L'esthétique

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Pour elle-même, une tour peut être belle, il y a d'excellents architectes pour cela. Mais que dire de son intégration dans une zone déjà bâtie ?

Une énorme tour en plein centre de Bussigny, un village en pente dont aucune maison ne fait plus de 5-6 étages ?

Tous les projets de tours en parlent comme "emblèmes", mais ceux qui les auront en plein milieu de leur champ de vision sur les Alpes utiliseront peut-être un autre qualificatif...

Ne serait-ce pas plutôt la manifestation de la mégalomanie de leurs réalisateurs ? Encouragée par le désir de gain élevé et rapide de leurs promoteurs ?

De tous temps, la Commune a réglementé les nouvelles constructions avec son Règlement du plan d'extension et de la police des constructions imposant une hauteur maximum, la forme et l'orientation des toits, la couleur des façades, etc.

 

Rompant avec cette tradition de prudente avance urbanistique, et en dérogation avec ses propres règlements, voici maintenant qu'elle préavise la construction d'une énorme tour, qui choque par son gigantisme, et qui va être dans l'axe visuel de beaucoup de Bussignolais.

 

Et ce n'est que la première d'une série de sept ! Est-ce vraiment souhaitable de rompre l'harmonie du village et de le transformer en un "nouveau Chicago" ? Même Renens a limité la hauteur de ses nouveaux bâtiments autour de sa place principale ! Même Paris refuse les tours et limite la hauteur de ses bâtiments à 37 mètres (intra-muros).

 

Ref PALM, chapitre 3.1.3:
"L’attribution des densités dans le cadre d’un projet ne doit plus se faire uniquement à partir des critères quantitatifs des différents règlements de zones mais aussi de critères qualitatifs comme la valeur patrimoniale, la morphologie des lieux, les conditions d’accessibilité multimodales, les impacts environnementaux, etc.".

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