L'avenir m'intéresse parce que c'est là que j'aimerais passer mes prochaines années (Woody Allen)
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Le dérèglement climatique mène à la disparition de l'Humanité. Quelques pistes de réflexion pour inverser la vapeur. |
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Le climat survivra-t-il au capitalisme? (Vidéo avec Mrs Jomzel et Larrouturou (GIEC))
Nous vivons actuellement une époque charnière dans
l'existence de l'humanité. Jusqu'ici le monde
paraissait infini. On pouvait polluer sans
restriction, la nature infiniment grande se
chargeait de tout nettoyer. Et puis, en deux
siècles, les progrès de la science et de la
technologie ont décuplé la puissance de l'homme. Le
confort qui en a résulté, malgré les deux guerres
mondiale qui auraient dû, en théorie, infléchir la
courbe ascendante de la démographie, ont permis à la
population mondiale de croître dans la même
proportion. Et nous voici arrivés au moment où
l'approvisionnement en nourriture de la population
mondiale se fait au mépris des règles élémentaires
de l'agriculture durable. Pour produire toujours
plus, et donc faire de l'argent, on utilise des
méthodes qui détruisent les sols, les eaux, la faune
et les insectes, et qui rendent précaire la santé
des consommateurs. Tout ceci accentué par la
démultiplication de la
puissance des affairistes qui résulte de la
mondialisation de l'économie.
Le résumé de la situation est facile à établir: l
D'une part la terre est trop peuplée, particulièrement la Suisse, qui a une densité de population parmi les plus importantes au monde. Les routes sont saturées de trafic aux heures de pointe, et où il faut inciter les gens à se serrer dans des transports publics hors de prix, ou alors à adopter le vélo comme moyen de transport alors que toute la vie sociale est organisée autour de la voiture (supermarchés, écoles, autoroutes, logements, loisirs, etc.). Après un siècle de progrès, nous voilà revenus à l'âge de la pierre: il nous faut vivre stressés par le boulot, avec toujours moins de revenus à cause des charges toujours plus élevées (assurances et logement autre autres), sur des territoires à l'étroit et loger dans des barres d'immeubles dignes des années cinquante. Merci aux apôtres de la densification !
Et d'autre part les riches deviennent de plus en plus riches grâce à la mondialisation, l'internationalisation de l'économie et de la fiscalité. Ce n'est pas une tare de devenir riche mais le problème c'est que ces fortunes se font sur le dos des autres couches de la population qui, elles, s'appauvrissent en proportion.
En vendant cher des produits dans les pays riches tout en les produisant à bas prix dans des pays pauvres, les affairistes gagnent beaucoup d'argent. Ils s'arrangent ensuite pour ne pas payer d'impôts grâce à des mécanismes légaux d'optimalisation fiscale, par exemple au moyen de licences ou de brevets accordés à des succursales situées dans des pays où l'impôt n'est pas prélevé sur ces objets, en Suisse par exemple. Ils camouflent ensuite l'argent ainsi récolté dans des pays appelés "paradis fiscaux" parce qu'on n'y prélève pas d'impôts sur les sociétés appelés "trusts" dont les noms des propriétaires ne sont pas divulgués. Cet argent échappe ainsi aux fiscs du monde entier.
Ce qui est tout de même piquant, c'est de constater que ce sont les pays qui ont le plus attaqué le secret bancaire suisse qui maintenant hébergent les paradis fiscaux, les USA par exemple (Delaware), la Grande Bretagne (îles anglo-normandes), le Luxembourg, etc.
Donc, en "optimalisant" leur fiscalité dans des pays complices (dont le nôtre fait partie), ils ne payent quasiment pas impôts. Il en résulte que, dans un pays donné, toute la charge de son fonctionnement est supportée par la classe moyenne de sa population. Ceux qui pourraient s'acquitter de leur dû à la société sans que cela n'hypothèque en rien leur train de vie, les riches, gardent leur énergie pour échapper à l'impôts et devenir de plus en plus riches. Les lobbies et partis politiques qu'ils utilisent pour cela prônent le moins d'état et tentent par tous les moyens d'en diminuer les budgets, ce qui est logique puisque, sans budget, un Etat ne peut pas se payer des contrôleurs d'impôt, des contrôleurs du dumping salarial dans les entreprises, ou des contrôleurs de conformité aux règles de salubrité. Ce ne sont que quelques exemples parmi beaucoup d'autres.
Et puisque tout est bon pour faire toujours plus de
bénéfice, ils vont produire sans se soucier de la
pollution occasionnée à l'environnement, ce qui
provoque le dérèglement climatique dont on commence
à voir les effets. Pour la première fois dans
l'histoire de l'humanité, les nuisances de la
pollution humaine sont supérieures à ce que les
forces de la nature peuvent éliminer par
elles-mêmes.
Car il ne faut pas se leurrer: si rien n'est tenté pour corriger les injustices les plus criantes, ce sera la révolution. Les populations, de plus en plus pressées comme des citrons, finiront par se révolter, et ce sera brutal et sanglant. Les riches auront beau se réfugier derrière les hauts murs de leurs résidences de luxe protégées, ils seront balayés par la masse. Les puissants doivent donc lâcher du lest afin de ne pas se scier la branche sur laquelle ils sont assis. Ils doivent accepter de gagner un peu moins afin que les populations puissent vivre décemment et avec l'espoir du lendemain. L'appât du gain est assez naturel pour l'âme humaine, mais il faut lui imposer des limites à ne pas dépasser. C'est à ce prix que l'humanité pourra continuer d'exister. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à relire l'histoire, tout y est écrit.
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Des solutions (entres autres)
"Poursuivre la croissance quantitative va nous amener à une destruction de la planète qui va engendrer des troubles sociaux incontrôlables, voire des guerres civiles" (Bertrand Piccard, en 2019 devant le Forum des 100).
"Je suis capitaliste, et pourtant même moi je pense que le capitalisme est cassé" (Ray Dalio, patron du hedge fund Bridgewater Associates)
La transparence des
élus et des partis: connaître les liens des élus
avec les groupes de pression. l'UE a mis la Suisse
sur sa liste noire des pays dont la politique n'est
pas transparente. Changer cela serait le moyen de
rétablir la
confiance entre démocratie et citioyens.
La Banque Nationale
Suisse favorise systématiquement l'industrie
d'exportation et jamais le simple citoyen. Ce serait
pourtant bénéfique pour tout le monde que, de temps
en temps, la BNS laisse le Franc s'apprécier par
rapport aux autres monnaies. Ce serait bénéfique
pour nos caisses de pension, pour l'économie
d'importation et pour le porte-monnaie des
vacanciers.
Le climat:
réellement prendre en compte ce problème et faire ce
qu'il faut pour diminuer l'empoisonnement de
l'atmosphère. Acheter des certificats climatiques
c'est bien gentil mais ce serait mieux que le
nécessaire soit réellement fait pour diminuer la
production de CO2. Ce serait d'ailleurs instructif
de savoir ce qui est fait avec l'argent des
certificats climatiques. On serait peut-être
surpris...
La Microtaxe: La
bourse et, avec elle, toute la finance
internationale, va dans le mur car ce sont
maintenant des ordinateurs super rapides qui font à
95% les transactions à la place des traders (trading
à haute fréquence). Il s'ensuit que la bourse ne
sert plus que de lieu de spéculation et plus à
sécuriser le marché, notamment celui des matières
premières. Taxer modestement chaque transaction ,
par exemple de 10 ct, rendrait les machines moins
concurrentiellesd et rapporterait beaucoup d'argent
(Les transactions à haute fréquence génèrent des
milliers de transactions par seconde). A la limite,
on pourrait supprimer tous les impôts grâce à cette
manne.
La taxation des
produits importés en proportion de leur distance de
production: Afin de prendre en compte les dégâts
écologiques occasionnés par les longs voyages qu'ils
font pour arriver chez nous. Cela rendrait les
produits importés plus chers et, ce ce fait,
redonnerait de l'intérêt à la production locale. Du
coup cela éviterait les délocalisations
d'entreprises et leur cortège de licenciements. Cela
permettrai aussi de ralentir la désindustialisation
de notre pays (départ des entreprises à l'étranger).
Le produit de cette taxe pourrait être alloué à la
défense du climat.
Les impôts:
Chacun doit s'acquitter de sa part au financement du
ménage commun de l'Etat par l'intermédiaire des
impôts. Or les plus grandes entreprises mondiales ne
font pas leur devoir à cet égard puisqu'elles ne
paient quasiment pas d'impôt grâce à
l'optimalisation fiscale (façon de jouer avec les
lois nationales pour minimiser leurs impôts). C'est
d'ailleurs pour cela qu'elles sont (les GAFDAM) les
entreprises les plus riches du monde. Le principe
est de transférer fictivement les bénéfices dans des
pays qui n'exigent pas d'impôts. Tout cela n'est pas
sain et donne l'impression à la classe moyenne, qui
porte tout le poids du ménage commun, qu'elle est la
seule à être honnête. Cela serait pourtant simple:
il suffirait que chaque pays exige que ces
entreprises payent des impôts sur le produit des
ventes faites sur son territoire. Cela rapporterait
des milliards aux états, qui pourraient alors
diminuer les impôts des autre contribuables.
Accessoirement cela éviterait que des entreprises
soient trop riches, plus riches même que des états,
ce qui ne peut que susciter de la corruption. L'UE
s'est attaquée à ce problème mais arrivera-t-elle à
le résoudre?
En finir avec la
promotion économique qui consiste à attirer des
entreprises étrangères en les exemptant d'impôts. La
Suisse est déjà suffisamment peuplée pour qu'on
évite d'encourager la venue de nouveaux habitants.
Les associations patronales ne cessent de dire
qu'elles ne trouvent pas d'employés pour leurs
entreprises et qu'en conséquence elles doivent en
"importer". Alors pourquoi faire venir de nouvelles
entreprises si elles devront faire venir leurs
employés de l'étranger? C'est stupide! Le but de
l'Etat n'est pas d'engranger de l'argent mais de
donner du travail à tous ses citoyens et faire en
sorte que ceux-ci soient heureux. C'est la perfidie
du capitalisme à la sauce néolibérale qui veut que
année après année le pays engrange plus d'impôts.
Mais à quoi sert d'être riches
si le pays
devient surpeuplé et que nos jeunes ne trouvent
pas de travail à cause de la concurrence de ceux de
l'UE, moins chers pour les patrons? Supprimer toutes les taxes fixes et les remplacer par des taxes proportionnelles aux revenus des contribuables. L'impôt est juste puisqu'il est calculé en fonction de la capacité contribuable du citoyen. Une taxe fixe est injuste car elle charge plus les ménages à bas revenus que ceux qui gagnent beaucoup.
Tout ce qui est obligatoire devrait être proportionnel aux revenus. La cotisation de l'assurance-maladie obligatoire par exemple. Cela changerait notre vie.
Vraiment promouvoir
le solaire. A la question "Pourquoi nous
reprenez-vous 7cts le kWh alors que vous nous le
facturez 24 cts ?". Réponse du porte-parole de la
Romande Energie "parce que vous ne devez pas faire
de bénéfice avec le solaire". La durée de vie des
panneaux solaires étant de 15 ans, il faut amortir
son installation dans ce laps de temps ce qui fait
cher le kWh produit... Si l'Etat voulait vraiment
promouvoir le solaire, il imposerait aux électricien
de reprendre le surplus d'électricité kWh pour kWh
et non 7ct contre 24 ce qui est de l'arnaque!
Mais évidemment, les électriciens freinent le
solaire des quatre fers car ce sont des kWh
qu'ils ne vendent pas. Alors question: "Le Conseil
fédéral confierait-il la lutte contre la cigarettes
aux producteurs de cigarettes?". Poser la question
c'est y répondre. Privatisations: il faut arrêter de confier des tâches de l'Etat à l'économie privée car il est prouvé qu'à tous les coups cela fait monter les prix. Par exemple la distribution de l'eau potable, qui s'est beaucoup faite en France. Dans le 100% des cas, le prix du M3 d'eau a augmenté, a même doublé quelquefois! A Bussigny la Romande Energie, a qui la Commune vient de vendre son service de l'électricité, a déjà annoncé une augmentation de 1ct/kWh sur sa première facture!... Tour cela est logique puisqu'une entreprise privée doit faire du bénéfice (raison de l'augmentation), ce qui n'est pas le cas d'une entreprise d'Etat.
Supprimer la publicité qui empoisonne la vie privé des citoyens (espionnage mémorisé dans les big datas), qui pousse à la consommation et qui incite les jeunes à s'endetter, qui nous pourri la vie avec des appels téléphoniques, qui nous vole du temps de vie en inondant tous les médias d'annonces toutes plus stupides les unes que les autres, qui asservi la RTS à l'audimat afin de vendre toujours plus de publicité, etc, etc. Notre télévision pourrait tout-à-fait vivre de la redevance, la publicité ne représentant que le 15% de son budget. On pourrait commencer en exigeant que la RTS ait au moins une chaîne TV sans aucune publicité, puis que l'argent de la redevance ne soit accordée qu'aux chaînes sans publicité, puis progressivement interdire toute publicité. Que d'argent nous économiserions! Et quel plaisir de pouvoir enfin suivre des soirées TV sans que les programmes soient entrecoupés de pub (2 heures par jour au total sur la Une).
Il est clair que tout ceci ne pourrait pas être mis sur pieds d'un jour à l'autre car le système va freiner des quatre fers, c'est évident. Les lobbies et partis de droite vont avoir du travail! Mais, en y réfléchissant bien, les possédants devraient se rendre compte que la pollution et les inégalités actuelles ne peuvent plus durer et que la population attend des solutions. Lâcher un peu de lest pour éviter de tout perdre est une preuve d'intelligence et de lucidité. C'est pour ne pas l'avoir compris que le dernier roi de France s'est fait couper la tête en 1793. Lui et sa clique de nobles profiteurs n'avaient pas voulu diminuer les impôts iniques qui écrasaient le peuple sous leur poids. La faim a rendu la populace folle, elle n'avait plus rien à perdre, ses enfants mouraient. La monarchie a alors tout perdu en ne voulant rien concéder aux révolutionnaires. Il faut s'en souvenir.
Il n'y a pas de paix durable sans justice sociale !
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