La circulation automobile
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A voir les statistiques de la Confédération, la courbe des embouteillages sur nos routes devient exponentielle.

 

Source:

Monitoring du programme de la législature de la Confédération, indicateurs, Communiqué de la Confédération du 3 octobre 2012

 

 

Du point de vue de la circulation, rien ne semble planifié à Bussigny, pas un mot. Tout au plus apprend-on, à la lecture de son plan d'investissement 2011-2016, que la Municipalité planifie 60 millions d'investissements en 5 ans, tous objets confondus.

 

Et cela fait plus de 15 ans qu'on nous promet de nouvelles bretelles d'autoroute afin de soulager les deux existantes. A l'heure actuelle, leur construction n'est toujours pas dans le pipe-line. Mais on en cause, hélas pour nous dire que notre village sera totalement ceinturé par les autoroutes.

 

Actuellement déjà, Bussigny est au bord de l'asphyxie du point de vue de la circulation automobile. Chaque jour, aux heures de pointe, les artères de transit sont quasiment bloquées, il faut attendre plusieurs cycles pour  franchir chaque feu rouge. Selon les comptages SDOL, en 2005 il passait 9'000 véhicules par jour à la Rue de Lausanne, 5000 à St-Germain. Et, record absolu pour le canton, 40'700 à la Croix-de-Plan. Et ce sont les résultats des mesures faites en 2005.

Le rapport OFROU 2012, Chiffres et faits qui vient d'être publié mentionne 104'600 véhicules/jour à la jonction autoroutière de Bussigny (en 2011) et une augmentation de 3,8% par rapport à 2010. A la Croix-de-Plan, en interpolant à l'aide de cette valeur, on arrive à 51'000 véhicules/jour !
 

En 2002, le rapport ATE-Vaud décrivait déjà cette situation, et depuis elle n'a fait qu'empirer. Rien n'a changé, aucune nouvelle route, aucune nouvelle bretelle autoroutière.

 

Une amélioration des transports a été apportée par la mise en service de la ligne de bus Georgette-Croix du Péage. Mais les bus sont également tributaires de la fluidité du trafic puisqu'ils ne roulent pas en site propre. Même si on doublait leur cadence aux heures de pointes, ils ne pourraient guère aller plus vite que la circulation.

 

Le futur tram Lausanne-Villars-Ste-Croix se précise, les autorités cantonales ayant accepté grâce à l'insistance  de quelques députés, d'en prolonger la ligne de Renens à Villars-Ste-Croix. Au moment où le préavis "PPA Industrie" a été voté ce n'était pas le cas. Pourtant l'occasion eut été belle pour nos autorités communales de décréter "Pas de nouveaux accès routiers, pas de tram ? En bien pas de densification à Bussigny !"  Car c'est AVANT la construction de grands ensembles qu'il faut en prévoir les accès, pas après !

 

"La nouvelle tour sera proche de la gare, donc les locataires prendront le train". Oui mais ceux-ci devront être aisés pour pouvoir supporter les loyers élevés qui seront pratiqués. Il serait étonnant qu'ils sacrifient le confort de leurs 4X4 Porsche Cayenne pour voyager debout dans le train. Ca fera bien 200 voitures en plus dans la circulation (300 places de parc sont prévues au sous-sol de la tour).

Voir La voiture reste indispensable pour une majorité de Suisses

 

Le nouveau quartier de Bussigny-Ouest doit amener 2000 nouveaux habitants dans notre village. De son côté, le Business Village fera "penduler" chaque jour 1600 travailleurs lorsqu'il sera entièrement loué (actuellement seule une petite partie l'est). En admettant un taux d'automobilisation de 20%, cela fera 720 nouvelles voitures que devront écouler les rues de Bussigny. A la jonction entre la route de Buyère (8500 véhic/jour) et la route Crissier (37'000 véhic/jour), en face de la station-service BP, chaque cycle de feu ne laisse passer que 7 à 8 voitures. Aux heures de pointes il y aura bien 70-80 voitures de plus à devoir emprunter cette voie, ce qui fera que chaque voiture devra attendre plus de 10 cycles de feu pour pouvoir accéder aux autoroutes !

 

Il ne faut pas oublier qu'une voiture sert aussi à faire ses courses dans les super marchés dont Bussigny est entouré, pas seulement à se rendre sur son lieu de travail. L'évolution de nos habitudes d'achat, sous la pression des grandes surfaces, a petit à petit acculé les magasins de proximité à fermer boutique. Dès lors, comment faire ses courses sans voiture ? C'est bien-sûr possible mais quel gymkhana entre les bretelles d'autoroute ! La voiture restera hélas indispensable tant que notre société continuera à construire des grandes surfaces. Il est illusoire de croire que les milliers de nouveaux habitants qui viendront habiter dans les tours de Bussigny ne se déplaceront qu'en transports publics ou à vélo, comme le pensent les propagandistes du projet !...

 

Dans ces conditions, est-il raisonnable de susciter l'arrivée de milliers de voitures supplémentaires?  (doublement planifié de la population de Bussigny)  Par où passeront ces véhicules pour entrer et sortir du village aux heures de pointe ? Et comment ferons-nous lorsque les seules voies d'entrée-sortie seront des tunnels et des ponts parce que nous serons entièrement entourés d'autoroutes ?

 

Ref PALM, chapitre 1.2.3 Constat 3: "Au total, Lausanne-Morges est, en Suisse, l’agglomération où l’on se déplace le plus en voiture, le moins en transports publics et en mobilités douces, avec pour conséquences des embouteillages plus fréquents, la détérioration des vitesses commerciales des transports publics et un air plus pollué". A part le bus 17, qu'a-t-on fait depuis 2003 pour Bussigny ?

 

Ref PALM, chapitre 1.2.5: "...une hausse de 42% du trafic routier entre 2000 et 2020. Or, aujourd’hui déjà, plusieurs tronçons du réseau routier et autoroutier sont saturés aux heures de pointe"

 

Ref Projet d'agglomération Lausanne-Morges (rapport critique de l'OFROU):

- "La traduction du concept de déplacements individuels motorisés n’est pas aboutie... ...certaines mesures vont à l’encontre de la limitation de la perméabilité des centres..."


- "... Malgré une amélioration de la desserte en transports publics, les sites d’exception restent éloignés des lignes structurantes. Les développements futurs envisagés sur ces sites sont donc contraires à la conception générale de coordination entre urbanisation et transport..."

- "... Les traversées de localité, surtout hors périmètre compact, ne sont pas systématiquement traitées..."

- "... Le manque de rigueur du concept de système de poche fait que le potentiel de report modal et de diminution des nuisances, notamment du bruit routier, ne sont pas pleinement exploités..."

- "L’agglomération Lausanne-Morges n’a pas mis en place, antérieurement au projet d’agglomération, de mesures spécifiques ou consenti des efforts de plusieurs années ayant permis d'atteindre un niveau nettement supérieur à la moyenne dans les domaines de la qualité des systèmes de transports, de la densification urbaine, de la sécurité du trafic ou de l’impact sur l’environnement."

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