas de bar ce qui diminue encore les risques. Et puis les spectacles ont lieu en général le soir, à un moment où les transports publics sont presque vides, donc peu contagieux. Du côté des gens du spectacle, on pourrait exiger d'eux qu'ils se fassent vacciner afin d'éviter leur propre contagion et celle des trois premiers rangs des spectateurs.

Dans ces conditions, cela permettrait à la population de respirer un peu et de se changer les idées.

Ce sont les manifestations debout, où tout le monde discute, drague, se trémousse et bouge qui posent problème car, après quelques verres, toute retenue disparaît et le danger de contagion devient aigu. Les directeurs de festivals du style Paléo l'ont bien compris puisque, pour eux, c'est peine perdue de vouloir contenir des spectateurs dont beaucoup viennent un peu pour la musique et beaucoup pour s'éclater.

La pandémie disparaîtra lorsque la plus grande partie de la population sera immunisée, soit qu'elle aura attrapé le Covid soit qu'elle se sera fait vacciner. Un passeport "No covid" ouvrant l'accès aux spectacles autorisés pourrait encourager à se faire vacciner. De la part des plus âgés d'entre nous, le faire est un geste civique destiné à hâter la fin de l'épidémie, mais aussi une forme de remerciement aux plus jeunes qui sacrifient leur liberté pour préserver la santé de leurs anciens. On voit bien l'efficacité de la vaccination puisqu' actuellement, ce sont les moins des 40 ans, qui n'ont pas encore accès à la vaccination, qui tombent malade.

Les signe de lassitude, de dépression et de nervosité se font sentir dans la population. Ouvrons les salles avant que la pression ne fasse tout exploser!

 

Puisque nous n'arrivons pas à comprendre ce monde, feignons d'en être l'organisateur (Jean Cocteau)

 

Et si on rêvait ?

(9 janvier 2021)

 

Le 4 janvier 2021, L'extradition de Julian Assenge demandée par les USA a été refusée (pour question de santé) par la juge anglaise sans que le fond de l'affaire, la liberté de la Presse, n'ait été abordé. Mais Julian reste en prison en attente du recours du gouvernement US. Le danger qu'il croupisse jusqu'à sa mort dans les geôles de haute-sécurité subsiste donc. L'arrivée en fonction du nouveau président Biden, plus raisonnable et humain que son prédécesseur, permet tout de même de garder un petit espoir que ce grand pays, dont les libertés individuelles figurent dans la constitution, offre aux  monde une "paix des braves" et cesse de poursuivre ceux qui n'ont fait que de rendre public des faits vrais et avérés. Ce ne serait que justice puisque ceux qui ont commis ces "faits vrais et avérés", entre autres des crimes de guerre, n'ont, eux, pas été poursuivis.

 

Julian Assenge n'est pas citoyen américain et n'a commis lui-même aucun délit sur sol américain. On peut donc se demander au nom de quoi les USA s'arrogent le droit de le poursuivre en justice. S'ils y arrivaient, cela signifierait qu'aucun journaliste au monde ne pourrait plus divulguer des informations cachées sans encourir le risque d'être extradés aux USA et mis en prison. Les journalistes du monde entier, où qu'ils soient, s'en verraient réduits au silence.

 

La presse constitue le contre-pouvoir politique aux dérives des puissants. Si elle était ainsi et réduite au silence, qui donc pourrait alors dénoncer les comptabilités "créatives" qui permettent aux  puissants d'échapper à tout impôt et dénoncer des crimes de guerre qui font honte à l'Humanité? C'est ce qu'a dévoilé Wikileaks et c'est pour cela que Julian Assenge est poursuivi, Alors qu'il est établi que les documents publiés sont bel et bien véridiques.

 

L'action US constitue donc bel et bien une tentative de museler la presse. S'i elle abouti, il s'ensuivra une auto-censure générale des médias qui hésiteront alors à publier des informations de peur d'être  poursuivis. Ca commence déjà si j'en juge par le refus de publier le petit message suivant dans le courrier des lecteurs de mon journal préféré (en principe par manque de place mais sait-on jamais...):

 

Et si on rêvait?

 

La pandémie 2020 ne nous a pas apporté que du négatif: le silence a envahi notre cadre de vie et les parkings se sont vidés. Bien-sûr il y a eu des effets collatéraux: quelques morts, des entreprises  (imprévoyantes) poussées à la faillite et des divorces dans les deux-pièces occupés par des  familles nombreuses (la densification). Mais je vous le dis: 2021 sera une bonne année. Déjà je pense que je verrai mes problèmes de vue et d'ouïe résolus et mes douleurs disparues  (imposition des mains peut-être). Mon tour de taille va diminuer (méthode Coué). Et si en plus je pouvais gagner au loto (la main invisible) ce serait du délire. On pourrait encore rajouter quelques  bricoles à cette liste. Déjà faire front commun contre le réchauffement climatique (c'est osé je le  sais), ou en finir avec les "comptabilités créatives" des multinationales (là vous allez dire que  j'exagère vraiment).

 

Le meilleur pour la fin:

 

Sortir Julian Assenge et Edward Snowden de leurs prisons en reconnaissance du sacrifice qu'ils ont  fait pour tenter de rendre notre monde moins moche. Le Conseil Fédéral pourrait leur accorder le droit d'asile afin qu'ils puissent finir leurs vies paisiblement. Après le déshonneur de l'affaire Crypto et la triple trahison honteuse de notre ministre FruitRouge dans la récente affaire de l'UNRWA   (démission forcée de son directeur suisse, suppression de l'aide aux Palestiniens, non-divulgation du rapport de l'ONU qui innocente l'accusé), cela pourrait redorer le blason de la Suisse. En tout  cas, moi j'aimerais bien. Ce serait le bon moment car il y a des chances que le nouveau président US soit plus humain que le précédent (pas difficile). Ces deux lanceurs d'alerte ont déjà payé par   10 ans d'isolement leurs révélations des mensonges et dissimulations des puissants, ça suffit non? C'est tout de même pour nous qu'ils l'ont fait !

 

Il faut savoir prévoir ce qui va se passer; et pouvoir expliquer ensuite pourquoi cela ne s'est pas passé
(Winston Churchill)

 

L'affaire Crypto AG rebondit

(24 Heures 7-8 novembre 2020)
 

24 Heures 7-8 novembre 2020
Le secret le mieux gardé du renseignement suisse est enfin dévoilé. Durant 25 ans, des agents helvétiques ont ainsi espionné  le monde via la société Crypto AG. Le Conseil Fédéral et toutes les autorités de contrôle ont été tenues dans l'ignorance (selon le rapport parlementaire)

 

Ils n'étaient que quelques-uns / sur toute la terre / chacun se croyait seul / ils furent foule soudain (Paul Eluard)

 

0200704_Le ministre britannique de l’Intérieur donne son feu vert à l’extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis

 

Reporters sans frontières (RSF) exprime sa très vive inquiétude après la signature par le ministre britannique de l’Intérieur, Sajid Javid, de la demande d’extradition vers les Etats-Unis du fondateur de Wikileaks Julian Assange. Cette décision ouvre la voie à l’examen de cette demande par le tribunal.

 

RSF renouvelle son appel à toutes les autorités compétentes de donner la priorité à la protection du rôle du journalisme et notamment aux sources journalistiques dans le traitement réservé à Julian Assange.

 

Source: "Reporters Sans Frontières

 

Signez la pétition de RSF contre l'extradition de Julian Assange !

 

Ce qu'un pays appelle ses intérêts vitaux n'est pas ce qui aide ses habitants à mieux vivre, mais ce qui l'aide à faire la guerre (Simone Veil)

 

Il faut défendre les lanceurs d'alerte

 

car ils rendent public des actions illicites et amorales que des états en principe  démocratiques réalisent secrètement et en toute impunité. Il est de l'intérêt de la démocratie de protéger les lanceurs d'alerte contre la vindicte des puissants qu'ils dénoncent. La protection de leurs sources est la seule garantie qu'ont les journalistes de pouvoir enquêter et révéler des actes contraires à la morale et ainsi de faire leur travail de contre-pouvoir. 

 

Une affaire très grave est en train de détruire à petit feu un homme qui a sacrifié sa vie en divulguant des secrets d'état: Juilan Assenge. Il est enfermé contre son gré depuis des années en Grande Bretagne et ce pays veut maintenant l'extrader aux Etats-Unis, où il risque 175 ans de réclusion. Le moins que nous puissions faire pour lui, c'est de signer la pétition de "Reporters dans frontières" qui demande à la G-B de résister aux pressions américaines et de ne pas l'extrader. C'est urgent car le tribunal de ce pays doit prendre sa décision le 24 février 2020.

 

Pétition "Julian Assenge" de "Reporters sans frontières"

https://rsf.org/fr/free-assange

 

En cette période où l'actualité suisse est secouée par l'affaire "Crypto", il faut montrer que les honnêtes gens de ce pays veulent que leurs dirigeants respectent la Loi et la morale.

 

Dans la foulée, il serait souhaitable que la Suisse accorde le Droit d'asile à Julian Assenge et à  Edward Snowden, le célèbre lanceur d'alerte actuellement hébergé à Moscou. Elle prouverait ainsi sa bienveillante neutralité et sauverait ces honnêtes gens de la vindicte de leurs persécuteurs. Ce serait un  juste retour des choses après le mal que le pays le plus puissant du monde a fait à la  réputation de la Suisse, le pays dépositaire de la Charte des Droits de l'Homme, en espionnant plus de 100 pays pendant des décennies sous couvert d'une entreprise considérée comme suisse.

 

Accorder ce droit d'asile serait reçu favorablement par la population et serait en mesure de lui redonner confiance en ses dirigeants. Car bien qu'il s'en défendent, il est absolument impossible qu'eux et notre service de renseignement aient pu ignorer ce qui se passait chez Crypto AG. Et même, si c'était le cas, ce serait encore plus grave car cela démontrerait une dangereuse naïveté et une l'incompétence crasse des dirigeants de l'époque, ce que nous nous refusons à imaginer.

 

Il est entendu que ces actions n'entament en rien l'amitié que nous avons pour les Américains. Il faut simplement signifier à leurs gouvernants que nous n'acceptons pas que ce soit la force brutale qui dirigent la politique mondiale. Les pays démocratiques dont nous faisons partie ne doivent pas utiliser les méthodes des pays dictatoriaux. Les citoyens doivent impérativement pouvoir avoir confiance en leurs dirigeants, il en va de la paix sociale du monde.

 

Pour nous, la séparation entre Israéliens et Palestiniens a toujours été contre-nature
(Anjuska Weil)

 

 

Récemment Microsoft a inséré une annonce sur chaque PC proposant d'installer Windows 10 gratuitement. D'habitude les annonces ou pubs de ce genre arrivent sur le navigateur mais pas sur le système d'exploitation lui-même. Mais là cette pub est vraiment intrusive puisqu'elle s'affiche à chaque mise en service du PC et pas seulement lorsqu'on navigue sur le Net. De plus, la mise à jour est gratuite ce qui indique qu'il va y avoir une contrepartie à cette gratuité. Dans ce cas, ce sera la récolte de tout ce qui transite par votre ordinateur.

Sous Windows 10, par défaut, vos données sont automatiquement envoyées chez Microsoft: vos frappes sur clavier (donc mots-de-passe, No de cartes de crédit, etc.), votre écriture (analyse graphologique), votre voix (reconnaissance vocale), vos habitudes de travail, vos listes de correspondants de votre messagerie, votre courrier (sur le Cloud, donc à disposition de la NSA), les sites visités et les objets ou services commandés sur le Net (sites de rencontre, sites pornos, etc.), les images de la caméra (reconnaissance faciale, Skype), le son du microphone (analyse de voix, échanges Skype), etc.

Vous avez cependant la possibilité de paramétrer Windows 10 et de supprimer ces envois, du moins en théorie. Mais il faut être informaticien ou amateur très averti pour le faire car non seulement il faut mettre les paramètres adéquats aux bonnes positions, mais il faut encore renoncer à utiliser Edge, le navigateur de Windows 10,  et  l'assistant vocal personnel Cortana. De plus il faudra installer un pare-feu (pas celui de Microsoft, car peut-on encore lui faire confiance?) et un proxi.

L'Union Européenne est actuellement en train d'introduire une loi qui oblige les producteurs de logiciels à rendre leurs logiciels discrets par défaut, car actuellement, à l'instar de Windows 10, les logiciels sont indiscrets par défaut, ce qui oblige les clients à jongler avec les paramètres et à faire confiance aux producteurs. Car qui nous dit que ces derniers ne laissent pas des envois se faire à l'insu de l'utilisateur? Sans compter les portes dérobées (back doors), que les producteurs de logiciels US doivent obligatoirement aménager pour la National Security Agency en fonction du Patriot Act. Cette loi oblige tout propriétaire d'une base de donnée ou d'un serveur sur sol américain à en fournir le contenu à la NSA y compris celui du Cloud computing. A noter que les clés de codage de ce dernier sont stockées par Microsoft et permettent à la NSA de visualiser toute donnée sur le Cloud, même cryptée.

Il y a encore un point qui peut semer le doute dans l'esprit d'un client soucieux de la confidentialité de ses données: les conditions générales que Microsoft impose à tous ceux qui veulent installer Windows 10. C'est très long à lire et peu de gens le font, mais il y est dit que Microsoft s'arroge tous les droits de récolte, d'utilisation et de publication (y compris la vente et la cession de droits d'auteur), de tout ce qui transite par un PC équipé de Windows 10. Honnêtement, ce document rend perplexe car comment faire confiance à un producteur qui s'arroge tous ces droits sans aucun recours possible?

En Suisse le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence va tenter prochainement d'introduire dans notre Loi la même clause que l'UE qui oblige les producteurs de logiciels a rendre ces derniers discrets par défaut et non l'inverse comme actuellement. Sera-t-il entendu par notre Parlement? Rien n'est moins sûr car ce dernier refuse systématiquement tout ce qui pourrait limiter les intrusions des entreprises commerciales dans l'intimité des citoyens. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à voir la réticence dont il fait preuve dans la lutte contre les appels téléphoniques non-sollicités...

Pour terminer, nous avons critiqué Microsoft et ses tentatives de populariser Windows 10 (1 million installés mais 1 milliard espérés), mais les autres  producteurs de logiciels et de systèmes d'exploitation (OS, Operating Systems) ne sont pas en reste. Il participent tous à l'espionnage généralisé des citoyens puisque c'est avec la récolte de ces renseignements qu'ils font leurs fortunes (et qui, répétons-le, est imposée aux sociétés américaines par la Loi US)..

N'oubliez-pas: "Si un produit est gratuit, c'est que le produit c'est vous" !

A partir des informations ci-dessus, chacun fait ce qu'il veut en fonction de son point de vue: passer à Windows 10 ou pas.

La plupart des gens pensent: "Je n'ai rien à me reprocher donc je ne risque rien". Mais si le simple fait de faire une recherche sur Google sur un sujet d'actualité sensible vous rend suspect aux yeux des autorités US (les systèmes de détection automatiques scannent tous les mails par mots-clé) et vous dirigent dans une file d'attente de "suspects" lorsque vous passez la douane US, merci pour la liberté! Sans parler des erreurs judiciaires possibles (j'en connais). Sans parler des informations que la Justice américaine pourrait utiliser contre vous, voir les exemples des employés des banques suisses qui n'osent plus mettre les pieds aux USA. Voir la rapidité avec laquelle les entreprises européennes se soumettent aux poursuites des Américains (VW tout récemment). Ce qui se comprend puisque la Justice américaine sait tout du courrier échangé par le Net par les entreprises du monde entier. Sans parler aussi des intrusions dans sa vie privée. Faut-t-il débrancher physiquement les fils de la caméra et du micro d'un PC ou d'un smartphone pour éviter d'être espionné dans sa chambre à coucher? Est-il acceptable que nos habitudes intimes se retrouvent dans des bases de données et puissent être utilisées par n'importe-qui ? Il faut imaginer les conséquences que ces informations confidentielles peuvent avoir lors d'une recherche d'emploi,  lors de la conclusion d'une contrat d'assurance, ou lors d'une candidature politique par exemple. Ce n'est pas pour rien que ces informations s'achètent très cher et que les sociétés qui les recueillent deviennent toutes milliardaires..

 

L'ordre le plus total  et le plus implacable ne pourra échapper, tôt ou tard, au deuxième principe de la thermo-dynamique: l'inexorable désintégration  (Edgar Morin)

 

 

Après la partie statutaire, vite expédiée, Mr Urs Zuppinger, urbaniste à la retraite, fit un magistral exposé sur le sujet de la densification. Avant d'en parler, j'aimerais préciser les deux suggestions que j'ai faites au comité:

 

1) Renouvellement du comité

Lorsqu'un comité est en place pendant longtemps, certainment parce qu'il donne toute satisfaction, il est tout-de-même nécessaire d'en renouveler la composition en y faisant entrer un nouveau membre temps en temps. Dans un double but: d'une part le nouveau-venu y fera souffler un vent nouveau en y apportant des idées inédites, et ensuite le comité évitera de partir gentiment en léthargie. A défaut, les membres s'habituent à laisser toujours les mêmes diriger leur association et ne font pas acte de candidatures au comité. Et même plus: étant donné que le comité se représente systématiquement en bloc, les membres ne veulent fâcher personne en proposant leur propre candidature et ne le font pas. Et après quelques années à ce régime, le comité, fatigué, démission en bloc et l'association est en crise.

 

2) Inviter des membres aux séances de comité

Inviter régulièrement des membres de l'association, pas toujours les mêmes cela va de soi, à participer aux séances du comité permettra à ce dernier de prendre l'avis de la base et de récupérer des idées nouvelles. Et peut-être de susciter de nouvelles vocations.

 

Urs Zuppinger a passé sa vie à défendre des projets de promoteurs en tant qu'urbaniste, mais il a également défendu ses propres idées vis-à-vis de l'Etat, ce qui est assez original, il faut le dire. Son exposé était en fait un plaidoyer en faveur d'une saine concertation entre promoteurs et la population. Je peux le résumer ainsi:

 

1) Actuellement les habitants d'une zone à densifier sont considérés comme des obstacles par les autorités.

 

2) Avant que la "mode" de la densification ne voie le jour, les urbanistes faisaient leur travail sur des zones vierges d'habitants, qu'il fallait souvent dézoner avant de pouvoir y construire. Ils avaient donc toutes libertés  pour y faire ce qu'ils voulaient. L'arrivée de la densification a changé du tout au tout leur travail puisqu'il se fait maintenant sur des zones déjà habitées. Il est donc inévitable que les habitants réagissent aux plans proposés et demandent à ce que leurs idées et doléances soient prises en compte.

 

En conséquence, les promoteurs sont dans l'obligation de modifier leurs habitudes. Ils doivent maintenant tenir compte de l'avis des populations résidentes s'ils ne veulent pas voir leurs projets traîner en longueur voire même capoter. Auparavant ils ne se parlaient qu'entre spécialistes, maintenant ils doivent aussi dialoguer avec des "amateurs en urbanisme" armés seulement de leur bon sens. Ce ne doit pas leur être évident et l'intransigeance  naturelle de ceux qui savent vis-à-vis de ceux qui ne savent pas suscite des oppositions qui leur font perdre temps et argent.

 

Je me suis demandé pendant longtemps pourquoi les promoteurs s'ingéniaient à ne pas écouter les populations et à toujours tenter de faire passer leurs projets à la hussarde. Quelqu'un de l'assemblée a parlé d'arrogance, que je compléterai par "arrogance de rouleau compresseur"! Voilà donc l'explication. Voilà pourquoi les promoteurs, pourtant gens intelligents, persistent à ignorer et même à écarter d'une chiquenaude tout ce qui ne vient pas d'eux.

 

De son expérience d'une vie professionnelle d'urbaniste, Urs Zuppinger a développé une qualité d'écoute assez exceptionnelle qui lui a permis de résoudre harmonieusement des oppositions souvent corsées. Son credo est simple:

 

Plutôt que de développer un projet et ensuite en informer la population et la faire voter, il est impératif de faire participer les populations concernées à l'élaboration du projet dès le début et tout au long de celui-ci.  Les promoteurs leurs exposent ce qu'ils aimeraient faire et écoutent ce que les habitants concernés ont à leur dire. Ils tiennent compte dans la mesure du possible des idées émises et terminent l'élaboration de leur projet toujours en concertation avec les personnes concernées. De ce fait un réel dialogue a lieu, ce qui permet au projet d'avancer harmonieusement à la satisfaction de toutes les parties prenantes. Si un spécialiste de haut niveau explique à un "amateur" pourquoi son idée est irréalisable, ce dernier n'en sera pas fâché, ce qui ne sera pas le cas si on ne lui répond tout simplement pas.

 

Il conseille d'ailleurs d'établir une convention écrite avec la population afin que celle-ci soit rassurée quant-à la réalisation pratique du projet, car une fois la partie élaboration terminée, les urbaniste font place aux constructeurs. La population n'a donc plus les mêmes interlocuteurs d'où l'importance d'avoir mis par écrit ce qui a été convenu avec les premiers.  Ce sera d'ailleurs aux habitants eux-mêmes de contrôler la bonne exécution de ce qui a été promis.

 

L'exposé a été suivi d'un ping-pong de questions-réponses, qui s'est terminé dans un certaine confusion de paroles. Le sujet était brûlant et comme 'habitude dans ce genre de débat, il se trouve toujours une personne dans l'assemblée qui monopolise longuement la parole en s'écoutant parler et en affirmant péremptoirement nombre de contre-vérités auxquelles l'assemblée ne peut répondre faute de temps. J'en ai été la victime puisque j'ai vainement tenté de m'exprimer, en demandant poliment et courtoisement la parole, et en étant à chaque fois devancé par un interlocuteur qui la prenait, lui, la parole. La seule intervention que j'ai pu faire a été de dire, lorsque le meneur du débat a voulu clore la discussion, que mes opinions seraient exposées sur le présent site web.

 

Donc pour répondre à la dame blonde (nom connu de la rédaction mais que je tairai par charité chrétienne) qui a monopolisé une grande partie du temps de discussion, non Madame, contrairement à ce que vous avez asséné, la municipalité de Bussigny n'a pas encore accepté de dialoguer avec sa population! Elle ne fait que de l'information avec un semblant de dialogue dont elle n'a que faire. Puisque la Municipalité est collégiale il faut bien utiliser le terme "Municipalité" mais chacun sait, au sein de  celle-ci et de son administration, qui sont ceux qui refusent le dialogue et qui persistent, contre vents et marées, à vouloir faire passer en force et à l'astuce leurs projets. C'est à se demander si nous avons élu des autistes ou des débiles pour nous diriger...

 

Je ne donnerai que deux exemples de l'autisme, voire de l'arrogance de rouleur compresseur, de la Municipalité.

 

Le premier est la demande que je lui ai faite de modifier le système de récolte des déchets de jardin à la déchetterie (explications et photos ici). Auparavant on les déposait à même le sol ce qui était facile en sortant les dits déchets des véhicules.  Actuellement il faut grimper sur un escalier métallique glissant et soulever ses sacs de déchets jusqu'au niveau de sa poitrine pour pouvoir les basculer dans une benne très haute. C'eut été pourtant très simple à modifier, ne serait-ce qu'en élevant un peu la surface qui permet l'accès à la benne, donnant ainsi satisfaction à tous les utilisateurs qui sont tous, sans exception, fachés de ce système ridicule. Ma première lettre n'a obtenu que la réponse "que c'est le système qui a été décidé et qu'on n'allait pas le changer". Et "qu'on espérait  ainsi avoir répondu à mon attente", ce que j'ai considéré être une insulte à mon intelligence. Aucune réponse à ma seconde lettre, où j'exposais plus en détail mon argumentaire avec force photos à l'appui...

 

Le second exemple est l'atelier de travail sur le sujet du PDL de Cocagne auquel je m'étais inscrit. J'ai dû malheureusement m'excuser, empêché par un évènement inopiné de dernière minute. Déjà premier manque de dialogue: mon message d'excuse m'a été renvoyé avec la mention "secrétaire partie en vacances". C'est malin lorsqu'on organise une réunion! J'ai tout de même demandé le compte-rendu final qui avait été promis aux participants et qui m'a été aimablement envoyé par la suite. Mais là, consternation, car la majorité des demandes qui y étaient consignées ne concernaient que des points de détail mineurs du style "géraniums sur les fenêtres des toilettes" (j'exagère à peine). Mais absolument rien sur les vrais problèmes suscités par ce PDL comme la circulation et la proposition d'un de nos membres d'enterrer la route, ou comment faire habiter des gens à quelques mètres d'une autoroute sur laquelle transitent déjà aujourd'hui 100'000 véhicules par jour, comment faire entrer et sortir les gens de ce secteur aux heure de pointe, comment éviter de voir augmenter la pollution, le bruit notamment, etc.

 

Renseignements pris auprès de ceux qui ont assisté à cette réunion de travail, ces sujets n'ont pas pu être  évoqués car "pas à l'ordre du jour". Donc pour des broutilles on a du temps mais pas pour les questions importantes, celles qui provoquent des oppositions puisque les riverains n'ont pas d'autres moyens de se faire entendre.

 

En conclusion, je le répète, non Madame, contrairement à ce que vous affirmez péremptoirement, la Municipalité ne dialogue toujours pas avec sa population! Elle fait semblant de dialoguer mais persiste à vouloir à tous prix imposer tels-quels et sans discussion les projets des promoteurs.

 

Je n'aurai dès lors qu'un conseil à donner aux promoteurs et à nos élus: lisez le livre de Mr Urs Zuppinger dont le titre est "Locataires et habitants, prenez votre sort en main!" S'ils sont intelligents, ce que je ne conteste à-priori pas (bien qu'ayant tout de même un petit doute...) , ils en tireront enseignement et en feront rofiter leurs projets. J'espère qu'ainsi ils arrêteront de scier la branche sur laquelle ils sont assis. Parce qu'après-tout, une bonne concertation et un bon dialogue sont dans l'intérêt de tous, promoteurs, élus et habitants. N'est-il pas?

 

Michel Vonlanthen
novembre 2014

 

Le développement capitaliste a entraîné la marchandisation généralisée, y compris là où régnait le don, le service gratuit, les biens communs non monétaires, détruisant ainsi de nombreux tissus de convivialité (Edgar Morin)

 

2013.11.02_Assemblée générale de l'association DEmain-BUssigny

 

 

DEBU a pour vocation de se battre contre les monstruosités urbanistiques que certains promoteurs projettent de construire à Bussigny. De se battre également contre la densification surdimensionnée que les technocrates cantonaux et les lobbies qui les sous-tendent aimeraient imposer au village, leur projet initial ayant été de faire passer la population des actuelles 8500 âmes à 20'000 à l'aube des années 2020.

C'est DEBU qui s'était opposé au Plan Partiel d'Affection de la rue de l'Industrie en 2012 et c'est grâce à elle que le référendum contre ce PPA avait été accepté par la population en 2012, stoppant net ce projet. Depuis lors, l'association reste vigilante et suit de près les nouveaux projets présenté, dont le PPA Industrie II, qui fait suite à l'objet du référendum 2012.

 

 

Une assemblée attentive et à 100% derrière son comité

 

Depuis le référendum, la Municipalité de Bussigny semblait avoir réalisé que sa population ne la croyait plus sur parole et qu'elle était déterminée à défendre son cadre de vie. Dans la charte qu'elle a conçue et fait distribuer à sa population, l'exécutif a fait plusieurs promesses à ses citoyens, entre autres de ne pas augmenter la population du village trop rapidement, de ne pas autoriser la construction de tours de plus de 30 mètres de haut et d'être à l'écoute de sa population. Tout cela est résumé dans ses critères-clés mis sur son nouveau site créé à cet effet.

 

Dans les discussions avec la Municipalité qui ont eu lieu par la suite, une des principales revendications de la population présentée  par DEBU, était qu'un réel dialogue s'instaure entre les citoyens et ses élus, promesse de la Muni inscrite dans sa charte distribuée à la population. Malheureusement, force est de constater qu'il n'en est rien et que le monologue "à l'ancienne" continue de plus belle malgré les promesses faites à cet égard.  DEBU a d'ailleurs écrit au Conseil d'Etat pour s'en plaindre. Inutile de dire que l'injonction que Béatrice Mettraux a faite à notre Municipalité n'a pas eu l'heur de plaire à cette dernière... Qui n'a pas changé d'une virgule sa façon de faire...

 

Et même pire puisqu'elle va même jusqu'à enfreindre la Loi maintenant ! Par exemple, les documents de la mise à l'enquête de la démolition des  bâtiments sis sur le périmètre du PPA Industrie III n'ont pas pu être consultés par la population ("Nous ne les avons pas reçu"). Et même pire: à la question de notre comité, le municipal responsable Jean-Daniel Lüthi a répondu que la mise à l'enquête avait abouti et donc avait été retirée de la consultation, mais que ce cafouillage était le fait d'une secrétaire maladroite (sic...  C'est bien vrai? Une mise à l'enquête peut être close sans que personne n'ait pu en voir les documents? En toute légalité?

 

Lors de la dernière réunion avec la Municipalité (" nous vous accordons 30 minutes "), le comité a fait part de ses réticences au sujet du PPA Industrie II et donné quelques pistes urbanistiques à son interlocuteur. Au final, Jean-Daniel Lüthi a tendu le plan du périmètre du PPA Industrie II à Bernard Gruber (qu'il a dans les mains sur la photo ci-dessous) en lui disant " alors faites-en un de plan ! ". Le comité ne se le fit pas dire deux fois et se mit immédiatement au travail, car il n'avait que 3 jours pour coucher ses idées sur papier afin de respecter le calendrier de la Muni. Eh bien, il trouva le moyen d'en faire un de plan, et un excellent, et même une maquette ! Ce plan respecte la densité prévue de 200 hab-empl/ha ainsi que les lignes générales qui nous avaient été données lors des 2 séances d'information.

 

 

Bernard Gruber présente le plan pour PPA II élaboré par le comité
 


...et la maquette

 

A titre personnel, hors DEBU, j'avais proposé à la Municipalité lors de la séance d'information PPA Industrie II du 27septembre, de créer un forum de dialogue sur son site web afin que la population puisse sainement dialoguer avec elle. On y verrait tous les messages des intervenants et toutes les réponses de la Municipalité ou de ses techniciens. Mr Lüthi me répondit que cela existait déjà sur le site de la Commune. Je lui rétorquai, qu'en effet, un formulaire destiné à poser des questions existait bien sur le site web de la Commune, mais qu'il n'était qu'à sens unique, pour faire de l'information, mais pas pour dialoguer avec les citoyens. Ce que je demandais, c'était un vrai dialogue, fait au vu et au su de tout le monde, et qu'on puisse y voir quelles étaient les suggestions-critiques-questions déjà posées et les réponses données par la Municipalité. Jean-Daniel Lüthi me dit alors qu'il allait étudier la question. Ce même soir du 27 septembre 2013, je réitérai ma proposition par mail au Secrétariat municipal, qui me confirma que ma proposition serait transmise à la Municipalité. Qui ne m'a pas encore répondu pour le moment.

 

En fin de compte, il faut bien se rendre à l'évidence que, pour le moment, la Municipalité tente par tous les moyens de museler DEBU (" vous n'êtes pas représentatifs de la population car vous n'êtes pas élus. Nous oui ". Mais pouvions-nous attendre autre chose d'une Municipalité qui se compose toujours des mêmes personnes ?

 

Au vu des promesses écrites, notre espoir était grand de pouvoir enfin instaurer un dialogue sain et constructif, exempt de polémiques, entre nous et nos élus. Il aurait pour effet de "faire passer comme une lettre à la poste" les projets présentés puisque nous aurions alors eu la possibilité de les discuter, voire de les amender, avant leur présentation publique. Car, à ce moment-là, la seule possibilité de stopper un projet qui déplaît, c'est par le lancement d'un référendum, il n'y a hélas pas d'autre solution. Comment notre Municipalité, semble-t-il composée de gens normalement intelligents, peut-elle refuser cette main tendue et persister dans la voie de la confrontation? Peut-être serait-il utile de prendre langue directement avec les promoteurs...

 

Pour le moment, l'espoir d'un vrai dialogue (opposé au diktat actuel digne des 30 glorieuses du radicalisme tout-puissant) ne s'est pas concrétisé avec la Municipalité. Par contre, il paraîtrait que les mentalités évoluent un peu au sein du Conseil Communal. A suivre donc...

 

 

Toutes les décisions ont été adoptées sans opposition

 

Mais revenons-en à l'assemblée générale ordinaire de DEBU.

 

Le présent texte n'en est pas le procès-verbal officiel bien-entendu, ce n'est que mon compte-rendu personnel et qui n'engage que moi. Mais il n'en reste pas moins que c'est bien le ton général des interventions qui y ont été faites.

 

Du point de vue administratif, notre comité fut élu par acclamations une fois les noms des partants et du nouvel arrivant (Michel Pouy) dévoilés. Et l'assemblée fut unanime à suivre et à approuver les projets de son comité: essentiellement de suivre tout ce qui se passe dans la commune du point de vue urbanistique et de persister à vouloir tenter d'améliorer le dialogue citoyens-élus. Quelques pistes furent évoquées, dont les futures élections entre autres.

 

Pour en terminer avec l'ordre du jour, je donnai quelques indications sur les raisons qui m'avaient poussées à quitter la gestion du site web de DEBU que j'avais créé et financé, repris depuis par Jacques Virchaux:

Après la victoire du référendum et en attendant que notre attention soit accaparée par le PPA Industrie II, j'avais commencé à aborder les autres "sujets qui fâchent" au sein de notre commune et ailleurs. Le site s'en était trouvé surchargé. De plus, l'AG 2012 avait manifesté sa volonté de ne s'occuper que des questions urbanistiques afin de ne pas disperser nos forces. Après discussion avec le comité, j'ai alors décidé de créer mon propre site, en dehors de celui de DEBU (www.lessujetsquifachent.ch), afin que les choses soient claires:

 

Car pour moi, il me semblait souhaitable que nos membres restent attentifs et ne perdent pas leur vigilance en attendant une nouvelle mobilisation. Il s'en est suivi des discussions tous azimuths qui auraient pu lasser les moins passionnés d'entre nous, d'où finalement cette sage décision. D'autant plus facile à prendre que je collaborais déjà à fond avec Jacques Virchaux et que ce dernier était disposé à reprendre la webmasterisation du site. Ce qui fut fait en mars 2013 et c'est tout bénéfice pour ceux qui se soucient du bon usage de la démocratie dans notre village puisqu'ils ont dorénavant deux site web et deux webmasters pour le "prix" d'un !...

 

DEBUamitiés et hauts les coeurs !

 

Michel Vonlanthen

 

La justice, c’est comme la Sainte Vierge. Si elle ne se manifeste pas de temps à autre, le doute s’installe (Michel Audiard)

 

 

© Michel Vonlanthen
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