Du bon usage des statuts
Mise à jour le 4 octobre 2025
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J'ai eu une vie bien remplie, faite d'une multitude d'activités différentes, au gré de mes intérêts et passions. Arrivé à l'âge où mon avenir est derrière moi, je suis de plus en plus persuadé que l'humanité doit réformer sa manière de fonctionner si elle veut perdurer. Elle doit passer de l'affrontement qui était la règle depuis la nuit des temps, à la collaboration. Autrement dit de l'accaparement des ressources terrestres à son partage. Sans cela elle court le risque de disparaître à tout jamais.
Il y a maintenant trop de monde sur terre et il en résulte des problèmes inédits. Trop de monde signifie trop de déchets et donc trop de pollution. Il s'ensuit un dérèglement climatique qui génère aujourd'hui déjà catastrophes sur catastrophes et qui, à terme, va diminuer les surfaces habitables de la terre par suite de l'augmentation du niveau des océans, et provoquer la migration de milliards de gens. La survie de l'Humanité va en être hypothéquée. La seule façon d'échapper à cette fin funeste est que l'humanité toute entière collabore afin de corriger les effets de sa croissance échevelée.
Ce constat n'est hélas pas partagé par tous, on le voit bien avec l'égoïsme aveugle dont font preuve les dirigeants des pays les plus puissants du monde. Pour eux, seul compte l'intérêt de leurs pays, de leurs électeurs en fait, afin qu'ils puissent conserver leur pouvoir et gagner toujours plus.
"Toujours plus" est le mot d'ordre du système capitalisme, seul système économique capable d'assurer le fonctionnement du monde. Sauf que ce système à croissance infinie doit s'appliquer à un monde fini, dont les ressources ne sont pas inépuisables. Il est donc condamné à terme et en conséquence il doit se réformer.
Comment ?
C'est facile à imaginer (mais moins facile à réaliser). Le monde a été de tous temps gouverné par la violence. Chaque être vivant vit grâce à la prédation qu'il fait d'êtres plus faibles que lui. La règle est que "le fort mange le faible". C'es ainsi depuis l'apparition de la vie sur terre. Il s'ensuit un monde dominé par la violence où chacun doit défendre sa vie au dépens d'autres êtres vivants.
Les guerres ne sont que cela: s'emparer des richesses des autres. Il en résulte une course sans fin à la production d'armes sans cesse plus puissantes et plus sophistiquées. La bombe atomique et maintenant l'Intelligence artificielle, sont deux armes qui vont à coup sûr détruire toute vie sur terre.
La bombe atomique, on l'a vue en action à Iroshima et à Nagasaki et on sait les dégâts qu'elle est capable d'infliger. Mais ce n'est encore rien car la bombe d'Iroshima c'était 15 kTonnes d'équivalent TNT, les bombes H actuelles c'est au minimum 100 voire 1000 fois plus!... Et même sans elles, on peut raser des villes entières, comme Gaza par exemple, sur laquelle les Israéliens ont déjà déversé l'équivalent de 3 bombes d'Iroshima. Et l'IA, puisqu'elle est "intelligente", va vite se rendre compte que le maillon faible de la chaîne de vie c'est l'être humain et qu'il faut le détruire.
Il faut changer tout cela et il n'y a qu'une seule solution: Modifier le fonctionnement de l'humanité en changeant de paradigme. Passer du mode d'accaparement à celui du partage.
Ce devrait être possible puisqu l'Homme a maintenant atteint un niveau inégalé d'intelligence. Il devait donc réaliser que s'il veut survivre, il doit partager équitablement les ressources que la Terre peut lui donner et gérer le développement de la planète sur le long terme.
Mais il y a encore un autre problème aggravant: Le technologie se perfectionne tellement qu'elle va conférer un pouvoir presque infini à l'Homme. Et surtout le pouvoir de détruire (et de se détruire), puisque la plupart des avancées technologiques sont suscitées par l'industrie de l'armement. L'exemple de la bombe atomique illustre bien que la technologie peut anéantir toute vie sur terre et que si cela continue, il se trouvera à coup sûr quelqu'un pour presser sur le bouton.
Alors: si l'amour du prochain devait prendre le dessus sur la haine des autres, si le partage des ressources devenait la règle, l'Humanité pourrait alors connaître un avenir paradisiaque. Les croyants le reconnaîtraient comme le retour de Dieu sur terre.
Mais soyons réalistes, ce voeu sera long à se réaliser, pour le moins... C'est la raison pour laquelle je tente de l'appliquer là où je peux. Par exemple au sein des associations dans lesquelles je donne de mon temps. Leur conférer des statuts destinés à les faire vivre et se développer harmonieusement sur le long terme me semble être une action utile. |
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Les associations politiques, religieuses, scientifiques, artistiques, de bienfaisance, de récréation ou autres qui n’ont pas un but économique acquièrent la personnalité dès qu’elles expriment dans leurs statuts la volonté d’être organisées corporativement.
Les statuts sont rédigés par écrit et contiennent les dispositions nécessaires sur le but, les ressources et l’organisation de l’association.
Ils doivent être conformes aux articles 60 et suivants du Code Civil Suisse (CSS), mais peuvent aussi en dévier.
Ce qu'en dit le site web de la Confédération: https://www.edoeb.admin.ch/fr/protection-des-donnees-dans-les-associations
Elaborer des statuts ouverts et démocratiques est une tâche facile puisqu'il suffit d'y mettre ce que contient les Art. 60 et suivants du Code Civils Suisse. En gros, une association doit y définit ses buts, ses ressources et son organisation.
Son but serait, par exemple, de promouvoir la musique classique et ses ressources les cotisations et les dons des membres. Son organisation suivrait ce qui est contenu dans le CCS. C'est-à-dire:
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Il existe deux types principaux de statuts: ceux où c'est l'AG qui est souveraine. C'est la forme de statuts la plus démocratique. Et ceux où c'est le comité qui s'octroie tous les pouvoirs. C'est la forme la plus autocratique.
Les statuts ci-dessous sont destinés à une association démocratique, dans laquelle les décisions sont souverainement prises par l'AG (pouvoir législatif), à charge du comité de les exécuter (pouvoir exécutif)t.
Un comité fondateur qui voudra s'attribuer tous les pouvoirs de contrôle sur l'association, devra modifier les articles 3.1, 4.2, 4.3, 7.7, 8.3, 9.2, 9.5, Article 13, 14.3, 16.2, ci-après en bleu.
Abréviations:
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DENOMINATION, SIEGE ET DUREE
Article 1
BUT
Article 2
MEMBRES
Article 3
PERTE DE LA QUALITE DE MEMBRE
Article 4
RESSOURCES
Article 5 Les ressources de l'association sont constituées par:
ORGANES
Article 6 Les organes de l'association sont:
ASSEMBLEE GENERALE (AG)
Article 7
Article 8 Votes à l'Assemblée Générale
LE COMITE
Article 9
Article 10 Compétences du comité
Article 11 Vote au sein du comité
Article 12 Représentation
Article 13 Liste des membres
VERIFICATEURS DES COMPTES
Article 14
EXERCICE FINANCIER
Article 15
DISSOLUTION
Article 16
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Principales
différences quelquefois constatées
1 Les associations tenues de s’inscrire au registre du commerce tiennent une liste des membres où sont mentionnés soit le prénom et le nom soit la raison sociale et l’adresse de chaque membre. 2 Elles tiennent cette liste de manière qu’il soit possible d’y accéder en tout temps en Suisse. 3 Elles conservent les informations relatives à chaque membre et les éventuelles pièces justificatives pendant cinq ans après la radiation du membre concerné.
c) Il arrive aussi que certains comités
refusent de mentionner les noms des
inscrits, démissionnés ou radiés lors des AG sous
prétexte de ne pas nuire à la réputation des membres ainsi nommés. Or
pourquoi le fait de s'inscrire à une association ou d'en
démissionner serait-il nuisible? On pourrait
éventuellement le comprendre pour une radiation pour non paiement
des cotisations, mais depuis quand un oubli ou une façon de donner
sa démission sans le faire serait une "maladie honteuse" ?
Rappelons que ce qui fait foi pour une association, ce sont les procès-verbaux des AG, la liste des membres, les livres de comptes et leurs justificatifs. Ce sont les seuls documents à conserver et à archiver.
d) La liste des membres peut contenir des informations privées selon les besoins, par exemple des adresses mail, des numéros de téléphone, etc. Le souci du Préposé Fédéral à la Protection des données, que j'ai consulté, précise que c'est la diffusion en dehors de l'association qui est interdite avec ces données-là, afin qu'elles ne puissent pas être utilisées pour des buts commerciaux ou politiques. Par contre elle sera autorisée au sein de l'association à condition que chaque membre qui y figure en donne l'autorisation au préalable. Art 61a2 Elles tiennent cette liste de manière qu’il soit possible d’y accéder en tout temps en Suisse.
e) Certains comités omettent de préciser à leurs membres que selon l'Art 67.3, seules les propositions mises à l'ordre du jour de la convocation pourront être soumises aux votes.
La conséquence en est que des propositions présentées le jour mêmes de l'AG pourraient être soumises au vote sans que l'ensemble des membre en aient été prévenus. Il serait alors possible que certains membres ne soient pas venus à l'AG faute d'en avoir eu connaissance. C'est évidemment illégal puisque cela permettrait de faire passer des propositions par surprise. Si cela se produit, n'importe quel membre a la possibilité d'invalider une décision en montrant au juge sa présence dans le PV et de l'AG et son absence dans l'ordre du jour.
Conclusion
Il sera utile d'examiner les différences entre les statuts et les articles 60 et suivants du CCS. Et de se poser la question du pourquoi de ces différences? S'il ne s'agit que d'erreurs involontaires, il sera facile de les corriger en modifiant les statuts. Si ce n'en est pas, ceux qui ont élaboré ces statuts auront à s'en expliquer afin de préciser leurs intentions. |
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En Suisse (et dans de nombreux autres pays démocratiques), les membres d’une association ont le droit d’accéder à la liste des membres, mais ce droit est encadré. Voici les points essentiels à connaître :
Le principe général
Selon l’article 70 du Code Civil Suisse (CCS), chaque membre d’une association a le droit de consulter les affaires de l’association, ce qui inclut la liste des membres.
Mais ce droit est limité par :
1. La finalité de la demande
2. La protection des données
3. Les statuts de l’association
Exemple pratique :
En résumé:
Oui,
un membre peut accéder
à la liste des membres,
si la demande est
motivée par un intérêt légitime lié à la vie de l’association,
et que cela respecte la protection des données. |