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L'histoire qui suit est un
roman. Mais un roman très spécial puisque tout ce
qui s'y trouve est vrai et que toute ressemblance
avec des personnes existantes ou ayant existé n'est
pas une coïncidence fortuite, elle est voulue. C'est
le fruit de la curiosité d'un petit garçon qui avait
découvert des livres d'histoire dans la bibliothèque
de ses parents et qui s'en était servi pour
apprendre à lire. Il aurait pu tomber sur des
histoires d'amour, mais non, ces livres-là
rappelaient le passé très récent de la guerre
mondiale 39-45 et montraient, entre autres
joyeusetés, des camps de concentration. Le petit
blondinet en fut frappé et passa sa vie à chercher
un sens à toute cette misère. C'était son destin
puisqu'il commença sa quête de vérité juste après la
dernière guerre mondiale et la termina juste avant
celle qui aurait pu se produire s'il n'avait
pas écrit ce livre...
1. Faire la paix au Proche-Orient et éradiquer
l'antisémitisme
Ce qu'un pays appelle
ses intérêts vitaux n'est pas ce qui aide ses
habitants à mieux vivre, mais ce qui l'aide à faire
la guerre (Simone Weil)
La guerre au proche Orient a pris
source au jour de la seconde naissance d'Israël, le
14 mai 1948. Un peuple d'apatrides arrivait en
Palestine, avec la bénédiction de la Société des
Nations, et entendait prendre la place de ceux qui
s'y trouvaient déjà au nom de leur religion. Les
Palestiniens s'y refusant, le drame fut inévitable.
L'antisémitisme, l'hostilité à
l'encontre des Juifs, est surtout connu grâce aux
horreurs faites aux européens de confession juive
par les nazis pendant la guerre 39-45, la Shoah.
Ce n'était pas un phénomène nouveau, des
persécutions avaient déjà eu lieu bien avant un
peu partout en Europe, mais de cette ampleur jamais.
De mon point de vue, il existe un
lien entre ces deux phénomènes. En éliminant l'un,
on ferait de facto disparaître l'autre. C'est
l'objet de ma thèse: si la paix revenait en
Palestine, l'antisémitisme disparaîtrait. Et le
monde entier ne s'en porterait que mieux.
Pourquoi les Juifs furent-ils
persécutés durant des siècles ? Cela fait des années que je tente de le savoir
en questionnant les Juifs eux-mêmes, et c'est
toujours la même réponse "Parce que nous sommes
des bouc émissaires". Oui, d'accord, mais
pourquoi bouc émissaires et pourquoi vous
? C'est à cette double question que je vais tenter de
répondre.
Depuis quelques années, le monde
semble perdre la tête. La violence devient la
méthode de résolution des conflits. Les guerres sont
partout et plus personnes ne respecte les
conventions internationales. On dirait que les
misères des deux premières guerres mondiales, les
"der de der", ont été oubliées. Et pourtant, de
toutes les catastrophes, les guerres sont les pires
!
Et puis s'est produite l'attaque
du 7 octobre 2023. Le Proche Orient est partis dans
un cycle de violence absolue, voyant des milliers de
civils, de femmes et d'enfants massacrés et leurs
maisons rasées. De mon point de vue, c'est un
élément déclencheur, un trigger en anglais, qui va
avoir une conséquence majeure pour l'Humanité. Pas
forcément dans un sens négatif. Je
vais m'en expliquer.
En 1948, au
Proche Orient, nous avons assisté au retour de ceux qui
avaient échappé aux fours crématoires des nazis. Puis à
leurs difficultés à s'imposer dans un pays qui ne
les voulait pas, C'était compréhensible puisque
cette région était déjà peuplée et que les nouveaux
venus venaient prendre la place de ceux qui s'y
trouvaient déjà. Puis ces nouveaux arrivants
montèrent en force et prirent le dessus sur les
autochtones, ce qui allait leur permettre de profiter de ce magnifique pays inondé
de soleil, mais hélas au détriment du peuple
palestinien qui se retrouvait à son tour repoussé
hors de son pays par plus fort que lui.
Quelle était la logique de tout
ceci ? Que l'être humain ne faisait sa place que sur
le cadavre de son prochain ? Que la spirale de
violence de la nature - le fort mange le faible,
qui à son tour mange plus faible que lui, qui à son
tour mange plus faible que lui - est la seule règle
de vie sur terre ?
Et ce serait ça l'Humanité ?
L'Homme qui refusait, au début de l'anthropologie, de
se considérer comme un descendant du singe,
se prenant pour un être supérieur créé directement
par Dieu ! Et ce serait cet homme-là que Dieu aurait
créé à Son image ?
Quelle cruelle désillusion mon
papé !...
Les athées disent que l'Homme est un animal
comme les autres, qui a eu simplement la chance que
l'évolution darwinienne le dote d'un cerveau
surdéveloppé et le propulse au sommet de la
création. On peut le concevoir.
Cet Homme est maintenant arrivé à
un degré d'intelligence telle qu'elle lui a permis
de composer des musiques à faire pleurer, les quatre
saisons de Vivaldi par exemple. Cet Homme a inventé le smartphone, un ordinateur de poche équivalent à la
puissance d'un ordinateur qui tenait dans une pièce
entière il y a quelques décennies seulement. Cet
Homme a été capable de développer des vaccins
susceptibles d'éradiquer la maladie. Cet Homme
a marché sur la lune.
Cet Homme a même inventé une
intelligence artificielle susceptible de
concurrencer son propres cerveau.
Et cet Homme-là serait incapable
de voir qu'il est train de s'autodétruire ?
Eh bien non, je refuse, je
repousse, je conteste, je dédaigne, je serre les freins, je dis
non ! L'Homme intelligent doit être capable d'imaginer où le
mène cette violence qui était son
moteur jusqu'ici ! Il doit réaliser qu'il ne peut plus continuer à détruire tout
ce qu'il touche. Sinon à quoi servirait-elle, son
intelligence ?
En théorie, il a un avenir autre que son
propre anéantissement cet Homme. Ou si ce n'est pas
le cas, alors il n'a qu'à disparaître, personne ne
le regrettera. Mais je refuse cette hypothèse. Oui cet Homme a
un avenir. Mais pour cela, il doit remplacer la
violence par quelque chose d'autre. Quelque chose
qui lui permette de se développer et d'être heureux,
mais cette fois sans violence. Le gros ne va plus
manger le petit.
Un changement de paradigme, un
saut quantique, un retournement de situation qui va
étonner Dieu lui-même ! Lui qui a donné aux Hébreux
la Terre promise. Qui leur a dit de prendre
possession de ce pays, d'asservir ceux qui s'y
trouvaient, et de passer au fil de l'épée ceux qui
résistaient ! (Oui désolé, c'est inscrit en toutes
lettres dans la Bible)! Il ne va pas en croire
ses yeux notre bon Dieu !
Hypothèse
Dieu ne sera pas étonné par ce qu'Il va
voir car Il l'avait prévu. C'était ça Son
projet: développer le cerveau de l'Homme jusqu'à ce
qu'il soit capable de réaliser de lui-même que la
violence ne le mène qu'à sa propre destruction. Et
qu'il change de paradigme en transformant
un destin fait de violence en un destin fait d'empathie. C'est ça le projet de Dieu. Pour les
croyants évidemment.
Notez que j'utilise le terme
"empathie", la reconnaissance des sentiments de
l'autre, mais je pourrais aussi dire "amour". Ce
terme serait plus approprié, mais je le trouve un
peu dévoyé par des siècles de massacres perpétrés
par ceux là même qui étaient censés en avoir, de
l'amour.
Il fallait un déclencheur à ce
changement de paradigme, un électrochoc. Ce fut
le
7 octobre.
Le 7 octobre 2023, l'assassinat
de 900 Juifs par des
Palestiniens fut sans commune mesure avec la
vengeance des Israéliens: l'assassinat de 43'000
civils, femmes et enfants palestiniens tués
quasiment en direct,
sous les yeux de toutes les télévisions. L'armée israélienne a
largué plusieurs fois l'équivalent de la bombe
atomique d'Iroshima sur Gaza. Lors de la Shoah,
c'était les Juifs les victimes, aujourd'hui, en
Palestine, ce sont eux les bourreaux. Ils tuent,
blessent et détruisent les maisons sans pitié ni
empathie. Ceux qui ont soutenu leurs douleurs et
leurs combats depuis 1948 n'en croyaient pas leurs
yeux, leur désillusion fut immense !
Quoi, le Peuple élu
de Dieu qui tue, qui blesse, qui emprisonne, qui
torture, qui tire sur de jeunes gens, qui expulse
d'honnêtes familles de leurs logis, qui bombarde des
quartiers de civils, qui projette des milliers de
famille dans la douleur ? Et ça, ce serait LE Peuple
élu de Dieu ? Un peuple qui marche sur les cadavres
des autres ?
2. Pourquoi cette
recherche?
Jouissez de la
vie, il est bien plus tard que vous ne le pensez!
(Claude Lelouch)
C'est tout simple: parce que la
question de la persécution des Juifs me hante depuis
mon enfance. Lorsque j'avais 5 ans, j'ai pratiquement commencé à
lire en feuilletant la série de livres "Le monde en
mouvement", de Marcel Suès, que possédait mes
parents. J'y voyais la description des camps de
concentration et de ce qui s'y passait et cette
vision m'a interpellé durant toute ma jeunesse. Lorsque
j'étudiais au Collège Scientifique de Lausanne, j'avais
dû faire un exposé et j'avais choisi ce sujet, les
camps de concentration nazis. Monsieur Archinsky, mon professeur,
m'avait mis un 10, la meilleure note, mais j'étais
bien conscient que mes qualités d'orateur ne la méritaient pas, c'était
pour le choix du sujet qu'il me l'avait mise. Il
était polonais et mon exposé lui avait fait remonter
des souvenirs.
Par la suite, j'ai bien sûr
lu tout ce qui me tombait sous la main sur ce sujet et
j'étais devenu un admirateur d'Israël. Ce pays ne se
laissait pas faire, ce qui me plaisait bien.
C'est
durant le procès du nazi
Adolf Eichmann, pendu pour crime
contre l'humanité, que j'ai commencé à douter. Les
Israéliens l'avaient recherché, trouvé, extradé,
jugé et pendu. C'était aussi l'époque où ils
recherchaient les terroristes palestiniens qui avaient assassiné
leurs 11 sportifs aux
Jeux olympiques de Münich et les
éliminaient les uns après les autres dans leurs pays
de résidence, non sans faire une erreur au passage,
tuant un innocent.
J'ai toujours été partisan de la
rédemption car, pour moi, c'est important de laisser
aux criminels la possibilité de se réformer et de
leur pardonner leurs méfaits si vraiment ils s'en
repentent et réintègrent la normalité. Mon sentiment
était alors que les Israéliens allaient trop loin
avec leurs actes de vengeance car cela prolongeait
indéfiniment la violence, un peu comme les vendettas
des familles italiennes qui ne savent plus, après
coup, pour quoi elles se battent.
Tout cela m'avait
incité à m'informer plus à fond sur le drame
palestinien. J'ai alors réalisé que la plupart des
gens
réprouvait les Palestiniens et leur terrorisme, mais qu'en
fait c'était eux qui étaient victimes des Israéliens. La
Société des Nations avait concédé 55% de la surface
de la Palestine aux Juifs pour qu'ils y fondent un
pays, mais l'avait fait contre la volonté des gens
qui y habitaient. Ce n'était donc pas étonnant que
ceux-ci se soient opposés à l'arrivée massive de
colons, allant jusqu'à leur faire la guerre et
tenter de les repousser avec l'aide des pays
voisins.
La situation n'était pas si
simple qu'on l'imagine. La SDN avait décidé de
prélever une partie de la Palestine pour la donner
aux apatrides juifs afin qu'ils s'en fassent un
havre de paix. Mais la
Haganah, l'armée secrète juive, avait forcé
la main aux Anglais, la puissance mandataire, en opérant de nombreux attentats
terroristes contre eux et contre les Arabes. De leur
côté, ces derniers faisaient de même contre les Juifs.
La situation devint tellement intenable que la
puissance mandataire quitta le pays.
David Ben Gourion déclara alors
autoritairement la Naissance d'Israël et les 750'000 Arabes qui habitaient la
partie de la Palestine dévolue aux Juifs n'eurent
plus qu'à partir, à moitié expulsés et à moitié
volontairement. Cet exode
est resté dans la mémoire des Palestiniens sous le
nom de Nabka, la catastrophe.
En Israël, ce terme est interdit dans les manuels
scolaires.
Un témoignage passionnant de
cette période est l'autobiographie du Général Moshé
Dayan "Histoire
de ma vie" (Editions Fayard).
Les habitants de la Palestine chassés de
chez eux
partirent se réfugier dans les pays
environnants, essentiellement en Jordanie, mais
aussi en Syrie, en Irak, au Liban et en Cisjordanie. C'était le
début du nettoyage ethnique des Israéliens
à l'encontre des Palestiniens qui débuta en 1948 et
qui continue aujourd'hui encore avec la colonisation illégale de la
Cisjordanie, le massacre des habitants de Gaza et sa
destruction presque totale.
On peut comprendre que les Juifs
d'Europe aient voulu se créer un pays d'accueil afin
d'avoir une patrie, un refuge où on ne pourrait pas
les persécuter. Cela, le monde entier l'avait
compris à la sortie de la seconde guerre mondiale. On peut comprendre les
Palestiniens, qui ont tenté de repousser ces
envahisseurs, n'importe qui en aurait fait de même à
leur place.
Par contre, comment comprendre que
ceux qui avaient profondément souffert de
persécutions, persécutaient à leur tour plus faible
qu'eux ? Et pourtant, si quelqu'un dans le monde
devait savoir ce qu'était la souffrance d'être
discriminé, persécuté et chassés de sa maison,
c'était bien le peuple juif ! Et voilà maintenant qu'il faisait la
même chose aux Palestiniens, apparemment sans aucune pitié ni empathie ! Comment
est-ce possible? Voilà aussi une autre question que je me
pose.
Références:
A suivre...
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