La politique est l'art
d'empêcher les citoyens
de se mêler de ce qui les regarde (Paul Valéry)
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Il faut se donner un peu de peine mais il est possible d'éliminer les candidats nuisibles à ses intérêts car inféodés à des lobbies. Le site du Parlement fédéral affiche maintenant tous les votes nominatifs des parlementaires. |
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Elections fédérales du 20 octobre 2019
L'arme absolue: son bulletin de vote
C'est par le moyen des élections que la révolution calme et sereine aura lieu. Ce n'est d'ailleurs pas une option, c'est une obligation, faute de quoi la seule autre alternative serait l'éclatement d'une révolution violente, ce que personne ne souhaite. Mais cette révolution ne peut se faire qu'à condition que le peuple cesse de suivre aveuglément les consignes des partis de droite qui ne sont que les courroies de transmission de l'oligarchie dominante des possédants. La plupart du temps, les braves citoyens ne savent pas quoi voter ni qui élire faute d'informations suffisantes. Ils ne reçoivent les documents de vote que trois semaines avant la votation alors que la campagne électorale matraque ses consignes depuis des semaines. Dans ces conditions, il est difficile d'échapper à la désinformation et à la manipulation des lobbies et de faire des choix éclairés en toute connaissance de cause.
Il existe cependant des indices révélateurs de ce qu'on veut vous faire voter. Un de ceux-ci est la provenance des incitations. Si c'est un parti de droite, on peut être assuré que ce n'est pas à l'avantage du citoyen mais à celui des possédants, peu importent les arguments. On peut également estimer l'importance d'une votation pour l'économie au vu des moyens engagés dans la campagne. Plus ils sont conséquents et plus on peut être sûr que l'économie est derrière. Et si c'est bon pour l'économie, il y a toutes les chances que ce soit mauvais pour l'individu ! Ce n'est pas une vérité absolue mais c'est souvent vrai.
Pour les élections, la tactique des partis est de camoufler un certain nombre de candidats quasi-inconnus au sein de leurs listes. Bien souvent (hélas), les votants glissent les listes de parti telles-quelles dans les urnes ce qui assure d'être élu à celui qui y figure. Or, on ne biffe pas quelqu'un qu'on ne connaît pas si bien que de nombreux inconnus sont élus alors que leur photo ne figure même pas sur les documents de vote. Il faut changer cela car les partis sont des filtres qui sélectionnent leurs candidats essentiellement en fonction de la servilité de ces derniers. Et les partis ne sont pas toujours ce que l'on pense. Pour s'en convaincre, il suffit de consulter les résultats des votations de notre Parlement fédéral.
Nous devons élire 19 candidats parmi des centaines ce 20 octobre pour la députation vaudoise au Parlement. Le choix est difficile car tous les candidats ne sont pas connus et cela nous engage pour 4 ans. Pour les sortants c'est facile car tout ce qu'ils ont voté lors de la dernière législature se trouve sur le Net.
La revue Bon à savoir a déterminé qui sont les candidats qui ont été favorables aux consommateurs pendant la dernière législature. Le résultat est le suivant (parlementaires avec le nombre de oui): Ada Marra (47, PS), Roger Nordmann (45, PS), Adèle Thorens Goumaz (43, Verts), Daniel Brélaz (42, Verts), Isabelle Chevalley (21, Verts Lib). Les détails sont ici.
J'ai pris moi-même le cas du glyphosate (session d'automne 2018, sujet 199 "Utilisation du glyphosate, sortie progressive") pour déterminer quels parlementaires étaient favorables à l'écologie (stop au glyphosate). Voilà ce que j'ai trouvé: Claude Béglé (PDC), Samuel Bendahan (PS), Daniel Brélaz (Verts), Isabelle Chevalley (Verts Lib), Brigitte Crottaz (PS), Ada Marra (PS), Isabelle Moret (PLR), Roger Nordmann (PS), Adèle Thorens Goumaz (Verts)
De façon générale, on constate que les parlementaires PLR et UDC (et les PDC et PBD dans une moindre mesure) refusent systématiquement les sujets écologique et ceux en faveur des consommateurs. Les Verts-Libéraux penchent toujours du côté de l'économie lorsqu'ils doivent choisir entre ces deux sujets (ils sont donc plus Libéraux que Verts). Les partis les plus favorables à l'écologie et aux consommateurs sont le PS et les Verts.
Elle découle directement de ce qui précède puisque j'estime qu'il faut sortir du paradigme "tout pour l'économie" qui a prévalu pendant des décennies et dorénavant favoriser l'écologie (climat) et les consommateurs (la classe moyenne). Le choix des candidats sortants est donc simple, ce sont:
Ada Marra (PS), Roger Nordmann (PS), Adèle Thorens Goumaz (Verts), Daniel Brélaz (Verts), Claude Béglé (PDC), Samuel Bendahan (PS), Isabelle Chevalley (Verts Lib)
Comme nouveaux candidats, en fonction des informations que je possède, je choisis Pierre-Yves Maillard (PS), la secrétaire de la Fédération Romande des Consommateurs (FRC) Sophie Michaud Gigon (Verts) et la coprésidente de Demain La Côte Valérie Mausner Leger (Verts)
Au final, j'ai 9 candidats que je peux inscrire 2x et un 1x (total 19). Il suffit de les inscrire sur la feuille vierge qui se trouve à la fin du carnet des bulletins électoraux. On peut laisser vide ou mettre "01 PS" ou "14 Les Verts" dans l'emplacement "Parti/Liste", ce qui donnera ou pas des points au parti concerné.
9 élus sur 10 candidats (es), pas mal non ?
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Voilà, vous avez rempli votre devoir électoral ! Maintenant si vous désirez en savoir plus et contrôler par vous-même ce qu'ont fait nos élus pendant la dernière législature, ce qui suit est pour vous. |
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Consulter les résultats des votes au Parlement
On trouve sur le Net tous les votes nominatifs des parlementaires vote après vote. Cette consultation est cependant assez ardue. En gros, la procédure à suivre est la suivante:
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/abstimmungen/qui-a-vot-comment-au-conseil-national et ensuite:
1.Consulter ou télécharger le fichier Excel des Parlementaire au Conseil National afin de connaître, en fonction de leurs numéros, leurs noms et les partis qu'ils représentent
ACCES DIRECT / Conseil National / LES MEMBRES (en bas à gauche) / MEMBRES PAR CANTON / Vaud
On a alors la liste des 18 membres du canton de Vaud à l'écran, ceux dont nous voulons contrôler les votes.
Ouvrir un autre onglet (CTRL T).
2.Consulter ou télécharger le fichier Excel des
votes de la session concernée (par ex. Session
d'automne 2018) afin de connaître le libellé, la
date et le numéro du vote. ACCES DIRECT / Conseil National / LES MEMBRES / TRAVAIL PARLEMENTAIRE / VOTES Fichiers XLS à télécharger /
Choisir la session désirée, par exemple 2018, session d'automne.
Choisir "Ouvrir le fichier. Cela se fait dans votre logiciel compatible Excel, par exemple "Open Office".
Le fichier Excel s'ouvre à l'écran. On y trouve tous les sujets traités dans cette session, avec à droite, les votes nominatifs de tous les parlementaires, et tout tout à droite les résultats du vote. Cela fait beaucoup.
A vous ensuite de voir comment vous faciliter la consultation. Pour ma part, j'ai supprimé les colonnes des parlementaires qui ne m'intéressent pas. Il suffit ensuite de sélectionner la ligne du sujet à consulter et on peut voir qui a voté quoi.
La vision est aveuglante: les votes effectifs ne correspondent pas toujours à ce qu'espère l'électeur de son parlementaire ou de son parti !...
Sachant cela, il devient assez simple de se déterminer lors de votations en fonction de la prise de position des partis. La plupart du temps, on peut être sûr qu'une consigne de vote d'un parti de centre ou de droite représente le vœu du monde économique. Et donc une voix de plus pour assurer la domination du profit sur les hommes. Malheureusement il en est ainsi la plupart du temps: ce qui est bon pour l'économie ne fait que favoriser son pouvoir sur la vie des gens. On en revient à la définition du capitalisme: gagner de l'argent, toujours plus, et rien d'autre. Dans ce jeu, l'homme est souvent pris comme maillon faible, raison pour laquelle on le remplace de plus en plus par des robots et que l'action d'une société cotée en bourse augmente automatiquement dès qu'elle annonce une suppression d'emplois.
La tactique habituelle des partisans de l'économie est de faire croire que ce qui est bon pour l'économie est bon pour l'homme, ce qui est une contre-vérité absolue. La théorie du "ruissellement", légende urbaine diffusée par les néolibéraux est totalement fausse, des études sérieuses le prouvent. L'argent donné aux riches ne revient pas aux pauvres, il reste dans la poche des premiers qui, la plupart du temps, l'utilisent pour spéculer au lieu de l'investir pour le bien de l'économie. En conséquence, j'aurais tendance à voter systématiquement à l'envers des consignes de vote des partis de droite. Ce n'est pas absolu mais on a peu de chances de se tromper si on espère améliorer le sort de la population en général.
Je ne dis pas que l'économie est néfaste, il en faut. Je ne dis pas que tous les candidats sur une liste de parti sont mauvais, je dis seulement qu'il faut se méfier et ne pas voter ou les élire mécaniquement en faisant confiance aux partis car ces derniers sont les courroies de transmission des possédants. La preuve ? Aucun parti, même ceux de gauche, n'accepte de montrer ses comptes et de divulguer ses sources de financement, alors même que l'Union Européenne maintient la Suisse sur la liste des pays opaques sur ce point-là. C'est bizarre non? Cela prouve à coup sûr que nous serions surpris de savoir qui assure le financement des partis, ce qui incite ces derniers à dissimuler cette information.
En conséquence, il ne faut pas faire confiance aux choix des partis mais voter selon ses aspirations. Pour les élections c'est assez simple, il suffit de n'élire que des gens dont les antécédents politiques vont dans le sens de ses propres aspirations. Dans le cas des votations fédérales c'est facile puisqu'on peut savoir ce que chaque parlementaire sortant a voté pendant sa législature. Pour les nouveaux candidats c'est plus difficile étant donné que, par définition, on les connaît peu puisque c'est la première fois qu'ils se présentent. Mais c'est moins grave de se tromper sur eux que d'élire automatiquement d'anciens parlementaires dont la foi a été usée par des années de marchandages inter partis et de soumission inconditionnelle aux lobbies de tous poils. Les néophytes sont en général disposés à agir pour le bien public, du moins pendant leurs premières années de fonction. Après ça peut changer…
Je ne dis pas que tous les politiciens sont pourris, mais le pouvoir corrompt, c'est une certitude. La preuve: au Parlement, aucune loi ne passe si elle contrarie un lobby. Certains résistent plus que d'autres, certains, une petite minorité, toujours, mais pas s'ils font partie de la droite, qui est une machine à créer des parlementaires "aux ordres" de l'économie.
Le poids des lobbies: lobbywatch.ch
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